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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr 

 

"Nous sommes dispersés sur le globe mais la littérature nous tisse des liens. Gens de même lecture, gens de même questionnement, gens de même sensibilité au monde, gens de même révolte, gens de même quête. Par le livre, on se trouve des dénominateurs communs et on se reconnaît, au delà des petits tiroirs identitaires". Citation de Fatou Diome dans "le vieil homme sur la barque"

 

Pour connaître un peu mieux la lectrice que je suis : Ici, ou

Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 00:08

Un dieu un animal

Chez Babel  (Actes Sud) Un homme un animal - Jerome Ferrari« Si durement qu’on juge le monde, on en n’est jamais qu’une partie et il faut l’accepter car hors du monde il n’y a rien, nul repos, nulle bonté, nulle échappatoire, et on ne peut pas s’enfuir hors du monde ».

  

Une lecture coup de poing, un texte désespéré, une écriture magistrale.

 

 

 

 

 

Les Yeux bleus de Mistassini

                   

      Toujours chez Babel (Actes Sud) Les yeux bleux de Mistassini - Jacques Poulin« Elle posa des questions sur mon travail et sembla très intéressée par tous les détails qui rendaient la librairie unique en son genre. Elle hésita cependant à me croire quand je lui racontai que certains livres étaient mis tout exprès à côté de la sortie pour qu’on puisse les voler plus facilement et que, dans ce cas, Jack s’occupait lui-même de payer les redevances aux auteurs ».

Tout autre univers, plus doux... celui de Jacques Poulin


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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 20:52

 

 

 

 

Le 28 juin prochain, sera décerné le "35ème Prix Relay des Voyageurs" parmi une sélection de 4 livres qui ont été sélectionnés par un jury de personnalités et de professionnels du Voyage et de l'Evasion.

  

Ces livres sont les suivants :

 

La tristesse du samouraiUne année studieuseLe chapeau de mitterandLes regles du jeu

  

La tristesse du Samouraï - Victor Del Arbol
Une année studieuse - Anne Wiazemsky
Le chapeau de Mitterand - Antoine Laurain
Les règles du jeu - Amor Towles

 

Vous pouvez voter pour l'un de ces livres avant le 26 juin et peut-être gagner un an de lecture gratuite ou un IPAD 

 Ça passe   ICI

 

Vous verrez des critiques de ces livres sur mon blog dans les semaines qui viennent (dans le cadre d'un partenariat).

On a beaucoup parlé des deux titres du milieu. Connaissez-vous les autres ?


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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 00:59

Des listes d’œuvres de « non-fiction » circulent dans la blogosphère, suite au projet lancée par Flo. Je ne m’engagerai pas à lire un nombre de fictions prédéterminé à l’avance (je ne veux pas me contraindre à quoi que soit sur ce blog tant que je n’aurai pas plus de temps devant moi) mais j’aime l’idée de promouvoir la « non-fiction» (récits de voyage, documentaires, biographies... genres assez peu présent sur les blogs). C'est aussi l'occasion de parler de livres qui ne sont pas des nouveautés mais qu'il ne faudrait pas oublier pour autant.

Voici donc quelques oeuvres de non-fiction qui me viennent à l’esprit et que j’ai beaucoup aimées :

Passagère du silence – Fabienne Verdier  (récit autobiographique).

A l’âge de vingt ans, Fabienne Verdier quitte la France après des études aux beaux arts pour se rendre en Chine avec l’idée de découvrir et étudier l’art antique chinois, dévasté par la révolution culturelle. Elle est accueillie dans une école artistique du Sichuan, régie par le parti, où les étudiants vivent dans la misère et dans la crasse. Elle s’accroche pour se faire accepter et devient l’élève d’un grand maitre chinois qui accepte de l’initier à son art calligraphique à condition qu’elle y consacre dix ans de sa vie. A la limite de l’inconscience, elle accepte le deal. Ce sont ces dix années qu’elle raconte dans ce livre et c’est passionnant. On y apprend beaucoup sur la Chine, son histoire et sa culture. Le parcours personnel de cette jeune femme est assez extraordinaire. On admire sa détermination à mener son projet incroyable jusqu’au bout.

Histoire d’une vie – Aharon Apperfeld (récit autobiographique).  

Aharon Appelfeld est né en 1932 dans une famille de juifs assimilés qui vivait dans la région de Bucovine (Roumanie). Après une petite enfance heureuse, il a vécu perte de ses parents, la déportation et l’errance solitaire pendant plusieurs années. A la fin de seconde guerre mondiale, il s'est retrouvé en Palestine. Il a appris laborieusement l'hébreu pour tenter de mieux s'intégrer. Appelfeld n'a jamais perdu sa foi en l'homme malgré les épreuves qui l'ont touché. Il a passé sa vie à tenter de surmonter les traumatismes de l'enfance, à recoller des souvenirs épars pour en faire une histoire, la sienne. C’est un témoignage impressionnant, d’une grande richesse émotionnelle, culturelle et historique.

Une histoire d’amour et de ténèbres - Amos Oz (roman autobiographique)

Amos Oz est né en 1939 de parents qui ont fui l'Europe avant sa naissance pour cause d'antisémitisme. Leur vie d'avant nous est contée, ainsi que celle de leurs ancêtres qui vivaient en Russie et en Pologne. Quand la famille d'Amos Oz arrive à Jérusalem, il lui faut d'abord accepter le décalage entre le paradis tant espéré et la réalité d'une ville sale et pauvre. La littérature, qui occupe une grande place dans la famille, leur permet de tenir le coup. Dans ce cocon protecteur, Amos Oz vit une petite enfance plutôt heureuse. Mais peu à peu, une fêlure se produit. La maman d'Amos est dépressive. Le lecteur assiste à la dégradation du moral de cette femme et accompagne Amos dans le questionnement qui suit son suicide, terrible choc pour lui. A l'adolescence, il choisit de tourner le dos au modèle familial pour aller vivre en communauté au Kibboutz, contre l'avis de son père, intellectuel de droite.  C’est un beau récit sur la création de l'état d'Israël au travers de  l'histoire d'une famille.

La stratégie des antilopes – Jean Hatzfeld (récit)

Il s'agit de témoignages de Rwandais des deux ethnies, recueillis plus de dix ans après le génocide qui a fait plus de 800 000 morts dans le pays .La genèse de ce livre est une décision du gouvernement rwandais de libérer 40 000 détenus Hutus, condamnés en grande majorité pour leur participation au génocide de 1994. Jean Hatzfeld a éprouvé le besoin de retourner voir comment était vécue cette décision. C'est une lecture certes éprouvante mais utile pour comprendre ce qu'a pu être le dernier grand génocide du XX e siècle. Il est également intéressant d'entendre les témoignages de l'après : la reconstruction et la réconciliation à la fois obligatoires et impossibles.

Le cri de la mouette – Emmanuelle Laborit (récit)

Les plus jeunes ne connaissent peut-être pas Emmanuelle Laborit, comédienne sourde muette, qui a obtenu le Molière de la révélation théâtrale en 1993. A l’aide de Marie-Thérèse Cuny, elle a raconté dans « le cri de la Mouette », paru en 1994, son parcours d’enfant et d’adolescente sourde et muette. Je me souviens avoir été touchée et impressionnée par ce témoignage. C’est un  récit qui convient bien aux adolescents (ma fille ainée l’avait lu vers l’âge de 13-14 ans et avait adoré – ce qui me fait penser que je devrais le faire lire à ma plus jeune fille !).

 

Atelier 62 – Martine Sonnet  (récit)

Historienne, Martine Sonnet rend dans cet ouvrage un hommage extrêmement fort et émouvant à son père, qui a travaillé aux forges de l’usine Renault de Billancourt, dans les années 50. Elle salue le courage de ces travailleurs de force qui se sont souvent ruiné la santé, travaillant dans des conditions extrêmement difficiles (chaleur, cadences…) mais fiers de leur métier. La construction du livre est simple : un chapitre sur deux est consacré aux forges, l’autre, très personnel, à l'histoire familiale des Sonnet.    C’est un ouvrage passionnant, à la fois personnel et très documenté.

Ces enfants de ma vie – Gabrielle Roy (récit autobiographique sous la forme de nouvelles)

Gabrielle Roy évoque ses souvenirs de toute jeune institutrice, dans des petits villages ruraux perdus au fin fond des vastes plaines canadiennes ou dans la banlieue d'une ville peuplée d'émigrés d'origines différentes. Le livre est composé de six récits, chacun centré sur un enfant. Ces portraits sont à la fois pleins de fraîcheur et d'humanité. A l'époque où Gabrielle Roy enseignait (entre 1930 et 1937), la population souffrait de pauvreté. Gabrielle Roy était très sensible à cette misère, ayant vécu une période de précarité dans sa propre famille. Elle nous livre ses doutes et interrogations de toute jeune institutrice, soucieuse d'appliquer la meilleure pédagogie possible. Par ailleurs, elle n'hésite pas à rencontrer les familles, se déplaçant jusqu'à leurs maisons parfois éloignées de l'école, traversant des paysages qui font penser à ceux de "la petite maison dans la prairie" ...

 

D’autres titres (avec des liens vers mes billets) :

 

 

  Si c'est un homme – Primo Levi (récit incontournable)

 

 

 

 

84 Charing Cross Road - Hélène Hanff (échange épistolaire absolument savoureux !)

 

Le premier homme – Albert Camus (roman autobiographique inachevé dans lequel l’écrivain raconte son enfance en Algérie)


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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 01:44

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                                   Actes SudTraduit de l'américain par Pierre Furlan - 2012  - 444 pages

 

Parler de ce livre en essayant d’être synthétique, voilà qui  n’est pas une mince affaire…

Je vais d’abord parler des personnages, surtout du Kid, le personnage principal. Un garçon mal dans sa peau, plus ou moins délaissé par sa mère. Il s’est abreuvé de films pornographiques au point de se trouver un jour condamné comme délinquant sexuel alors qu’il n’a jamais « consommé ».  Nous apprenons au fil du roman comment il en est arrivé là.

L’autre personnage, c’est « le professeur », mal dans sa peau lui aussi, boulimique,  obèse, mystérieux et au final assez inquiétant… Professeur à l’université et chercheur en sociologie, il s’intéresse aux délinquants sexuels pédophiles. Il a fait la connaissance du Kid en se rendant dans le lieu où se regroupent les délinquants sexuels de la ville de Calusa, sous une arche d’autoroute. Ces hommes, qui portent un bracelet électronique pour être localisés à tout moment, n’ont quasiment que ce lieu pour poser leur valise (ils ont interdiction de séjourner à proximité de lieux où peuvent se trouver des enfants).  Le professeur pense qu’il peut guérir l’addiction sexuelle du Kid en améliorant sa situation sociale. Il va donc œuvrer dans ce sens…

Mais ce livre ne se résume pas à une histoire et des personnages. C’est un livre engagé, à l’image de son auteur. Issu d’un milieu défavorisé, Russel Banks se sent très concerné par les problèmes sociaux de son pays, les Etats-Unis. Cet intérêt se retrouve dans chacun de ses romans. Cette fois, il évoque la place grandissante d’internet et des réseaux sociaux dans les relations humaines, notamment chez les jeunes. Il dénonce certaines dérives particulièrement inquiétantes comme l’addiction à la pornographie sur le net. Il pointe également du doigt la façon très contestable dont sont traités les délinquants sexuels aux Etats-Unis .

J’ai beaucoup apprécié cette lecture, bien que ce ne soit pas le roman de Russel Banks que je préfère. J’ai déploré quelques longueurs et il m’a semblé à certains moments que l’on tournait un peu en rond. Par ailleurs, la fin m’a semblée un peu « tirée par les cheveux ». En dépit de ces réserves, c’est un livre que je conseille pour les thèmes  qu’il aborde et la réflexion qu’il suscite. Les personnages sont bien campés et particulièrement vivants (le Kid, notamment, avec lequel une empathie s’installe dès le départ).

Un livre assez fascinant et un auteur à découvrir absolument si ce n’est déjà fait !

    Un coup de coeur pour Clara et Cuné


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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 00:10

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                                                 Livraphone / Sixtrid - 2004 - 6 heures 25 - lu par Françoise Miquelis

  

La narratrice est une journaliste travaillant en freelance. Elle recrute, pour s'occuper de ses enfants, une baby-sitter qu’on lui a conseillé et qui se prénomme Olivia. La journaliste ne tarde pas à se rendre compte que la jeune fille n’est pas très « nette » (drogue, passé douteux…). Mais comme l'histoire de la jeune fille l’émeut et qu’elle s’occupe très bien des enfants, se montrant gaie et serviable, la narratrice décide de ne pas s'en séparer. Le temps passe et la baby-sitter devient indispensable à tous. Apparemment, tout sépare les deux femmes : l’origine sociale, la culture, la façon d’envisager la vie… Pourtant, toutes deux vont faire un bout de chemin ensemble et s’épauler dans les épreuves (très différentes, mais tout aussi difficiles) qu’elles vont traverser.

Un extrait : "Cette fille est une nonne, une nonne primitive, mais une nonne quand même. Son coeur est interdit aux unions égoïstes. Tout l'amour qu'elle possède, c'est à nous qu'elle le donne. A moi, aux enfants, à ses neveux, à Amélie, et au premier traîne-savate venu, à qui elle offrira sa chambre et huit cents balles".

J’ai écouté ce roman (qui ne date pas d’hier) durant mes vacances. J'ai beaucoup apprécié cette histoire d’amitié féminine et passé un très agréable moment en compagnie des deux femmes, dans l’ambiance chaleureuse de l’appartement où toutes deux aiment discuter devant un café. La jeune fille m’a beaucoup touchée par sa gentilesse et son optimisme à tout épreuve. La journaliste a su m’émouvoir également. Divorcée, elle exerce un métier alimentaire qui lui demande beaucoup d’énergie pour peu de satisfactions. Sa rencontre avec Olivia casse ses préjugés, la détourne un moment de ses propres problèmes et lui permet d’envisager un autre avenir.

A noter que cette histoire est inspirée d’un épisode de la vie de Marie Desplechin et de sa rencontre avec une baby-sitter qui ressemble beaucoup à Olivia…

La voix de la comédienne (Françoise Miquélis), s’est confondue avec ma voix intérieure, ce qui est très plaisant.

Une histoire sans grande originalité de prime abord mais très touchante et réconfortante.

 

 

A noter que ce roman a été publié aux éditions de l'Olivier et 1998 et qu'on le trouve en poche


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Au fil des jours....

Après Anne (Insatiable lectrice), c'est une autre ancienne de la blogo qui nous quitte. Il s'agit de Cuné.

Je n'ai pas envie de les imiter (bien que je sois une ancienne, moi-aussi) mais je vais maintenir mon rythme "cool" pour ne pas me lasser. Prudence...

 

Si le troc de livres vous intéresse, n'hésitez pas à me contacter par mail...

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Prochaine lecture - 1er juin 2012                                

Thème : Lecture libre autour de Maurice Leblanc

Pense bete

5 juin : lecture commune avec Théoma : l'ombre du vent, que nous avons toutes deux dans nos PAL. Je le note ici pour essayer de ne pas l'oublier !

Info diverses

Mon seul challenge en cours (au niveau du blog) : le challenge 1 % que j'ai atteint. Je vais donc tranquillement vers 2 % (le challenge court jusqu'à la rentrée de sept 2012).

 1pour_cent_litt_raire_2011

Des liens utiles


 

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