Lundi 17 juin 2013
1
17
/06
/Juin
/2013 00:13
J'ai lu 2013 (Editions Plon 2013) - 475 pages - traduit de l'anglais par Susanne V. Mayoux
"J'ai vécu dehors. Sur des landes, à tous les vents.
J'ai habité une cabane que j'avais bâtie moi-même, de mes mains, avec des branches, des pierres et de la mousse. Les montagnes me regardaient
d'en haut quand je m'y blottissais le soir.
Et à présent ? A présent je suis ici.
Dans un cachot, enchaînée"
Nous sommes en Ecosse au XVIIe siècle. Une jeune femme accusée de sorcellerie attend son terrible sort au fond d'un cachot. Quand l'hiver sera fini
et que la neige aura fondu, Corrag sera brûlée vive sur un bûcher. Un ecclésiastique, Charles Leslie, vient lui rendre visite pour la questionner
sur un massacre auquel elle a assisté, celui de Glencoe. La condition que la jeune femme pose à Charles Leslie pour lui livrer son témoignage,
est qu'il accepte d'abord d'écouter le récit de sa vie. L'homme accepte, à contre-coeur.
Corrag commence alors son récit, qui nous est livré entrecoupé des lettres de l'ecclésiastique à son épouse. Dans ses
missives, Charles Leslie évoque ses entretiens avec la jeune "sorcière". Au départ, on le sent plein d'à priori sur la jeune femme
mais peu à peu, il évolue dans son jugement. Il faut dire que Corrag est un être exceptionnel. Elle sait comme nul autre évoquer son amour de la nature, qu'elle a observée de longues heures
durant. A la mort de sa mère, elle a trouvé refuge dans les montagnes des Highlands, sympathisant avec les habitants de Glencoe, tout en gardant ses distances. Sa mère et sa grand-mère ont été
exécutées parce qu'elles étaient considérées comme des sorcières. Elle sait qu'elle doit se méfier...
Au fil du récit, je me suis attachée moi aussi à Corrag, admirant ses valeurs humaines. N'étant pas pleinement une adepte
du "nature writing", certains passages m'ont semblé un peu longs mais ces petites longueurs n'ont pas gâché ma lecture. Par ailleurs, l'aspect historique du livre m'a beaucoup
intéressée. Je connaissais mal cette période de l'histoire et j'ai apprécié d'en apprendre davantage. Quelques repères historiques sont livrés à la fin du roman pour faciliter la
compréhension du lecteur.
C'est le coeur serré que j'ai vu la la fin de l'hiver se rapprocher, écoeurée de la bêtise humaine et espérant un miracle pour que
Corrag échappe au bûcher...
Un roman très touchant (à rapprocher du
"Domaine des murmures" de Carole Martinez).
Ceci est une lecture commune autour de "Susan Fletcher" dans le cadre du mois anglais organisé par Titine et Lou.
Les autres participants : Valérie -
Cryssilda - Yueyin
Emmanuelle partage également cette lecture commune avec
moi. (Et peut-être Fransoaz ?)
Derniers Commentaires