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"Nous sommes dispersés sur le globe mais la littérature nous tisse des liens. Gens de même lecture, gens de même questionnement, gens de même sensibilité au monde, gens de même révolte, gens de même quête. Par le livre, on se trouve des dénominateurs communs et on se reconnaît, au delà des petits tiroirs identitaires". Citation de Fatou Diome dans "le vieil homme sur la barque"

 

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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 00:41

 

 

   

Livior - lu par Valérie Charpinet - 15 heures 40

 

edition de livres audio Le Livre qui parleAprès avoir expérimenté les sites gratuits de classiques tombés dans le domaine public, j’ai tenté cette fois la lecture audio d’un livre plus récent, via « le livre qui parle »  une « librairie sonore » sur internet, qui m’a proposé de découvrir un de leurs titres après avoir lu mon billet consacré à la lecture audio. Dans leur catalogue, j’ai choisi en téléchargement « Suite française », que je souhaitais lire depuis un bon moment. Le site propose également la vente de CD. J’ai beaucoup aimé l’interprétation de la comédienne et je dois dire que qualité du son est irréprochable. Ce n'est pas toujours le cas des sites gratuits (ce que l'on peut tout à fait comprendre).J

Je connaissais un peu la vie d’Irène Némirovsky mais pas les conditions dans lesquelles ce livre avait été écrit, pendant la guerre, avant sa déportation à Auschwitz. L’auteure était juive. Le manuscrit a été miraculeusement sauvé après sa déportation et publié à titre posthume en seulement en 2004 grâce à une de ses filles.  Il a obtenu le Prix Renaudot cette même année.  La connaissance de ce contexte donne une dimension supplémentaire à cette œuvre, très émouvante et remarquablement écrite.

Deux parties forment « Suite française » mais Irène Nemirovsky,  envoyée à la mort en pleine création, en avait prévu trois autres. L’œuvre finale aurait été une sorte de « Guerre et Paix ». Les deux textes (200 pages environ chacun) peuvent se lire indépendamment. L’un de l’autre et se suffisent à eux-mêmes mais on ne peut que déplorer l’absence parties manquantes. L’œuvre aurait été magistrale.

Dans  « Tempête en juin », l’auteure raconte l’exode de juin 40. Nous suivons tour à tour différents personnages, de conditions et de caractères différents. Les défauts et qualités des uns et des autres se trouvent exacerbés durant l’épreuve. Chaque chapitre constitue une sorte de tableau. Et tous ces tableaux mis bout à bout constituent une fresque effrayante et superbe à la fois. L’âme humaine est mise en lumière sans concession.

Dans  « Dolce »  sommes maintenant en 41. C’est le temps de l’occupation. Pour illustrer cette période trouble et dérangeante, Irène Némirovsky choisit cette fois de nous conduire dans un village occupé par les allemands et plus particulièrement chez les dames Angelier qui hébergent contre leur gré un officier allemand. Lucile et sa belle-mère cohabitent difficilement.  Mal mariée, Lucile supporte sans tristesse l’absence de son mari, prisonnier de guerre. L’officier allemand, cultivé et sympathique, finit par charmer Lucile sans toutefois celle-ci ne perde de vue qu’il est l’ennemi. Comme dans « tempête en juin » les caractères des uns et des autres sont décrits minutieusement. Les officiers allemands ne sont pas diabolisés. Ni pire ni meilleurs que leurs homologues français, ils sont présentés comme des victimes de la guerre, eux aussi…  Quand on sait que le texte a été écrit « en direct », l’analyse et le recul d’Irène Némirovsky  par rapport aux évènements sont très surprenants.

Cette « suite française », passionnante par son contenu, l’est plus encore par son écriture, superbe.  J’ai été littéralement bluffé par le style irréprochable de cette femme d’origine russe, qui a appris le français avec  sa gouvernante française.

A lire absolument ! Quant à moi, je n’en resterai certainement pas là avec l’œuvre d’Irène Nemirovsky.

Le billet d' Alice


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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 00:49

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                                                                                          DUPUIS-  2010 - 114 pages

Je lis peu de BD, ce n’est pas dans ma culture. Mais quand je me laisse tenter, je suis rarement déçue parce que bien conseillée (merci Brigitte !).

Ce titre fait partie de la série "secrets" conçue et écrite par Frank Giroud. Chaque histoire fait appel à un dessinateur différent, le thème commun étant celui du " secret de famille".

Publié à l’origine en 2 tomes, « L’Echarde » est sorti en 2010 en 1 seul ouvrage. Je suis ravie d’avoir eu l’opportunité de  lire des deux opus à se suivre car j’aurais été frustrée de devoir attendre le  second.  Le texte se tient presque sans les illustrations, qui apportent toutefois un très appréciable bonus.

Nous sommes alternativement plongés dans deux périodes de l’histoire contemporaine. Le récit se déroule principalement en mai 68 mais nous fait remonter en 1942, par l’enquête que va mener une jeune étudiante, Annette, pour comprendre le suicide inexpliqué de son père. Le drame est survenu alors que la jeune fille et sa sœur étaient en vacances leurs parents.  En 68, bon nombre de secrets de famille datant dernière guerre n’ont pas été levés et empoisonnent les générations qui suivent. C’est le cas ici…

Grâce à sa construction très habile, on ne peut lâcher cette  BD une fois commencée.

 Non-amateur de BD, celle-ci est pour toi !


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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 00:36

null                                          Edition Poche : "J'ai lu" 2010 480 pages

                                               (Le Rouergue : 2008)     

Après la déferlante de louanges, de billets et de prix sur ce livre sorti en 2008, j’ai préféré attendre quelque temps pour le savourer tranquillement. J’ai choisi un soir de tempête car je savais que l’histoire commençait par une scène de gros temps.  Je n’ai pas eu de mal à me mettre dans l’ambiance, ayant vécu mon enfance sur la cote bretonne. J’imagine aisément la mer déchainée, le vent, les embruns…

Passé cette épisode tumultueux, c’est le calme qui s’installe. Nous sommes à la Hague en hiver. Une femme s’est réfugiée dans ce lieu pour tenter de surmonter dans le calme la mort de son compagnon. Elle est ornithologue et passe ses journées à arpenter les côtes pour observer les oiseaux migrateurs. Curieuse et ouverte aux autres malgré son chagrin, elle va vers la population et s’intègre au village, écoutant les confidences, devinant les secrets des uns et des autres…

Le jour de la tempête, elle a croisé un homme qui l’a intriguée, un certain Lambert. Il est venu mettre en vente la maison famiale, qui n'est plus occupée. Attirée par le coté sombre de l’homme, elle s’intéresse à lui et apprend que sa famille a vécu un drame autrefois. La narratrice interroge discrètement les habitants du village et tente de dénouer les fils de l’histoire…

Lambert quitte régulièrement le village et revient. La narratrice se reconstruit peu à peu, profitant de ses moments de solitude pour songer à son ancien compagnon et apprivoiser son absence définitive. Vivre à ce rythme tranquille, l’espace de plusieurs soirées, m’a fait beaucoup de bien. L’intrigue autour de la famille de Lambert avance lentement mais qu’importe, ce n’est pas un thriller.

Un très beau roman…

                                          

                                                                   


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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 00:34

 

 
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Groupe découvert à l'occasion du Festival des mots, à Landivisiau.
Un premier album prometteur dans lequel le jeune groupe a choisi de mettre en musique les mots de Pablo Néruda.
Si l'occasion se présente pour vous d'aller les écouter, n'hésitez pas, c'est vraiment bien !
  

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 17:21

 

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                                                                                   Stock - 266 pages - aout 2011

 

Nous suivons dans "Pas d'inquiétude" le parcours d’un père qui accompagne son enfant sur le chemin de la maladie, une grave maladie dont l’issue peut etre fatale. On ne sait pas d’emblée à qui s’adresse le récit. Etrangement, le narrateur ne parle de son épouse qu’en la nommant « ma femme ».  On comprend par la suite qu’il s’adresse au médecin de l’hôpital qui a suivi le jeune Medhi. Un médecin qui, durant cette période, va faire la pluie et le beau-temps dans la famille, par les nouvelles qu’il annonce.

Dès le début de la maladie, la famille comprend qu’il y a eu un avant qui ne ressemblera jamais à l’après. Tous les petits soucis quotidiens de l’avant paraissent désormais futiles. Comme toujours dans ce cas, tous se reprochent de ne pas avoir su profiter du bonheur quand il était là.  La maman de Medhi  n’apparait que sous le regard du père. Elle vient de changer de travail, de métier même et toute son énergie lui est nécessaire pour y faire face. C’est donc le papa qui prend en change le quotidien de Medhi. On le suit dans ses moments de découragement, d’agacement, d’abattement.  Et puis arrive la solidarité des collègues de boulot qui offrent leurs  journées de RTT et les sentiments partagés du père du Medhi devant cet élan de solidarité.

 Il est question de l'enfant malade dans le roman, bien entendu, mais au travers des autres uniquement. Le personnage central n’est autre que la maladie. De la façon dont l’enfant vit les choses, nous ne saurons rien.

Après quelques pages de «Pas d’inquiétude», j’ai eu l’envie l’espace de quelques instants d’abandonner cette lecture. L’immersion dans le quotidien d’une famille dont l’enfant était malade me coûtait, je l’avoue. J’ai continué parce que j’aime beaucoup l’écriture de Brigitte Giraud et que je me trouvais lâche de ne pas affronter cette histoire.  Je n’ai pas regretté d’avoir persévéré car texte m’a semblé d’une grande justesse et plein d’humanité. L’écriture de Brigitte Giraud est remarquable, d’une grande précision dans le choix des mots. Elle va très loin dans l’analyse du ressenti de ce père et de ce que devient, dans cette sorte de chaos,  le  couple et la famille.

Fort, très fort…1pour_cent_litt_raire_2011

                                                                                                        10/14

Clara -  Antigone et Fransoaz ont beaucoup aimé.

Yv est moins enthousiaste


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Au fil des jours....

Toujours dans Jane Eyre... J'ai trouvé quelques longueurs vers le milieu du livre mais ça repart !

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Prochaine lecture - 1er mars 2012                                

Thème : le roman épistolaire : choix "Lady Susan" de Jane Austen

(je l'ai déjà lu. Je lirai donc "vingt-quatre heures dans la vie d'une femme sensible" de Constance de Salm)

Pense bete

1er mai : lecture commune avec Théoma : l'ombre du vent, que nous avons toutes deux dans nos PAL. Je le note ici pour essayer de ne pas l'oublier !

Info diverses

Mon seul challenge en cours (au niveau du blog) : le challenge 1 % que j'ai atteint. Je vais donc tranquillement vers 2 % (le challenge court jusqu'à la rentrée de sept 2012).

 1pour_cent_litt_raire_2011

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