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Ecoutons un livre

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Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 20:22

Audiolib 2018 (JC Lattès) - 4 h 07

Lu par Marie Bouvier - Odile Cohen - Olivier Martinaud

Habituellement, je lis sans hésiter les ouvrages de Delphine De Vigan. J'aime beaucoup sa plume et jusqu'ici je n'ai jamais été déçue par l'un de ses ouvrages. Si j'ai laissé passer un peu de temps avant de découvrir celui-ci, c'est en raison de quelques avis mitigés qui ont refroidi mon élan (notamment celui des bibliomaniacs).  Quand on m'a proposé de me prêter l'ouvrage en version audio, je me suis toutefois décidée.

Hélène est professeur dans un collège. Elle croit repérer chez un élève des signes laissant penser qu'il pourrait être victime de maltraitance dans son foyer familial. Comme nous allons le constater, elle ne se trompe pas. Victime dans l'enfance d'un père tyrannique, Hélène a une sensibilité toute particulière quand il s'agit de détecter un enfant en souffrance.

Nous suivons parallèlement le quotidien de Théo, écartelé entre une mère aigrie et un père qui a décroché socialement. Théo n'est pas battu mais sa souffrance n'en est pas moindre. Pour oublier son chagrin, il boit en cachette avec son copain Mathis.

Nous suivons successivement les protagonistes de l'histoire et parvenons à composer un bien triste tableau. Hélène, qui ne parvient pas à recueillir des preuves, va trop loin dans ses investigations et "s'assoit" sur l'éthique de son métier. Parviendra t'elle à sauver Théo sans y laisser des plumes ?

Sans que ce soit un coup de cœur, j'ai bien aimé cette écoute. Différentes voix se succèdent, donnant du rythme à l'histoire. Le principal reproche qui a pu être fait à ce livre, est d'avoir créé des personnages quelque peu caricaturaux. Ce n'est pas totalement faux mais je n'ai pas trouvé qu'ils manquaient de crédibilité. Des familles meurtries et des enfants qui trinquent, cela existe dans la vraie vie malheureusement. On en trouve dans tous les milieux sociaux.

J'ai lu aussi qu'il paraissait impossible qu'une enseignante sorte à ce point de son cadre pour aider un enfant en détresse, notamment parce qu'elle risque gros pour sa carrière en agissant ainsi. Je ne suis pas de cet avis. Je pense que quand on travaille avec "l'humain", on peut être confronté à des cas de conscience qui peuvent inciter à sortir du cadre habituel.

"Les loyautés" est en deçà des deux livres précédents de l'auteure mais mon avis est toutefois positif, vous l'avez compris. 

Écoutons un livre... Récapitulatif sur mon blog tous les mois.

Merci à celle qui m'a prêté ce livre.

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commentaires

E
Je le lirai certainement mais je ne vais pas me précipiter, j'ai beaucoup aimé ses autres livres.
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A
Toi aussi, tu l'as trouvé en deçà de ses romans précédents. Ce qui me conforte dans mon choix de ne pas le lire.
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S
Alex : je suis toutefois bien moins négative que d'autres.
G
Ce qui est pour moi plus caricatural, c'est l'enseignante qui n'est pas écoutée par les autres professeurs, mais sinon ce fut une bonne lecture
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S
@Gambadou : on se rejoint.
V
j'ai assez aimé cette lecture (version papier), le livre a souffert de la comparaison avec ses deux précédents mais je n'ai pas été déçue parce que je savais que c'était un autre genre.
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S
@Violette : j'avais anticipé le fait qu'il serait moins bon, vu les critiques J'ai presque été agréablement surprise, en fait
G
En fait, ce qui est "marrant", c'est que des avis mitigés émergent sur DDV depuis qu'elle ne publie plus pour la rentrée littéraire... et que les enjeux sont donc différents.
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