Jeudi 26 novembre 2009
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Festin de miettes - Le Livre de poche (Lattès 2008) - 314 pages
Deux ex-amies d’origines sociales opposées, Sophie et Deya, se
retrouvent à l’initiative de Deya, plusieurs années après avoir coupé les ponts de façon brutale. Les jeunes filles avaient pour point
commun d’avoir une famille qui les délaissait. Livrées à elles-mêmes, elles vivaient dans une annexe de la demeure bourgeoise de la famille de Deya. Quand plusieurs années après s’être quittées, Sophie débarque chez Deya, elle y trouve un enfant seul, sale et visiblement affamé. Son amie n’apparaît qu’au petit
matin…
Ces retrouvailles m’ont laissée perplexe. Deya, qui laisse son enfant seul, comptant sur l’arrivée de sa copine pour
prendre le relais (heureusement, cette dernière arrive à l'heure), n’a pas d’emblée gagné ma sympathie, pas plus que Sophie qui semble s’accrocher coûte que coûte à une copine qui visiblement
n'en vaut pas la peine. J’étais curieuse d’en savoir plus, mais très vite la vie des habitants de cette propriété bourgeoise m’a semblée irréaliste. J’ai définitivement décroché quand les deux
jeunes femmes ont décidé de partir en Afrique avec le jeune enfant, sur un coup de tête et sans préparation, dans le but de retrouver la mère de Deya. L’histoire prend alors une
tournure totalement rocambolesque et perd le peu de crédibilité que je lui accordais encore. Je me suis un peu forcée à lire la seconde partie (en diagonale je l’avoue) pour connaître la chute,
qui n’a fait que m’agacer davantage. J’ai quitté les deux filles et leurs aventures abracadabrantesques avec un certain soulagement.
Ce livre n’était pas pour moi, de toute évidence...
Laure, Cathulu et Clarabel ont tout autre regard sur ce roman. Je vous incite à lire leur billet qui fait contrepoids avec le
mien.
Mardi 20 octobre 2009
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Le livre de poche 2007 (Albin Michel) - 88 pages
La philosophie est un lointain souvenir pour moi … J’aimais cela et, si je me souviens de quelques noms de
philosophes, je ne sais plus en revanche à qui attribuer telle ou telle théorie. Pour tenter de comprendre quelque chose à ce livre, je me suis un peu documentée sur les théories évoquées
ici : celle de Spinoza qui, pour résumer à l’extrême (je vais me faire taper sur les doigts par les spécialistes), représente la joie et celle de Schopenhauer, le
pessimisme.
Le personnage central de ce livre est un philosophe, spécialiste de Spinoza, qui sombre dans une profonde dépression,
embarqué « Dans la luge de Schopenhauer » et reniant en quelque sorte son maître à penser. Quatre personnages de l’entourage de cet homme (dont son psychiatre) prennent la parole tour à
tour pour nous livrer leur vision de la vie.
Je ne sais que penser de ce court texte que je qualifierai de burlesque. Qu’a voulu faire passer l’auteur comme
message : l’absurdité de la vie, peut-être ? On y trouve des
réflexions comme celles-ci, qui effectivement donnent matière à réfléchir :
« Beaucoup de choses peuvent avoir du sens et de la pertinence, c'est la vie qui n'en a pas, le tout
n'a aucun sens mais chacune des parties en a. »
« La vie conjugale nous a tués, comme elle tue tout le monde, et ce n'est pas la philosophie
croyez-moi qui vous donne un coup de main dans la vie conjugale, d'ailleurs je ne vois rien qui puisse vous sortir la tête de cette embarcation maudite, surtout pas la philosophie qui en gros,
sous des allures plus ou moins provocantes, s'est toujours attachée à calmer les esprits, à réduire la bête sauvage, notre meilleure part [...]"
Un texte que j’ai lu sans déplaisir,
mais qui me laisse perplexe. Je ne suis pas certaine d’avoir tout compris
Dimanche 6 septembre 2009
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Edition du Seuil, Aout 2009 - 170 pages
Au moment où je rédige ce billet, je viens tout juste de
finir ma lecture. Je suis assez perplexe et pas vraiment convaincue.
Sur le style principalement. C’est une sorte de compte-rendu de voyage débridé dont le
fil conducteur est difficile à suivre, c’est le moins que l’on puisse dire. Le langage est quasi-oral, les digressions s’enchaînent…
Le fond n’est pas inintéressant : un jeune anthropologue français se rend dans un
célèbre campus américain pour y étudier la vie de quelques musiciens. Il cherche à comprendre le mode de communication qu'ils utilisent entre eux. Il s’immerge dans leur milieu et peu à peu
dévie sur un autre sujet : le décès d’une jeune étudiante du campus, apparemment victime d’anorexie… La cause réelle de la mort de cette jeune
femme, qu’il finit par cerner, est sidérante. La fin du livre nous montre à quel point elle a secoué notre anthropologue.
J’ai parcouru ces pages avec un sentiment
assez particulier : curiosité, lassitude, dégoût, amusement parfois. Quant aux digressions, elles vont de la campagne électorale aux Etats-Unis à la vie sexuelle du narrateur
(loin d'être "plan-plan"), en passant par la passion de son co-locataire pour la sauce bolognaise.
Je ne regrette pas ma lecture, c'est une "curiosité", mais bon… je ne relirai pas de sitôt ce type de roman.
Merci à :

D'autes avis : Cathulu - Papillon (plus emballées que moi)
Saxaoul et Doriane
(n'ont pas aimé)

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Lundi 15 juin 2009
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Grasset - 2009 -293 pages
L’homme barbelé est un personnage à deux facettes. La bonne, il l’a réserve aux copains. A la guerre (il en a fait
deux), il n’a jamais hésité à risquer sa peau pour l’un de ses camarades. La guerre, en fin de compte, peut-être bien qu'il aime cela. L’autre facette est moins glorieuse : Ferdinand est un
tyran au sein de sa propre famille, inacapable de la moindre affection envers ses proches. Le jour où la gestapo l’arrêtera, un de ses fils lâchera cette phrase terrible dans le
contexte : « Enfin une journée tranquille ».
L’idée de ce portrait est intéressante, le
personnage est suffisamment atypique pour qu’on ait envie de comprendre qui il est. Bâti sous forme d’enquête à la fois familiale et historique, ce livre aurait pu me captiver, comme l’a fait
l’origine de la violence de Fabrice Humbert, dans un registre similaire. Mais cela n’a pas fonctionné. J’ai lu sans désintérêt les
passages consacrés à la vie familiale de Ferdinand et le voyage de la narratrice à Mauthausen, mais j’ai décroché dans la longue partie consacrée à la guerre de 14-18. Trop de descriptions de la
guerre, déconnectées de l'histoire de Ferdinand. Pour tout dire, j’ai sauté des pages tellement j’avais hâte d’en finir. Sur les six livres de la sélection du prix Landerneau, c’est le seul qui
ne m’a pas plu.
Ce livre a obtenu de bonnes
critiques de la presse, moins de la blogosphère :
Clarabel,
Cathulu, Caro[line] et Papillon n'ont
pas accroché.
Chris et Katell ont aimé
Lu pour le
Vendredi 1 mai 2009
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Folio - 196 pages (Gallimard 2003) - traduit de l'espagnol (Mexique)
Le thème de la session de ce 1er mai est consacrée à la
littérature mexicaine. L'oeuvre choisie par les "blogo-participants" a été écrite par Carlos Fuentes, présenté comme le chef de file de la nouvelle littérature latino-américaine
Autant le dire tout de suite, cette lecture du blogoclub est celle qui m’a, jusqu’ici, le moins intéressée. Je vais donc tenter de vous exposer que j’ai compris (ou pas !) dans ce roman,
trop ambitieux pour moi, sans doute ...
Deux histoires nous sont contées : L’histoire principale est celle de l’amour impossible entre un chef d’orchestre
Gabriel Allan-Ferrara et une cantatrice, Inez Praza. Trois fois au cours de leur existence, leurs chemins se rencontrent, autour de
l’interprétation de "La damnation de Faust" de Berlioz. Gabriel est fou amoureux de cette femme qui lui tient tête, mais le comportement d’Inez le déroute… Quant à Inez, je n’ai pas bien
compris si elle était amoureuse ou non de Gabriel. Au début de l’histoire, elle semble plutôt s’intéresser à un inconnu qu’elle découvre sur une photo, aux côtés de Gabriel, .
La seconde histoire est celle d’une femme au destin tragique, qui a vécu il y a bien longtemps, peu avant les grandes
glaciations. Cette femme, qui trouvait refuge dans le chant, semble hanter Inez, la cantatrice...
Je n’ai pas fait le lien entre les deux histoires, je dois l’avouer. L’écriture est belle, c’est incontestable mais
voilà, impossible pour moi de rentrer dans l’univers de Fuentes avec ce récit symbolique, qui n’a pas su me captiver et que, très sincèrement j'avais hâte de finir.
J'ai lu à la suite une nouvelle de Carlos Fuentes (que m'a très gentiment offert Alice, à son retour du salon du livre). Cette nouvelle
intitulée "Brillant" m'a davantage captivée, même si je l'ai trouvée très déroutante elle-aussi. C'est l'histoire d'une femme qui met au monde un enfant très particulier physiquement, puisqu'il
brille...)
Prochaine lecture du blogoclub (sur le thème de la famille) :
Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates - Le 1er juillet
Les avis de Lou; Yvon; Papillon ; Lisa; Julien;
Stéphie;
Kathel; Denis; Ori;
Alice;
Nina; Jumy; Annie;
Keisha; Lune; Saraswati-sylvie;
Soie; Thracinee;
Lapinoursinet; Emilie ;
Titine ; Arlette ; Chimère ; Thais ; Catherine
(biblioblog) ; Cécile ; Cleanthe; Kattylou ; Manu ; Praline ; Martine ; Fanyoun;
Georgeetsandet moi ; Jules ; Taylor ; Martine ; Delphine ;
Béatrix ; Nanne ;
Audreyzaz
Autres oeuvres de Fuentes
:
En inquiétante compagnie : Grominou
Terra Nostra : Katell (premières impressions)
La frontière de verre : Cathe
Portrait dans le temps - Sandrounetta
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