Ce film est une adaptation du roman éponyme de François
d'Epenoux. Les critiques professionnelles ne sont pas fameuses. Il est vrai que le film peut interpeller sur la crédibilité de son scénario (d'une partie tout du moins).
Pourtant, je suis sortie de la salle bouleversée...
Un homme se met, du jour au lendemain, à adopter un comportement odieux avec son entourage, à tout envoyer balader. Il semblait pourtant
heureux : un bon job, une femme et des enfants qu'il adorait, une belle maison… Que se passe t'il donc dans sa tête pour "péter ainsi les plombs" ? Je n'en dirai pas plus, sinon que si cette
histoire nous touche tant, c'est parce que nous pouvons tous être confrontés à une situation similaire. La façon de l'affronter est surprenante dans le cas d'Antoine, mais
assez humaine en fin ce compte. Comment réagirions-nous dans une situation similaire, difficile de le savoir.
Il convient de souligner la prestation formidable d'Albert Dupontel dans le rôle principal.
Le film se termine par la chanson magnifique interprétée par Serge Reggiani "Le temps qui reste". Voici un
extrait des paroles de Jean-loup Dabadie. La musique est d' Alain Goraguer..
Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait:
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...
J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...
Pour écouter la chanson (je vous le conseille) c'est ICI. Quand au film, je vous le conseille aussi, bien-entendu.

Je suis allée voir ce film sans être certaine qu'il me plairait. Durant la
première demi-heure, mes doutes ne se sont pas atténués, au contraire : une caméra qui filme à vous donner le tournis, des gros plans pas toujours très heureux sur les visages, un repas de
famille interminable, une histoire de pipi-pot qui s'éternise… Pourtant, je suis sortie du film plutôt emballée. Que s'est-il passé entre-temps
? Je me suis attachée aux personnages et je me suis laissée porter une histoire pleine d'humanité. Les acteurs sont tous formidables et très crédibles.
Le personnage central du film, Slimane, est un vieil émigré arabe peu causant mais d'un dévouement sans limite à sa
famille. Quand il se fait licencier du chantier naval dans lequel il travaille depuis trente-cinq ans, loin de se laisser abattre, il a l'idée un peu folle d'ouvrir un restaurant dans un vieux
bateau destiné à la casse, un endroit sympa on l'on mangerait la spécialité familiale : le couscous au mulet (un poisson). Toute la famille met la main à la pâte (ou plutôt à la graine) pour
permettre à Slimane d'aller au bout de son rêve, en dépit d'embûches quasi insurmontables.
Je suis sortie du film avec le sentiment d'avoir partagé l'intimité d'une famille l'espace de quelques heures. C'est assez troublant,
peut-être même un peu dérangeant tant le film est réaliste. Mais j'ai vraiment apprécié de côtoyer une culture qui n'est pas la mienne et je connais mal. C'est un film qui peut aider à comprendre une population qui peine à trouver sa place, la fameuse "deuxième génération issue de l'émigration", dont parlent tant les
médias.
On sort du film le cœur serré par une fin peut-être trop cruelle?
Un film assez déroutant, mais à voir.
Crédit photo : Allociné.com
Jean-Paul Salomé a voulu, par ce film, rendre hommage aux femmes qui ont œuvré pour la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Le rôle des résistantes ne se limitait pas à
transmettre des messages à vélo. (cliché de la femme résistante dans les films sur la seconde guerre mondiale). Les femmes qu'il
met en lumière ont été recrutées par le SOE (services secrets britanniques) pour une mission délicate : exfiltrer un agent britannique tombé aux mains des allemands alors qu'il
préparait le débarquement sur les plages normandes. Une deuxième mission suivra, quasiment suicidaire…
Je n'ai pas vu ce film comme un film historique, mais plutôt comme une sorte de polar rocambolesque. Les cinq femmes, maquillées et bien
coiffées en toutes circonstances sont peu crédibles dans le rôle de résistantes de haut niveau.
Néanmoins, je ne me suis pas ennuyée une seconde car il y a de l'action, c'est le moins que l'on puisse dire ! Je suis même sortie de la salle
"défatiguée".
Sur le casting, pas grand chose à dire, une belle brochette d'actrices dont Sophie Marceau comme chef de bande.
Distrayant, mais sur un tel sujet on aurait pu imaginer mieux…
L'avis de Choupynette
Il y a deux ans, Isabelle Mergault remportait un joli succès populaire avec "Je vous trouve très beau", en dépit de critiques professionnelles peu élogieuses. Son tout nouveau film "Enfin veuve", n'a pas été mieux accueilli par les professionnels, certains auraient même dit que le seul bon acteur du film était le chien !
Encouragée par Anne qui a bien aimé le film (elle n'a pas eu le temps de faire un billet, ne le cherchez pas), et parce que j'avais envie de passer une soirée sans prise de tête, je me suis laissée tenter. Et bien, je dois dire que le résultat a été à la hauteur de mes aspirations du moment. J'ai passé, en compagnie de cette joyeuse veuve, un agréable moment. Et je ne dois pas être la seule car le film marche plutôt bien.
Michèle Laroque (alias Anne-Marie) incarne une "bourge" qui s'ennuie à mourir avec un mari avec lequel elle ne partage rien. Mais sa vie n'est pas morose pour autant car elle a un bel amant (Jacques Gamblain) avec lequel elle projette de partir en Chine. Le "hic" c'est qu'elle n'ose pas annoncer à son mari son prochain départ. Gros coup de bol, il se tue dans un accident de voiture ! La voilà donc libre, enfin en théorie, car la famille débarque pour les obsèques et se montre plus qu'envahissante. Le courage n'étant la qualité première d'Anne-Marie, elle n'ose pas les "envoyer paître". Son gros niais de fils, persuadé qu'elle ne va pas bien, ne la lâche plus d'une semelle et lui parle inlassablement du défunt...
Ce n'est certes pas un grand film, mais un bon vaudeville qui se laisse regarder. J'ai particulièrement aimé la galerie de personnages secondaires assez pittoresques comme le pépé qui perd la boule ou la vieille dame "pilier de bar" qui a une bouille d'enfer et des réparties inattendues.
Si vous cherchez une bonne détente, allez-y, mais n'en attendez pas trop tout de même !
Dimanche 25 novembre 2007
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Cet après-midi, je suis allée au cinéma avec ma plus jeune fille, voir ce joli documentaire sur le thème du réchauffement climatique. En 90 minutes, l'objectif est de convaincre le spectateur qu'il faut à tout prix sauvegarder la planète tant qu'il en est encore temps.
Nous suivons notamment une famille ours (craquante) à la recherche de nourriture, puis une maman éléphant avec son petit qui cheminent laborieusement vers un point d'eau. D'autres animaux sont filmés dans leur survie quotidienne.
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La cruauté du monde animal est montrée et expliquée, ce qui permet à l'enfant la comprendre et de l'accepter. Les scènes de chasse ne sont pas violentes. Elles sont filmées avec beaucoup d'esthétisme.
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En tant qu'adulte, je dois reconnaître que j'ai trouvé le commentaire un peu simpliste, mais il est joliment dit, grâce la belle voix de la chanteuse Angun et au petit accent qui fait son charme.
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Les images sont d'une beauté époustouflantes, le message très clair et le film accessible à un enfant de dix ans (l'âge de ma fille). Je suis donc tout à fait satisfaite de mon après-midi !
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Un divertissement familial qui joint l'utile à l'agréable.
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Ps : ce documentaire a demandé cinq ans de recherches de préparation et de tournage. 200 endroits différents dans 21 pays visités.
Entre vous et moi