Aimer c'est juste accorder la lumière à la solitude.
Et c'est immense.
Jeanne Benameur (Laver les ombres)
Aimer c'est juste accorder la lumière à la solitude.
Et c'est immense.
Jeanne Benameur (Laver les ombres)
Depuis dix ans, l'ADAO (association des arts de de l'oralité) organise dans la région de Brest "Le Festival Grande Marée". C'est à ce titre que ma ville recevait cette semaine la conteuse et danseuse "Joujou Turenne".
Il faisait froid mardi soir… et nous étions peu nombreux à avoir quitté nos maisons pour rejoindre l'univers sans frontières de cette artiste québécoise originaire d'Haïti. Ceux qui ont affronté le froid se sont bien vite réchauffés en reprenant avec la conteuse :
Clic! Clac !
Zip ! Zap !
Clip ! Clap !
Krik ! Krak
Avec une énergie incroyable l'artiste nous a embarqués pour un voyage coloré et malicieux, parfois grave, aussi, quand il s'agit de raconter ses ancêtres noirs victimes de l'esclavage. Une parole engagée mais pleine d'espoir et de joie.
On en redemande !
Pour en savoir plus sur la conteuse : Ici
Le week-end dernier, j'ai vu pour la quatrième fois sur scène, Philippe MATHE et son Bibliothéâtre. Ma
ville le recevait dans le cadre de lire en fête.
Mettre la littérature en spectacle, tel est le but recherché par
L'acteur-auteur. Je l'ai vu pour la première fois sur scène il y a quelques années avec L'ivre de lecture, inspiré du roman "Chut" de J.M. Gourio. J'avais beaucoup aimé
l'ambiance intimiste de la soirée.
Les deux spectacles suivants "C'est tout son père" et "C'est tout sa mère" m'ont tout autant enchantée. Les deux sont
un savant mélange de composition personnelle de P. Mathé et d'extraits de romans sur le thème de l'enfance. Le fil conducteur : Robinson, abandonné par ses parents dans une
bibliothèque, a grandi seul parmi les livres. Il s'est inventé des parents…
Le spectacle de vendredi dernier était un peu différent des précédents, davantage basé sur le registre de l'humour. J'ai presque envie d'employer le terme "thérapeutique" pour ce
Biblioconcert. Les thèmes évoqués : amour et gourmandise. Joli programme non ? Toute la salle
a ri, chanté et applaudi plusieurs fois ! Nous n'étions pas nombreux à déguster ces "Salades amoureuses" mais l'ambiance était excellente.
Cette fois encre des textes, mais en alternance avec des chansons.
Côté chansons (une petite idée du répertoire) :
- Elle vendait des p'tits gâteaux (chute irrésistible ! )
- Les p'tits pains au chocolat
- Débit de l'eau, débit de lait
Côté textes : Claude Pujade-Renaud, François Morel, Anna Gavalda, Annie Taupin…
Un spectacle jubilatoire à ne pas manquer s'il passe
dans votre région (dates et lieux sur le site) :
Il y a une quinzaine
de jours, je suis allée écouter Alain Bashung sur la scène du Quartz à Brest, sans entrain je dois l'avouer. J'aime bien sa musique mais je trouve
qu'il est difficile de distinguer les paroles de ses chansons. Faisant le choix de spectacles avec des amis et me trouvant en minorité sur ce coup-là, j'ai suivi le mouvement…
Je dois dire que j'ai été agréablement surprise. Je n'ai pas mieux compris les paroles qu'à la radio mais j'ai bien aimé les musiques de son dernier album Bleu pétrole. Sa présence sur scène m'a séduite et sa voix plus encore. Côté look, un costume noir, un chapeau et des lunettes de la même couleur. Accompagné d"excellents
musiciens, il nous a offert un concert très "pro". Que dire de plus, sinon
que j'ai réussi à ne pas faire une fixation sur les paroles et que j'ai passé une très bonne soirée.
Je viens d'apprendre qu'il lutte contre un cancer des poumons et qu'il suit une chimiothérapie. Sa prestation me parait encore plus admirable car il n'a pas ménagé ses efforts, acceptant sans se
faire prier les rappels du public.
Pour en savoir plus sur cet album, rendez vous chez Yves qui en parle bien mieux que moi ! Vous trouverez également chez ce tout nouveau blogueur des chroniques de bouquins. A signaler : Yves participe comme plusieurs blogueurs au prix Inter-Ce
(Cézam).
"En partenariat avec le Conseil général du
Finistère, l’Association pour le Développement des Arts de l’Oralité (A.D.A.O) organise «Sur Paroles», le 8è festival du conte, du 15 au 23 mai 2008. Plus de 60 bibliothèques municipales ouvrent
leurs portes…"
C'est dans le cadre de ce festival que j'ai pu voir,
vendredi soir, le spectacle du conteur breton Loïg Pujol. Si vous avez l'occasion de le voir sur scène, n'hésitez pas une
seconde il est formidable ! Voilà près de dix ans qu'il sillonne les pays francophones pour raconter ses histoires. Amis québécois, vous pouvez donc le voir un jour, vous aussi
!
Quelques mots sur la légende de la ville d'Ys :
Il était une fois un roi qui s'appelait Gradlon. Il avait une fille,
Dahut, qu'il adorait. La jeune fille aimait beaucoup la mer et demanda un jour à son père de lui construire une ville au bord de la mer. La ville fut construite dans la
Baie de Douarnenez (Finistère). On l'appela Ys.
La jeune fille avait des moeurs assez surprenants. Elle
tuait au petit matin ses amants d'un soir... jusqu'à ce jour où un beau jeune homme arriva. Il serait trop long de raconter la suite, mais pour résumer, la ville fut engloutie sous les
flots par la faute de Dahut.
Pour mettre au point ce spectacle, Loïg Pujol a fait un impressionnant travail de recherche, faisant même appel à des historiens. La
légende est replacée dans son contexte historique : le 5ème siècle. Les finistériens peuvent visualiser aisément les lieux de l'histoire, les villages étant nommés : Huegoat, Berrien ...
Après le spectacle, nous avons pu discuter avec le conteur. Il est intarissable sur la légende de la ville d'Ys, et sur bien d'autres sujets encore... Vous constaterez sur la photo ci-dessous,
qu'en plus, il est très beau !
Pour en savoir plus :
Une visite virtuelle de la ville
Un article très intéressant qui pose la question de l'existence de cette ville "pour de vrai".
Pour en savoir plus sur Loïg Pujol
(et notamment sur l'ouvrage qu'il vient de publier)
Si un jour vous allez au Musée des beaux arts
de Quimper,
vous pourrez admirer ce tableau :
"La Fuite de Gradlon"
par Évariste Vital Luminais
Lundi je vais à Paris en formation. Une grosse journée en perspective : départ de chez moi à 5 h 15, retour à 22 heures.
Mercredi 21 heures 45 : Bon je commence à me remettre de ma virée à Paris. Voiture, avion, RER, métro, marche à pied, et la même chose en sens inverse : épuisant pour la
provinciale que je suis !
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