Ce 23 juin 2009, c'est le 50ème anniversaire de la mort de Boris Vian.
Quand on évoque ce nom, me vient en mémoire immédiatement la chanson « le déserteur », qui m’émeut depuis toujours.
Ce 23 juin 2009, c'est le 50ème anniversaire de la mort de Boris Vian.
Quand on évoque ce nom, me vient en mémoire immédiatement la chanson « le déserteur », qui m’émeut depuis toujours.
J'ai entendu cette chanson cet après midi, à la radio. Je ne l'avais pas entendue depuis bien longtemps. Bon,
ce n'est pas tout récent... mais j'aime bien !
Crédit photo : http://bauchau.fltr.ucl.ac.be/spip.php?article5
Réflexion sur la vieillesse
Propos tenus par
le narrateur du roman :
"Je dois passer prendre un vêtement commandé, le vendeur qui est jeune et beau fait maintenant partie de
ceux qui m'ont appris que j'avais changé, que je vieillissais. Ce sont les autres qui m'ont appris cela. Comme ils m'ont fait savoir que je n'étais plus un enfant, plus un jeune homme. Toujours
que je n'étais plus, que je ne suis plus ce que j'ai été. Implacables les autres pour vous faire constater que tout change et vous apprendre à mourir. Sans les autres est-ce que l'on ne mourrait
pas ? ".
J'aurais aimé connaitre le Brest d'avant guerre, tel qu'on le voit sur la photo de la rue de Siam, ci-dessus. Hélas, le Brest reconstruit n'a pas le charme
d'antan. Quelle connerie la guerre, comme le dit si bien Prévert !
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Epanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu
souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.
Brest, bombardé en 1945 ...
Lundi je vais à Paris en formation. Une grosse journée en perspective : départ de chez moi à 5 h 15, retour à 22 heures.
Mercredi 21 heures 45 : Bon je commence à me remettre de ma virée à Paris. Voiture, avion, RER, métro, marche à pied, et la même chose en sens inverse : épuisant pour la
provinciale que je suis !
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