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Samedi 7 juin 2008


Crédit photo : http://auteurs.arald.org 

Dans le cadre du Prix Inter-Ce (Cézam), j'ai rencontré André Bucher à la Médiathèque de Morlaix, autour d'un petit-déjeuner convivial. Le livre à l'honneur était "Déneiger le ciel" aux éditons Sabine Wespieser. Son auteur, André Bucher, se définit comme un écrivain-paysan. Il habite à 30 km de Sisteron dans les Alpes de Hautes Provence (à Montfroc) où il exerce le métier d'agriculteur bio. Pour écrire il doit voler du temps à son travail, c'est pourquoi il s'y consacre surtout l'hiver, quand la nature sommeille. Il a publié à ce jour une dizaine de titres, en relation avec la nature et les grands espaces.

 

Pour l'écriture de ses romans , il part de notes prises au fil du temps. Il écrit successivement plusieurs moutures puis élague pour ne garder que l'essentiel. En dernier lieu, il lit son texte à voix haute et le reprend pour lui donner plus de musicalité. Il est très sensible à la musique des mots et des phrases.

 

Déneiger le ciel est un long monologue intérieur dans un paysage grandiose. Le personnage principal s'appelle David. Une nuit pas comme les autres, dans une torpeur semi-coupable, il chemine dans la neige à la rencontre des autres et de lui-même…
J'avais eu à sa lecture un avis partagé. J'avais aimé l'atmosphère et l'écriture mais j'avais été un peu frustrée du peu de place qu'occupe l'histoire par rapport aux descriptions de paysages. Le livre est assez court et j'aurais aimé en savoir plus sur les personnages. J'ai souvent ce sentiment avec les livres courts et les nouvelles.
 
   

Nous avons échangé sur la fin du roman, qui se termine par une phrase extraite d'une chanson du bluesman américain Robert Johnson. Sans en dire de trop mais suffisamment pour les gens qui ont lu le roman me comprennent, André Bucher laisse au lecteur le choix de cette fin. A titre personnel, il penche pour la version pessimiste, tout comme moi. Mais la majorité des lecteurs présents avait imaginé une fin optimiste.

 

Pour finir nous avons parlé du métier d'éditeur, trop féminisé à son goût en France. Non pas qu'il n'aime pas les femmes mais il craint qu'à terme, les livres finissent par n'être adressés qu'à un public de femmes.  A méditer…

  Merci Cécile pour l'organisation de ce petit déjeuner...

 

par sylire publié dans : Rencontres d'auteurs
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Lundi 7 avril 2008



Dans le cadre du Prix Inter-Ce, je participe régulièrement à des rencontres d'auteurs. Elles sont toujours chaleureuses, celle-ci n'a pas fait exception à la règle. 

Marie Sizun est une jeune romancière de soixante-huit ans, élégante tout en étant simple. Moi qui n'aime pas trop les cheveux blancs, j'ai été séduite par sa belle chevelure argentée. Voilà pour l'anecdote...
Cet ancien professeur de lettres a décidé, à l'âge de la retraite, de se lancer dans l'écriture de romans. L'idée lui avait traversé l'esprit bien avant, mais trois enfants et un travail ne permettent pas de dégager le temps nécessaire à ce genre d'aventure.
 


Elle a commencé sa carrière de romancière par l'écriture d'un premier roman qui n'a pas trouvé d'éditeur puis s'est lancée dans un roman autobiographique "Le père de la petite", publié chez Arléa. Il sort en poche le 31 mai, je vous conseille vivement de l'acquérir. Elle évoque dans ce livre le retour de son père, prisonnier de guerre, à la fin de la seconde guerre mondiale. Elle était alors petite fille, et a été marquée à jamais par cet évènement. J'ai lu ce livre en 2006. Il m'avait bouleversée, et ce d'autant que ma mère a vécu une expérience similaire. 
  

Le livre pour lequel elle était invitée s'appelle "La femme de l'Allemand". Il fait partie de mes coups de cœur 2007 (voir mon billet). La période et le lieu évoqués sont les mêmes que dans l'histoire précédente : l'après-guerre, à Paris. C'est une période qu'elle a vécue elle-même très intensément.

Une petite fille vit seule avec sa mère. Le papa est absent, il était allemand… La mère et la fille vivent une relation fusionnelle. Pourtant, peu à peu, leur relation se dégrade. La mère a des sautes d'humeur de plus en plus fréquentes, des comportements de plus en plus extravagants. Le nom d'une maladie est avancée : Elle est maniaco-dépressive...

Parallèlement a ses études de lettres, Marie Sizun a suivi des cours de psychologie. Elle est donc sensibilisée aux maladies mentales, notamment à la psychose maniaco-dépressive. C'est une maladie terrible mais intéressante dans le sens où elle exalte ce qu'il y a de plus profond dans l'être humain. Le parcours de la petite Marion, élevée par une maman "pas comme les autres" est absolument bouleversant. D'une expérience comme celle-là, on ne sort pas indemne...Trois jeunes filles de l'atelier théâtre de ma ville ont lu des extraits de ce très beau texte. J'ai retrouvé l'émotion de ma lecture et même plus, grâce à la présence de l'auteur.
 
 

Quand elle écrit, Marie Sizun vit en totale osmose avec ses personnages, émue et bouleversée par leur histoire, autant que le lecteur peut l'être. Elle imagine de façon extrêmement précise tous les décors. Passionnée de cinéma, elle adorerait que "la femme de l'Allemand" soit adapté au cinéma. Elle a même imaginé les actrices qui pourraient jouer le rôle de la maman de la petite Marion : Sylvie Testud ou Isabelle Carré. Espérons pour elle, comme pour nous, que son rêve se réalise…  

Avant de déposer son manuscrit chez Arléa, elle s'est adressée aux "grands éditeurs", rêvant notamment de Gallimard, qui la fascine. Elle est toutefois très satisfaite de la maison qui lui a ouvert ses portes, Arléa. Elle nous a parlé notamment d'un correcteur qui lui a donné de précieux conseils et grâce auquel elle a progressé dans l'utilisation de la ponctuation.

Un nouveau roman sortira en septembre. L'histoire se déroulera cette fois en Bretagne, région qu'elle aime et dans laquelle elle vient fréquemment se ressourcer. Il sera question d'une femme qui enlève un enfant et se réfugie dans une maison de bord de mer isolée de tout…
 
  




Nous avons clos cette soirée fort sympathique par un verre autour d'un buffet de Bretzel et d'apfelstrudel confectionnés par la bibliothécaire.

 


Joelle a rencontré Marie Sizun quelques jours après moi. Son compte-rendu (ICI)
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Mardi 5 février 2008
Il n'est pas toujours facile de parler d'un livre… raconter une rencontre, c'est parfois plus difficile encore. Comment traduire avec des mots la soirée que je viens de passer ? J'ai hésité à faire un billet parce que je savais d'avance qu'il me serait impossible de tout dire.
 
Fabrice vigne est quelqu'un de très sensible, à l'image de ses écrits. Il était invité par la bibliothèque de ma ville pour parler de son dernier roman "Les Giètes" publié chez Thierry Magnier dans la collection "Photoroman". C'est avec beaucoup d'émotion qu'il nous a parlé de ce livre dont les personnages sont inspirés de sa propre histoire.
J'ai découvert Les Giètes il y a quelques mois et j'ai eu un coup de cœur. (J'en parle ici et .). J'avais eu à cette époque un échange de mails avec Fabrice car en tapant le titre de son roman sur un moteur de recherche il était tombé sur mon billet et m'avait laissé un commentaire.
Pendant près de trois heures, Il a répondu à nos questions avec beaucoup de gentillesse, s'appliquant à répondre le plus justement possible. Nous avons parlé des Giètes tout d'abord, de sa construction à partir d'une douzaine de photos personnelles d'Anne Rehbinder dont il ne savait rien. Ensuite il nous a présenté ses autres livres (adultes et jeunesse). Pour finir, il  nous a parlé de son travail d'écrivain. Il ne cherche pas à vendre à tout prix. Il souhaite avant tout chose, avoir la possibilité de prendre le temps dont il a besoin pour peaufiner ses histoires.
J'ai acheté trois de ses livres (difficiles à trouver en librairie, il n'en reste que quelques exemplaires). Sur l'un d'entre eux (TS) il m'a offert une très jolie dédicace que je vous livre ici (les deux autres dédicaces sont également originales). Mais je dois d'abord vous expliquer comment il a procédé : il avait avec lui un vieux dictionnaire (pas n'importe lequel, celui du roman en question). Il m'a fait choisir un chiffre, il a ouvert le dictionnaire à la page correspondant au chiffre et il a choisi un mot :
 
 
 
J'ai lu aussi  tout dernièrement Jean 1er Le Posthume, roman historique. La suite est en cours d'écriture et devrait sortir cette année, toujours chez Thierry Magnier (roman jeunesse).
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Pour en savoir plus sur Fabrice Vigne : http://auteurs.arald.org/biogr/Vigne1969.html
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Un auteur à découvrir… et qu'en ce qui me concerne, je vais continuer à suivre. 
 
par sylire publié dans : Rencontres d'auteurs
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Lundi 8 octobre 2007
La rencontre était organisée par la Librairie Dialogues. Elle invite chaque semaine, un ou plusieurs écrivains. C'était la première fois que je participais à une rencontre dans ce cadre. C'est avec Mammig à mes côtés, que j'ai écouté avec grand intérêt Philippe Claudel.
 
Tout d'abord, quelques questions lui ont été posées sur la rentrée littéraire, les critiques, les prix… Il a déploré la concentration des parutions dans une année (les fameuses saisons), nous a confié qu'il ne lisait jamais les critiques des journalistes, que cela ne l'intéressait pas. Concernant les prix, il a souligné que ce n'était pas un exploit d'en avoir un (2500 prix en France) et que c'était un phénomène très français, notre pays adorant les médailles. Quant au prix Goncourt pour lequel il est en lice, il a pronostiqué une année Amélie.
 
Après ces considérations générales, il est entré dans le vif du sujet. Il considère que ses trois derniers romans constituent une trilogie (Les Ames grises, La petite fille de M. Linh et le Rapport de Brodeck). Ce n'était pas son intention au départ mais c'est le sentiment qu'il a eu, une fois finie l'écriture du dernier. Le lien entre les trois oeuvres est le thème de la guerre et l'exploration de l'inhumanité. Après avoir écrit sur ces sujets qui lui tiennent particulièrement à cœur, il a l'impression d'avoir tout dit, qu'il pourrait maintenant s'arrêter d'écrire. (On espère que non !).
 
 
 
 
Le style de chacun de ses livres est différent car il se laisse porter par la voix du personnage principal qui lui dicte le ton à donner.
 
Le déclenchement de l'écriture du Rapport de Brodeck est une phrase qu'il a rêvée : "je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien". A partir de cette phrase, il a écrit un roman parabole qui parle de la Shoah, du massacre de "l'autre collectif". Volontairement, il a gommé le contexte historique, pour que l'on ne puisse pas vraiment situer l'histoire ni dans un lieu, ni dans le temps. On sait tout de même qu'elle se déroule dans la sphère germanique.
Un homme appelé Brodeck se trouve contraint de rédiger un rapport sous la menace des habitants d'un village. Quelque chose de terrible s'est produit dans ce lieu et les habitants veulent se disculper.
 
Il revendique le "manque d'originalité" dans le choix de ces sujets, considérant qu'au fond, en littérature, ce sont toujours les mêmes thèmes qui sont abordés, mais de façon différente.
 
Quelqu'un lui a demandé pourquoi il n'écrivait pas sur le présent, mais uniquement sur les guerres du passé. Il a répondu qu'au contraire il avait en tête les guerres d'aujourd'hui lorsqu'il écrivait. Dans les "Les âmes grises", notamment, il a avait en tête la guerre en Ex-Yougoslavie autant que celle de 14-18.
 
Il a voulu écrire un roman de mémoire en ayant un réel soucis humaniste. Il considère que son livre est tragique mais pas désespéré car il y a aussi des moments de bonheur et d'espoir dans l'histoire. Pour lui, l'amour est un moteur puissant et parfois le seul auquel on peut se raccrocher. Il a voulu que la fin du roman donne une note d'optimisme.
 
 
Je ne vous ai pas tout dit pour ne pas faire trop long, mais j'espère avoir été fidèle à ses propos. Je suis très impressionnée par le talent de l'écrivain et la personne m'a intimidée. J'ai acheté Le rapport de Brodeck, je l'ai fait dédicacer, mais je n'ai pu aligner que les deux mots suivants : "Merci" et "au revoir". Dommage !
 
Je participe depuis plusieurs années aux rencontres de lecteurs organisées dans le cadre du prix des lecteurs Inter-Ce. Une intimité se crée très vite avec l'auteur car nous sommes peu nombreux et nous connaissons. Cela n'a été le cas ici, vu le monde, mais j'ai tout de même apprécié la rencontre, car Philippe Claudel est quelqu'un de très cultivé et passionnant à écouter. Je me plongerai très bientôt dans Le rapport de Brodeck . Je pense que cette rencontre donnera à ma lecture un éclairage intéressant.
 
Nous avons discuté un moment, Mammig et moi, sur le parvis de la librairie et avons vu Philippe Claudel sortir. Il nous a fait un petit signe de main que nous avons bien apprécié, en guise de conclusion à la soirée.
 
 
par sylire publié dans : Rencontres d'auteurs
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Lundi 4 juin 2007
 
Je vous ai présenté il y a quelques mois Le Théâtre des rêves (ICI). Il fait partie de la sélection du Prix Inter-Ce 2007.
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La semaine dernière, j'ai eu la chance de  rencontrer Bernard Foglino grâce à une rencontre de lecteurs organisée dans le cadre de ce prix. Comme d'habitude (ou presque) il n'y avait que des femmes ! La rencontre se déroulait au siège social d'une banque, pas de dépaysement donc pour l'auteur qui est analyste financier.
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Le Théâtre des rêves est le premier roman qu'il publie. Deux autres avaient vu le jour auparavant. Il les avait écrits d'abord pour se faire plaisir. Aucun éditeur ne les avait retenus. Avant de se remettre à l'ouvrage, il s'est promis de pas oublier le lecteur, voulant vraiment, cette fois, être publié. La réponse positive  de Buchet-Chastel l'a ravi, sans vraiment l'étonner. Il pensait en effet que son livre pouvait correspondre à la sélection de cette maison d'édition.
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L'écriture est venue à lui assez tard. L'idée lui trottait dans la tête depuis un moment mais il reportait sans cesse l'échéance, jusqu'à ce jour où, croyant sa dernière heure venue, il s'est juré de se mettre à écrire s'il s'en sortait. Il s'en est très bien sorti (simple malaise vagal) et s'est donc mis à l'ouvrage.
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Quand il a commencé l'écriture de ce roman, il avait les  trois personnages principaux en tête, une envie de parler des collectionneurs et d'évoquer la nostalgie des années 70 (clin d'oeil  à la mode actuelle pour les objets un peu kitchs de ces années-là). Mais il n'avait pas vraiment d'histoire. La fascination pour les collectionneurs lui est venue de la fréquentation d'un ami, qu'il accompagnait dans des salons spécialisés à la recherche de voitures miniatures. Lui-même possède une collection de 250 crayons à papier. Je lui ai fait part du rapprochement qui m'était apparu entre son roman et "Le potentiel érotique de ma femme" de Foenkinos, qui aborde également le thème de la manie de la collection. Je ne suis pas la seule à avoir fait le rapprochement mais Bernard Foglino ne connaît pas ce livre.
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Sans plan pré-établi, il ne savait pas précisément, jusqu'au chapitre 14, où il allait amener le lecteur. (Le lecteur, quant-à-lui, ne sait absolument pas où il va et ce jusqu'à la dernière page !) Nous avons parlé de la fin imprévisible, sans trop en dire toutefois, car certaines n'avaient pas encore lu le roman.
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Il ne faut pas chercher dans cet ouvrage de message particulier que l'auteur aurait glissé. Selon lui, le romancier est là pour faire passer un bon moment au lecteur, pas pour donner son avis sur tel ou tel sujet de société. Le style est pour lui fondamental. Il pense également que l'auteur doit laisser une grande part d'interprétation au lecteur (c'est le cas dans ce livre ! ).
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Le titre à été choisi par l'éditeur, comme c'est souvent le cas. Le Théâtre des rêves est, dans cette histoire, le nom du café dans lequel se retrouvent des amateurs de foot. C'est également, d'après ce que j'ai compris, le surnom du Stade de foot de Manchester. (Ma culture footbalistique est plus que nulle  mais je vous rassure, cela m'a nullement empêchée d'apprécier le roman!). On peut trouver une autre signification au titre après avoir lu les dernières lignes.
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A la fin de l'entretien, nous avons parlé de ses lectures. Il lit beaucoup et un peu de tout (sauf quand il écrit, par crainte d'être influencé par le style de l'auteur). Ses auteurs préférés sont Romain Gary (il conseille "les racines du ciel"), mais également l'américain Richard Brautigan.
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J'ai bien apprécié cette rencontre. Bernard Foglino est une personne sympathique et très abordable ! Son livre est dans mes favoris pour le Prix Inter-Ce 2007. J'ai encore quelques jours pour faire mon choix …
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Petit détail qui peut vous intéresser, Le Théâtre des rêves va sortir en format poche (10-18)
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joelle a également rencontré l'auteur dans le cadre du prix, mais dans une autre ville.

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par sylire publié dans : Rencontres d'auteurs
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