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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 23:52

Je vous laisse une dizaine de jours pour m'envoler vers le Mexique... Mon mari a bien travaillé et gagné un challenge qui nous offre cette pause bien sympathique.

Je vous retrouve le 1er juin pour la session du blogoclub consacrée à Maurice Leblanc !

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:52

 

 

 

 

Le 28 juin prochain, sera décerné le "35ème Prix Relay des Voyageurs" parmi une sélection de 4 livres qui ont été sélectionnés par un jury de personnalités et de professionnels du Voyage et de l'Evasion.

  

Ces livres sont les suivants :

 

La tristesse du samouraiUne année studieuseLe chapeau de mitterandLes regles du jeu

  

La tristesse du Samouraï - Victor Del Arbol
Une année studieuse - Anne Wiazemsky
Le chapeau de Mitterand - Antoine Laurain
Les règles du jeu - Amor Towles

 

Vous pouvez voter pour l'un de ces livres avant le 26 juin et peut-être gagner un an de lecture gratuite ou un IPAD 

 Ça passe   ICI

 

Vous verrez des critiques de ces livres sur mon blog dans les semaines qui viennent (dans le cadre d'un partenariat).

On a beaucoup parlé des deux titres du milieu. Connaissez-vous les autres ?

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 23:59

Des listes d’œuvres de « non-fiction » circulent dans la blogosphère, suite au projet lancée par Flo. Je ne m’engagerai pas à lire un nombre de fictions prédéterminé à l’avance (je ne veux pas me contraindre à quoi que soit sur ce blog tant que je n’aurai pas plus de temps devant moi) mais j’aime l’idée de promouvoir la « non-fiction» (récits de voyage, documentaires, biographies... genres assez peu présent sur les blogs). C'est aussi l'occasion de parler de livres qui ne sont pas des nouveautés mais qu'il ne faudrait pas oublier pour autant.

Voici donc quelques oeuvres de non-fiction qui me viennent à l’esprit et que j’ai beaucoup aimées :

Passagimages?q=tbn:ANd9GcRPpPMXiB-YsEYac4RtdK5ère du silence – Fabienne Verdier  (récit autobiographique).

A l’âge de vingt ans, Fabienne Verdier quitte la France après des études aux beaux arts pour se rendre en Chine avec l’idée de découvrir et étudier l’art antique chinois, dévasté par la révolution culturelle. Elle est accueillie dans une école artistique du Sichuan, régie par le parti, où les étudiants vivent dans la misère et dans la crasse. Elle s’accroche pour se faire accepter et devient l’élève d’un grand maitre chinois qui accepte de l’initier à son art calligraphique à condition qu’elle y consacre dix ans de sa vie. A la limite de l’inconscience, elle accepte le deal. Ce sont ces dix années qu’elle raconte dans ce livre et c’est passionnant. On y apprend beaucoup sur la Chine, son histoire et sa culture. Le parcours personnel de cette jeune femme est assez extraordinaire. On admire sa détermination à mener son projet incroyable jusqu’au bout.

Histoire d’une vie – Aharon Apperfeld (récit autobiographique). images?q=tbn:ANd9GcRSqqONwduHBbPJrogpxKY 

Aharon Appelfeld est né en 1932 dans une famille de juifs assimilés qui vivait dans la région de Bucovine (Roumanie). Après une petite enfance heureuse, il a vécu perte de ses parents, la déportation et l’errance solitaire pendant plusieurs années. A la fin de seconde guerre mondiale, il s'est retrouvé en Palestine. Il a appris laborieusement l'hébreu pour tenter de mieux s'intégrer. Appelfeld n'a jamais perdu sa foi en l'homme malgré les épreuves qui l'ont touché. Il a passé sa vie à tenter de surmonter les traumatismes de l'enfance, à recoller des souvenirs épars pour en faire une histoire, la sienne. C’est un témoignage impressionnant, d’une grande richesse émotionnelle, culturelle et historique.

Une histoire d’amour et de ténèbres - Amos Oz (roman autobiographique)

images?q=tbn:ANd9GcQPtPN_rTzpyx64D09pmA2Amos Oz est né en 1939 de parents qui ont fui l'Europe avant sa naissance pour cause d'antisémitisme. Leur vie d'avant nous est contée, ainsi que celle de leurs ancêtres qui vivaient en Russie et en Pologne. Quand la famille d'Amos Oz arrive à Jérusalem, il lui faut d'abord accepter le décalage entre le paradis tant espéré et la réalité d'une ville sale et pauvre. La littérature, qui occupe une grande place dans la famille, leur permet de tenir le coup. Dans ce cocon protecteur, Amos Oz vit une petite enfance plutôt heureuse. Mais peu à peu, une fêlure se produit. La maman d'Amos est dépressive. Le lecteur assiste à la dégradation du moral de cette femme et accompagne Amos dans le questionnement qui suit son suicide, terrible choc pour lui. A l'adolescence, il choisit de tourner le dos au modèle familial pour aller vivre en communauté au Kibboutz, contre l'avis de son père, intellectuel de droite.  C’est un beau récit sur la création de l'état d'Israël au travers de  l'histoire d'une famille. images?q=tbn:ANd9GcQt_3SEFZ3PbKNwwMlKoiM

La stratégie des antilopes – Jean Hatzfeld (récit)

Il s'agit de témoignages de Rwandais des deux ethnies, recueillis plus de dix ans après le génocide qui a fait plus de 800 000 morts dans le pays .La genèse de ce livre est une décision du gouvernement rwandais de libérer 40 000 détenus Hutus, condamnés en grande majorité pour leur participation au génocide de 1994. Jean Hatzfeld a éprouvé le besoin de retourner voir comment était vécue cette décision. C'est une lecture certes éprouvante mais utile pour comprendre ce qu'a pu être le dernier grand génocide du XX e siècle. Il est également intéressant d'entendre les témoignages de l'après : la reconstruction et la réconciliation à la fois obligatoiimages?q=tbn:ANd9GcRJI5GEe0aAcfHhMTy32Lpres et impossibles.

Le cri de la mouette – Emmanuelle Laborit (récit)

Les plus jeunes ne connaissent peut-être pas Emmanuelle Laborit, comédienne sourde muette, qui a obtenu le Molière de la révélation théâtrale en 1993. A l’aide de Marie-Thérèse Cuny, elle a raconté dans « le cri de la Mouette », paru en 1994, son parcours d’enfant et d’adolescente sourde et muette. Je me souviens avoir été touchée et impressionnée par ce témoignage. C’est un  récit qui convient bien aux adolescents (ma fille ainée l’avait lu vers l’âge de 13-14 ans et avait adoré – ce qui me fait penser que je devrais le faire lire à ma plus jeune fille !).

 

Atelier 62 – Martine Sonnet  (récit)

Historienne, Martine Sonnet rend dans cet ouvrage un hommage extrêmement fort et émouvant à son père, qui a travaillé aux forges de l’usine Renault de Billancourt, dans les années 50. Elle salue le courage de ces travailleurs de force qui se sont souvent ruiné la santé, travaillant dans des conditions extrêmement difficiles (chaleur, cadences…) mais fiers de leur métier. La construction du livre est simple : un chapitre sur deux est consacré aux forges, l’autre, très personnel, à l'histoire familiale des Sonnet.    C’est un ouvrage passionnant, à la fois personnel et très documenté.

Ces enfants de ma vie – Gabrielle Roy (récit autobiographique sous la forme de nouvelles)

images?q=tbn:ANd9GcRREo_JDFffcQQ8G_Nf-nGGabrielle Roy évoque ses souvenirs de toute jeune institutrice, dans des petits villages ruraux perdus au fin fond des vastes plaines canadiennes ou dans la banlieue d'une ville peuplée d'émigrés d'origines différentes. Le livre est composé de six récits, chacun centré sur un enfant. Ces portraits sont à la fois pleins de fraîcheur et d'humanité. A l'époque où Gabrielle Roy enseignait (entre 1930 et 1937), la population souffrait de pauvreté. Gabrielle Roy était très sensible à cette misère, ayant vécu une période de précarité dans sa propre famille. Elle nous livre ses doutes et interrogations de toute jeune institutrice, soucieuse d'appliquer la meilleure pédagogie possible. Par ailleurs, elle n'hésite pas à rencontrer les familles, se déplaçant jusqu'à leurs maisons parfois éloignées de l'école, traversant des paysages qui font penser à ceux de "la petite maison dans la prairie" ...

 

D’autres titres (avec des liens vers mes billets) :

 

 

  Si c'est un homme – Primo Levi (récit incontournable)

 

 

 

 

84 Charing Cross Road - Hélène Hanff (échange épistolaire absolument savoureux !)

 

Le premier homme – Albert Camus (roman autobiographique inachevé dans lequel l’écrivain raconte son enfance en Algérie)

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 00:44

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                                   Actes SudTraduit de l'américain par Pierre Furlan - 2012  - 444 pages

 

Parler de ce livre en essayant d’être synthétique, voilà qui  n’est pas une mince affaire…

Je vais d’abord parler des personnages, surtout du Kid, le personnage principal. Un garçon mal dans sa peau, plus ou moins délaissé par sa mère. Il s’est abreuvé de films pornographiques au point de se trouver un jour condamné comme délinquant sexuel alors qu’il n’a jamais « consommé ».  Nous apprenons au fil du roman comment il en est arrivé là.

L’autre personnage, c’est « le professeur », mal dans sa peau lui aussi, boulimique,  obèse, mystérieux et au final assez inquiétant… Professeur à l’université et chercheur en sociologie, il s’intéresse aux délinquants sexuels pédophiles. Il a fait la connaissance du Kid en se rendant dans le lieu où se regroupent les délinquants sexuels de la ville de Calusa, sous une arche d’autoroute. Ces hommes, qui portent un bracelet électronique pour être localisés à tout moment, n’ont quasiment que ce lieu pour poser leur valise (ils ont interdiction de séjourner à proximité de lieux où peuvent se trouver des enfants).  Le professeur pense qu’il peut guérir l’addiction sexuelle du Kid en améliorant sa situation sociale. Il va donc œuvrer dans ce sens…

Mais ce livre ne se résume pas à une histoire et des personnages. C’est un livre engagé, à l’image de son auteur. Issu d’un milieu défavorisé, Russel Banks se sent très concerné par les problèmes sociaux de son pays, les Etats-Unis. Cet intérêt se retrouve dans chacun de ses romans. Cette fois, il évoque la place grandissante d’internet et des réseaux sociaux dans les relations humaines, notamment chez les jeunes. Il dénonce certaines dérives particulièrement inquiétantes comme l’addiction à la pornographie sur le net. Il pointe également du doigt la façon très contestable dont sont traités les délinquants sexuels aux Etats-Unis .

J’ai beaucoup apprécié cette lecture, bien que ce ne soit pas le roman de Russel Banks que je préfère. J’ai déploré quelques longueurs et il m’a semblé à certains moments que l’on tournait un peu en rond. Par ailleurs, la fin m’a semblée un peu « tirée par les cheveux ». En dépit de ces réserves, c’est un livre que je conseille pour les thèmes  qu’il aborde et la réflexion qu’il suscite. Les personnages sont bien campés et particulièrement vivants (le Kid, notamment, avec lequel une empathie s’installe dès le départ).

Un livre assez fascinant et un auteur à découvrir absolument si ce n’est déjà fait !

    Un coup de coeur pour Clara et Cuné

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 23:10

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                                                 Livraphone / Sixtrid - 2004 - 6 heures 25 - lu par Françoise Miquelis

  

La narratrice est une journaliste travaillant en freelance. Elle recrute, pour s'occuper de ses enfants, une baby-sitter qu’on lui a conseillé et qui se prénomme Olivia. La journaliste ne tarde pas à se rendre compte que la jeune fille n’est pas très « nette » (drogue, passé douteux…). Mais comme l'histoire de la jeune fille l’émeut et qu’elle s’occupe très bien des enfants, se montrant gaie et serviable, la narratrice décide de ne pas s'en séparer. Le temps passe et la baby-sitter devient indispensable à tous. Apparemment, tout sépare les deux femmes : l’origine sociale, la culture, la façon d’envisager la vie… Pourtant, toutes deux vont faire un bout de chemin ensemble et s’épauler dans les épreuves (très différentes, mais tout aussi difficiles) qu’elles vont traverser.

Un extrait : "Cette fille est une nonne, une nonne primitive, mais une nonne quand même. Son coeur est interdit aux unions égoïstes. Tout l'amour qu'elle possède, c'est à nous qu'elle le donne. A moi, aux enfants, à ses neveux, à Amélie, et au premier traîne-savate venu, à qui elle offrira sa chambre et huit cents balles".

J’ai écouté ce roman (qui ne date pas d’hier) durant mes vacances. J'ai beaucoup apprécié cette histoire d’amitié féminine et passé un très agréable moment en compagnie des deux femmes, dans l’ambiance chaleureuse de l’appartement où toutes deux aiment discuter devant un café. La jeune fille m’a beaucoup touchée par sa gentilesse et son optimisme à tout épreuve. La journaliste a su m’émouvoir également. Divorcée, elle exerce un métier alimentaire qui lui demande beaucoup d’énergie pour peu de satisfactions. Sa rencontre avec Olivia casse ses préjugés, la détourne un moment de ses propres problèmes et lui permet d’envisager un autre avenir.

A noter que cette histoire est inspirée d’un épisode de la vie de Marie Desplechin et de sa rencontre avec une baby-sitter qui ressemble beaucoup à Olivia…

La voix de la comédienne (Françoise Miquélis), s’est confondue avec ma voix intérieure, ce qui est très plaisant.

Une histoire sans grande originalité de prime abord mais très touchante et réconfortante.

 

 

A noter que ce roman a été publié aux éditions de l'Olivier et 1998 et qu'on le trouve en poche

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 08:26

 

Futuropolis - oct 2011 - 272 pages

  

L’un est vigneron, l’autre auteur de BD. L’espace d’une année, ils vont s’initier mutuellement à leur passion.  A la manière d’un reportage, Etienne Davodeau nous fait vivre les moments privilégiés que tous deux ont partagés, au fil des saisons et des dégustations...      

Le vigneron dont il est question ici se nomme Richard Le Roy. Son vignoble se trouve dans la région Angevine et c’est un adepte de la Biodynamie. Pour résumer, cette technique va plus loin que l’agriculture biologique en prenant en compte notamment les rythmes planétaires et lunaires. La biodynamie utilise de surcroît des techniques que l’on pourraient qualifier d’ésotériques (elles font sourire Etienne…). Richard va initier l’auteur  à son métier, tout en se plongeant le soir dans la lecture de BD conseillées par Etienne. De temps en temps, ils font quelques escapades hors de la vigne pour rendre visite à un ami vigneron ou rencontrer la maison d’édition d’Etienne, par exemple. 

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Outre la découverte de ces deux milieux professionnels, J’ai particulièrement apprécié les moments de complicité entre deux copains. Les deux  hommes se charrient  volontiers et l’humour est (presque) toujours au rendez-vous. Bien-entendu, l’exigence des deux métiers fait que le quotidien se révèle parfois difficile, on le ressent aussi.

 

Les dessins de Davodeau sont très précis et soignés. Les dialogues entre les deux hommes truculents. Bref, c’est une BD très sympa !

Si vous avez un cadeau à faire à un monsieur, c'est une idée...  (suite à la remarque d'Aifelle, je complète ma phrase : à une dame aussi, la preuve, les blogueuses adorent !)

Des amatrices : Aifelle - Joelle - Fransoaz

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 23:17

                 

       Le livre de poche (Albin Michel 2007 - 471 pages (traduit de l'anglais -Etats Unis - par Valérie Malfoy)

  

Un  vieil homme de 93 ans,  résident d’une maison de retraite, se souvient de son passé…

Nous sommes dans les années 30 aux Etats-Unis. Jacob est un jeune étudiant vétérinaire au destin tout tracé : il reprendra le cabinet vétérinaire de papa. Mais c’est sans compter sur les aléas de la vie car les parents du jeune homme se tuent sur la route alors qu’il passe ses examens. Le jeune homme n’a plus d’avenir car il découvre que son père était ruiné. Désespéré, sans un sou, il quitte sa ville et saute dans le premier train qui croise sa route. Il s’agit d’un cirque. Jacob se fait embaucher. Commence alors pour le jeune homme une aventure humaine tout aussi extraordinaire que violente. Les animaux, parfois maltraités, le sont moins que les hommes. 

Dans ce cirque, il y a une belle écuyère, mariée au directeur, August, un homme insaisissable et fort inquiétant. Très vite le jeune homme tombe amoureux de la belle Marlène. L’arrivée dans le cirque d’une éléphante prénommée Rosie les rapproche dangereusement…

A priori, ce livre n’avait rien pour me plaire pour la simple et bonne raison que je n’aime pas le cirque. Mais dès les premières lignes j’ai été emportée par le récit du vieil homme et je ne l’ai plus lâché…  C’est un formidable roman d’aventure, un très beau roman d’amour également. Tout cela dans un contexte historique à la fois terrible et passionnant : la grande dépression. Le cirque est à l’image de l’état du pays : les conditions de vie y sont déplorables.

Que vous dire de plus sinon que je vous conseille chaudement ce beau roman !

L' avis de : Mimi (aussi enthousiaste que moi)

 De l'eau pour les éléphantsQuelques mots sur l'adaptation cinématographique, réalisé par Francis Lawrence - avec : Reese Witherspoon, Robert Pattinson, Christoph Waltz

Comme je le craignais, le film n’échappe pas au genre « mélo » et certains raccourcis m’ont chagrinée mais c'est toutefois un film très agréable à visionner, esthétique et dépaysant. Le trio : Jacob, Marlène et August fonctionne bien.  

 Un film à voir, donc, mais surtout, lisez le livre avant !

 

Le livre et le film m’ont été offerts simultanément par mes enfants mais j’ai préféré laisser passer un mois pour regarder le film.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 23:24

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                                                                                  Aléa 2012 - 188 pages

 

Clarisse, une jeune femme peu sûre d’elle, doit quitter son mari et leur fils pour régler les détails d’un héritage, au fin fond du désert de l'Arizona. Quand elle réalise qu’elle a perdu son téléphone portable, tout de suite après le décollage de l’avion, l’angoisse l’envahit. Pour trouver un peu de réconfort durant le voyage, elle échange quelques mots avec le passager qui se trouve à coté d’elle. Il se prénomme Léonard et se rend dans l'Arizona pour son travail. Le courant passe bien entre eux deux et avant de se séparer, l’homme lui donne sa carte de visite et lui confie une enveloppe dans laquelle se trouvent quelques feuillets qu’il a écrits…

Autant le dire d'emblée, j'ai préféré la première partie du livre : le voyage en avion, le dépaysement de Clarisse en arrivant à destination, la beauté du désert, la chaleur étouffante... Tout cela est fort bien rendu. Le comportement infantile de Clarisse m'a un peu agacée par moment. J’ai bien compris qu’elle avait perdu ses repères et qu’elle était en pleine réflexion sur son couple mais il me semble qu'elle aurait pu s'intéresser davantage à ses hôtes...

Dans la deuxièmre partie du roman, il est question des retrouvailles de Clarisse et de Léonard. Au travers des feuillets confiés à Clarisse, nous découvrons des éléments du passé de Léonard et notamment la fin de sa précédente histoire d’amour. Je dois avouer que j’ai trouvé la démarche de cet homme assez étrange. Confier à une quasi-inconnue un récit aussi personnel, c’est une curieuse façon d’aborder une nouvelle histoire… Quand au récit en lui-même, il m’a semblé d’une moindre qualité d’écriture que le reste. 

En dépit de ces réserves, j’ai apprécié de retrouver l’écriture intimiste d’Anne Révah. J’ai relevé plusieurs extraits comme celui-ci : « On peut supporter la colère, la tristesse, la jalousie, même les tempêtes, mais pas la déception. C’est parfois une chute au ralenti qu’on identifie à peine. Même lorsqu’on pense avoir repoussé la déception, enrayé les ruminations. Parce qu’il reste la douleur sournoise, celle qui continue à se répandre sans y penser. La douleur des déçus ne peut éternellement être camouflée, elle finit par déborder, portant son assaut, dévoilant alors le désenchantement qui l’a engendrée ». Anne Révah analyse avec beaucoup de finesse les états d'âme de ses personnages.

J’avais eu un coup de cœur pour "Manhattan", le premier roman d’Anne Révah. Tout en appréciant l'écriture de la romancière, ce second livre m'a moins captivée.

Le ressenti d'Antigone se rapproche du mien - Géraldine a beaucoup aimé

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 06:57

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                                                       Viviane Hamy - 152 pages

Dès les premières lignes, on sait que l’histoire finira mal. Mais avant de connaître les tenants et les aboutissants du drame, l’histoire de la famille Hogan se déroule sous nos yeux. Nous sommes dans les États-Unis des années 30, dans une région forestière et rurale. Les Hogan ne sont pas totalement intégrés à la vie du village, pas complètement à part non plus. Le père William est taciturne et autoritaire mais courageux et travailleur. Aucun des membres de la famille ne semble vraiment heureux. Quand William meurt à l’âge de 40 ans, la mère et le fils suivent la route tracée par le père et se battent pour conserver en l’état leur propriété. Hélas, Thomas change peu à peu. L’enfant timide et renfermé devient un adolescent mal dans sa peau contenant avec peine une violence sournoise.…

De nombreuses métaphores ponctuent le texte, adroites et inventives. Je les guettais pour les savourer à leur juste valeur, tout en me laissant porter par l’histoire, bien menée. On visualise précisément les lieux et les paysages, les personnages sont fort bien croqués. L'histoire, assez sordide, est illuminée par le style, bluffant, surtout quand on sait que la jeune romancière n’a que 22 ans ! J’ai lu quelque part qu’elle se nourrissait de littérature américaine. A la lecture de ce texte, on perçoit effectivement cette inspiration. On pense à Steinbeck, cité en exergue.

Un extrait s'impose : "Il ne reconnaissait pas ces gens ; certains, paraît-il, étaient des cousins de son père. Des hommes au teint sale, aux yeux noirs, à la bouche fendue telle la queue d’un rat qui file à travers champs. Ils portaient de larges chapeaux de cuir pour cacher leurs visages et les protéger du soleil. Des enfants aux cheveux très longs étaient présents, Thomas ne les avait jamais vus à l’école. Ils parlaient avec un accent du Nord, leurs dents se chevauchaient. Quand ils riaient, on avait l’impression d’assister à un concert d’éclopés, les mots qu’ils crachaient semblaient ricocher contre les murs et retomber sur le sol, comme de minuscules crottes de chèvre séchées".

 Une jeune romancière à suivre de près !

Merci à Moustafette pour le prêt !

Les avis de Clara - un autre endroit - Fransoaz

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 17:09

Cette chanson me met de bonne humeur, me donne envie de danser et de chanter (non, non, ce n'est pas pour cela qu'il pleut !).  Elle a un petit côté Kitsch qui ne me déplaît pas... 

Pour commencer ma semaine de vacances, c'est ce qu'il me faut !

 

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