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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 00:32

 

Lady Susan, J. Austen

Pour cette session du blogoclub sur le thème du roman épistolaire, les votes ont désigné "Lady Susan" de Jane Austen.

blogoclub

Comme j’avais déjà lu cet ouvrage il y a quelques temps (et présenté sur mon blog : ici), j’ai choisi un autre roman de la liste (qui par chance se trouvait dans ma PAL) :« Vingt quatre heures dans la vie d’une femme sensible ».

  

Ce court roman de Constance De Salm a été publié pour la première fois en 1824. Plus récemment, en 2007, Phébus l’a fait connaitre au public d’aujourd’hui en le rééditant. A noter que cette correspondance à sens unique, (le correspondant ne se manifeste pas) se rapproche du journal intime.

 Une postface présente Constance De Salm, une femme de lettres en avance sur son époque, dont le salon littéraire regroupait les grands noms de la littérature de l’époque. Vous dire que son roman n’a pas pris une ride serait mentir mais son coté désuet fait partie de ses charmes.

Toutes les lettres (sauf deux) sont adressées par une femme à son prétendant, l’espace de vingt-quatre heures. L’amoureuse ayant surpris son fiancé aux bras d’une autre femme, s’imagine le pire et tombe dans un délire obsessionnel. Rongée par la jalousie, elle ne mange plus, ne dort plus et se torture l’esprit sans relâche.

On ne peut qu’admirer la technique stylistique de Constance de Salm et sa fine analyse des différentes facettes de la jalousie (désespoir, colère, frustration, abattement..). La passion amoureuse peut parfois conduire l’être humain à se comporter de façon totalement irrationnelle. Cette correspondance l’illustre à merveille.

Je ne peux toutefois pas dire que le désespoir de cette amoureuse m’ait touchée. Je ne me suis pas projetée dans cette femme passionnée et jalouse qui perd littéralement la tête. La raison de cette distance est peut-être liée au fait que je n’ai vécu pas d’expérience similaire (la jalousie ne fait pas partie de mes vilains défauts – enfin pas pour encore, mais qui sait ?). 

Pas un coup coeur mais un lecture que je ne regrette pas. La plume est admirable et l’analyse d’une grande finesse !

Un extrait : "quel est donc ce pouvoir de l’âme sur le corps, de la passion sur la raison ? L’orgueil s’en révolte et s’en indigne : il nous montre notre faiblesse, notre profonde humiliation dans tout son jour ; il nous force à gémir sur ce temps, ces facultés dépensées, prodiguées, perdues en vaines folles sensations ; mais à quoi cela sert-il ? à rien !… "

Prochaine lecture commune : nous vous proposons une lecture libre autour de Maurice Leblanc (le "papa" d'Arsène Lupin)

Les avis des participants sur " Lady Susan" :  Clara -   Lisa  -   Fransoaz - Gambadou - Grominou - Ana - Titou - Hélène - Belledenuit - Ori - Avalonbliss - Helène-Choco - Loumina - Mango - ClaudiaLucia  - Totalybrune - Itzamma - Christelle - Manu - Thomas (billet MP3)

 Autres lectures, sur le thème du roman épistolaire :

 Titine : Les pauvres gens de Fedor Dostoievski

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 15:18

Je prolonge de quelques jours ma pause, car après mon fils, c'est ma grande fille qui arrive pour le week-end. Pas le temps donc d'écrire un billet ! Je vous retrouve le jeudi 1er mars pour la lecture commune du blogoclub.

 

En attendant, voici un petit extrait de ma lecture en cours (et presque terminée, je freine !) : "Blanche étincelle" de Lucien Suel :

 

"J'abandonne le système des piles. Me sens coupable chaque fois que je passe à coté de l'entassement de bouquins sur la table du salon. D'autant que pour diverses raisons, je me trouve souvent à lire de manière imprévue d'autres ouvrages."

 

Je pense que nous sommes plusieurs à fonctionner ainsi, non  ?

 

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 00:25

Pas de congés pour moi en cette période chargée de l'année, mais je vais vous abandonner quelques jours car je reçois la visite-éclair de mon fils et de sa nouvelle amie (que nous ne connaissons pas encore). 

 

En attendant mon retour, je vous laisse admirer une photo du voyage en Laponie Finlandaise de ma fille et de son ami. Ça donne envie d'aller y faire un tour, non ?

 

  laponie.jpg

 

 

 

 

  

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 00:22

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                                                           Editions de L'Olivier - 236 pages - 2011

Dans un quartier chic au bord de la bord de mer, quelque part en Amérique du Sud, les propriétaires d’une superbe villa ont reçu une visite peu banale. Durant leur absence, des intrus se sont installés dans leurs murs et sont repartis, sans rien dérober.  

Le commissaire Taïbo, chargé de l’enquête, tombe sous le charme de la maîtresse de maison, une jolie quadra s’appelant Vida. Bien vite l’enquête le mène sur les traces Paloma, la fille des propriétaires de la villa. On découvre qu’elle a fui la maison familiale, ne supportant pas la vie bourgeoise de ses parents. Vida ne se remet pas de l’absence de sa fille. D’origine modeste, elle ne s’est jamais vraiment adaptée à la vie oisive et sans relief qui est la sienne depuis son mariage. Les moments passés avec le commissaire lui font entrevoir d’autres possibles. Quant à la jeune Paloma, elle s’est choisie une toute autre vie que celle de sa mère…

Ce qui fait le charme de ce livre ne se trouve pas vraiment dans l’histoire, presque banale.  Une histoire de couple, de relations mère-fille, de crise de milieu de vie…  Mais il y a dans la façon de raconter ces existences, une originalité, un ton particulier. Nous ne sommes pas dans le conte, mais pas tout à fait non plus dans le réel. Tout est plausible mais un peu « à coté ». Je pense notamment aux lieux, non définis et un peu mystérieux. Le village d’Irigoy, par exemple est assez étrange. Il s’agit du village natal de Vida, également celui du compagnon de sa fille…

Il est question principalement dans ce livre, de la liberté que chacun peut s’offrir, s’il est prêt à quitter sa petite vie tranquille pour une vie plus risquée. Les vies d’oiseaux se méritent…

Une lecture agréable, qui m’a donné envie de lire d’autres ouvrages de l’auteur.

Les avis de Clara  -  Gambadou - Géraldine (et plein d'autres !)                                 

                                                                                                              12/141pour_cent_litt_raire_2011

                                                                                                

 

 

Lu pour le Prix Cézam 2012

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 00:04

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 00:21

 

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                                                                                   Gallimard 2011 - 200 pages

Nous sommes en 1187. La jeune Esclarmonde fait scandale le jour de son mariage en refusant de prononcer le "oui " qu’on attend d’elle. Elle ne veut pas de l’homme que son père lui a choisi et préfère s’offrir à dieu. Elle demande à être emmurée dans une chapelle construite avec l’argent de sa dote. Son père, fou de colère et de tristesse, n’a d’autre choix que de se soumettre au désir de sa fille. Dans un premier temps, Esclarmonde est plutôt heureuse dans sa vie de recluse, recevant des visiteurs et priant le reste du temps. Mais sa sérénité est de courte durée car un évènement nullement prévu au programme vient bouleverser son existence…

Bien que ce livre permette de passer un bon moment sans forcément aller plus loin, il incite toutefois à la réflexion une fois refermé (durant la lecture, on est trop pris par l’histoire !). Un parallèle avec notre époque peut se faire sur différents thèmes, celui du fanatisme religieux par exemple, ou celui de la condition féminine. Esclarmonde, enfermée dans sa chapelle, vit intensément sa vie de femme. Ses préoccupations sont, d’une certaine façon, très modernes !

Tout en ayant beaucoup aimé ce roman, j’ai lu en diagonale certains passages, pourtant essentiels à la compréhension de l’histoire. D’une part parce qu’ils n’accrochaient pas mon attention mais surtout parce qu’ils m’éloignaient pour un moment d’Esclarmonde ! Il s’agit des pages évoquant la croisade en terre sainte, à laquelle participe le père de la jeune fille. Une fois le livre terminé, j’ai relu les pages survolées, saisissant mieux l’histoire, mais le charme était un peu rompu.

Quoi qu’il en soit, "Du domaine des murmures" restera pour moi une lecture marquante et d’une certaine façon jubilatoire. Je dois aussi souligner à quel point j’ai apprécié, dans ce roman comme dans le précédent, le travail de dentelière que réalise Carole Martinez avec sa plume et ses mots.

Un bémol il est vrai, mais une lecture que je conseille !  (enfin s'il reste quelqu'un qui ne l'a pas encore lu...)

Parmi les très nombreux avis de la blogosphère :  Clara - AifelleKathel - Gambadou

1pour_cent_litt_raire_2011                                                                       11/14

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 00:00

 

                                                         Quai Voltaire - 2012 - 260 pages

 

Au début du livre, Charlotte se trouve dans la chambre de son père aveugle, dont elle s’occupe du mieux qu’elle peut.  Une plume à la main, du papier devant elle, elle écrit avec passion  « Jane Eyre »...

Dans ce roman  que l’on peut qualifier de biographie romancée, l’auteure nous entraine dans l’univers des sœurs Brönte et principalement dans celui de Charlotte, l’auteure du célèbre «  Jane Eyre ».  Le livre est composé de trois parties qui correspondent à des lieux de vie successifs de Charlotte mais le récit n’est pas pour autant chronologique. Pour cette raison, il est assez difficile à résumer.  Il est parfois question de Charlotte, parfois de ses sœurs mais aussi de  « Jane Eyre ». La vie de l’héroïne et celle de sa créatrice se mêlent et s’entrecoupent car Jane,  c’est un peu Charlotte... Toutes deux ont vécu le pensionnat, ont été amoureuses d’un homme marié… Mais on ne s’y perd jamais, le roman est parfaitement cohérent dans sa narration.  

J’ai trouvé passionnant de découvrir ainsi la famille Brontë, dont la vie est loin d’être un long fleuve tranquille. Après avoir perdu leur mère puis leurs deux sœurs ainées, les quatre plus jeunes se soudent et partagent leurs jeux. La graine d’écrivain commence à germer chez les trois filles. Le garçon, moins équilibré que ses sœurs, et qui leur donnera bien du souci, sombre dans l’alcool et la drogue. La dernière partie du roman est consacrée à la publication des œuvres, période à la fois exaltante et éprouvante pour les trois sœurs. L’émulation qui a favorisé la création devient source de  tensions quand Emily et Anne sont publiées alors que le manuscrit de Charlotte est refusé. Quand le succès arrive enfin pour Charlotte,  après de nombreuses péripéties mais de façon fulgurante,  il remplit les sœurs de joie mais la famille est de nouveau touchée par le malheur…

Ma lecture des sœurs Brontë datant de fort longtemps, j’ai eu envie de me replonger dans « Jane Eyre ». J’ai entrepris cette lecture parallèlement à « Quand j’étais Jane Eyre »,  mais en lecture audio. C’est un des points forts du roman de Sheila Kohler que de donner envie de relire les œuvres qu’il évoque. Ce n’est pas sa seule qualité. L’ouvrage nous plonge dans le contexte sociologique et religieux des milieux bourgeois du 19ème siècle en Angleterre. A aucun moment je me suis demandé quelle était la part du réel et celle de la fiction, les deux se mêlant avec bonheur.

Une lecture passionnante !

Un grand merci à Logo News Book et à la table ronde.

Le lien vers les autres participants  - L'avis de Clara

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 00:51

Rosa Candida de Audur Ava Olafsdottir

 

  

 Un très joli conte des temps modernes (où d'un autre temps, peut-être...)

Mon billet

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 00:41

 

 

   

Livior - lu par Valérie Charpinet - 15 heures 40

 

edition de livres audio Le Livre qui parleAprès avoir expérimenté les sites gratuits de classiques tombés dans le domaine public, j’ai tenté cette fois la lecture audio d’un livre plus récent, via « le livre qui parle »  une « librairie sonore » sur internet, qui m’a proposé de découvrir un de leurs titres après avoir lu mon billet consacré à la lecture audio. Dans leur catalogue, j’ai choisi en téléchargement « Suite française », que je souhaitais lire depuis un bon moment. Le site propose également la vente de CD. J’ai beaucoup aimé l’interprétation de la comédienne et je dois dire que qualité du son est irréprochable. Ce n'est pas toujours le cas des sites gratuits (ce que l'on peut tout à fait comprendre).

Je connaissais un peu la vie d’Irène Némirovsky mais pas les conditions dans lesquelles ce livre avait été écrit, pendant la guerre, avant sa déportation à Auschwitz. L’auteure était juive. Le manuscrit a été miraculeusement sauvé après sa déportation et publié à titre posthume en seulement en 2004 grâce à une de ses filles.  Il a obtenu le Prix Renaudot cette même année.  La connaissance de ce contexte donne une dimension supplémentaire à cette œuvre, très émouvante et remarquablement écrite.

Deux parties forment « Suite française » mais Irène Nemirovsky,  envoyée à la mort en pleine création, en avait prévu trois autres. L’œuvre finale aurait été une sorte de « Guerre et Paix ». Les deux textes (200 pages environ chacun) peuvent se lire indépendamment. L’un de l’autre et se suffisent à eux-mêmes mais on ne peut que déplorer l’absence parties manquantes. L’œuvre aurait été magistrale.

Dans  « Tempête en juin », l’auteure raconte l’exode de juin 40. Nous suivons tour à tour différents personnages, de conditions et de caractères différents. Les défauts et qualités des uns et des autres se trouvent exacerbés durant l’épreuve. Chaque chapitre constitue une sorte de tableau. Et tous ces tableaux mis bout à bout constituent une fresque effrayante et superbe à la fois. L’âme humaine est mise en lumière sans concession.

Dans  « Dolce »  sommes maintenant en 41. C’est le temps de l’occupation. Pour illustrer cette période trouble et dérangeante, Irène Némirovsky choisit cette fois de nous conduire dans un village occupé par les allemands et plus particulièrement chez les dames Angelier qui hébergent contre leur gré un officier allemand. Lucile et sa belle-mère cohabitent difficilement.  Mal mariée, Lucile supporte sans tristesse l’absence de son mari, prisonnier de guerre. L’officier allemand, cultivé et sympathique, finit par charmer Lucile sans toutefois celle-ci ne perde de vue qu’il est l’ennemi. Comme dans « tempête en juin » les caractères des uns et des autres sont décrits minutieusement. Les officiers allemands ne sont pas diabolisés. Ni pire ni meilleurs que leurs homologues français, ils sont présentés comme des victimes de la guerre, eux aussi…  Quand on sait que le texte a été écrit « en direct », l’analyse et le recul d’Irène Némirovsky  par rapport aux évènements sont très surprenants.

Cette « suite française », passionnante par son contenu, l’est plus encore par son écriture, superbe.  J’ai été littéralement bluffée par le style irréprochable de cette femme d’origine russe, qui a appris le français avec  sa gouvernante française.

A lire absolument ! Quant à moi, je n’en resterai certainement pas là avec l’œuvre d’Irène Nemirovsky.

Le billet d' Alice

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 00:49

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                                                                                          DUPUIS-  2010 - 114 pages

Je lis peu de BD, ce n’est pas dans ma culture. Mais quand je me laisse tenter, je suis rarement déçue parce que bien conseillée (merci Brigitte !).

Ce titre fait partie de la série "secrets" conçue et écrite par Frank Giroud. Chaque histoire fait appel à un dessinateur différent, le thème commun étant celui du " secret de famille".

Publié à l’origine en 2 tomes, « L’Echarde » est sorti en 2010 en 1 seul ouvrage. Je suis ravie d’avoir eu l’opportunité de  lire des deux opus à se suivre car j’aurais été frustrée de devoir attendre le  second.  Le texte se tient presque sans les illustrations, qui apportent toutefois un très appréciable bonus.

Nous sommes alternativement plongés dans deux périodes de l’histoire contemporaine. Le récit se déroule principalement en mai 68 mais nous fait remonter en 1942, par l’enquête que va mener une jeune étudiante, Annette, pour comprendre le suicide inexpliqué de son père. Le drame est survenu alors que la jeune fille et sa sœur étaient en vacances leurs parents.  En 68, bon nombre de secrets de famille datant dernière guerre n’ont pas été levés et empoisonnent les générations qui suivent. C’est le cas ici…

Grâce à sa construction très habile, on ne peut lâcher cette  BD une fois commencée.

 Non-amateur de BD, celle-ci est pour toi !

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