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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 00:36

null                                          Edition Poche : "J'ai lu" 2010 480 pages

                                               (Le Rouergue : 2008)     

Après la déferlante de louanges, de billets et de prix sur ce livre sorti en 2008, j’ai préféré attendre quelque temps pour le savourer tranquillement. J’ai choisi un soir de tempête car je savais que l’histoire commençait par une scène de gros temps.  Je n’ai pas eu de mal à me mettre dans l’ambiance, ayant vécu mon enfance sur la cote bretonne. J’imagine aisément la mer déchainée, le vent, les embruns…

Passé cette épisode tumultueux, c’est le calme qui s’installe. Nous sommes à la Hague en hiver. Une femme s’est réfugiée dans ce lieu pour tenter de surmonter dans le calme la mort de son compagnon. Elle est ornithologue et passe ses journées à arpenter les côtes pour observer les oiseaux migrateurs. Curieuse et ouverte aux autres malgré son chagrin, elle va vers la population et s’intègre au village, écoutant les confidences, devinant les secrets des uns et des autres…

Le jour de la tempête, elle a croisé un homme qui l’a intriguée, un certain Lambert. Il est venu mettre en vente la maison famiale, qui n'est plus occupée. Attirée par le coté sombre de l’homme, elle s’intéresse à lui et apprend que sa famille a vécu un drame autrefois. La narratrice interroge discrètement les habitants du village et tente de dénouer les fils de l’histoire…

Lambert quitte régulièrement le village et revient. La narratrice se reconstruit peu à peu, profitant de ses moments de solitude pour songer à son ancien compagnon et apprivoiser son absence définitive. Vivre à ce rythme tranquille, l’espace de plusieurs soirées, m’a fait beaucoup de bien. L’intrigue autour de la famille de Lambert avance lentement mais qu’importe, ce n’est pas un thriller.

Un très beau roman…

                                          

                                                                   

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 00:34

 

 
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Groupe découvert à l'occasion du Festival des mots, à Landivisiau.
Un premier album prometteur dans lequel le jeune groupe a choisi de mettre en musique les mots de Pablo Néruda.
Si l'occasion se présente pour vous d'aller les écouter, n'hésitez pas, c'est vraiment bien !
  
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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 17:21

 

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                                                                                   Stock - 266 pages - aout 2011

 

Nous suivons dans "Pas d'inquiétude" le parcours d’un père qui accompagne son enfant sur le chemin de la maladie, une grave maladie dont l’issue peut etre fatale. On ne sait pas d’emblée à qui s’adresse le récit. Etrangement, le narrateur ne parle de son épouse qu’en la nommant « ma femme ».  On comprend par la suite qu’il s’adresse au médecin de l’hôpital qui a suivi le jeune Medhi. Un médecin qui, durant cette période, va faire la pluie et le beau-temps dans la famille, par les nouvelles qu’il annonce.

Dès le début de la maladie, la famille comprend qu’il y a eu un avant qui ne ressemblera jamais à l’après. Tous les petits soucis quotidiens de l’avant paraissent désormais futiles. Comme toujours dans ce cas, tous se reprochent de ne pas avoir su profiter du bonheur quand il était là.  La maman de Medhi  n’apparait que sous le regard du père. Elle vient de changer de travail, de métier même et toute son énergie lui est nécessaire pour y faire face. C’est donc le papa qui prend en change le quotidien de Medhi. On le suit dans ses moments de découragement, d’agacement, d’abattement.  Et puis arrive la solidarité des collègues de boulot qui offrent leurs  journées de RTT et les sentiments partagés du père du Medhi devant cet élan de solidarité.

 Il est question de l'enfant malade dans le roman, bien entendu, mais au travers des autres uniquement. Le personnage central n’est autre que la maladie. De la façon dont l’enfant vit les choses, nous ne saurons rien.

Après quelques pages de «Pas d’inquiétude», j’ai eu l’envie l’espace de quelques instants d’abandonner cette lecture. L’immersion dans le quotidien d’une famille dont l’enfant était malade me coûtait, je l’avoue. J’ai continué parce que j’aime beaucoup l’écriture de Brigitte Giraud et que je me trouvais lâche de ne pas affronter cette histoire.  Je n’ai pas regretté d’avoir persévéré car texte m’a semblé d’une grande justesse et plein d’humanité. L’écriture de Brigitte Giraud est remarquable, d’une grande précision dans le choix des mots. Elle va très loin dans l’analyse du ressenti de ce père et de ce que devient, dans cette sorte de chaos,  le  couple et la famille.

Fort, très fort…1pour_cent_litt_raire_2011

                                                                                                        10/14

Clara -  Antigone et Fransoaz ont beaucoup aimé.

Yv est moins enthousiaste

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 00:15

                                                                                      Arléa - Janvier 2012 - 280 pages

Comme dans le précédent Roman de Marie Sizun « Plage » quelques jours de solitude vont permettre à une femme de réfléchir à sa vie et d’y voir plus clair. La narratrice est d’origine française. Elle a quitté la France pour se marier à un américain. Elle vit à New-York une vie tranquille et plutôt heureuse. Un héritage lui donne l’occasion de revenir en France pour quelques jours.  Dans l’avion, une sensation étrange l’envahit soudain, une sorte d’absence,  « un léger déplacement ». Ce léger malaise s’estompe mais elle se sent différente...

Le retour sur  les lieux de son enfance lui fait prendre conscience du chemin parcouru mais aussi du temps qui lui reste à vivre. A soixante ans, elle n’a pas de temps à perdre! L’envie  d’éclaircir les zones d’ombres de son passé s’impose à elle peu à peu. Elle prendra le temps qu’il faut pour cela. Elle se laisse envahir par l’atmosphère des lieux et se promène dans le quartier qu’elle fréquentait autrefois. En tête à tête avec Hélène pendant ces quelques jours, nous la suivons  dans ses questionnements.  Nous découvrons son passé au rythme des souvenirs qui remontent à la surface et que, parfois, elle choisit de chasser momentanément parce qu’ils sont trop douloureux.

C’est un roman le thème de la maturité, sur  le temps qu’il reste à vivre. Le pèlerinage d’Hélène sur les lieux de son passé va lui permettre de comprendre ce qu’elle a longtemps occulté et de prendre des décisions qui la mettront en paix avec elle-même. Ceux qui ont déjà lu Marie Sizun retrouveront  sa plume avec grand plaisir! Les autres ont l’embarras du choix. Les six romans sont à découvrir, avec un incontournable : «La femme de l’allemand ».

Un voyage dans l’univers de Marie Sizun que j’ai beaucoup apprécié, cette fois encore !

Le billet de Clara

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 00:26

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                                                             Traduit de l'anglais (Irlande) par Jacqueline Odin (avril 2011)

  

Extrait : « Pour ma mère, le travail est sans fin : nous, la fabrication du beurre, les repas, la vaisselle, nous lever et nous préparer pour la messe et l'école, sevrer les veaux, engager les ouvriers pour labourer et herser les champs, faire durer l'argent et régler le réveil. Mais cette maison est différente. Ici, il y a la possibilité, et le temps de réfléchir. Il y a peut-être même de l'argent à dépenser »

L’histoire se passe aux fins fonds de la campagne irlandaise. Une fillette d’origine modeste et issue d’une famille nombreuse se trouve confiée pour quelques mois  à son oncle et sa tante, un couple sans enfant qui se fait une joie de la recevoir. Le contraste entre les deux foyers nous est dévoilé aux travers des yeux de la petite. Dans un premier temps, on la sent peu désorientée par les attentions des deux adultes mais aussi par le calme qui règne dans la maison. Mais bien vite, l’enfant  y trouve son compte… et l’été file trop vite.

Les difficultés des deux foyers sont abordées avec beaucoup de délicatesse : la misère financière pour l’un, le manque d’enfant pour l’autre. Des non-dits sont perçus par l’enfant. Nous les devinons au travers des petits détails que l’enfant remarque, sans forcément les interpréter tous. J’ai beaucoup aimé la subtilité et la délicatesse de cette narration.  J’aurais juste un reproche à formuler. Le texte ne fait que cent pages…

 Un joli petit roman à découvrir, si ce n’est déjà fait !

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 00:30

 

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Et voilà, c'est reparti ! Comme chaque année, je participerai de nouveau cette année au Prix Cézam en tant que lectrice, en essayant d'être plus assidue que l'an passé : je n'avais lu que la moitié des titres de la sélection. Pour voter, il n'est pas indispensable de tout lire mais je trouve préférable d'en lire un maximum.

J'en ai parlé longuement les autres années, je ne vais donc pas vous ré-expliquer comment ce prix s'organise (pour en savoir plus, c'est ICI). 

Une spécificité à souligner cette année : à l'occasion du 15ème anniversaire du prix, cinq des auteurs en lice en 2012 ont déjà été sélectionnés dans le passé (il s'agit des auteurs français de la sélection).  

Voici les titres en lice : 

- Antoine CHOPLIN ’Le héron de Guernica’, le Rouergue
- Philippe DELEPIERRE ’le cabaret des oubliès’, Liana Levi
- Jean Paul DELFINO ’Pour tout l’or du Brésil’, Le Passage
- Susana FORTES ’En attendant Robert Capa’, Héloise D’Ormesson (déjà lu et chroniqué :ici)
- Claire KEEGAN ’Les trois lumières’, Sabine Wespieser
- Virginie OLLAGNIER ’Rouge argile’, Liana Levi
- Véronique OVALDE ’Des vies d’oiseaux’, L’olivier
- Heinrich STEINFEST ’Requins d’eau douce’, Carnetsnord
- Alain Claude SULZER ’Une autre époque’, Jacqueline Chambon
- Dan WADDELL ’Code 1879’, Rouergue noir

 

Il y a de fortes chances  que je rencontre quelques uns de ces auteurs dans les mois qui viennent () A suivre...

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 00:50

Extrait : "Alors elle s'aperçut qu'elle n'avait plus rien à faire, plus jamais rien à faire. Toute sa jeunesse au couvent avait été préoccupée de l'avenir, affairée de songeries. La continuelle agitation de ses espérances emplissait, en ce temps-là, ses heures sans qu'elle les sentît passer. Puis, à peine sortie des murs austères où ses illusions étaient écloses, son attente d'amour se trouvait tout de suite accomplie. L'homme espéré, rencontré, aimé, épousé en quelques semaines, comme on épouse en ces brusques déterminations, l'emportait dans ses bras sans la laisser réfléchir à rien. Mais voilà que la douce réalité des premiers jours allait devenir la réalité quotidienne qui fermait la porte aux espoirs indéfinis, aux charmantes inquiétudes de l'inconnu. Oui, c'était fini d'attendre. Alors plus rien à faire, aujourd'hui, ni demain ni jamais. Elle sentait tout cela vaguement à une certaine désillusion, à un affaissement de ses rêves."

 Grâce à la lecture audio, je relis des classiques. Ce sont parfois des découvertes, d’autres fois des relectures. C'est le cas d' "une vie", lu une première fois il y a bien longtemps, au lycée je crois. Je n'ai plus aucun souvenir de mon ressenti de l’époque. J’imagine qu'avec le recul de ma propre vie, il est différent aujourd'hui.

Il est question de la désillusion d’une jeune femme romantique et sans expérience qui épouse un homme séduisant au premier abord, mais qui très vite se montre sous un tout autre jour : avare, égoïste et infidèle. Troublée dès les premiers jours par les défauts de son mari, Jeanne trouve un peu de réconfort dans la présence auprès d’elle de ses parents. Fille unique, adulée et surprotégée, elle ne sait pas et ne saura jamais faire face à l’adversité.  Nous sommes au 19ème siècle, l'ignorance des jeunes filles sur ce qui les attend est affligeante (la description de la nuit de noce de Jeanne est terrifiante). La maternité la regonflera d’espoir mais là encore la déception est au rendez-vous. La vie de Jeanne n’est donc qu’une suite d’illusions anéanties qui s'enchainent pour son malheur. Une lueur d’espoir arrive à la toute fin du livre mais Jeanne sera t'elle capable cette fois de saisir le bonheur qui se présente à elle ?

Le décalage entre le rêve et la réalité est parfois cruel. Ce qui frappe ici, c'est l'aveuglement de la jeune fille et son incapacité à réagir. Le conditionnement lié à l'éducation et un amour propre très développé sont sans doute les principales raisons de cette sorte d'inertie qui la paralyse. "Une vie" » est le premier roman de Maupassant. On pourrait croire qu’il est le fruit de l’expérience d’une vie, tant le récit parait juste. A noter les très belles descriptions du village de Yport (Haute Normandie), où se promène Jeanne. Des promenades qui la réconfortent un peu.

C'est une lecture qui m'a emportée comme un tourbillon, celui d'une vie qui file à toute vitesse et qu'il faut prendre en main sous peine de la subir. C'était vrai au 19ème siècle, c'est encore vrai aujourd'hui, d'une certaine façon...

nullMerci à Romy, lectrice bénévole de "Audiolivres". Pour écouter ce livre, c'est ici.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 00:56

 

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                                                                       Flammarion  - Aout 2011 - 500 pages

Ce roman nous présente alternativement deux femmes d’origine iranienne, l’une en France, l’autre en Iran. La première s’est installée à Paris et tente de se reconstruire. On comprend qu’elle a fui son pays. A paris, elle vivote et dépense le peu qu’elle gagne dans une psychanalyse qui semble s’enliser…

Le second récit est celui d’une jeune étudiante iranienne qui vit dans son pays d’origine.  Révoltée par la condition des femmes en Iran, elle n’hésite pas à  se mettre en danger pour voler la liberté qu’on ne lui octroie pas, payant parfois très cher sa liberté et son audace.  

La quatrième de couverture dévoile le lien entre les deux femmes mais je ne trouve pas utile de le savoir d’emblée.

 Le livre fait plus de 500 pages,  je pense qu’il aurait gagné à en faire 100 de moins. Je n’ai pas trop compris l’intérêt de la description détaillée de la psychanalyse, lassante pour le lecteur (du moins pour moi !). Le point fort du livre est d’apporter un éclairage intéressant sur la condition féminine en Iran. J’ai beaucoup aimé ce personnage d’étudiante révoltée qui brave les dangers pour défendre sa liberté. On comprend dans la postface du livre que ce roman s’inspire pour partie de l’expérience personnelle de l’auteure. 

Un livre passionnant sur certains aspects  mais qui souffre à mon sens de longueurs.

      Les avis de : Antigone et Leiloona (partagées) et de Géraldine (très enthousiaste)

1pour_cent_litt_raire_2011

                                                                                                       9/14

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 00:28

Cette année, j’ai lu 65 livres ce qui est assez peu si je compare avec les « scores » de camarades blogueurs. 

Une nouveauté pour moi, les livres audio (j’en ai lu 8). Une découverte géniale, j'ai adhéré tout de suite (ou presque car le premier m'a demandé un petit effort de concentration). Pour l'instant je vise plutot les classiques (via des sites proposant des lectures gratuites) mais j'aimerais diversifier un peu plus à l'avenir.

La littérature française s’impose dans mes choix, plus encore cette année que les précédentes (84 % !). Je m'étais pourtant promise, l'an passé, de lire plus de littérature étrangère à l'avenir. On verra ce que donnera 2012. A vrai dire, je n'ai pas envie de calculer. Je lis ce qui me tente sur le moment.

Le roman est de loin mon genre de prédilection. J’ai tout de même réussi à lire 4 BD ! (bon, pas de quoi se vanter, je vous l'accorde...).

Mes coups de coeur de l'année :

(pour acceder à mes billets, cliquez sur les couvertures)

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Autres coups de coeur :

La fiancée des corbeaux de René Fregni (un auteur dont j'aime particulièrement la plume)

Laure Crandelain de Claude Mouflard (un premier roman étonnant, lu d'une traite)

Fleurs de tempête de Philippe Le Guillou (un témoignage d'amitié particulièrement fort)

Des classiques en livre audio :

David Copperfield - Charles Dickens

Le journal d'une femme de chambre - Octave Mirbeau

 

2011 fut une belle année livresque en ce qui me concerne !

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 00:01
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