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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 23:58

Frozen River – Courtney Hurt (2009)

Dans une petite ville des Etats-Unis,  deux femmes luttent pour survivre. Ray est « blanche ». Son mari vient de la quitter et elle doit assumer seule ses deux enfants. Lila est d’origine Mohawk, son enfant lui a été confisqué par sa belle-famille. Elle vit seule dans une caravane. Quand Mohawk propose à Ray de l’aider à passer illégalement aux USA des immigrés clandestins, la mère des deux enfants finit par accepter la proposition, ne trouvant pas d'autre solution pour sortir ses enfants de la misère…

  On tremble pour les deux femmes et notamment pour Ray, que rien ne prédestinait à endosser le rôle de passeuse. La relation entre les deux femmes, détestable dans un premier temps évolue au fur et à mesure qu’elles affrontent ensemble de gros dangers (il faut entre autre traverser un lac gelé).

 C’est un très bon « thriller social », formidablement bien interprété.

 

The VisitorThe visitor – Tom Mc Carthy (2007)

Un professeur d’économie, Walter, retrouve le goût de vivre qu'il avait perdu après le décès de sa femme, grâce à sa rencontre improbable avec un jeune couple d’émigrés qu’il accepte d’héberger.  Pour remercier Walter,  le jeune homme, Tarek, lui apprend à jouer du Djembe. Quand Tarek se fait arrêté, Walter se démène pour le sortir de là. 

C’est un très beau film sur l’immigration, sans pathos, sans traitement manichéen du sujet.   

 

 

Il y a longtemps de que t’aime – Philippe Claudel (2008)

L’interprétation de Kristin Scott Thomas est magistrale dans ce rôle de femme qui vient de sortir de prison, pour une raison que l’on devine très grave. Soutenue par sa sœur (Elsa Zylberstein), Juliette se reconstruit peu à peu et parvient enfin à raconter ce qui lui est arrivé.

Il y a longtemps que je voulais voir ce film... je l’avais raté à sa sortie. Tout compte fait, j’ai apprécié de le regarder chez moi tranquillement, sans avoir à refouler mes larmes à la sortie du cinéma. Quand Juliette parvient à se libérer du poids de son secret, c’est très émouvant. Voici le générique de fin, la reprise d’une magnifique chanson de Barbara par Jean-Louis Aubert…. (Interprêtée ici sur le plateau de Taratata).

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 23:59

Extrait du nouvel album de Thomas Fersen "Je suis au Paradis" 

 

 

 

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 22:03

 

Ce blog sera en mode escargot durant l'été avec des pauses plus ou moins longues.... Quelques billets par-ci par-là en fonction de mes disponibilités et de la météo.

Bon été à tout ceux qui passent par ici, blogueurs et non blogueurs !

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 23:43

Le retour de Jim Lamar

Liana Levi - 2010 - 232 pages

 

Nous sommes sur les bords du Mississipi, dans un petit village de la campagne profonde. Treize ans après la fin de la guerre du Vietnam, Jim Lamar est de retour. Ses parents sont morts et sa maison a été pillée, mais Jim ne parait pas en faire cas. Les habitants sont à la fois suspicieux (qu’à t’il fait pendant toutes années ?)  et mal à l’aise (ils ont tous participés au pillage). Seul le jeune Billy, qui n’a pas connu Jim dans sa vie d’avant, n’a pas d’à priori et va à l'encontre du rejet collectif. Il se montre même fort intéressé par la personnalité de ce Vétéran du Vietnam, qui peu à peu se livre à lui…. 

 

Voilà un premier roman assez étonnant quand on sait qu’il est publié par un français ! On l’imaginerait plutôt écrit par un américain tant l’atmosphère moite et étouffante des abords du fleuve est bien rendue. Outre l’originalité de son thème, du moins pour un romancier français, le roman est bien construit et tient en haleine. On avance dans l’histoire, impatient de comprendre qui se cache derrière cet homme d’apparence si étrange. L’analyse de la mentalité des villageois est assez subtile notamment cette façon de chercher des fautes à l’autre pour soulager sa propre conscience. C’est par ailleurs une histoire d’amitié originale et touchante avec en toile de fond le traumatisme de la guerre du Vietmam.

 

Un très bon premier roman qui vient d’obtenir le Grand prix des lecteurs du Télégramme, sortant de l’ombre un homme qui écrit depuis plus de vingt ans et tentait désepéremment se faire publier. Bravo à la maison d’édition Liana Levi d'avoir cru en lui ! 

Les avis de Clara  - Stephanie (Landibiblog) - Mango

 Lu dans le cadre du Prix Cézam

Affiche_2011.jpg

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 23:40

Editions Zulma - 2010 - traduit de l'islandais par Catherine Eyjólfsson - 326 pages

Arnljotur est un jeune homme un peu particulier, d’une candeur et une fraîcheur qui pourraient presque le faire passer un simple d’esprit. Pourtant, il est loin de l’être ! On le trouve même fort intelligent quand on a compris comment il fonctionne. Il vit sa vie comme bon lui semble, en essayant de ne pas faire de mal aux autres car c’est quelqu’un de foncièrement gentil.

 

Secoué par la mort de sa mère dont il était très proche, le jeune homme décide de quitter son père et son frère autiste pour voler de ses propres ailes. Avec dans la poche la photo de la petite fille qu’il a eue « accidentellement » avec une jeune fille, il quitte la région volcanique d’Islande dans laquelle il habite pour se rendre dans un monastère. Les moines qui y vivent cherchent un jardinier capable de mettre de l’ordre dans une roseraie en friche. Il faut préciser que la maman d’Arnljotur lui a transmis la passion des fleurs. Le jeune homme se rend donc au monastère, qui n est pas tout près de son domicile. Une fois installé dans sa nouvelle vie, la maman de la petite Flora Sol reprend contact avec lui. Elle aimerait bien lui confier l’enfant pendant quelques temps…

 

Beaucoup de billets ont déjà été écrits sur « Rosa Candida », tous élogieux (ou presque). Je ne ferai pas exception à la règle. C’est un de ces romans « doudou » que l’on quitte à regret tant les personnages sont attachants. J’ai le sentiment de l’avoir lu trop vite. J’avais tellement hâte de savoir si Arnljotur allait s’en sortir dans son rôle de papa et comment ses relations avec la maman de la petite allaient évoluer, que j’ai tourné les pages à toute vitesse. C’est un roman que je relirai plus tard, pour le plaisir de retrouver les personnages.

 

Un joli conte des temps modernes (ou d’un autre temps ?) au charme indéfinissable

 De nouveau un coup de coeur (j'en distribue beaucoup ces temps-ci )

 

Pour d'autres avis, si nombreux que je renonce à les lister, vous pouvez aller ici.

 

 Lu dans le cadre du Prix Cézam

Affiche_2011.jpg

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 23:37

Editions -Dialogues.fr - 2011 - 215 pages

Ce livre est une publication de « Dialogues.fr », qui a eu la bonne idée de rééditer le très beau roman de Denis Labayle, publié initialement par les Editions du Panama en 2007 (la maison d’édition a fait l’objet d’une liquidation judiciaire en 2009). C’est un livre classé dans les coups de cœur de mon comité de lecture, mais que je n’avais pas encore lu.

  

L'auteur nous présente le destin croisé de deux hommes : Nicolas De Staël, peintre renommé du XXème siècle et Jack Tiberton, personnage fictif. Nous sommes en 1955. Jack Tiberton est de retour en France, 10 ans après la libération. Il porte dans sa chair les marques de la guerre, marques qui datent de sa participation au débarquement des alliés en Normandie. C’est en tant que journaliste culturel qu’il est en mission à Paris. Le Washington Tribune attend de lui un reportage sur un peintre en vogue, Nicolas De Staël. Durant dix jours, le journaliste va suivre le peintre dans les affres de la création, partageant avec lui ses doutes et ses obsessions. Cette rencontre, qui se terminera de façon tragique pour le créateur, sera le début d’une nouvelle vie pour le journaliste.

 

Ce livre passionnant permet de découvrir l’œuvre d’un grand peintre et de l’approcher au plus près par le biais d’un journaliste imaginaire. On ne s’ennuie pas une seconde, emporté par un récit sous forme de confidence. Afin de mieux m’imprégner de l’œuvre de Nicolas De Staël, j’ai regardé plusieurs fois pendant ma lecture,  via Internet, les tableaux cités dans le roman et notamment « le concert », œuvre inachevée de l’auteur, qui s’est suicidé sans terminer son ultime chef-d’œuvre…  

     Un très beau livre qui permet de se cultiver tout en se distrayant.

                                    Le concert - Nicolas  De Staël - 1955

Les billets de Denis et Praline 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 23:00

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                                                         Inculte Edition - 2011 - 96  pages

Ce court roman est une commande de France Culture. Des écrivains ont été sollicités pour écrire un texte inspiré par un voyage dans le transsibérien. « L’alcool et la nostalgie » est le texte écrit par Mathias Enard. Il est question de trois jeunes gens : Mathias, Vladimir et Hélène dont l’histoire commune se termine mal.

Mathias et Hélène sont français. Lors d'un séjour prolongé en Russie, ils ont rencontré Vladimir. Après une période tourmentée pendant laquelle ils ont vécu ensemble tous les trois, abusant largement de l'alcool et de la drogue, Mathias est rentré en France. Vladimir vient de mourir brutalement et Hélène a prévenu Mathias. Ce dernier a pris l'avion pour retrouver Hélène mais à peine arrivé, il choisit de laisser la jeune femme seule avec sa peine, pour accompagner le corps de son ami jusqu’au village natal de ce dernier, à l’autre bout de la Russie. Dans cet interminable voyage dans le transsibérien, le jeune homme réfléchit aux raisons qui l’ont poussé à quitter la Russie, laissant ses deux amis derrière lui. Pour occuper le temps et peut-être pour chasser le chagrin, il songe aux personnages illustres qui ont vécu dans les villes qu’il traverse. Ces digressions sur l’histoire de la Russie m’ont procuré quelques bouffées d’oxygène dans un récit noir et désespérant. 

 

Tout en saluant la qualité de l’écriture et la force de ce texte, je l’ai trouvé particulièrement déprimant.  

L'avis de Constance

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 15:40

 

Minuit à Paris

 

 

Un jeune couple d’américains est en visite à Paris, accompagné par les parents de la jeune femme. Ils préparent leur futur mariage mais les divergences au sujet de leur vie future sautent aux yeux. Le jeune homme, écrivain, se contenterait bien d’une chambre de bonne sous les toits de Paris quand la jeune femme ne rêve que de luxe et de paillettes, à Hollywood. La magie de la capitale française va permettre au jeune homme de prendre son destin en main…

 

D’un coup de baguette magique, le réalisateur a enjolivé Paris. C'est une ville tout juste sortie d’un conte de fées qui s’offre à nos yeux. Plus rien alors ne nous surprend. C’est avec délectation que l’on accompagne notre jeune écrivain, chaque soir après minuit, dans des aventures nocturnes qui lui font remonter le temps. Le jeune homme fait la connaissance des écrivains qu’il admire et auxquels il voudrait tant ressembler. Nous partageons sa jubilation de fréquenter les grands de la littérature et des arts du siècle dernier : Hemingway, les Fitzgerald, Dali, Bunuel… 

 

La morale de l’histoire pourrait être que chaque époque mérite d’être vécue et qu’il est stupide de déclamer sans cesse que c’était mieux avant…

  

  Un film jubilatoire et rafraîchissant ! 

  La bande annonce :


 

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 23:21

 

                                                A contresens Editions - 2009 - 176 pages

Nous sommes dans un petit village de la Thiérache d’après-guerre. Les mentalités y sont étriquées et le « qu’en dira t’on » dicte les moeurs. A dix-sept ans, Laure a peu de liberté, étroitement surveillée par sa grand-mère, chez qui elle vit. Née par "accident", elle n'a pas connu son père et ne voit sa mère qu'épisodiquement. Un jour, un écrivain s’installe dans une maison mise en location par sa grand-mère. L’homme, cultivé et bien plus âgé qu’elle, lui fait découvrir la littérature et l’incite à écrire. Laure tombe amoureuse...

 

Lou, la seconde héroïne du roman, est plus âgée que Laure et mène une vie peu rangée. Les deux jeunes femmes ne se croiseront jamais mais le destin de l’une conditionnera celui de l’autre. La première partie est consacrée à la toute jeune Laure et sa relation avec l'écrivain. Vers le milieu du livre, l’histoire prend brutalement une tournure inattendue. C’est alors que Lou apparaît. Il est préférable de ne rien dévoiler de cette seconde partie, surprenante et tout aussi passionnante. 

  

J’ai littéralement dévoré ce livre. Dès les premières lignes, j’ai été séduite par l’écriture élégante et ciselée qui décrit à merveille les paysages et les lieux. Les portraits bouleversants de ces deux femmes sont esquissés avec beaucoup de pudeur et de sensibilité.  C’est après avoir lu les billets élogieux de blogueuses qui avaient découvert ce livre dans le cadre d’un partenariat, que j’en ai fait la demande lors de l’opération « masse critique » de Babelio. Je ne l’aurais sans doute jamais lu sans cela. Le roman est sorti en 2009 dans une petite maison d’édition, sans faire de bruit, après avoir été refusé par des tas d’éditeurs.  

 

Lu d’une traite…

 

D'autres avis : Belledenuit ; Ellcrys 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 23:58

 

Gallimard 2011 - 162 pages

 

"Ma fille est partie dans une autre ville, vivre sa vie. Dix-huit ans avec ma fille, dans cet appartement au milieu des tuiles, des cheminées et des oiseaux. Maintenant je vis avec le silence."

 

Dans "La fiancée des corbeaux", sorte de journal intime couvrant huit mois de son existence, René Fregni nous parle de sa vie d’aujourd’hui, en se remémorant celle d’hier. Sa fille Marilou est partie, il vit seul à Manosque désormais. Il rend souvent visite à une amie, Isabelle, dont le papa a perdu la boule. Il consacre du temps au vieil homme pour soulager son amie. De très belles pages sont consacrées aux journées en tête à tête avec le vieux monsieur. Entre les lignes, on devine que l'écrivain est un peu amoureux de la douce Isabelle. Le reste du temps, il observe la nature, rencontre des amis, regarde ses jeunes voisins par la fenêtre de son appartement et bien-sûr il écrit. Au fil des pages et des saisons, l’écrivain évoque les rencontres marquantes de sa vie et les épisodes douloureux qui l’ont jalonnée. La quatrième de couverture ne ment pas. Ce livre est un prolongement de " Elle danse dans le noir" et je l’ai lu avec la même émotion.

 

La Provence est magnifique sous la plume de René Fregni. Je venais tout juste de la quitter après y avoir séjourné une semaine, quand j’ai commencé le roman. Durant mes vacances là-bas, j'ai visité Manosque en pensant à l'écrivain. J’avais lu quelque part qu’il aimait prendre son café sur une place de la ville, j’aurais pu le croiser…  Si vous n’avez jamais lu René Fregni, vous pouvez commencer par "la fiancée des corbeaux" sans aucun problème.  Si vous connaissez déjà l’auteur et appréciez son univers, vous serez comblé. C'est assurément un de ses plus beaux livres.

 

 La dernière phrase du livre est sublime, elle résume à elle seule la leçon de vie qui se dégage du livre : "Nos mères ne nous abandonnent pas, elles nous confient à un monde de douceur, un petit coin qui ressemble à l'enfance, à un jardin, aux jours d'été, à lumière"

  

J’ai adoré…

 

 

   Je vous mets en lien le billet que j'ai consacré il y a un petit moment déjà à René Fregni : http://sylire.over-blog.com/article-6575251.html

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