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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 23:04

                                                                    Flammarion 1989 - 155 pages

 

Cette session du blogoclub est dédiée à d’Andrée Chedid, décédée à Paris en février dernier. D’origine libanaise, l’écrivaine est née au Caire en 1920. Elle a vécu à Paris à partir de 1946. C’était la mère de Louis Chedid et la grand-mère de Mathieu (le chanteur M). Ses oeuvres couvrent plusieurs domaines : la poésie, le roman et le théatre. J’ai fait le choix d’un de ses romans « l’enfant multiple ».

 

Cette histoire est en lien avec les origines de l'écrivaine. Nous sommes en 1975, pendant la guerre du Liban. La romancière nous raconte, sous forme de conte, le parcours douloureux mais plein d'espoir d’Omar-Jo, un enfant libanais aux racines mutiples. La guerre l'a rendu orphelin et lui a fait perdre un bras au cours de l'explosion qui a tué ses parents. Son grand-père, plutôt que de garder l’enfant auprès de lui, préfère lui donner la chance de vivre dans un pays en paix. C’est ainsi qu’Omar-Jo se retrouve à Paris, confié à un couple qui ne s’en occupe guère. Sa rencontre avec un forain possesseur d'un manège, Maxime, va donner un sens à sa nouvelle vie tout en lui permettant d'exercer ses multiples talents... 

 

Voilà un texte qui s’adresse à un large public, je pense même qu'il s'adresse prioritairement aux plus jeunes. Voilà pourquoi, tout en ayant passé un bon moment en compagnie de personnages attachants, j’ai trouvé l’histoire un peu "simple". J’avais davantage apprécié, du même auteur, "le sixième jour " et surtout "le message". Bien entendu, je ne suis pas restée insensible au message de paix, de tolérance et d’espoir que nous délivre ce texte. C’est une histoire optimiste. Bien que triste, elle n'est pas larmoyante. Le jeune Omar-Jo y est pour beaucoup. C’est un personnage lumineux et courageux, que l’on quitte à regret.  

Une lecture agréable.

 

blogoclubMerci de mettre en commentaire les liens vers vos billets. 

Les avis sur les diverses oeuvres lues : Nina - Claudialucia - Mimi (ici et ) - Véro - Fransoaz - Chaplum - Griotte - Belledenuit -   Gambadou - Helene -Mango - Jul - Caralvie (ici et ) - Praline - Catherine - Pascale - Lisa - Cathe  -Grominou - Théoma

La prochaine session du blogoclub a pour thème : La Russie d'hier et d'aujourd'hui

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 23:43

 

  Le dilletente - 2010 - 252 pages 

Le début de l’histoire m’a fait penser à « l’inspecteur la bavure » (film dont Coluche est le héros). Un jeune homme, un peu couvé par maman, quitte la maison familiale pour monter à Paris prendre son poste de fonctionnaire après avoir été reçu in extremis à un concours de la fonction publique. Le héros du Front russe n’entre pas dans la police, contrairement à L’inspecteur la bavure, mais au Quai d’Orsay. Après avoir commis une gaffe avant même d’avoir reçu sa nomination, notre homme se retrouve parachuté dans une annexe du ministère, qui s’occupe vaguement de diplomatie avec les pays de l’Est. Bien vite le jeune homme se rend compte qu’il est dans un véritable placard dont il sera difficile de sortir…

 

Voilà un livre assez déroutant par la différence de ton entre la première et la seconde partie. Je dois très bientôt rencontrer l’auteur dans le cadre du prix inter-ce (ce soir !) et je suis impatiente d’avoir son éclairage sur cette différence de ton. Dans la première partie l’histoire est totalement burlesque. On rit beaucoup (ceux qui l’ont lu ne sont pas sur le point d’oublier la scène du pigeon !). C’est une critique féroce de la fonction publique : sa rigidité, son manque de réactivité…  Dans la seconde partie, peu à peu, l’histoire prend un ton nettement moins amusant. Notre anti-héros ne ménage pas ses efforts pour sortir de son placard mais semble s’enliser. Sa vie sentimentale est un fiasco, bref, plus le temps passe et plus il se rapproche de la vie de ses parents, qu’il rêvait de fuir… Les dernières phrases sont glaçantes…

 

Un peu déroutant...

Lecture dans le cadre du Prix Cézam 2011

Affiche_2011.jpg

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 23:24

 

A quelques jours d’intervalle, il m’a été proposé de découvrir deux ouvrages de la collection « l’instant libre », provenant d’une maison d’édition franco-québécoise « Transit Editeur », que je ne connaissais pas Je me suis laissée tenter...

  

Ni Roméo(s), ni Juliette(s) - Chrystelle Bonnet

Sur le thème inépuisable des relations hommes-femmes, Chrystelle Bonnet nous propose une série de petites histoires sans grand rapport les unes avec les autres. Un fil conducteur toutefois : un lien de parenté entre les personnages. Pour nous y retrouver, une liste de prénoms nous est proposée, indiquant le lien qu'il ont avec un ou plusieurs personnages. 

Les romantiques iront se rhabiller car, comme le laisse entrevoir le titre, il n’y a ici ni Roméo(s), ni Juliette(s) ! Les personnages ont moins de quarante ans. Ils se trompent, se quittent, ont des aventures sans lendemain. Il est pas mal question de sexe, mais les quelques scènes évoquées relèveraient plutôt du genre comique qu’érotique (je pense notamment à l’histoire intitulée « Rocco et ses frères »,  particulièrement hilarante).

C’est un livre que je recommande, on rit mais pas seulement car il est aussi question de l’usure du couple, des frustrations que la monotonie peut engendrer sur le long terme…

Quelques jours après ma lecture, je mélange déjà les histoires et les personnages mais j’en garde un très bon souvenir.

 

 Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir - J. Heska

Le second ouvrage est inclassable au niveau de du genre : roman psychologique ? de science fiction ? journal intime ? fable ? Un peu tout cela à la fois… 

C’est l’histoire de Jérôme, un gentil garçon du genre « pas populaire » voire « tête de turc », qui en a assez de souffrir de la méchanceté de ses congénères et décide de se rebeller, à sa façon.  Pour cela il a l’idée de créer une association destinée à lutter contre les méchants nommés ici les « antipathes », partant du principe que l’union fait la force. Le mouvement va prendre une ampleur inattendue, dépassant de loin la volonté de départ de Jérôme… 

Voilà un livre qui ne pourra laisser indifférent les « gentils », qui se reconnaîtront. Quand aux « antipathes », admettront-ils qu’ils le sont ? J’en doute. Pour les besoins de la démonstration, les catégories intermédiaires sont ignorées, ce qui donne une vision caricaturale des relations humaines, mais pose les bases d'une réflexion sur le sujet. 

Un petit livre rigolo pour faire un peu de philosophie sans se prendre la tête, vite lu et vite oublié, aussi, sans doute !

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 17:37

Je suis de retour depuis une semaine mais je ne reprends mon activité bloguesque qu’aujourd’hui. En effet, une semaine harassante (dont 2 jours de formation à Paris) a succédé sans transition à ma semaine de vacances, déjà loin dans mon esprit tant la reprise a été stressante ! Mais bon, c'est le week-end ! alors oublions et repartons par la pensée ... en Haute Provence et dans le Lubéron.

De superbes vacances dans une très jolie région !

 

 provence-blog-2.jpg

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 13:14

Je quitte ma Bretagne pour une semaine en provence...

Je vous retrouve dans une dizaine de jours

A bientôt !

 

Crédit photo : http://www.france-du-sud.com/provence/decouvrir-la-provence-2-655

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:56

 Les éditions de minuit - 62 pages - 2011

Ce court roman est librement inspiré d’un fait divers qui s’est produit à Lyon en 2009. Un homme a été tabassé à mort par un vigile, parce qu’il avait bu une bière dans un supermarché sans l’avoir payée.  Du fait divers, nous n’en saurons pas beaucoup plus. Le reste est imaginé par Laurent Mauvigner et retranscrit dans une longue phrase ou plutôt un extrait de phrase (ni majuscule de départ, ni point final). On ne sait pas bien qui est le narrateur mais on comprend qu’il s’adresse au frère de la victime. 

 

Laurent Mauvigner tente de reconstituer ce qui s’est passé entre le moment où les vigiles ont intercepté l’homme et le moment où il est mort sous les coups, dans une réserve. C’est un texte percutant et saisissant, qui ne peut laisser indifférent. Qui le serait face à un acte aussi lâche et absurde que celui-ci ?

 

Sur la forme du livre, je suis plus réservée. J’ai ressenti une sorte de malaise durant ma lecture. Cette longue phrase qui n’en finissait pas m’oppressait. C’est l’effet recherché par l’auteur et c’est efficace. Mais à titre personnel, je n’aime pas trop ces exercices de style. Ils me rendent la lecture fastidieuse, m’empêchant de me concentrer comme il le faudrait sur le fond. J’avais déjà eu ce ressenti au début de son précédent roman « des hommes ».  

 

L'avis de Incoldblog

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 09:34
 Tous les soleils 

L’histoire se passe à Strasbourg. Alessandro, veuf d’origine italienne, élève sa fille de quinze ans. Son frère, anarchiste et feignant, vit à ses crochets. Le trio atypique traverse une crise liée à l’adolescence de la fille d’Alessandro. Ce dernier refuse de voir que sa fille a grandi. Alessandro est un être attachant. Professeur de musique baroque, il a une vie sociale bien remplie mais une vie amoureuse inexistante. Il vit avec le souvenir de sa femme, morte accidentellement alors que leur fille était encore un bébé.

 

Et si le bonheur lui souriait à nouveau...  

 

Le scénario est gentillet et d’une naïveté qui tranche avec les romans de Philippe Claudel,  mais une incroyable bonne humeur et joie de vivre se dégagent du film et c’est ce que j’en retiendrai. La musique y est certainement pour quelque chose. Je l’écoute en boucle depuis ! Les personnages des deux frères sont un peu caricaturaux mais si attachants !  J’ai littéralement craqué pour Alessandro et son sourire ravageur… Quant à son frère Crampone, quel phénomène ! Les copains bobo sont croqués de façon assez caricaturale également mais le regard gentiment moqueur que Claudel porte sur eux est assez jouissif ! Les relations entre le père et la fille, qui constituent la trame principale du scénario, n’ont rien de très original et au final m’ont semblé accessoires. L’essentiel n’est pas dans l’histoire et c’est peut-être ce qui rend ce film étonnant. 

 

A voir !  

 La bande annonce donne une bonne idée de l'ambiance...    

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 23:58

Le Serpent à Plumes 2011 - 375 pages - traduit du Suédois par Lucile Clauss et Max Stadler

Deux voix différentes nous racontent le parcours d’Abbas, un tunisien qui a émigré en Suède à l’âge adulte, après avoir rencontré une jeune suédoise de passage en Tunisie. La voix principale est celle de leur fils aîné, un jeune écrivain qui a toujours vécu en Suède, et qui a dans l’idée d’écrire la vie de son père, aujourd’hui disparu on ne sait où. La seconde voix est celle du meilleur ami d’Abbas, Kadir, resté en Tunisie. Apprenant le projet du jeune homme, Kadir veut lui apporter son aide, lui donnant quelques pistes pour mieux appréhender le parcours chaotique de son ami. Le récit du jeune homme (nommé Jonas Hassen Khemiri, tout comme l’auteur du roman…) alterne avec les mails du vieil ami, personnage un peu énigmatique dont on ne sait trop quand il raconte la vérité et quand il l’arrange à sa façon.

 

Tout cela donne le portrait très vivant d’un homme, de l’enfance à l’âge adulte. Jonas s’est beaucoup affronté à son père, ne comprenant pas ses choix. Avec le temps, il se montre plus tolérant. Il comprend désormais que son père a tout fait pour s’intégrer en Suède, redoublant d’efforts pour tenter de vivre de sa passion, la photographie, tout en nourrissant sa famille. Nous, lecteurs, découvrons une Suède raciste et peu ouverte.

 

Voilà un livre original par sa forme, qui propose une réflexion intéressante sur les problèmes de culture et d’intégration. La langue est riche et imagée, un peu déroutante au début mais on s’y fait très vite. A noter aussi, les clins d’œil à quelques photographes célèbres (comme Robert Capa).

Un jeune auteur suédois qui sait faire preuve d’originalité !

Les avis enthousiastes d'Alice Incoldblog - Keisha - Cécile

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 20:12

Voici quelques photos prises par l'ami de ma fille, dimanche, à l'île de Sieck (tout près de Roscoff), lors d'une joyeuse balade familiale.

Merci pour le prêt Sylvain !

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 23:45

Editions du moteur - 46 pages - 2010

Le brave Bernard, héros de ce petit roman, n’est pas dans une situation très amusante. A cinquante ans il doit retourner vivre chez ses parents car il n’a plus les moyens de subvenir à ses propres besoins. Il s’est fait virer de son emploi et pour couronner le tout, sa femme l’a plaqué. Cet enchaînement de catastrophes est dû à la vengeance de sa maîtresse qui n’a pas accepté d’être quittée. Bernard n’est pas à la noce chez ses parents, qui supportent mal de voir leur petite vie tranquille bousculée par ce grand dadais. Je ne vous dirai pas ce qu’il advient de Bernard mais soyez rassurés, il finira par trouver une issue à sa fâcheuse situation.

 

Bernard a beaucoup d’humour et c’est le champion de l’autodérision. Résultat, là où on devrait pleurer, on rit ! Et c’est ce que j’aime dans les romans de Foenkinos. Avec un humour assez irrésistible, il aborde les thèmes les plus graves sans jamais les dramatiser. Son domaine de prédilection est le couple et il y a dans ce petit bouquin, mine de rien, une réflexion assez pertinente sur l’usure du couple et sur les accidents de la vie qui peuvent ramener tout un chacun à la case départ…

 

David Foenkinos me fait rire à tous les coups, et ça, j’adore !

 

L'avis de Caroline - Landibiblog

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