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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 00:25

  Qu 

Quadrature 2011 - 119 pages

 

Je n’avais jamais lu, jusqu’ici, de nouvelles sur le thème de l’économie. Je dois dire que j’étais assez curieuse de découvrir comment l’auteur (un économiste) allait traiter le sujet. La quatrième de couverture dit ceci « En tentant de divertir son lecteur, l’auteur veut montrer que l’économie se prend parfois trop au sérieux et se détache de ce qui fait le propre de l’homme et de la vie ». Dans ce recueil, effectivement, point de théories compliquées, mais des scènes de la vie quotidiennes pour illustrer les grands principes économiques.

 

Ma nouvelle préférée, le « E-buisness »,  nous propose un échange de mail ubuesque qui m’a bien fait rire : le visiteur du site-web d’un château, par le biais d’un lien hypertexte, se retrouve sur un site de commande d’accessoires de jardin, dont il ne peut plus se débarrasser...

 

Dans « demain j’anticiperai », l’auteur nous montre que l’anticipation a des effets pervers, en économie comme en amour. Utilisé à mauvais escient, la machine peut s’emballer et provoquer l’effet contraire de celui escompté…. 

 

Autres thèmes traités : La « star économy », la planche à billet, la crise économique… Toutes les nouvelles du recueil sont distrayantes et bien construites. Nul besoin d’être initié à l’économie pour les comprendre, elles sont à la portées tous. Une bonne idée de cadeau à l’attention de lycéens ou étudiants qui étudient l’économie.

 

 Des nouvelles pour faire un peu d’économie sans se prendre la tête !

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 18:46

 

 L’an passé, j’avais raté la rencontre de Rennes pour cause de glissade sur un carrelage mouillé (une chute qui s’était soldée par une fracture à l’épaule). Mais cette année, point de glissade (ouf !). J’ai donc pu rejoindre la joyeuse équipe des blogueurs de l’Ouest au festival « Rue des livres » à Rennes. 

 DSC03269

   

Dans le désordre : Hilde  Majanissa, Fransoaz, Joelle, Yvon, Canel. Géraldine, SophieLJ, SD49Enna, Midola,

 A girl from earth, Gambadou et moi-même. Il manque sur la photo Midola  (qui a fait un passage éclair). 

Malheureusement, Clara et Reinette, qui devaient être des nôtres ont dû déclarer forfait pour raison de santé. Nous avons bien pensé à elles.

 

Nous étions une quinzaine dont une petite moitié que je rencontrais pour la première fois. Après un bref petit tour du salon, nous avons déjeuné à la « cantine » des auteurs. Le menu, aux saveurs de l’Afrique du Nord, nous a bien plu ! J’ai pu faire plus ample connaissance avec Géraldine durant le repas car j’étais assise à côté d’elle. Fréquentant son blog depuis un bon moment, c'était plaisant de pouvoir converser sans l’intermédiaire d’un clavier d’ordinateur. Mais comme à chaque rencontre, j’ai regretté de ne pas pouvoir parler avec chacun.

 

Durant la journée, nous avons déambulé dans les allées du salon. J’ai discuté un bon moment avec Maud Lethielleux (c’était une conversation à trois, Gambadou participait également à l’échange). Nous avons parlé de son dernier roman « tout près le bout de monde », que j’ai aimé tout autant que les précédents.  J’avais déjà rencontré Maud lors d’une dédicace dans une librairie de ma région et c’est avec grand plaisir que je la retrouvais sur ce salon. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le succès n’apaise pas ses doutes d’auteur. Ecrire ne lui est pas plus facile qu’au début. Bien au contraire. Entre chaque roman, elle éprouve le besoin de faire une longue pause pour recharger les batteries.

 

J’ai conversé également avec Hervé Commère (cette fois, c’est Géraldine qui était à mes côtés). L’auteur rennais (vendeur de pâtes dans son autre vie) vient de publier un second roman, après le succès du précédent « j’attraperai ta mort ».  Nous avons parlé notamment des blogs, de leur influence. Son nouveau roman « Des ronds dans l’eau » est publié par « Fleuve noir ». Géraldine s’est laissé tenter. J’attends avec impatience son avis. Je ne suis pas très polar mais comme j’avais bien aimé son précédent, un polar pourtant, pourquoi pas !

 

Côté achat, je m’étais donné comme objectif de choisir quelques livres pour ma plus jeune fille (13 ans) plutôt que pour moi-même. J’ai choisi, après un échange avec quelques auteurs, les trois ouvrages suivants :

- Emmène moi - Françoise Grard

- Léna ou la vraie vie - Yael Hassan

- J'ai quinze ans et je ne l'ai jamais fait - Maud Lethielleux

 

 Emmène-moiLa vraie vie 

Je ne résiste pas à l’envie de vous livrer la dédicace de Maud  Lethielleux à l'attention de ma fille: 

" A F.... de la part de sa maman qui l’a lâchement laissé tomber pour (horreur) des LIVRES !     Amitiés, Maud "



Accompagnée de Fransoaz, qui habite très près de chez moi et de Majanissa (même trajet), j'ai repris le train vers 17 heures.

 

Nous avons prévu de nous retrouver au printemps pour une autre rencontre sur Rennes. Cette fois un pique-nique dans le parc du Thabor, suivi d'une visite des bouquineries de Rennes. Chouette programme en perspective ! 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 09:56

ronan_frangeul_rue_des_livres

 Ca se passe à Rennes ce week-end et j'y serai demain dimanche en compagnie d'une quinzaine de blogueurs du Grand-Ouest. Je vous raconterai...

 Quelques liens :

 Le blog du Lisaa de Rennes (le concepteur de l'affiche donne quelques explications sur sa réalisation)

 Le site du festival, qui donne toutes les informations utiles sur le déroulement des trois jours

 Le blog de notre chère Gambadou, blogueuse rennaise qui organise la rencontre entre blogueurs

  (merci à elle !)

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 00:30

 

L'éditeur - 2011 - 221 pages

 

Nous sommes dans les années 50. Anaïs n’est pas une jeune fille comme les autres. Contrairement aux filles de sa génération, elle ne rêve pas de fonder une famille. A l’inverse, elle souhaite vivre libre et sans entrave. Pour cela, elle n’hésitera pas à laisser à ses parents l’enfant non désiré qu’elle a mis au monde, pour « monter à Paris » vivre comme elle l’entend. Nous la suivons de l’enfance à l’âge adulte. C’est par fragments que l’on reconstitue son histoire, à la façon d’un puzzle. Quelques lettres s’intercalent dans le récit, le rendant très vivant. 

  

J’ai lu ce roman polyphonique d’une traite, portée par son écriture poétique et sa construction captivante. J’ai beaucoup aimé son ambiance surannée. Petit bémol, je ne peux pas dire que je me sois attachée à Anaïs, la trouvant superficielle et égocentrique. Elle aurait mérité d’être remise en place par son entourage, qui lui pardonne ses graves manquements, sans un reproche. La vie d’Anaïs est artificielle et peu enviable au final, mais je n’ai pas ressenti de compassion pour elle.  

Pour conclure, je dirais que c’est un roman bien écrit mais un peu dérangeant par le manque d’empathie que l’on éprouve pour son personnage principal.

 

L'avis de Bookine : très proche du mien 

 

Merci à BOB  et l'EDITEUR  !

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 00:10
 
Pour vous proposer, à l'occasion de la journée internationale des femmes, une très belle vidéo réalisée par  Philip Scott Johnson.
 
Pour en savoir plus sur cette très belle création : voir ICI
A bientôt ! (je vous retrouve en fin de semaine).
 
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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 19:19

(je remercie celui ou celle à qui j'ai emprunté cette image)

 

Je ne prends pas de vacances, alors il faut bien que je lève le pied quelque part...

Je vous retrouve dans une semaine environ. A bientôt !

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 00:30

 

Editions du Point  (seuil 2000) - 220 pages

Un extrait tout d’abord, qui donne le ton du livre : 

M'appelle Birahima. Suis p'tit nègre pas parce que suis black et gosse. Non ! parce que je parle mal le français. Mon école n'est pas arrivée très loin ; j'ai coupé cours élémentaire deux. J’ai quitté le banc parce que tout le monde dit que l'école ne vaut plus rien, même pas le pet d'une vieille grand-mère […] parce que même avec la licence de l'université, on n'est pas fichu d'être infirmier ou instituteur dans une des républiques bananières corrompues de l'Afrique francophone. […] Avant de débarquer au Libéria, j'étais un enfant sans peur ni reproche […], j'étais un enfant de la rue. Et quand on n'a plus personne sur terre, ni père ni mère ni frère ni sœur, et qu'on est petit, un petit mignon dans un pays foutu et barbare où tout le monde s'égorge, que fait-on ? Bien sûr on devient un enfant soldat.

 

Birahima est un jeune garçon que des circonstances familiales conduisent au dur « métier » d’enfant-soldat. Nous commençons par faire la connaissance du jeune garçon dans son village natal. En dépit de la lourde infirmité de sa mère, l’enfant vit relativement bien. Après la mort de celle-ci, nous le suivons dans sa nouvelle vie. Au Libéria puis en Sierra Leone, Birahima participe à des pillages et des massacres. Il semble conscient des atrocités auxquelles il participe, mais se montre fataliste. L’enfant n’est pas sans cœur et pleure ses camarades morts, ce qui ne l’empêche pas d’exécuter sa tâche d’enfant-soldat avec une certaine fierté. On comprend, à la lecture de ce texte, comment une telle dualité est possible. Ces enfants ont un passé assez lourd, sont approvisionnés en drogue dure pour tenir le coup et sont conditionnés à tuer sans scrupule.

 

Quelques mots sur le style qui fait l’originalité du texte mais peut dérouter. Le narrateur Birahima s’exprime en « petit nègre » (l’extrait que je cite en donne un aperçu). Après une courte période d’adaptation je me suis faite à ce style particulier. Par ailleurs, j’ai bien apprécié les petites notes d’humour, jurons… qui ponctuent le récit et détendent l’atmosphère. Certaines scènes sont si pénibles que ces petites parenthèses sont les bienvenues.

 

Le thème est intéressant et l’histoire de ce jeune garçon éclaire bien sur la réalité des enfants soldats mais j’ai trouvé la lecture assez fastidieuse, notamment la seconde partie. L’histoire politique des deux pays et des nombreux clans qui s'entretuent prend beaucoup de place dans le récit, l’entrecoupant constamment. Quelques repères m’auraient suffit. Je dois avouer que j’ai sauté quelques pages à plusieurs reprises pour revenir à l’histoire personnelle de Birahima, plus évocatrice à mes yeux de la terrible situation de ces pays d'Afrique. 

 

Je n’ai donc pas été totalement séduite par ce livre, qui a obtenu de nombreux prix (dont le prix Renaudot et le Goncourt des lycéens), mais je ne regrette pas pour autant cette lecture très instructive. 

 

blogoclubLes avis de : GrominouNina - Gambadou - Fransoaz - Mango - Pascale - Alice - Mango  - Titinehelène - KeishaClaudialuciaLisa - Zarline - Catherine -La conteuse

 

N'oubliez pas de mettre le lien vers vos billets en commentaire ! 

 

Le 1er juin (prochaine session du blogoclub), nous proposons une lecture libre autour d'Andrée Chedid, qui nous a quittés récemment.

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 11:09

 

Synopsis (source allo-ciné) : Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit... au sixième étage de son immeuble bourgeois.
Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l’opposé des manières et de l’austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois. Mais peut-on vraiment changer de vie à 45 ans ?

Mon avis : C’est un film sympathique qui donne une image joyeuse de la culture espagnole et dont on sort le sourire aux lèvres. J’ai bien aimé la reconstitution du quotidien des années 60, qui replonge dans un passé pas si lointain mais d’un autre temps tout de même ! Dans les points négatifs, j’ai trouvé assez improbable l’idylle entre « Monsieur » et sa jeune bonne, trop jeune me semble t’il pour être attirée par ce quinqua bourgeois qui n’a rien d’un apollon (bon, je sais, je suis rosse avec Luchini ! ).  Je n’ai pas trouvé Sandrine Kiberlain particulièrement crédible dans le rôle de « Madame » (elle aurait dû forcer davantage le trait à mon sens).  En dépit de ces réserves, je considère que c'est un bon petit film sans prétention.

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:49

Il s’agit de répondre à une série de questions en utilisant des titres de livres commentés sur son blog. Comme j’avais déjà fait ce petit jeu il y a un an environ, j’ai pioché dans les livres lus depuis cette date.

 Comment te sens-tu ? le cœur régulier

Décris où tu vis actuellement : tout près le bout du monde

Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu ? où j’ai laissé mon âme

Ton moyen de transport préféré ? le vieil homme sur la barque

Ton/ta meilleur(e) ami(e) : Sébastien

Toi et tes amis, vous êtes ?  la délicatesse

Toi et tes amies, vous êtes ? les pintades à Téhéran

Comment est le temps ? tout bouge autour de moi

Ton moment préféré de la journée : En attendant la montée des eaux

Qu'est la vie pour toi ? Les insurrections singulières

Ta peur ? Mordre la poussière

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ? Grandir

Pensée du jour : L’énigme du retour

Comment aimerais-tu mourir ?  Le temps suspendu

La condition actuelle de ton âme ?   Bonheur fantôme

C'est assez amusant à faire. Qui veut jouer ? 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:36

Actes Sud - 180 pages

 

Extrait : « Le monde que je vis aujourd'hui n'est pas le monde. Le vrai monde, c'est celui que je pressentais quand j'étais petit et il était immense. C'est le monde que j'ai dans les mains quand je roule à moto, quand je caressais le corps de Karima, quand je touche les livres rares, quand mes mains au fond de mes poches rêvent et que j'ai les yeux levés vers le ciel ou vers une fenêtre éclairée. Il est là, le monde. Je le sais. Je l'ai toujours su. Et tout le reste, c'est pour faire comme les autres. Pour pas avoir l'air trop fou. Pour faire l'homme qui gagne sa croûte et qui n'emmerde personne. Du vent, oui. Du vent. Du mauvais vent. Celui qui te retient au port toute ta putain de vie et qui se lève le jour où t'es trop vieux pour monter la voile. Merde. »

 

Le narrateur est un ouvrier qui, à l’aube de la quarantaine, s’interroge sur sa vie. Le bac en poche, il aurait pu choisir un autre destin que celui de son père mais par un manque de motivation, voire une sorte de fatalisme, il s’est retrouvé à l’usine, lui aussi. Quand commence le roman, sa compagne vient de le quitter, son usine menace d’être délocalisée, bref, tout va mal. Après un court séjour dans la maison de ses parents, il part seul en bord de mer pour faire le point. Avant de partir, il fait la connaissance de Marcel, un bouquiniste plein de sagesse, qui va lui faire parvenir un livre lui donnera l’irrésistible envie de se rendre au Brésil, dans la ville où son usine doit être délocalisée.  Il quitte donc la France pour le Brésil, accompagné de son nouvel ami le bouquiniste…

 

Voilà un roman passionnant qui se penche sur la place de l’individu dans le processus de la mondialisation. Contrairement à l’époque du père du narrateur, aucune stabilité n’est aujourd’hui garantie au travailleur. La logique économique lui échappe et il subit sa carrière professionnelle plus qu’il ne la mène, et plus encore s’il se trouve en bas de l’échelle. Avons-nous pour autant perdu la maîtrise de nos vies ? Pas si sûr, pour peu que l’on sache cultiver son jardin intérieur. Par le biais de ce personnage qui repend sa vie en main, Jeanne Benameur nous amène à réfléchir sur nos propres choix. Le titre, assez énigmatique, s’éclaire à la lecture de ce beau texte, lucide mais optimiste. Nos vies nous appartiennent et il faut lutter pour en garder la maîtrise…

 

Réflexion politique, roman initiatique, belle histoire d’amitié mais aussi d’amour, ce roman est riche et foisonnant.

 

Les avis enthousiastes de : Géraldine - Landibiblog - Bellesahi

 

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