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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 15:19

 

L'éditeur - 184 pages - juin 2010

 

Le narrateur est coursier chez Gallimard dans les années 50. Le lundi 6 décembre 1954, la maison d’édition est en ébullition, le prix Goncourt est sur le point d’être décerné. Notre coursier en profite pour s’offrir une journée tranquille,  en s’acquittant du strict minimum (une course programmée chez l’écrivain Céline). Il commence par rendre visite à son meilleur ami, puis se promène dans Paris. Il rencontrera aussi un ami d'avant. Durant cette journée, il laisse vagabonder ses pensées. Son expérience chez Gallimard ne lui déplait pas, mais il ne s’épanouit pas complètement, souffrant d’être « le fils de » (son père occupe un poste important dans la célèbre maison d'édition). Il n’est pas très à l’aise non plus avec sa semi-juidéité. Au terme d’une journée passée à faire le point sur sa courte vie, il décidera de prendre son destin en main…

 

La découverte du milieu littéraire de l’époque m’a intéressée, tout comme le passage relatant la visite du jeune homme à l’écrivain Céline mais ce que j’ai apprécié le plus dans ce livre,  ce sont les très belles pages consacrées à l’adolescence du narrateur. Une adolescence perturbée par un statut de juif pendant la guerre, mais riche en sensations nouvelles, démultipliées par le contexte singulier de l’époque. J’ai trouvé particulièrement émouvant et bien écrit l’éveil de la sexualité du jeune homme. La balade colorée dans le Paris des années 50 est très agréable également. Un détail… si quelqu’un pouvait m’éclairer sur le sens du dernier mot du livre, que je ne sais trop comment interpreter…

 

L’auteur de ce beau roman initiatique, libraire, est le petit-fils d’un des créateurs de NRF. Son grand-père serait sûrement fier de lui…

 

L'avis de Mango

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 22:09

 

Hors-la-loi - Rachid Bouchared

 Synopsis : Chassés de leur terre algérienne, trois frères et leur mère sont séparés. Messaoud s’engage en Indochine. A Paris, Abdelkader prend la tête du mouvement pour l’Indépendance de l’Algérie et Saïd fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle. Leur destin, scellé autour de l’amour d’une mère, se mêlera inexorablement à celui d’une nation en lutte pour sa liberté...

Source : allociné.com

 

Mon avis : Ce un film a suscité pas mal de polémiques et pour cette raison, j’ai hésité à aller le voir. J’ai fini par me décider et je ne le regrette pas, notamment parce que c’est une page de l’histoire à ne pas négliger. Le film est centré sur le rôle joué par les algériens expatriés en France, durant la guerre d’Algérie (notamment du FLN). Les français n’ont pas le beau rôle, leur comportement de colonisateur étant pointé du doigt. Les membres du FLN ne sont pas non plus épargnés, même le réalisateur se range de leur côté. On tremble pour les deux frères, tout en étant horrifiés par ce qu’ils sont capables de faire, au nom de la cause qu’ils défendent. Leur jusqu’au-boutisme fait froid dans le dos. On a reproché à ce film, notamment, d’avoir filmé la lutte du FLN contre la police à la manière d’un western. Ce n’est pas faux mais j’ai trouvé que c’était plutôt bien fait.  C'est un film assez captivant, qui soulève beaucoup de questions, notamment celle de l'interprétation d'une page de l'histoire récente par la fiction.

Les petits mouchoirs - Guillaume canet

Les Petits mouchoirs

  Synopsis : A la suite d'un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les "petits mouchoirs" qu'ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.

Source : allociné.com

Mon avis :

J’avais entendu parler de ce film en termes élogieux (mais pas uniquement). En ce qui me concerne, c’est loin d’être un coup de coeur.  Ces vacances entre copains m’ont bien vite lassée (trop de longueurs). Quant aux personnages, ils m’ont paru superficiels et caricaturaux.

Le message principal du film tourne autour de l’égoïsme…  Le sujet m’interpelle, bien sûr. Nous sommes tous confrontés à des situations difficiles où l’on se dit, parfois parce que cela nous arrange que :  "la vie continue". Le malheur des autres ne nous empêche pas de vivre et il arrive que notre égoïsme nous soit renvoyé en pleine figure. Mais il me semble que le sujet aurait pu être traité avec plus de finesse. Quand à cette fin qui joue à fond la carte du pathos, je l’ai trouvée vraiment « too much ».  Pour ne pas rester sur une note trop négative, je dirai que certaines scènes m’ont fait bien fait rire, tout de même !

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 00:19

Super marché

Quadrature 2010 (127 pages)

 

Neuf heures 30, un lundi matin, dans un supermarché de quartier… Des gens font leurs courses. Dans les rayons, une personne n’est pas là pour faire des achats, mais pour observer et tenter de deviner qui sont tous ces gens qui se croisent chaque semaine sans se connaître.

 

Au fil d’une promenade dans les rayons, dix-huit portraits de femmes ou d’hommes sont brossés. On passe d’un client à l’autre aisément, guettant les petits clins d’œil aux personnes déjà évoquées ou susceptibles d’être rencontrés par les autres personnages. Tous les portraits sont vivants et humains. En quelques pages consacrées à chaque personne, Christine Jeannet démontre que chaque vie est unique et digne d’intérêt. Peut-être regarderai-je les gens différemment désormais en faisant mes courses, à moins qu’il ne me prenne l’envie, moi aussi de flâner une heure sans rien acheter, juste pour observer et faire travailler mon imagination.

 

Ce recueil de nouvelles prouve, une fois encore, que l’éditeur Quadrature, spécialisé dans « la nouvelle », choisit avec soin les ouvrages qu’il publie.

 

Elles ont aimé aussi : Keisha - Clara - Anne - Gwenaelle

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 21:21

 

Pour la 4ème année consécutive, j’ai retrouvé, dimanche, des blogueurs littéraires de ma région, au salon du livre de Carhaix. Nous avons déploré l’absence de quelques habitués et nous sommes réjouis de la présence de petits nouveaux. Espérons que l’an prochain, tout le monde soit là ! (une précision : tous les blogueurs sont les bienvenus, de Bretagne ou d'ailleurs).

  

  

Voici la liste des blogs représentés cette année (8 au total)

Littérature d’Irlande, de Bretagne et d’ailleurs (Yvon - accompagné de son épouse)

La bibliothèque du Dolmen (Joëlle, accompagnée de son époux)

Moi, Clara et les mots (Clara)

Skriban (Gwenaelle)

Lenn a Dilenn (Fransoaz)

Ma librairie Virtuelle (Valérie)

Les cahiers De Griotte (Griotte)

Et moi-même…   photo-1 15721

J’ai fait le déplacement avec Fransoaz, qui habite près de chez moi. Nous avons fait plus ample connaissance pendant le trajet, que je n’ai pas vu passer (comme le reste de la journée d’ailleurs!)  Nous sommes arrivées vers 10 heures 15, ce qui nous a permis de faire une visite du salon avant d’aller déjeuner. Peu avant midi, le reste de l’équipe nous a rejoint. Il était l’heure d’aller déjeuner dans une crêperie de la région, où l’accueil nous a un peu déçus, mais c’est un détail, l’ambiance entre-nous était très bonne et c’est l’essentiel. Comme vous pouvez l’imaginer, nous avons parlé bouquins (mais pas seulement) et comme chaque fois, j’ai regretté de ne pas avoir pu échanger avec tout le monde. Sur une table de dix personnes, c’est hélas impossible. L’après-midi, nous avons déambulé dans le salon, nous retrouvant régulièrement dans les allées pour papoter.

Du côté des auteurs, j’ai échangé assez longuement avec Marie Sizun (dont j’ai parlé plusieurs fois sur ce blog).  Nous avons parlé de ses livres et notamment du tout dernier « plage ». La plage est un lieu qu’elle aime particulièrement fréquenter, et qu'elle évoque aussi bien de vive voix que par écrit. Marie aime beaucoup rencontrer ses lecteurs et parler de ses livres. Elle nous a raconté quelques anecdotes disons… pittoresques sur des séances dédicaces dans des supermarchés (pas facile tous les jours, la vie d’un auteur qui fait la promotion de son livre, quand il se retrouve tout seul, assis sur une chaise flanqué près des réfrigérateurs !). Elle est en cours d’écriture d’un nouveau livre mais chut… on n’en parle pas pour le moment. 

J’ai échangé également avec Claude Crozon et acheté son roman « D’un autre monde », dont j’ai entendu beaucoup de bien. C’est un premier roman, qu’elle a mis douze ans à écrire. Il s’agit d’une vaste et ambitieuse saga familiale se déroulant en Bretagne.

Autre rencontre, avec Nathalie De Broc, que j’ai un peu fâchée en évoquant la littérature régionale. Elle a horreur des étiquettes. J’ai me suis laissée tenter par un des ses romans « la tresse de Jeanne », qui se déroule à Roscoff, donc tout près de chez moi.

Comme chaque année, j’ai rendu une petite visite au stand de « Diabase », petite maison d’édition qui publie des ouvrages atypiques, et fort intéressants. J’ai acheté leur dernier ouvrage « la religieuse portugaise » d’Eugène Grenn. Il s’agit du scénario d’un film que le couple d’éditeurs a adoré, accompagné de « bonus » (la traduction des fados chantés dans le film, des photos, un journal du tournage, des entretiens…). Je n’ai jamais lu un scénario de ma vie, je ne sais pas ce que cela donnera. ProbablemeLa tresse de Jeannent aurai-je envie de voir ensuite le film ?

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 Vous trouverez les billets sur ces livres dans l’année qui vient.

J’ai adoré cette journée, j’aime parler avec les auteurs et tout autant rencontrer des blogueurs. Mais pourquoi ces journées-là passent-elles si vite !

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 23:01

 

Parce que je ne veux pas passer de temps sur internet alors que mon fils est à la maison après un mois et demi d’absence, je ferme la boutique pour une bonne semaine.     

 

Pas de vacances pour moi, au contraire, une fin de mois très speed.. mais dimanche, un évènement sympathique : Le festival du livre de Carhaix. Je vais y retrouver, comme chaque année, mes amis blogueurs bretons. C'est un rendez-vous qui nous est cher à tous.

 

Avis aux amateurs...

Cette année c'est Yvon qui coordonne la rencontre. Merci à lui ! 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 23:14

 

Grasset 2010 - 343 pages

Valentine, ado déjantée et gosse de riches, a pris la poudre d’escampette.  Sa famille a collé à ses trousses deux détectives privées qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble : Lucie, mollassonne et sans grande personnalité » et « la hyène », qui porte bien son surnom. Nous suivons le périple de ce duo improbable sur les traces de la jeune fille, de Paris à Barcelone. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la vedette du roman n’est pas Valentine, mais plutôt « La hyène ». C’est elle qui mène la danse et fait avancer l’enquête, utilisant des méthodes plutôt musclées. Provocatrice et « rentre-dedans », on apprend au fil du roman qu’elle a subi une adolescence tourmentée. Dès que l’occasion se présente, elle fait l’apologie de l’homosexualité féminine. La brave Lucie, pourtant hétéro, finira par virer de bord. Et l’enquête dans tout cela, me direz-vous ? Elle est accessoire, mais finira par aboutir.

 

Je ne me suis pas ennuyée une seconde, entraînée par un rythme assez soutenu, mais le dénouement, peu crédible, m’a déçue. Par ailleurs, si je ne m’attendais pas à du « sexuellement correct » de la part de Virginie Despentes, il me semble tout de même qu’elle dépasse un peu les bornes (nous avons le droit à une "soirée" entre lesbiennes assez gratinée et dont je vous épargnerai les détails). Pas de doute, je suis plus sensible aux auteurs qui évoquent la sexualité de leurs personnages avec plus de délicatesse. Je ne suis pas certaine de relire de sitôt Virginie Despentes, même si au final ce livre m’a bien divertie et souvent amusée. Le petit monde décrit dans ce livre est bien éloigné du mien, en cela le dépaysement fut total. Certains passages sont assez truculents, d'autres d'une vulgarité très limite. Je voulais me faire une idée du style de l’auteur et du contenu de ses livres, ma curiosité est assouvie ! 

D'autres liens ici (nous sommes nombreux avoir lu ce livre)

PRICEMINISTER l'Achat - Vente GarantiLivre lu dans le cadre d'une offre de Price Minister  "Despentes contre Houllebecq ".

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 23:47

  

Rouergue 2009 (La Brune) -219 pages

Il s’appelle Pierre. On le découvre à la campagne, dans une maison qu’il a achetée une bouchée de pain car personne n’en voulait : le long d’une route, entre la Flèche et le Mans. Dès les premières pages, le lecteur se glisse dans les bottes de Pierre et s’y sent bien. Dans la maison, règne un bric-à-brac chaleureux. Pierre est brocanteur et fait quelques extras, dans une crêperie. Pour meubler sa vie, il recueille des animaux, rend visite à sa voisine Paulette et entreprend une biographie de Rosa Bonheur, une femme peintre du 19ème, qu’il admire pour ses choix de vie, très libres pour l’époque. De temps en temps, il reçoit les visites d’un homme qui fait battre son coeur, un certain R. Peu à peu, Pierre nous dévoile sa vie d’avant, quand il était mannequin pour gagner sa vie, et étudiant pour s’occuper l’esprit. Un jour, il a tout plaqué.

 

Ce livre m’a totalement séduite. Je m’y suis sentie merveilleusement bien. Et quelle plume… Chaque phrase est un délice. Je ne me lasse pas d’en relire des passages.  Pierre est un être attachant. Comme chacun d’entre-nous, il a des faiblesses, qu’il livre avec sincérité et une pointe d’ironie, tournée vers lui-même. Il évoque aussi les blessures qui sont à l’origine de son mal-être. Ce livre est l’histoire de de son cheminement vers la sérénité. Je peux vous dire, sans trop dévoiler l’histoire, qu'on y trouve une belle histoire d’amour entre deux hommes. Cette histoire est abordée avec pudeur et sensualité, prouvant que les deux ne sont pas incompatibles (j’ai lu tout de suite après « Apocalypse bébé » de Virginie Despentes, quel contraste !).  Je pourrais aussi vous parler des nombreuses références musicales ou culturelles du roman mais je ne veux pas trop en dire...

 nullLisez « Bonheur fantôme », c’est un petit bijou d’intelligence et de délicatesse.

 

Juste quelques phrases :  

"Je vis en bordure du néant, en rat des champs. Comme dit ma mère, « marginal, mais pas méchant" .  

« Je voudrais bien, comme Paulette, me caler sur mon siège et attendre le grand déraillement final. Mais par les vitres de mon train, on aperçoit toujours la gare de départ. Je ne suis pas encore assez loin ».  

« On ne me saoule jamais, même pas d’histoires. Je tiens l’ennui comme d’autres tiennent l’alcool. Je ne contredis pas, je ne polémique pas, j’écoute ».  

Ils sont également très enthousiastes : Papillon ; Anne ; Incoldblog (avec en prime des questions posées à l'auteur); Aifelle ; Cathulu et sans doutes d'autres...

 

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 23:07

mon vieux grenier en bretagne

 

                                                   Coop Breizh 2001 - 199 pages

 

C’est sur les conseils d’Yvon (LE spécialiste parmi les blogueurs, de la littérature bretonne), que j’ai eu envie de lire ce recueil. J’essaye, chaque année, lors du salon régional du livre de Carhaix, de découvrir au moins un auteur breton ou publié par une maison d’édition bretonne. Après Hervé Bellec, Hervé Jaouen, Laurent Ségalen et Marie Le Drian, j’ai fait connaissance avec la plume de Louis Pouliquen. L’ouvrage se présente comme une suite de récits évoquant l’enfance de l’auteur dans un petit village du Bas Léon, Saint-Thégonnec. Je connais ce coin du Nord Finistère, ma famille maternelle étant originaire du canton. Durant ma lecture, j’ai souvent pensé à mes grands-parents et à l’enfance de ma mère, dans des lieux géographiquement très proches.

 

La Bretagne a évolué et je comprends la nostalgie de l’auteur qui a quitté la région à l’âge adulte et aimerait, quand il revient au pays, retrouver les lieux tels qu’il les a laissés. Mais il n’en est point ainsi : les jolis chemins creux se sont couverts de goudron pour faciliter le passage des voitures, les agriculteurs ont dû s’adapter au monde moderne... Comme les autres régions de France, avec un peu de retard, la campagne bretonne a changé. C’était cela ou la désertification. Peut-être aurait-on pu faire cette évolution de façon différente, moins agressive pour la nature ? On peut le penser.

 

La Bretagne d’avant et après-guerre, je ne l’ai pas connue, mais je l’ai devinée au travers des conversations de mes parents et grands-parents. Louis Pouliquen, avec sa force d’évocation, me l'a rendue vivante, l’espace de quelques soirées. Charmée par sa plume, J’ai parcouru avec lui les chemins creux, assisté à des veillées animées par sa mère, je l’ai accompagné sur les bancs de la petite école rurale de Sainte Brigitte et j’ai traversé avec lui les années si particulières de la guerre, dont parlaient volontiers mes grands parents, très marqués par ces années-là. J’ai respiré une Bretagne qui n’est plus, mais qui fait partie de mes racines et de mon patrimoine.

 

Le billet de Yvon.

(Sur son second blog, entièrement consacré à la littérature bretonne).

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 18:00

 Des Hommes Et Des Dieux

 

Synopsis (source allo-ciné.com) : Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région. L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour…

Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996.

 

Mon avis :

Gambadou, très partagée dans son ressenti, s’interroge sur les motivations du public dans le choix d’aller voir ce film. Si les critiques des professionnels sont dithyrambiques, celles des spectateurs sont plus nuancées. Personnellement, le côté positif prend le dessus, mais ce n’est pas un coup de cœur.

 

 Les points positifs :

-          -   Cet épisode de l’histoire algérienne méritait de ne pas tomber dans l’oubli.

 -           -   C’est un film très esthétique : les paysages des montagnes du Maghreb, les magnifiques expressions des visages des moines…

              -  Certaines scènes sont particulièrement émouvantes (je pense au dernier repas des moines, notamment).

 

Les points négatifs :

 -   Le gros point négatif à mes yeux est l’extrême lenteur du film. J’avoue m’être retenue de bailler durant la première partie.

-          -   La spiritualité du film ne m’a pas transportée, contrairement à d’autres personnes. Mais elle m’a interpellée, c’est déjà cela.

 

Quelques mots sur la décision des moines de rester coûte que coûte dans le monastère, et sans protection de l’armée. Plusieurs raisons sont mises en avant : la volonté de ne pas plier face aux menaces, de ne pas abandonner une population vulnérable, d’affirmer leur neutralité face au conflit… On ne peut qu’admirer ces hommes pour leur courage, leur tolérance vis à vis d'une autre religion, la fraternité qui les anime... Mais tels que j’ai ressenti les faits, on est à la limite du suicide collectif. Fallait-il aller jusque-là ? N’y a-t-il pas eu une sorte de conditionnement des moines par leur « chef », pour les faire adhérer à sa propre conviction, en jouant sur la corde sensible de leur engagement vis-à-vis de dieu ? Ces questions-là me mettent mal à l’aise et je me sens un peu seule dans ce ressenti.

 

Un film intéressant, mais d'une lenteur qui m'a semblé exagérée.

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 23:51

grandir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Robert Laffont - 144 pages - 2010

"On me demande comment je vais et je réponds comment va ma mère"

Les parents vieillissent et deviennent dépendants. Leurs enfants doivent s’oublier un peu pour faire face à cette nouvelle situation qui se présente parfois de façon brutale. La narratrice nous raconte les années qu’elle a consacrées à sa mère âgée. Des années difficiles, mais dont elle retire au final un grand bénéfice, estimant que cette expérience l’a grandie.  

La narratrice n’a eu pas d’enfants et je me suis demandée si cela n’avait pas influencé sa façon de vivre les choses. Pour la première fois, quelqu’un de fragile et de vulnérable dépendait d’elle. Pour l’instant, mes parents sont encore assez jeunes et n’ont pas besoin de moi. Je n’ai aucune idée de la façon dont je vivrai la situation quand je devrai leur venir en aide, mais comme tout le monde j'appréhende ce moment. Aurai-je le même ressenti que la narratrice, ayant pour ma part élevé trois enfants ? Saurai-je les voir avec un oeil nouveau, plus indulgent ?

 C’est un beau témoignage d’amour d’une fille pour sa mère, et un message d’espoir pour ceux qui ne sont pas encore passés par là. Un très bel hommage, également, au personnel soignant dont la disponibilité et la patience sont si précieuses aux personnes âgées et à leurs familles.

 

"Plus jeune (ah mais l'inintelligence qu'on a parfois), je pensais que sa disparition me simplifierait la tâche. Je me trompais, tant mieux : c'est sa vieillesse qui me libère. C'est fini de lutter".

 

Les avis (également positifs) de Antigone ; Papillon ; Gambadou ; Aifelle ; Keisha

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