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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 00:01

Anne Percin - N'importe où hors de ce monde

  Anne Percin a réagi, par deux commentaires successifs, à mon billet sur « Point de côté » et je voudrais faire passer une information qui peut intéresser quelques uns d’entre vous : Il existe un troisième livre ou l’on retrouve Pierre et R, mais ils ne sont pas sur le devant de la scène. Il s’agit de « N’importe où hors de ce monde », un roman « faussement » ado. Il n’est pas facile de se le procurer en librairie mais on le trouve sur AMAZON et la FNAC.COM.

 Paru le : 19/03/2009

Editeur : Oskar Jeunesse - Collection : Junior    

 

En prime, je ne peux résister à l’envie de vous livrer un extrait d’un des deux commentaires (qui réjouira les inconditionnels !) :

« Je reviens par ici pour dire que je trouve complètement incroyable ce qui est en train de se passer sur quelques blogs en ce moment autour de Bonheur Fantôme et Point de côté. C'est assez sidérant si l'on considère que ces livres sont sortis il y a presque 2 ans pour l'un, et 5 ans pour l'autre et qu'ils ont eu très peu de presse et fait assez peu de ventes, surtout Point de Côté. A l'heure actuelle ce dernier serait même en réimpression... Imaginez la stupeur de mon éditeur de l'époque  (et imaginez ma joie) ! Merci à ceux et celles qui font vivre les livres et leur offrent ce qu'ils n'ont jamais dans la presse, à la télé, et même en librairie : du temps ! »

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 17:07

 

Editions Héloïse d'Ormesson - 2011 - 254 pages (traduit de l'espagnol)

 

 

Quand j’ai choisi ce livre dans la liste des ouvrages proposés par Babelio, le nom de Robert Capa ne m’était pas totalement inconnu. En revanche, je n’avais jamais entendu parler de Gerta Taro, sa jeune compagne. « En attendant Robert Capa » raconte leur rencontre et les courtes années qu’ils passent côte à côte, vivant à cent pour cent leur passion commune pour la photo. Le roman est centré sur la jeune Gerta, volontaire, courageuse et farouchement indépendante.

Quand ils se rencontrent à Paris, en 1935, ce sont deux jeunes réfugiés juifsGerda Taro et Robert Capa_Fred Stein épris de justice et de liberté. Rien de bien étonnant à ce qu’ils cherchent à apporter leur pierre à l’édifice de la lutte contre le fascisme. C’est la photographie de guerre qui va leur donner cette occasion. Robert va initier Gerta à l’art qui commence tout juste à le faire vivre. De son côté la jeune femme s’occupe de la carrière de son compagnon, trouvant notamment une astuce pour le faire connaître : un changement de patronyme, pour faire « américain ». Après avoir filmé, entre autres, le Front populaire, les deux jeunes gens partent pour l’Espagne, couvrir la guerre civile aux côtés des troupes républicaines. Ils s’engagent pour la cause anti-fasciste et n’hésitent pas à mettre leur vie en péril pour obtenir des clichés au plus près de l’action. Certaines photographies feront d’ailleurs l’objet de controverses, comme celle de "la mort soldat républicain" (voir photo ci-dessous).

Ce livre m’a  passionnée, c’est une très belle réussite. Partant d’une histoire vraie, Susana Fortes met à profit son talent de romancière pour imaginer l’intimité des deux photographes et la passion charnelle qui les liait. Les passages imaginant leurs ébats amoureux sont particulièrement beaux.  Pour le reste, la romancière s’est beaucoup documentée, elle nous explique sa démarche dans une courte postface. J’ai adoré vivre aux côtés de ces jeunes aventuriers passionnés, l’espace de quelques heures. C’est toute la force d’un bon roman que de vous emporter là où vous n’irez jamais.

J’enchaîne les coups de cœur ces temps-ci

   Un grand merci à Babelio et son opération "Masse Critique" ico_critique.jpg

Après avoir refermé le livre, j’ai passé plusieurs heures à lire tout ce que je pouvais trouver sur les deux photographes et à découvrir leurs clichés. Si comme moi vous voulez en savoir plus, je vous conseille deux sites :

Sur Robert Capa : http://photogriffon.com/photographes-du-monde/4-robert-capa/robert-capa.html 

Sur Greta Taro : http://www.egodesign.ca/fr/article.php?article_id=171

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 00:46

 Thierry Magnier - 2006 - 159- pages  

 

Quand on a un coup de cœur pour un roman et que l’on apprend que le personnage principal a pris forme dans un roman précédent, comment ne pas s’y plonger dès que l’occasion se présente ? C’est donc avec curiosité et une certaine impatience que j’ai retrouvé Pierre, me penchant cette fois sur son adolescence. De cette jeunesse douloureuse, je ne connaissais que  quelques éléments, livrés dans « Bonheur  fantôme ».  

 

Pierre a vécu un grand traumatisme à l’âge de treize ans. Il a perdu son frère jumeau dans un accident de voiture. Dans sa famille, personne n’est capable de l’entourer comme il le faudrait, chacun étant enfermé dans sa propre douleur. Alors, Pierre se réfugie dans la course à pied. Il court à en mourir, à fondre au point de devenir l’ombre de lui-même. Il s’est donné comme objectif de mourir à vingt ans. Mais c'était sans compter sur une certaine rencontre...

 

« Point de côté » a été écrit dans l’optique d’être lu et compris par des adolescents, d’où plus de simplicité dans l'écriture et les références culturelles. C'est sans doute la raison pour laquelle il m'a un peu moins comblée que "Bonheur fantôme", que j'avais trouvé extrêment riche à tous niveaux. Cela ne veut pas dire que je n’aie pas apprécié ma lecture. J’y ai retrouvé la même délicatesse dans l’évocation des sentiments et de homosexualité. C’est un livre très émouvant et fort bien écrit.

 

A découvrir absolument si vous avez lu "Bonheur fantôme". A lire aussi si ce n'est pas le cas, mais prévoyez la lecture de "Bonheur fantôme" dans la foulée, car vous ne voudrez plus quitter Pierre (Dommage qu'il n'y ait pas un troisième livre où l'on puisse le retrouver ! snif...)

 

Un grand merci à Gwenaëlle pour le prêt !

Clara a été bouleversée

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 00:44

La fosse aux ours - 2010 - 142 pages

 

Il s’appelle Sébastien et nous écoutons sa confession, dans un commissariat…

 

Parce qu’il était différent de ses petits camarades de classe et que ses parents n’avaient pas de temps "à perdre" avec un enfant un peu spécial, Sébastien a été placé dans une institution pour enfants déficients mentaux. Mais Sébastien est loin d’être un idiot et possède même de grandes qualités humaines. Le seul être qui lui accorde un peu d’attention est son grand-père, un brave homme chez qui il se rend le week-end. Un jour, ce grand-père, handicapé physique, lui propose de l’accompagner à Paris où il doit se rendre à une rencontre « d’anciens d’Algérie ». Mais la rencontre ne se passe pas comme le grand-père l’avait rêvé…

 

Avec peu de mots, des courtes phrases et des silences, Jean-Pierre Spilmont nous offre un magnifique portrait d’enfant. Un enfant au grand cœur, confronté à la complexité de l’être humain, capable du meilleur comme du pire. Je ne sais comment vous dire à quel point ce livre m’a touchée, le dernier chapitre m’a littéralement chavirée. Je n’ai pas envie de vous en dire plus. Il faut prendre le temps d’écouter Sébastien, sans brûler les étapes.  

     A lire absolument !

 

D'autres que moi ont eu un coup de coeur pour ce livre : Babayaga - Midola Colette (Landibiblioblog)  -  

Affiche_2011.jpgLecture dans le cadre du Prix Cézam 2011

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 21:53

Je voudrais vous faire découvrir (si ce n'est déjà fait), Une bretonne qui chante...en japonais ! Il s’agit de Cécile Corbel, une toute jeune chanteuse et harpiste bourrée de talent. J'adore !

 Source wikipédia :

« À l’occasion de la sortie de son album Songbook volume 2, elle envoie un exemplaire de celui-ci au Studio Ghibli pour les remercier de la source d’inspiration qu’ils représentent alors pour elle. Cet exemplaire parvient à Toshio Suzuki, le producteur en chef de « Arrietty, le petit monde des chapardeurs », au moment où son équipe cherche une musique pour ce film, alors en production. /.../Le 16 décembre 2009, le Studio Ghibli annonce officiellement que Cécile Corbel co-signe le thème musical de son film Arrietty la Chapardeuse, prévu pour une sortie à l’été 2010 au Japon/.../Les morceaux, d’inspiration bretonnes et orientales sont enregistrés à Paris avec une douzaine de musiciens"

Pour en savoir plus sur Cécile Corbel : son site

  (Elle y tient le journal de ses tournées, avec de magnifiques photos).

Elle raconte ici comment elle a été choisie pour écrire la musique de ce film (incroyable !)

 Mais surtout, il faut l'écouter (la bande annonce est plus nette, au niveau du son, que la première vidéo, mais c'est sympa de voir Cécile jouer et chanter)  :

 

Et la bande annonce du film (très prometteuse...)

 

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:54

JBZ et Compagnie - Janvier 2011 - 286 pages   

Voilà un roman que j’ai eu un mal fou à ne pas lire d’une traite. Il ne s’agit pourtant pas d’un thriller, mais d’une histoire familiale presque banale. Suzanne, soixante dix ans, vient de mourir. Ses dernières heures sont racontées par l’une de ses filles, Gabrielle. Puis, nous remontons le temps pour faire la connaissance de la défunte. Avant qu’elle ne devienne une épouse puis très vite une mère, Suzanne a vécu une enfance tourmentée. Enfant non désirée d’une « fille-mère », elle a été recueillie par sa grand-mère et sa tante, auprès desquelles elle a vécu une petite enfance dorée. Mais hélas, cela n’a duré qu’un temps, elle a dû partir vivre chez sa mère. Les années qui ont suivi ont été pour Suzanne et son petit frère, né lui aussi « par erreur », un véritable cauchemar.

 

J’ai beaucoup de tendresse et de compassion pour Suzanne, malheureuse dans son couple et pourtant incapable de quitter un mari volage, tyrannique et égoïste. Elle était si fière d’avoir fondé une famille, contrairement à sa mère qui cumulait les amants et délaissait ses enfants, qu’elle ne peut mettre une croix sur cet idéal et partir vers l’inconnu avec ses deux filles. Le manque de confiance en elle, entretenu par son mari, la tétanise. Alors elle courbe le dos et vit par procuration, s’accrochant à ses filles en tentant de leur apporter toute la tendresse et la stabilité qu’elle n’a pas eues. Je dois aussi évoquer l’amour des filles pour leur mère, leur tristesse face à son sort peu enviable. On sent dans le récit de Gabrielle toute la tendresse qu'elle ressent pour sa mère et la tristesse face à sa disparition. A noter l'utilisation de la deuxième personne du singulier, qui donne au texte une intensité supplémentaire.



« … Courber l’échine. Supporter l’insupportable. Tu ne voulais pas briser ce fragile équilibre. Renoncer à ta cellule familiale. Mettre tes filles en péril. Et tu n’as jamais eu assez confiance en toi pour imaginer que tu serais capable de voler de tes propres ailes. Tu aurais dû t’enfuir, tu aurais dû… »

  

Fabienne Bertaud fait ici une analyse très fine de ces femmes qui ne quittent pas le foyer, en dépit de souffrances endurées pendant de longues années. C'est une histoire qui m'a remuée et particulièrement touchée. Suzanne est un personnage que je n'oublierai pas de sîtot.

   Les avis très enthousiastes de : Pimprenelle - Clara - Jostein

bz.jpgUn grand merci à  BOB et aux Editions JBZ et Compagnie

 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 00:54

Pour commencer la semaine joyeusement, je vous propose "Saint-Jean-Du doigt" de Thomas Fersen, une chanson un peu paillarde qui ne manque pas d'humour. Ce titre est extrait de l'album : "Pièce montée des grands jours" - Année de sortie : 2003. 

 

 

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Saint-Jean-Du-Doigt est un petit village du Nord-Finistère. Il se situe tout près du village dans lequel j'ai passé mon enfance. La côte est restée très sauvage et l'été les touristes ne s'y bousculent pas. Mais, ne cherchez pas de rapport entre les paroles de la chanson et le village de Saint-Jean-Du-Doigt, en dehors des falaises, citées dans le texte, je n'en ai pas trouvé. M ais ça fait un titre sympa ! 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 21:09

zweig

 Editions stock - 2009

De Stephan Zweig, j’avais lu avec fièvre il y a quelques années, « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme ». J’ai retrouvé dans « Lettre d’une inconnue », écrit par l’auteur en 1927,  la même intensité de lecture. Il ne s’agit pas cette fois d’une passion fulgurante, mais tout son contraire puisque cette vénération, unilatérale, durera de longues années.  Le prolongement de cet amour est l’enfant que la jeune femme aura de l'homme, un écrivain, lors d’une nuit passée à ses côtés et dont il ne gardera même pas le souvenir.  Aimer à la folie et toute une vie un être qui ne vous accorde pas la moindre importance ne peut épanouir quiconque et pourtant, paradoxalement, cet amour comblera notre inconnue autant qu’il la fera souffrir.

 La lettre qu'elle écrit à l'écrivain et dans laquelle elle se dévoile, pour la première et dernière fois, commence ainsi : « Mon enfant est mort hier... ». 

C'est un texte déchirant qui se prête merveilleusement bien à être écouté. La lecture ne dure qu’une heure quarante et il préférable de ne pas avoir à l'interrompre pour ne pas perdre en intensité. J'ai fait une deuxième lecture par petits bouts, en vacant à quelques tâches quotidiennes qui n’occupent pas l’esprit. La langue est magnifique et Léa Drucker a le juste ton pour porter la voix de cette belle inconnue, à la bien triste destinée. 

Une très belle lecture que je dois à Géraldine, que je remercie. Elle a aussi beaucoup aimé ce texte.  

Anne a un tout autre ressenti, et je ne peux m'empêcher de la citer : "Je n'ai pas pu (ou pas su) être une lectrice empathique ou compatissante. Quelquefois même j'ai frôlé l'agacement. Comme une envie de la secouer, de lui ouvrir les yeux à cette amoureuse transie !" Je peux comprendre ton ressenti, Anne, mais moi j'ai plutôt eu pitié d'elle, la plaignant d'être à ce point prisonnière de ses sentiments ! 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 00:34

BoutDuMonde.jpg 

Flammarion - 509 pages (collection tribal)

 

Au moment où j’écris ce billet, je viens de quitter Malo, Jul et Solam, les personnages si attachants du dernier roman de Maud Lethielleux et je suis un peu triste à l’idée de ne pas les retrouver ce soir…

 

Tous trois sont hébergés par Marlène, dont on découvre au fil du roman qu’un grand malheur a brisé la vie. Cette femme sans âge accueille des jeunes qui rencontrent des difficultés familiales, dans une ancienne ferme isolée, « au bout du monde ». Chez Marlène, il faut mettre la main à la pâte (préparation des repas et restauration d’une grange). Il y a aussi un temps consacré à l’écriture. Plus ou moins de bonne grâce, du moins au début, les jeunes couchent sur le papier leur vie quotidienne et leurs pensées les plus intimes.  Le roman est constitué des écrits des trois pensionnaires, que l’on découvre par alternance… Peu à peu, chacun chemine vers le bout du tunnel, encouragé par une entraide qui se met en place dans la maisonnée. Marlène écrit aussi, mais nous ne savons d’elle, que ce que ses pensionnaires nous livrent. L’hôtesse reste dans l’ombre et garde sa part de mystère.

 

Maud Lethielleux a un style bien à elle, qu’elle maîtrise à merveille. Son « truc », est de donner la parole à ses personnages, en utilisant leurs mots à eux, pas les siens. Autre particularité, la romancière prend le parti de ne jamais faire de larmoyant. Dans son univers, chacun finit par s’en sortir, par trouver le chemin du bonheur. A la campagne ou dans la rue, il a matière à rêver, à inventer un monde meilleur. Un mode utopique que celui de Maud ? Oui, sans doute, mais c’est si bon de rêver avec elle…   

A noter que la collection Tribal s’adresse tout particulièrement aux adolescents.

Merci à Clara pour le prêt !

Déjà beaucoup d'avis sur la blogosphère que vous trouverez , par exemple..

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 00:01

Une super idée si vous avez une âme d'artiste... (ce qui n'est pas franchement mon cas !)

crédit photo : http://bookshelves.tumblr.com/post/2643276590

 

 Painting on Books

                    

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