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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 13:48

 

  

Naive 2010 - 45 pages (Collection Livre d'heures)

« la collection Livre d’heures dirigée par Jean Rouaud se propose de réunir des textes illustrés ne relevant d’aucun genre particulier » (présentation de d'éditeur)

 

Fatou Diome évoque avec émotion son grand-père, qu’elle accompagnait à la pêche quand elle était enfant, au Sénégal. C’était un homme courageux et d’une grande sagesse, des qualités qui ne se révèleront à la petite fille que plus tard, à la lecture du roman «Le vieil homme et la mer». De cette expérience inoubliable naîtra une passion pour la lecture.

 

"C’est Hémingway qui m’a tout appris du courage, de la volonté, de l’abnégation, de la dignité de mon grand-père, pêcheur niodiorois ».

  le-livre-d-heure-002.jpg

« Petit à petit, la lecture avait pris tout le temps que jadis je passais dans la barque de mon grand-père. Le monde s’ouvrait maintenant à moi comme les pages d’un livre».  

 

nullJ’ai savouré chacun des mots de ce très beau texte qui évoque merveilleusement bien une passion qui est aussi la mienne, celle de la lecture. Les illustrations de Titouan Lamazou, dans une dominante de violine, sont magnifiques et s’intègrent parfaitement au texte. C’est un petit livre à lire, à relire et à offrir à tous ceux qui ont grandi avec les livres et ne les ont jamais quittés. 

  "Lire, c'est oser le vertige"

 

La page facebook de Naïve 

Le très beau billet de Laurence, aussi enthousiaste que le mien.  

Dans la même collection, j’ai lu également « A l’abandon ».

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 19:51

J’ai lu « j’attraperai ta mort », juste avant de partir en Lozère, début avril, et mon billet est resté en souffrance... Une rencontre avec l’auteur, organisée dans le cadre du Prix Inter-Ce, me donne l’occasion de vous en parler enfin. Il aurait été dommage de passer sous silence ce sympathique premier roman.

 

 

C’est l’histoire d’un gentleman cambrioleur (genre Arsène Lupin), qui décide de s’installer à Etretat dans « la Sauvagère », une maison retirée où il souhaite exercer  son activité en toute tranquillité. Au début du roman,  nous faisons connaissance avec notre voleur, Paul Sérinen. Il est à l’hôpital, surveillé par des policiers, et vit ses derniers jours, terrassé par un cancer. Après le témoignage de Serinen, c’est au tour de l’acquéreur suivant de « la Sauvagère » de prendre la parole. En mettant les pieds dans cette maison avec son épouse,  il ne sait pas encore à quel point sa destinée sera mêlée à celle de son prédécesseur. Tout cela pour une histoire de diamant, d’urne funéraire et de véranda…  

 

 Je n’en dirai pas plus sur l’histoire, sinon qu’elle réserve de multiples rebondissements, et qu’il faut attendre le surprenant épilogue pour comprendre le fin fond de l’histoire.  La construction, très habile, tient le lecteur en haleine. Les 200 pages se lisent d’une traite, les témoignages révélant au fur et à mesure les différentes facettes de l’histoire.

 

La rencontre :

 

Je ne vous ferai pas un compte rendu exhaustif de la rencontre car je suis arrivée avec un bon petit retard, ce qui ne m’a pas empêchée de constater que l’alchimie avec les lecteurs s’était faite très rapidement. Le groupe discutait avec enthousiasme des  personnages  du livre, notamment de son héros, Paul Serinen, qu’on ne peut s’empêcher de trouver sympathique, malgré ses activités peu reluisantes.

 

Hervé Commère nous a parlé longuement de sa passion de l’écriture, qui prime sur celle d’être publié. Bien entendu il se réjouit de la reconnaissance apportée par la publication. Il n’en revient toujours pas d'y être parvenu, d'ailleurs. A ceux qui doutent d’être un jour publiés, il garantit que c’est possible, même lorsqu’on est loin de Paris et sans appui. Les deux premiers romans n’ont pas trouvés d’éditeur. Celui-ci n’a pas trouvé qu’un éditeur mais également des lecteurs enthousiastes !

 

Hervé Commère. </P>Dans la vie, Hervé vend des pâtes devant la gare de Rennes (il faut bien nourrir son homme) , son rêve étant de pouvoir libérer du temps pour se consacrer davantage à l’écriture. 

  

Crédit photo : Ouest-France qui lui consacre un article (ici)

 

 

Les différentes étapes de la rédaction d'un roman sont pour lui les suivantes : trouver un bon sujet,  établir le plan détaillé du déroulement de l’histoire et réfléchir à une construction qui captive le lecteur (surtout pas de linéarité). La rédaction du roman peut se faire une fois le plan défini.

Pour finir, nous avons eu une discussion sur la définition du polar. Faut-il obligatoirement qu’il y ait une enquête policière qu’un livre mérite la classification de « policier » ?  

Voici un extrait de la définition que propose Wikipédia et qui mettra tout le monde d’accord :

Le roman policier est un genre de roman, dont la trame est constituée sur l'attention d'un fait ou plus précisément d'une intrigue, et une recherche méthodique faite de preuves, le plus souvent par une enquête policière ou encore une enquête de détective privé. Le roman policier recouvre beaucoup de types de romans, notamment le roman noir, le roman de suspense, et le thriller.

En partant de cette définition on peut en conclure que ‘j’attraperai ta mort » est un polar car il y a bien une enquête, même si elle n’est menée ni par un policier, ni par un détective. C’est aussi un roman noir, qui m’a fait penser aux romans de Pascal Garnier ou de Jean-Bernard Pouy. Je conseille aux admirateurs de ces deux auteurs (et aux autres, bien sûr !) la lecture de ce roman. Bonne nouvelle, il sortira en poche (chez Pocket).

 

Un chouette de rencontre avec un auteur aussi modeste que sympathique !

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 13:44

Mango présente aujourd'hui même, sur son blog, un extrait du roman de Nelly Alard "Le crieur de nuit" accompagné de photos prises par mon neveu Julien en 2007. Le texte colle à merveille avec les photos de ce lieu magique. 

 

 

Pour voir l'intégralité des photos prises ce jour-là par Julien (ici)

 

 

  Quant à moi, il ne me reste plus qu'à m'inscrire au livre voyageur proposé par Clara, car ce roman, il FAUT que je le lise, maintenant !

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 17:00

Le livre de poche (éditions Jacob-Duvernet) - 280 pages

 

Définition de « la pintade » telle que figurant sur la quatrième de couverture : « Etre une pintade, c’est être une femme d’aujourd’hui, légère et sérieuse, féminine et féministe ».   

« Les pintades » est une collection qui propose une série de chroniques sur la vie quotidienne des femmes dans des grandes villes du monde. Sont également fournis : de bons tuyaux et bonnes adresses pour les femmes qui souhaiteraient y séjourner. Autant le dire tout de suite, je n’ai pas l’intention d’aller passer mes vacances à Téhéran. Mais cela ne m’empêche pas d’être tout à fait intéressée par la vie des femmes de ce pays.

 

Delphine Minoui, sans cacher les très sérieuses contraintes auxquelles sont soumises les femmes en Iran, nous montre qu’elles ne restent pas pour autant cloîtrées chez elles à ruminer leurs malheurs, qu’elles trouvent mille et une astuces pour contourner les lois et se battre au quotidien contre leur condition, souvent dans la bonne humeur. A la fois rebelles et soumises, elles jonglent avec les interdits. Sous leurs tchadors, beaucoup d’entre elles portent des dessous coquins ou des chaussures à talons hauts et laissent dépasser de leur foulard des cheveux méchés… Les plus audacieuses organisent des soirées privées pour se défouler, usent et abusent de la chirurgie esthétique et déclament des vers dans la rue… Un pays tout en contrastes et contradictions et les femmes n’échappent pas à la règle. 

 

Cette collection « Les Pintades » a pour parti pris la légèreté. Toutefois, au détour des pages, Delphine Minoui dénonce les inégalités inacceptables dont sont victimes les femmes. Il faut savoir par exemple, qu’en matière de justice, un témoignage masculin vaut celui de deux femmes. Autre exemple : un iranien peut avoir officiellement quatre conjointes alors qu’une femme ayant commis l’adultère sera condamnée à la lapidation. Leur sort n’est guère enviable mais elles ne souhaitent pas pour autant subir une invasion massive de notre culture occidentale.  La journaliste, qui a séjourné assez longuement en Iran, nous explique que les femmes qu’elle a côtoyées préfèrent voir le pays évoluer vers la modernité progressivement et sans trop de pression externe. 

 

J’ai mis un peu de temps à lire cet ouvrage car sa construction, sous forme de chroniques, peut se révéler un peu lassante au bout d'un moment. Sur un sujet similaire, j’ai lu il y a quelques temps « Passeport à l’iranienne », un livre qui évoque la vie quotidienne des iraniens (et  iraniennes) sous forme de roman, plus fluide à la lecture. Je suis toutefois ravie d’avoir eu l’occasion, grâce à ces chroniques, d’en savoir plus sur la culture d’un pays dont on parle beaucoup dans les médias, sans évoquer la vie quotidienne de ses habitants. L’intérêt principal de ce livre est d’apporter cet éclairage.

Une lecture commune avec Solenn

L'avis de Keisha - (et des photos de son séjour la-bas !)

 

Le site des pintades : http://www.lespintades.com

Le blog de Delphine Minoui "chroniques orientales" : http://blog.lefigaro.fr/iran/  

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 23:57

C'était notre terreLe livre de poche (Albin Michel 2008) - 508 pages

 

Le début du livre donne le ton :

"C’était notre terre.

Quand je dis que c’était notre terre, je veux dire que nous ne l’avions pas volée, que nous en avions rêvé au temps de nos ancêtres, et que l’Etat français nous avait permis de concrétiser nos rêves en nous vendant une bouchée de pain six cent cinquante-trois hectares de bonne terre africaine

Te souviens-tu, Henri ?

Six cent cinquante-trois hectares réservés à notre seul usage, ça fait beaucoup de collines, de vallées, de bouquets d’agaves et de lentisques, d’oueds, de cailloux, d’oiseaux de toutes couvées, ça fait beaucoup de ciel et de nuages

Te souviens-tu, Henri ? Ça fait beaucoup de sueur, de fatigue et de larmes, beaucoup de malheur et pas assez de joie, mais pour rien au monde je n’aurais voulu naître ailleurs."

 

Une famille de colons français bien implantée en Algérie, les « Saint-André », se trouve confrontée à la décolonisation du pays. Les membres de la famille, vivants et morts, expriment tour à tour leur vision des faits. La parole est également donnée à Fatima, la bonne à tout faire Kabyle, exploitée de façon odieuse mais qui ne quittera jamais la famille parce qu’elle ne sait pas où aller, sans famille ni connaissance. Son témoignage, au centre du récit, est troublant et révoltant. Tour à tour, on entend les voix de la mère et du père ainsi que celle des enfants. La mère est inflexible et sans cœur, aigrie par sa position d’épouse délaissée. Le père est un odieux colon qui passe ses soirées dans les bordels arabes et n’a aucune considération pour les algériens, qu’il exploite sans vergogne. Le couple a trois enfants, un fils qui se rangera du côté des algériens et deux filles qui finiront par fuir l’Algérie mais ne trouveront jamais le bonheur, l’une parce qu’elle n’assume pas son homosexualité, l’autre parce que la nostalgie de l’Algérie ne lui permettra pas de tourner la page.

 

On comprend aisément à quel point il a dû être difficile pour ces gens de quitter une terre dont ils s’estimaient les propriétaires. Mais qui étaient-ils au juste ? On découvre au fil du roman que leur intégration s’était faite par la force, qu’ils n’avaient jamais été les bienvenus sur cette terre difficile à exploiter et dont pourtant ils avaient fait des miracles. Est-ce que tous les colons se comportaient avec autant de mépris que les Saint-André vis à vis de la population locale ? Je préfère penser que non … Il ne faudrait pas s’imaginer pour autant que les algériens colonisés étaient des enfants de cœur. Certains passages du livre nous montrent qu'ils se rebellaient par des actes barbares inacceptables, que les colons réprimaient aussitôt de façon démesurée, créant une spirale infernale vers la violence. Le roman est dérangeant car il présente une vision des pieds-noirs assez terrible. De retour en France, les personnages du livre se montrent incapables de s’adapter à leur nouvelle vie et certains d’entre eux continuent à s’acharner contre les algériens, n’hésitant pas à persécuter ceux qui vivent en France. Mathieu Belezi dénonce les exactions des colons mais nul n’est épargné. Des atrocités ont été commises par tous les camps y compris par l’armée française qui n’hésitait pas à torturer pour obtenir des aveux, c’est bien connu.

 

L’écriture est singulière et peut surprendre, mais personnellement, j’ai immédiatement adhéré à ce style très personnel. Chaque phrase est marquée par un retour à la ligne et non un point. Certains passages sont en italique. Le personnage s’adresse alors dans sa réflexion à un autre membre de sa famille, parfois défunt.  Le texte se lit comme une sorte de litanie, musicale et très rythmée. J’ai trouvé cette écriture assez remarquable. 

 

Une fresque familiale et historique absolument passionnante, mais dérangeante.

 

Les avis de : 

Antigone et Emmelyne (séduites) - Canel (n'est pas allée au bout) - Solenn (très mitigée)

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 19:01

 

 photo.jpg

Le phare de l'Ile Vierge, vu de la côte (le plus haut d'Europe, 77 mètres). 

 

statue 

  Statue en granit qui fait face à l'île.

Crédit photo : Monsieur Sylire

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 23:11

Les Invités de mon père

Synopsis (source : allociné.com) :

Lucien Paumelle a toujours eu des convictions fortes. Médecin retraité, il reste un homme d'action, réputé pour son implication dans de nombreuses causes humanitaires.

Son engagement le conduit jusqu'au mariage blanc avec une jeune femme moldave, Tatiana, pour lui éviter l'expulsion. Mais ses enfants, Babette et Arnaud, s'aperçoivent rapidement que le comportement de leur père n'a plus grand-chose à voir avec les principes qu'il a toujours prônés : malgré ses 80 ans, Lucien aurait-il succombé au charme de sa flamboyante épouse ?

Tandis que Tatiana et sa fille prennent leurs marques chez les Paumelle, le chaos s'installe dans le quotidien de Babette et Arnaud. Bientôt, ce sont toutes les relations familiales qui sont à redéfinir...« Les invités de mon père » d’Anne Le Ny

Michel Aumont, Véronica Novak et Valérie Benguigui dans le film français d'Anne Le Ny,

Mon avis :

Vraiment bien ce film, un scénario original et de très bons acteurs.

Cette fois, Fabrice Luchini (Arnaud) ne m’a pas "tapé sur le système" avec l’excessivité verbale qu’on lui connaît. Il est plutôt sobre dans le film. Karine Viard (Babette) se glisse parfaitement bien dans la peau de cette "bobo parisienne" qui se donne bonne conscience en oeuvrant dans l’humanitaire. Je ne Raphaël Personnazsuis pas surprise qu’elle finisse par se défouler dans les bras de son collègue médecin (Raphaël Personnaz, photo ci-contre), il est très séduisant :-). Quant à Michel Aumont, on a envie de lui mettre des claques. Non pas qu’il joue mal, bien au contraire. Il est même très convaincant dans le rôle de ce vieillard qui fait voler en éclat toutes ses convictions en se "tapant" la bimbo qu'il héberge. Babette et Arnaud sont bien trop gentils avec lui. A mon avis, il ne mérite qu'une chose, se faire plumer ! L'âge n'excuse pas tout.

Un film qui pointe du doigt la bonne conscience et montre que l’action humanitaire a malheureusement ses limites.

Efficace et drôle !

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 19:31

 

 

 

Dis oui Ninon - Maud Lethielleux - J'ai lu (12 mai 2010)

Un joli portrait d'enfant tout en fraicheur, qui a remporté un vif succès dans la blogosphère.

 Mon billet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'origine de la violence - Fabrice Humbert - Le Livre De Poche (avril 2010)

Dans un tout autre genre, un roman ambitieux et percutant sur le sujet hélas inépuisable de la violence humaine. Une lecture assez éprouvante toutefois.

(En lice pour le prix Inter-Ce)

Mon billet

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 15:27

Editions de l'Olivier - 457 pages - aout 2009

Le narrateur, Pierre Rotko, est un grand reporter qui parcourt le monde pour couvrir, entre autres,  les guerres contemporaines. Autre sujet qui le fascine depuis toujours : les catastrophes naturelles. Quadragénaire et célibataire, il réside à Paris. Entre deux missions, il rend parfois visite à son père, un ancien avocat qui vit reclus dans son appartement parisien depuis la mort de sa femme. Du passé de son père, Pierre ne sait pas grand-chose sinon qu’il est d’origine russe et qu’il est arrivé en France dans les années 50, à l’age de 20 ans. Le jour où ce dernier manifeste le désir de lui parler enfin de son histoire, la vie de Pierre bascule. Bouleversé par le récit, par le destin de ses grands-parents paternels dont il apprend la triste vérité, il se met en quête de l’histoire familiale. Il réunit la documentation susceptible de l’aider mais comprend vite que cela ne suffit pas, qu’il doit se confronter au réel. Il part alors en Tchétchénie à la recherche de « l’origine du mal »… 

 

Voilà une fresque familiale et historique époustouflante. L’histoire de la famille Rotko nous entraîne dans l’histoire de la Russie, tout en nous plongeant dans plusieurs épisodes marquants de l’histoire mondiale du XXe siècle et du début du XXIème. On y évoque, entre autres, les purges staliniennes, le massacre de Babi Yar, la mort de Staline, les attentats du 11 septembre… J’aime particulièrement Les romans qui mêlent la petite et la grande histoire et Thierry Hesse, professeur de philosophie, réussit l’exercice avec brio. C’est un livre foisonnant, dans lequel on ne se perd jamais car sa construction est parfaitement maîtrisée. Les digressions sont nombreuses mais le fil conducteur du récit se retrouve aisément. L’histoire des grands-parents de Pierre, Franz et Helena, constitue ce fil conducteur. Juifs, ils ont subi le sort tragique que l’on peut imaginer. Quand Pierre part en Tchétchénie, c’est avec l’idée de tenter de comprendre ce qu’a pu vivre sa famille en tant que minorité opprimée. Selon lui : « les tchétchènes sont les Juifs d'aujourd'hui car on les abandonne ».  

 

nullBien que le roman soit très ambitieux, il est abordable. La lecture des faits historiques n’est jamais laborieuse, bien au contraire, car la «petite histoire» apporte la touche d’humanité qui manque souvent aux faits bruts. En dehors de l’aspect purement historique, j’ai été impressionnée par  la réflexion philosophique de l’auteur sur le sens et l’origine de la violence humaine, violence qui se perpétue de siècle en siècle. Cette réflexion m’a fait penser à celle de Fabrice Humbert dans  « l’origine de la violence ». Démon est un roman que je ne peux que conseiller vivement à ceux sont en quête de comprendre un peu mieux l’histoire contemporaine. 

Les avis également très positifs de Lapinousinette et Ys   

Challenge du 1% littéraire 2009Challenge 2 % rentrée littéraire 2009 : 11 / 14

 

 

  Lu dans le cadre du Prix des lecteurs du télégramme

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 23:07



Pocket (Editions Eloise d'Ormesson 2007) - 118 pages

Les enfants ont la particularité de se projeter avec une grande facilité dans un imaginaire foisonnant. Mais José va trop loin et peu à peu l’univers qu’il s’est fabriqué se substitue à la vraie vie. Le jeune enfant vit seul avec sa maman depuis le décès du papa. Au grand désespoir de la jeune femme, le petit garçon l’exclut peu à peu de son monde, lui préférant ses amis les objets : un bougeoir (surnommé le colonel), le plafond de sa chambre (le nuage) et quelques autres objets sont ses compagnons d'aventure. La jeune maman est fragile et sombre peu à peu dans la dépression…

 

C’est une histoire triste et qui montre à quel point il peut être déstabilisant pour un parent, à fortiori seul, d'être confronté à un problème psychologique rencontré par son enfant. L’extrême solitude de la maman fend le coeur, tout comme la prise de conscience tardive du petit José. L’écriture simple, presque naïve, permet d’approcher au plus près de la bulle de José. 


Une lecture touchante que je dois à Anne

 

De Richard Andrieux, j’ai lu l’an passé « l’homme sans lumière », un roman très original. Je m’étonne qu'il n'ait pas été davantage remarqué. 

 

  objectif_pal

5/34 (aujourd'hui : 55)

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