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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 21:54

 

Un petit bilan quantitatif tout d’abord :

- 76 livres lus (contre 59 livres l’an passé)
- 70 % de littérature francophone (comme l’an passé).

 

Un moment fort :

Le  prix Landerneau. Une sélection de grande qualité, un échange très intéressant avec les autres participants.

 

Quelques livres qui ont particulièrement retenu mon attention (le choix a été difficile) :

 

Littérature française :

L’origine de la violence – Fabrice Humbert
A l’angle du renard – Fabienne Juhel
Le remplaçant – Agnès Desarthe
Avec tes mains – Ahmed kalouaz

 

Littérature étrangère :

Cette vie - Karel Schoeman
La plage - Marie hermanson 
 

Premiers romans :

Manhattan - Anne Revah 
La peine du menuisier - Marie Le Gall
Dis oui Ninon – Maud Lethielleux
L’ancre des rêves – Gaëlle Nohant

J'ai l'eau à la bouche en pensant aux belles lectures que je ne manquerai pas de faire en 2010, très certainement...

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 19:04

...un peu cabossée (une petite entorse au pouce en jouant au Beach volley) mais en forme. J’ai bien profité de mon séjour familial à Center Parc, dans une ambiance aquatique et sympathique. Peu de lecture et pas de connexion internet (et ça fait du bien ! ). 

J’espère que le père noël vous a gâtés autant que vous le souhaitiez. Dans notre famille,  pour la première année, nous avions opté pour un système de tirage au sort afin d’éviter la "course aux cadeaux" devenue une corvée pour beaucoup d'entre nous. Chacun a offert et reçu un cadeau, en fonction d'un tirage au sort réalisé par une tierce personne. Nous avions prévu, juste après l'ouverture des cadeaux, un petit jeu amusant : "qui a offert un cadeau à qui". Tout le monde a apprécié le principe (même les récalcitants), nous remettrons donc cela l’an prochain. 
 

Je profite de ce billet pour fêter avec vous mon troisième bloganniversaire... Merci pour vos visites et votre fidélité qui m'encouragent à repartir pour une quatrième année !

 

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 21:32

Je vous quitte une bonne semaine pour un séjour en famille  ICI

 

Je vous souhaite à toutes et à tous un...
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 21:54


Rouergue 2009 - 109 pages

Dans ce récit, le narrateur évoque son père, Abd El Kader, né en Algérie en 1917 et aujourd’hui disparu. Avec émotion, le narrateur raconte ce père illettré qui travaillait dur pour nourrir sa famille. « Par le fruit de tes mains nous avons mangé, cheminé vers l’instruction. ». Il raconte avec pudeur la relation qu’il entretenait avec lui, une relation qui se passait de mots. Ce père, privé très jeune de ses parents, ne témoignait son affection que de façon maladroite. Le narrateur aurait aimé dialoguer avec lui, partager sa passion de la lecture, mais un fossé les séparait.

 « Tu regardais les rares livres qui traînaient chez nous, en évitant de les toucher, sans savoir ce qu’ils contenaient, ce qu’ils pouvaient contenir d’émotions et de troubles.

C’est triste une main d’homme qui n’a jamais tenu un livre entre les mains. »

Ce récit ne se résume pas à un très beau portrait de père. Il retrace avec intelligence et de façon captivante l’histoire coloniale et postcoloniale de l’Algérie, du point de vue d’un algérien qui vivait en France avant les « évènements », après avoir combattu sous le drapeau français durant la seconde guerre mondiale. Comme nombreux de ses compatriotes, le père d’Ahmed a collaboré à la reconstruction d’après-guerre, apportant ses mains et sa jeunesse à une France ravie de cette main-d’œuvre peu exigeante et bon marché. Mais dans les années soixante, retournement de situation,  les algériens sont mal vus, soupçonnés d’être des terroristes. Plus tard, c’est la crise économique qu’ils prennent de plein fouet. Confinée dans la cité d’une grande ville après avoir vécu à la campagne, la famille d’Ahmed doit également subir la montée en puissance du fanatisme religieux.

« Avec la religion brandie comme unique étendard, ces pasteurs anachroniques envahissent les cités essayant de rassembler derrière leurs formules simplistes de plus en plus de fidèles... Quand insouciants, sur les pelouses de la cité nous dansions sur le son des guitares électriques, personne n'imaginait qu'un jour nous en arriverions là. A coups de sentences, ces prédicateurs balayent nos certitudes, piétinent nos acquis. Pour eux nulle liberté de penser, nous n'avons pas lu le même livre. »

Les derniers chapitres sont consacrés à la mort du père et à son dernier voyage au pays, où il a voulu sa dernière demeure, loin des siens. S’ouvre pour son fils le temps des souvenirs et des regrets. C’est très fort…

 

nullUn récit sensible et intelligent servi par une très belle plume.

 


nullJ  Yv a beaucoup aimé aussi.

'J'ai lu ce livre dans le cadre du
Prix Inter-Ce. Cela commence fort...


 

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 01:28

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Le livre de poche - Christian Bourgeois 2007 - 376 pages - traduit de l'anglais (Etats-unis)

Sherry Seymour est une belle quadragénaire de la middle class américaine, professeur à l’université (mais son travail semble presque accessoire dans sa vie). Elle passe beaucoup de temps au gymnase à cultiver son corps, sa grande fierté étant de conserver un corps de jeune femme. Son mari est encore amoureux d’elle (et c’est réciproque). Son fils a quitté le nid familial pour suivre des études dans une autre ville et ne rentre que pour les vacances, créant dans la vie de Sherry un vide à combler… Quand elle reçoit dans son casier, à l’université, les mots doux d’un admirateur secret, elle s’engouffre dans un piège qui va se révéler infernal…

 

Sherry Seymour ne m’a pas emballée en tant que personne. C’est le genre de femme superficielle dont la compagnie me lasse très facilement. Toutefois, j’ai fini par la trouver attachante, dans la deuxième partie du roman, quand elle s’interroge sur sa vie et qu’elle prend conscience qu’elle ne luttera pas éternellement contre le temps qui passe.  J'écrivais dans un tag, il n’y a pas longtemps, que je n’avais pas lu de littérature érotique depuis un bon moment… Et bien voilà qui est chose faite car ce livre comporte bon nombre de scènes assez torrides… Sherry Seymour ne fait pas dans le romantique ! 

Un petit reproche avant d'aller plus loin, j'ai parfois trouvé la traduction  maladroite. Toutefois, sans que ce soit un vrai coup de cœur, ce thriller psychologique m’a souvent amusée et assez bluffée par ses retournements de situation habilement amenés. La chute est assez inattendue. Sans en dire plus, je rassure les puritains. Sherry Seymour paie ses erreurs (nous sommes en Amérique…).  
 
 Une lecture commune avec Jules (dont j'ai hâte de lire l'avis...)
 Les avis dubitatifs de Stéphie et de Aifelle et celui très positif de Papillon
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 18:57

nullLe livre de poche 1992 - 87 pages  (Stock)

Voici une de mes lectures de cet été, dont le billet était resté en souffrance.

Une introduction intitulée « le fusil de chasse » est suivie de trois lettres de femmes, adressées à un homme que le narrateur a pu observer dans la montagne, seul, un fusil sur l’épaule. La lecture des lettres met en lumière, sous trois angles différents, la tragédie qui a frappé l'homme. A l’origine du drame, un amour malheureux pour cause de mensonge, de trahison et de non-dits. Au fil des lettres nous découvrons le vrai visage des protagonistes, ignoré par leurs proches et révélé par les lettres sous forme de confession. Connaît t’on vraiment les gens avec qui l’on vit ?
C'est la question soulevée par Yasushi Inoué.

 

Ce petit livre (87 pages) est assez surprenant tant par sa construction que par le contenu des lettres qu’il contient. On sent que chaque mot a été pesé pour donner à la tragédie l’intensité recherchée. Je l’ai lu d’une traite. Cette oeuvre incontournable de la littérature japonaise a obtenu en 1950 la plus prestigieuse récompense littéraire du Japon, le prix Akutagawa.

 De nombreux billets. Je vous renvoie à Blog'O'Book

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 16:10

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                                         Arléa - 2009 - 89 pages

"Ma vie doit changer, c'est en entendant la voix du neurologue que j'ai compris que cela ne pouvait plus durer, ma fuite est un début de changement. La première étape a été de prendre la décision. Prendre une décision, ça n'a l'air de rien, les pensées se déplacent, se décalent jusqu'au bord de soi, et surgissent dans un ordre inattendu. La décision est là, debout, dans tout son déploiement et sa force. Un sauvetage. Une fois que j'avais accepté la décision, je devais la rendre possible, lui ouvrir l'espace dont elle avait besoin."

Une femme quitte mari et enfants après avoir appris après qu’elle était atteinte d’une grave maladie. Elle ne prend que le chien et encore, elle finit par l'abandonner, lui-aussi. Quelles sont les raisons de cette fuite brutale ? Nous l’apprenons dans la seconde partie du roman par le biais d’une lettre accusatrice dans laquelle elle fait voler sa vie en éclats… Je n’en dirai pas plus sur l’histoire, mieux vaut aborder ce livre en en sachant le moins possible.

Des lectrices ont été dérangées par la construction du roman, notamment par cette lettre qui intervient au milieu du récit. Pas moi. J’étais accrochée au récit, admirative de la justesse des mots qui décrivent le vide intérieur de cette femme avant l’électrochoc que constitue l’annonce de la maladie. Je dois dire que j’ai été surprise par la révélation qui sort de sa plume, je ne m’attendais pas à cela. J’ai lu la dernière partie en osant à peine reprendre mon souffle. Je n'avais pas imaginé cette fin-là.

nullQuatre-vingt neuf pages qui m'ont scotchée...
 

 Anne RévahMerci à Anne Revah de m'avoir proposé de découvrir son premier roman. Je n'ai pas pas hésité un instant à accepter son offre, je fais toujours de belles découvertes dans cette collection "1er mille" de chez Arléa.

D'autres avis :
Antigone - Laure - Leiloona
Un coup de coeur de Jérome Garcin

 
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 21:52

 

Les Belles Choses que porte le ciel   Le livre de poche - Albin Michel - 282 pages


« Un homme coincé entre deux mondes vit et meurt seul. Cela fait assez longtemps que je vis ainsi, en suspension. » 

Il s’appelle Sepha. Voilà dix-sept ans, il a quitté l’Ethiopie pour se réfugier aux Etats-Unis. Depuis, il vit dans un quartier modeste de Washington, une existence simple et plutôt solitaire. Ses liens sociaux se résument aux clients de sa petite épicerie et à deux bons amis africains qu’il voit régulièrement. Il est partagé entre les souvenirs de là-bas et la vie entre parenthèses qu’il mène ici. La lecture occupe une grande place dans sa vie. Grâce à elle, il parvient à tromper un peu la monotonie de son quotidien. Un jour une jeune femme blanche et sa petite fille métisse viennent s’installer dans la maison en face de chez lui. Cette rencontre met un peu de piment dans son quotidien, notamment grâce à la relation privilégié qu’il établit avec la petite fille. Avec la maman c'est plus compliqué, ils ne sont pas du même monde. Cette installation marque la fin d’une époque pour le quartier… 


Sépha est un personnage intéressant, sensible et attachant. Au fil du roman nous découvrons les terribles raisons de son exil. Ses blessures ne sont pas refermées et ne le seront jamais sans doute. Dinan Mengestu, jeune écrivain d’origine éthiopienne,  nous offre ici un beau portait d’homme auquel s’ajoute une peinture intéressante d’une population d’exilés qui vivote, en marge de la société américaine. Tout n'est pas rose dans ce roman, il s'y dégage pourtant une douce mélancolie que j'ai beaucoup aimée.

"Chaque fois que je levais les yeux sur elle, je prenais conscience de la perfection de l'instant. Je me disais que des années plus tard je me souviendrais de cette période avec une nostalgie écrasante et dévastatrice, parce que, naturellement, je savais déjà à l'époque que je finirais par me retrouver tout seul. Et, chaque fois que cette prise de conscience menaçait de détruire la scène, Naomi faisait un petit quelque chose, comme tourner une page un peu trop tôt, ou bouger sur sa chaise, et, à nouveau, j'étais heureux
."



  
Une interview très intéressante de l'auteur

 

Ce livre a obtenu en 2007 le Prix du Roman Etranger.

L'avis de
Cuné - Saxaoul - Cathulu - Catherine

  Merci à  et au Livre de poche
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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 08:54


En visualisation de mon blog, l'accès aux commentaires a disparu....
J'ai prévenu overblog, espérant qu'ils interviennent assez vite.

Dimanche 12 H 10 : le problème est à peu près règlé, je me suis dépatouillée toute seule

Bon dimanche à tous !

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:45

http://ecx.images-amazon.com/images/I/512ITECumiL._SL500_AA240_.jpg          
Festin de miettes - Le Livre de poche (Lattès 2008) - 314 pages

Deux ex-amies d’origines sociales opposées, Sophie et Deya,  se retrouvent  à l’initiative de Deya, plusieurs années après avoir coupé les ponts de façon brutale. Les jeunes filles avaient pour point commun d’avoir une famille qui les délaissait. Livrées à elles-mêmes, elles vivaient dans une annexe de la demeure bourgeoise de la famille de Deya. Quand plusieurs années après s’être quittées, Sophie débarque chez Deya, elle y trouve un enfant seul, sale et visiblement affamé. Son amie n’apparaît qu’au petit matin… 

 

Ces retrouvailles m’ont laissée perplexe. Deya, qui laisse son enfant seul, comptant sur l’arrivée de sa copine pour prendre le relais (heureusement, cette dernière arrive à l'heure), n’a pas d’emblée gagné ma sympathie, pas plus que Sophie qui semble s’accrocher coûte que coûte à une copine qui visiblement n'en vaut pas la peine. J’étais curieuse d’en savoir plus, mais très vite la vie des habitants de cette propriété bourgeoise m’a semblée irréaliste. J’ai définitivement décroché quand les deux jeunes femmes ont décidé de partir en Afrique avec le jeune enfant, sur un coup de tête et sans préparation, dans le but de retrouver la mère de Deya. L’histoire prend alors une tournure totalement rocambolesque et perd le peu de crédibilité que je lui accordais encore. Je me suis un peu forcée à lire la seconde partie (en diagonale je l’avoue) pour connaître la chute, qui n’a fait que m’agacer davantage. J’ai quitté les deux filles et leurs aventures abracadabrantesques avec un certain soulagement.

Ce livre n’était pas pour moi, de toute évidence...

 

Laure, Cathulu et Clarabel ont tout autre regard sur ce roman. Je vous incite à lire leur billet qui fait contrepoids avec le mien.

 

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