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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 18:33

     Gallimard  2009 - 214 pages

 

"Quand je l'ai relâchée, elle avait au front et sur la joue des plaques rouges qui vireraient bientôt au bleu. Sa lèvre était fendue de ce sourire terrible qui n'en était pas un. Ses yeux étaient énormes. Elle me regardait comme si, malgré les signes visibles et la douleur qu'elle devait ressentir au visage, elle ne pouvait croire que cela s'était vraiment passé. Elle est restée ainsi, debout devant moi, minuscule, avec ce visage écarlate et cette goutte de sang au bord de la lèvre. Je l'ai regardée avec un petit sourire et j'ai attendu. Elle s'est mise à trembler. Alors je lui ai pris le bras, doucement, je l'ai attirée sur mes genoux et je l'ai laissée pleurer. Quand elle a été épuisée par ses propres larmes, je lui ai dit, lui caressant les cheveux : La prochaine fois, tu feras attention au repas. Je n'ai pas eu besoin d'ajouter, sinon je t'arracherai cette natte."

 

Nous sommes à l’île Maurice, pays natal de l’auteur. Un vieux médecin, surnommé « dokter-dieu » par ses patients, vit ses derniers jours, veillé par sa fille et sa petite fille. L’heure est au règlement de comptes. Le vieil homme était estimé par ses patients mais paradoxalement, passé le seuil de sa maison, il se révélait d’une violence et d’une brutalité inouïes.

 

Le narrateur est le bourreau, ce qui rend la lecture particulièrement dérangeante. Se mettre dans la peau d’un tel personnage est très inconfortable.  Sa femme est morte à l’âge de vingt ans, dans des circonstances terribles que l’homme dévoile au fil du roman. Sa fille et sa petite fille veulent connaître les circonstances de cette mort suspecte et exercent une pression sur l’homme, pour lui arracher la vérité.  La haine qu’il éprouve pour la gente féminine est viscérale. Pas un instant il ne doute de ses convictions ni ne regrette ses actes, qu’il minimise, les considérant comme insignifiants en comparaison de la violence du monde. La révélation finale est terrible.

 

Le monologue du vieil homme est d’une cruauté sans limites, sa misogynie dépasse l’entendement.  On ne sort pas indemne de ce huis clos mais on s’approche de très près, me semble t’il, de ce qui se passe dans la tête d’un homme qui martyrise sa femme, tant physiquement que psychologiquement.

 

Un texte admirablement percutant.
Challenge du 1% littéraire 2009

7/7 : challenge atteint !

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 22:08

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Les quatre premières photos ont été prises chez moi (par ma plus jeune fille), les deux dernières dans ma région (à l'île de Batz pour être précise).


J'ai été taguée par Arlette et je pense à Anne pour prendre le relai en vert (couleur de sa campagne...)
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 00:25

La Chorale des maîtres bouchers 
Le livre de poche (Albin Michel) - Traduit de l'anglais (Etats-Unis) - 568  pages

Nous sommes en 1918. Fidelis, jeune soldat allemand revenu du front, part tenter sa chance en Amérique. Bien vite, il fait venir sa jeune épouse et son fils dans le petit village du Dakota Du Nord où il a posé sa valise remplie de couteaux (il est maître boucher). D’autres enfants naissent dans le foyer uni qu’il forme avec Eva, sa jeune épouse  dynamique et dévouée. Dans le même temps, un autre couple un peu atypique sillonne les routes du pays : Delphine et Cyprien. Ils présentent un numéro d’équilibriste. Mais Delphine est soucieuse pour son père, ils décident donc de rentrer au village natal de la jeune femme où ils font la connaissance d’Eva et Fidélis. Eva et Delphine deviennent inséparables. Le destin les liera pour toujours...
 

Pour imaginer cette histoire, Louise Erdrich s’est inspirée de l’histoire de sa famille paternelle (immigrants allemands sur le sol américain) mais également des origines indiennes de sa mère. L’histoire se déroule des années 20 aux années 50. La grande histoire est évoquée,  mais il est surtout question de la vie quotidienne des villageois de la région. Delphine, personnage central de l’histoire, est particulièrement attachante. Issue d’un milieu défavorisé, elle traverse la vie avec grâce et courage. Elle a le don de sublimer le quotidien, on voudrait tous l’avoir pour amie, mère ou soeur ! Des liens familiaux sont dévoilés à la fin du livre, les dernières pages réservent quelques surprises..

 

  Une fresque familiale assez passionnante

  Merci à :  et au livre de poche

  Les avis de :  Papillon ; Kathel Solenn ; Joelle ; Aifelle 

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 19:03


Guenassia

Le 22e prix Goncourt des lycéens a été décerné aujourd’hui à Jean-Michel Guenassia pour Le Club des incorrigibles optimistes (Albin Michel). Il s’agit d’un premier roman que les avis lus ici ou là m’ont donné envie de découvrir. L’attribution de ce prix ne fait que conforter cette intention !

 

Comme plusieurs blogueurs, j’ai été sollicitée pour lire et présenter deux ouvrages pour ce prix (sans voter bien entendu, j’ai passé l’âge du lycée !)

 

Trois femmes puissantes – Marie Ndiaye (qui a obtenu le Prix Goncourt)

L’homme qui m’aimait tout bas – Eric Fottorino

 

Pour en savoir plus : http://www.fnaclive.com/blogs/goncourt-lyceens-2009

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 15:30

1) Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (et oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature).

 

Je n’aime pas l’idée de prendre un nègre et comme cette biographie ne serait pas publiée, il importerait peu qu’elle soit bien écrite ou pas. Je l’écrirais donc moi-même.

 

2) Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaines de pages... Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)

 

Comme je ne pense pas "concrétiser" avec le monsieur en question, je continue ma lecture sans hésiter, aussi beau soit-il. Me fatiguer pour rien, non merci, qu'il trouve une bonne poire ailleurs

 

3) C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?)
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J’opterais tout bêtement pour un dictionnaire illustré.








4) Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?

 

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Je lis rarement en journée, hélas. Mais ce que j’aime, c’est lire dans une chaise longue, sous un arbre, dans le jardin.


(peinture : Joaquin Sorolla y Bastida)



 

 





5) Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui  ?

 

Aucun. Si le roman se tient, chaque personnage a son intérêt. 

 

6) Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?

 

Je n’ai lu que les deux premiers tomes de Harry Potter, je fais donc la sourde oreille à cette question (au cas ou il me prendrait l’idée de continuer la série).

 

 7) Jusqu'où êtes-vous allés pour un livre ?

 

Pas bien loin, j’ai toujours réussi à me les procurer sans trop de soucis.

 

 

8) Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ? (A part "bonjour").

 

Aucun auteur en particulier mais une idée me vient à l’esprit : réunir autour d’une table tous les auteurs que j’ai lus alors que j’étais enfant ou adolescente. Beaucoup ne sont plus de ce monde. J’aimerais leur faire savoir tout ce qu’ils m’ont apporté à l’époque ...

 

9) Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.

 

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Une bibliothèque qui réunirait tous les livres que j’ai lus (y compris ceux que j’ai oubliés). Elle se situerait dans une pièce qui donne sur la mer (avec une vue comme celle-là par exemple...)
 







10) Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?

 

Je pense hélas qu’il était irrécupérable.

 Deux personnnes m'ont taguées Keisha et Joelle...

 Si Soie ou Annie veulent prendre le relai...

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 18:29

Phébus 2009 - traduit de l'afrikaans - 272 pages

Nous sommes en Afrique du Sud au début du XIXème siècle, dans la société Boer (pionniers blancs d’origine néerlandaise). Une femme attend la mort dans la ferme où est née, au fin fond du veld, dans le Karoo.

Roggeveld - Karoo par bart coessens 

Sa vie défile dans sa mémoire…

Qui était-elle ? Une enfant un peu sauvage, qui a grandi en marge d’une famille dirigée par une mère autoritaire et peu aimante. Son père tenait le second rôle, brave homme honnête et travailleur, sous la coupe d’une femme illettrée et complexée par des origines nomades. La ferme a prospéré sous l’impulsion de la maîtresse de maison mais le destin de ses enfants a échappé à la mère abusive…

 

Nous découvrons au fil des lignes, la vie de paysans blancs qui s’enrichissent au détriment des populations locales, dans une nature merveilleusement décrite par l’écrivain. La vieille femme analyse les comportements des uns et des autres avec un œil critique mais bienveillant. Les secrets de famille n’ont pas été levés du vivant de ceux qui les détenaient, elle doit mourir avec des suppositions et des quasi-certitudes. Son existence a été celle d’une vieille fille qui a vécu dans l’ombre des autres, par procuration. Au soir de sa vie, aucune aigreur ne vient altérer ses souvenirs. Sa vie contemplative l’a nourrie et enrichie.

"Pays pauvre, pays rude, pays chéri. Comment ai-je pu vivre ici toute ma vie sans jamais te regarder, ou si peu, me contentant de temps à autre de coups d’œil furtifs qui m’ont laissée inassouvie… Pays pauvre, terre aride, pays rude peuplé d’arbustes rabougris, de pierres, de cours asséchés et de sources stagnantes… Pays ou le pardon n’existe pas…"

 "J'ai trop de souvenirs, dit-elle. Toute ma vie, j'ai eu trop d'occasions de regarder, d'écouter, de voir, d'entendre et de me souvenir. Je n'ai pas fait exprès d'emmagasiner toutes ces connaissances et je n'ai pas demandé à les retenir mais aujourd'hui que me voici arrivée au soir de ma vie, je considère toute cette sagesse et je me rends soudain compte qu'elle est loin d'être vaine"    
   nullC'est un livre dépaysant d'où se dégage une grande sérénité.
 
Un très beau moment de lecture en compagnie d'une femme dont l'auteur nous offre un portrait particulièrement réussi.

Karel Schoeman a obtenu pour ce livre le plus grand prix littéraire d’Afrique du Sud : le Prix Herzog
 

 Un coup de coeur aussi pour Colette (Landibiblog)

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 17:33

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Je vous donnais il y a quelques jours, le résultat du vote des lecteurs pour le Prix 2009.

 

Comme convenu, voici la sélection 2010. Elle me parait particulièrement alléchante !

 

J'attraperai ta mort - Hervé COMMERE  (Ed Bernard Pascuito)

Des myrtilles dans la yourte - Sarah DARS  (Ed Philippe Picquier)

Le Testament caché - Sebastian BARRY  (Ed Joëlle Losfeld)

Avec tes mains - Ahmed KALOUAZ  (Ed du Rouergue)

L’Annonce - Marie-Hélène LAFON (Ed Buchet-Chastel)

Le cirque chaviré - Milena MAGNANI  (Ed Liana levi)

L'Origine de la violence - Fabrice HUMBERT  (Ed Le Passage)

La Partita  - Alberto ONGARO -  (Ed Anacharsis)

Petite allume un feu - Martin ŠMAUS  (Editions des Syrtes)

Terre des affranchis -Liliana LAZAR  (Ed Gaïa)

 

Parmi ces livres, j’ai lu et beaucoup aimé « l’origine la violence » (il figurait dans la sélection du Prix Landerneau).

Vous trouverez sur Landibiblog une présentation détaillée de ces livres.

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 00:04


Le livre de poche (Editions Pauvert) - 316 pages

Six personnages font vivre ce roman : trois jeunes hommes, trois jeunes filles. Côté garçons il y a d’abord Colin, personnage principal, qui aspire au début du roman à trouver l’âme sœur. Les deux autres personnages sont Chick, son meilleur ami, un ingénieur qui ne travaille pas beaucoup, accaparé par sa passion d'un auteur qu’il vénère : Jean-Sol Partre (admirez la contrepétrie). Le troisième larron est Nicolas, le cuisinier de Colin. Côté filles nous avons Alise (petite amie de Chick et sœur de Nicolas), Isis (l’amie de Nicolas) et enfin la douce et belle Chloé qui deviendra très vite la femme de Colin. Parler de l’histoire est assez difficile car elle est totalement loufoque. Disons que deux éléments font déraper la vie paisible de ces jeunes gens : Chloé tombe malade (un nénuphar lui pousse dans un poumon) menant Colin à la ruine financière car il doit lui fournir des fleurs dont le parfum la soulage. L’autre catastrophe est en relation avec Chick, que la passion dévorante pour Jean-Sol Partre conduit à de graves ennuis (c’est le moins que l’on puisse dire…)

 

Bien qu'originale et remplie de surprises, cette lecture m'a assez vite lassée. Curieusement, j'avais hâte d'arriver au bout. Je ne regrette pas de m’y être collée, ne serait-ce que pour ma culture personnelle. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, vraiment trop irréels à mes yeux en raison du contexte surréaliste de l’histoire. Je salue toutefois la richesse du texte et l’inventivité de la langue. Le texte foisonne de jeux de mots, néologismes, contrepétries et métaphores (comme celle du nénuphar dans le poumon, pour le cancer du poumon par exemple). C’est un conte à la fois burlesque et désespéré : le travail n’apporte à l’homme qu’aliénation, les histoires d’amour finissent mal... A noter aussi la caricature terrible des gens d’église, uniquement motivés par l’appât du gain.  Le jazz occupe place de choix dans le roman mais je n’ai pas pu l’apprécier à sa juste valeur, ne connaissant pas grand-chose à ce genre musical.

 

Boris Vian a écrit ce roman à l’âge de 26 ans, une performance remarquable. C'est une oeuvre d’une très grande richesse mais dont la lecture ne m'a pas totalement emportée (trop différent de ce que je lis habituellement ?)
 

Pour conclure, une citation extraite du livre :

 
"Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun".



Cette session du blogoclub était une lecture libre de Boris Vian, mort à 39 ans d'une crise cardiaque, il y a 50 ans cette année.



Pour en savoir plus sur cet auteur qui a marqué son époque : le site officiel


Prochaine lecture commune
: "Si c'était un homme" de Primo Levi - le 1er janvier 2010

Les billets des participants :
L'écume des jours : Taylor - Sophie - aBeilleNinaLa féearilThalia - Cagire - Deliregirl - Christelle - La conteuse - Lisa -
Armande - Gambadou
L'arrache-coeur : Mirontaine - Grominou - Thais - Chaplum - Ori - Papillon - Alice - sarawasti
Conte de fées à l'usage des moyennes personnes : Stephie - Pimprenelle
L'herbe rouge : Keisha - Arlette
Le loup garou : Denis
Et on tuera tous les affreux : Karine et karine- Lisa - Lilly
j'irai cracher sur vos tombes : Loumina - Midola - Ankya - Jumy - Alex - Del -
Les morts ont tous la même peau : Nanne
Elles ne se rendent pas compte  : Thais - Martine C kathel
Le ratichon baigneur : Cocola
L'automne à Pékin - Soie
Un hommage en musique :
La complaine du progrès :
Mimi
Des biographies :
Boris Vian - Claire Julliard :
Nol Lisa
Boris Vian, le sourire créateur - Valère-Marie MARCHAND :
Brize
Un hommage en poésie :
Je mourrai d'un cancer de la colonne vertébrale -
Mango
 "Un poète c'est... "- Celsmoon
Cent sonnets : Jules
Elle a fait du "hors-piste" :
kali a lu un roman de
Simenon (on fête le 20ème anniversaire de sa disparition)

Surtout n'hésitez pas à vous manifester si je vous ai oublié !

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 00:32

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Editions Gallimard 2009 - 316 pages


  

Un extrait :

Au vrai, elle ne regretterait rien, immergée toute entière dans la réalité d'un présent atroce mais qu'elle pouvait se représenter avec clarté, auquel elle appliquait une réflexion pleine à la fois de pragmatisme et d'orgueil (elle n'éprouverait jamais de vaine honte, elle n'oublierait jamais la valeur de l'être humain qu'elle était, Khady Demba, honnête et vaillante) et que, surtout, elle imaginait transitoire, persuadée que ce temps de souffrance aurait une fin et qu'elle n'en serait certainement pas récompensée (elle ne pouvait penser qu'on lui devait quoi que ce fût pour avoir souffert) mais qu'elle passerait simplement à autre chose qu'elle ignorait encore mais qu'elle avait la curiosité de connaître.

 

Marie Ndiaye nous offre trois portraits de femmes absolument saisissants.  En toile de fond, le Sénégal….

 

A la demande de son père, Norah se rend au Sénégal, laissant en France sa fille et son compagnon. En arrivant sur place, elle ne retrouve pas le père qu’elle a connu. Il a perdu son arrogance dautrefois. Très vite elle comprend que la maison ne tourne pas rond. La découverte de ce qui s’est passé est une épreuve à laquelle elle ne s’attendait pas

 

Dans La seconde histoire, c’est à travers son compagnon, Rudy, que nous abordons Fanta, jeune sénégalaise. Le couple vivait en Afrique où ils enseignaient tous deux. Par la faute de Rudy, ils ont dû quitter l’Afrique avec leur enfant. Rudy n'a trouvé qu'un travail alimentaire et Fanta ne peut plus exercer son métier. Peu à peu nous découvrons les failles de la personnalité de Rudy qui ont amené le couple dans cette situation.

 

Le troisième portait est celui d’une jeune femme chassée du domicile de sa belle-famille après le décès de son mari. Contrainte à l’exil, la jeune Khady connaît une série de galères absolument terrifiantes, sans jamais se plaindre ni perdre confiance en elle… Elle ne parviendra pas à rejoindre la France. Cette dernière histoire est particulièrement poignante.

 

Les trois parties n’ont pas de lien entre elles mais on trouve dans chaque partie une femme dans une situation difficile qui se bat contre l’adversité et garde la tête haute. Les hommes n’ont pas la part belle : lâches, faibles ou malhonnêtes. Les trois histoires sont construites de façon à créer un suspense qui tient le lecteur en haleine. L’écriture est envoûtante, poétique, avec une touche de fantastique suffisamment légère pour ne pas mettre en péril la crédibilité des histoires. Un contrepoint réconfortant vient conclure chaque histoire, offrant un peu d’espoir et d’humanité là où on n’en voyait guère. J’ai beaucoup aimé cette façon originale de rebondir sur une note réconfortante.

 

Une très belle plume 

Les avis de :    Lily - Papillon -  Cathulu -

Lu dans le cadre du Goncourt des Lycéens
Challenge du 1% littéraire 2009

 




6/7 (j'approche du but...)

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 00:10

Dimanche, pour la troisième année consécutive, je me suis rendue au salon du livre de Carhaix. J’y retrouvais d’autres blogueurs bretons : Katell, Pascal, Yvon, Joëlle et Mammig. C’est presque une tradition maintenant, nous déjeunons ensemble et nous faisons un tour du salon l’après-midi.

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Cette année j’étais plus matinale que d’habitude, ce qui m’a permis de faire un tour avant le déjeuner. Avec Katell, j'ai papoté pendant une bonne heure avec Fabienne Juhel, notamment de son dernier livre « A l’angle du renard » (Le Rouergue) que toutes deux avons beaucoup aimé. Ce moment d’échange nous a vraiment plu ! Fabienne est avenante et enjouée. Elle nous a appris qu’un nouveau livre sortirait à la rentrée 2010, qui nous conduira cette fois en bord de mer (ce qui n’est pas pour me déplaire).
Une question de Fabienne Juhel (à l'attention des blogueuses que nous sommes) nous a amusées. Elle fréquente un peu les blogs littéraires et se prend parfois la tête avec notre jargon. Sa question était la suivante : « Mais c’est quoi cette PAL dont tout le monde parle sans arrêt ? » (pour les non-initiés qui passeraient par là, une PAL est une pile à lire 
)

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Autre moment intéressant, l’échange avec Marie Le Gall dont j’ai beaucoup aimé « la peine du Menuisier » publié chez Phébus. Marie Le Gall est une femme plutôt discrète et réservée. Son livre étant très poignant et autobiographique, j’ai trouvé assez délicat d’en parler avec elle. Elle est en cours d’écriture d’un nouveau roman, autobiographique également, une suite de son premier roman mais qui pourra se lire
indépendamment du premier.
 

 

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Yvon m’a présenté un des auteurs bretons qu’il affectionne : « Louis Pouliquen », un homme charmant avec lequel j’ai pris plaisir à converser quelques minutes. J’ai acheté son récit publié en 2001 et intitulé « Mon vieux grenier en Bretagne ». J’essaye chaque année de lire au moins un auteur régional que je ne connais pas encore.




Pour une visite plus complète du salon, rendez-vous chez Yvon
.

Mammig vous propose également une visite du salon

[Copie+de+3171722564_3510e4cf9c.jpg] Le challenge personnel de Katell à découvrir absolument !
(admirez le superbe logo !)





(c'est amusant de lire le ressenti de chacun sur le même évènement)

 

Photo 1 : Gérard Alle et Fabienne Juhel 
Photo 2 : Marie Le Gall et Hervé Bellec

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