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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 00:02
Adieu Bugaled Breizh
             Editions du rocher - juillet 2009 - 167 pages

En janvier 2004, par temps correct, le Bugaled Breizh (Enfants de Bretagne) coulait à pic au Sud du Cap Lizard. Le drame a sensibilisé la population bretonne. Les marins pêcheurs sont admirés chez nous pour leur courage et leur loyauté. Quand cinq d’entre eux périssent en mer dans des circonstances troubles, nous voulons comprendre.

 

Yann Queffelec est breton et fier de l’être. Il aime la mer et les hommes qui l’affrontent. Rien d’étonnant qu’il s’insurge contre l’injustice faite aux marins et à leur famille. Dans ce livre document, avec sa patte de romancier en bonus,  il évoque le Bugaled, convaincu que le chalutier a été victime d’une mauvaise rencontre. Ce jour-là, à proximité du Bugaled, de nombreux sous-marins participaient à une manœuvre militaire de l’OTAN. L’écrivain pointe le doigt sur les incohérences de certains témoignages, liste les nombreux éléments qui convergent vers la thèse du sous-marin et avance un coupable : le sous-marin hollandais le Dolfijn.

 

De toute évidence, la justice n’est pas allée au fond des choses. Les familles ont demandé, via la cour d’appel de Rennes, le 6 octobre,  la levée du « secret défense » pour que tout soit dit sur cette affaire. La décision de la cour a été mise en délibéré au 27 novembre, dans quelques jours donc...


 
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 14:21

Pour ceux qui ne connaissaient pas Muse (dont j'ai parlé vendredi avec la reprise de Popcorn) :

Voici Uprising (extrait de leur dernier album, "the resistance")




 



Et New born (un incontournable)


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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 00:20

Je conseille (classement par ordre de lecture) :

Mon enfant de Berlin / Anne Wiasemsky
(Gallimard)

La peine du menuisier / Marie Le Gall
 (Phébus)

Éclats d’enfance / Marie Sizun
 (Arléa, 1er Mille)
Des hommes / Laurent Mauvignier

 (Minuit) 

Trois femmes puissantes / Marie NDiaye
 (Gallimard)

Le sari vert / Ananda Devi (Gallimard)


Je ne conseille pas :

Nouveaux Indiens / Jocelyn Bonnerave
(Seuil, Fiction & Cie)

Challenge du 1% littéraire 2009Voici un extrait du règlement de ce challenge proposé et recencé par ma compatriote bretonne Levraoueg (Nous sommes 77 inscrits) :


« entre le 13 août et le 28 octobre 2009, il va paraître en France 659 nouveaux romans français et étrangers (romans et recueils de nouvelles). Les participants au challenge du 1% s’engagent à lire 1% des ces nouveautés, c’est-à-dire 7 romans ou recueils de nouvelles. Comme il paraît également 75 nouveaux essais littéraires, les challengers ont la possibilité d’ajouter un essai à leur liste. Enfin les challengers les plus gourmands peuvent faire un challenge du 2%, 3%, 4%… (5% étant le record à battre). »

 


Je suis en route pour le 2 % …
 

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 18:30
Dans la famille "Sylire", nous sommes fan du groupe britannique "Muse" !

Il y a quelques temps, Taratata a reçu le groupe et nous avons adoré (entre autres) leur version du célèbre tube des années 60 : "PopCorn"...

(j'espère que le chargement ne sera pas trop long. Si c'est le cas, le mieux c'est de mettre sur "pause" et de laisser charger 3 bonnes minutes )


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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 18:33

     Gallimard  2009 - 214 pages

 

"Quand je l'ai relâchée, elle avait au front et sur la joue des plaques rouges qui vireraient bientôt au bleu. Sa lèvre était fendue de ce sourire terrible qui n'en était pas un. Ses yeux étaient énormes. Elle me regardait comme si, malgré les signes visibles et la douleur qu'elle devait ressentir au visage, elle ne pouvait croire que cela s'était vraiment passé. Elle est restée ainsi, debout devant moi, minuscule, avec ce visage écarlate et cette goutte de sang au bord de la lèvre. Je l'ai regardée avec un petit sourire et j'ai attendu. Elle s'est mise à trembler. Alors je lui ai pris le bras, doucement, je l'ai attirée sur mes genoux et je l'ai laissée pleurer. Quand elle a été épuisée par ses propres larmes, je lui ai dit, lui caressant les cheveux : La prochaine fois, tu feras attention au repas. Je n'ai pas eu besoin d'ajouter, sinon je t'arracherai cette natte."

 

Nous sommes à l’île Maurice, pays natal de l’auteur. Un vieux médecin, surnommé « dokter-dieu » par ses patients, vit ses derniers jours, veillé par sa fille et sa petite fille. L’heure est au règlement de comptes. Le vieil homme était estimé par ses patients mais paradoxalement, passé le seuil de sa maison, il se révélait d’une violence et d’une brutalité inouïes.

 

Le narrateur est le bourreau, ce qui rend la lecture particulièrement dérangeante. Se mettre dans la peau d’un tel personnage est très inconfortable.  Sa femme est morte à l’âge de vingt ans, dans des circonstances terribles que l’homme dévoile au fil du roman. Sa fille et sa petite fille veulent connaître les circonstances de cette mort suspecte et exercent une pression sur l’homme, pour lui arracher la vérité.  La haine qu’il éprouve pour la gente féminine est viscérale. Pas un instant il ne doute de ses convictions ni ne regrette ses actes, qu’il minimise, les considérant comme insignifiants en comparaison de la violence du monde. La révélation finale est terrible.

 

Le monologue du vieil homme est d’une cruauté sans limites, sa misogynie dépasse l’entendement.  On ne sort pas indemne de ce huis clos mais on s’approche de très près, me semble t’il, de ce qui se passe dans la tête d’un homme qui martyrise sa femme, tant physiquement que psychologiquement.

 

Un texte admirablement percutant.
Challenge du 1% littéraire 2009

7/7 : challenge atteint !

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 22:08

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Les quatre premières photos ont été prises chez moi (par ma plus jeune fille), les deux dernières dans ma région (à l'île de Batz pour être précise).


J'ai été taguée par Arlette et je pense à Anne pour prendre le relai en vert (couleur de sa campagne...)
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 00:25

La Chorale des maîtres bouchers 
Le livre de poche (Albin Michel) - Traduit de l'anglais (Etats-Unis) - 568  pages

Nous sommes en 1918. Fidelis, jeune soldat allemand revenu du front, part tenter sa chance en Amérique. Bien vite, il fait venir sa jeune épouse et son fils dans le petit village du Dakota Du Nord où il a posé sa valise remplie de couteaux (il est maître boucher). D’autres enfants naissent dans le foyer uni qu’il forme avec Eva, sa jeune épouse  dynamique et dévouée. Dans le même temps, un autre couple un peu atypique sillonne les routes du pays : Delphine et Cyprien. Ils présentent un numéro d’équilibriste. Mais Delphine est soucieuse pour son père, ils décident donc de rentrer au village natal de la jeune femme où ils font la connaissance d’Eva et Fidélis. Eva et Delphine deviennent inséparables. Le destin les liera pour toujours...
 

Pour imaginer cette histoire, Louise Erdrich s’est inspirée de l’histoire de sa famille paternelle (immigrants allemands sur le sol américain) mais également des origines indiennes de sa mère. L’histoire se déroule des années 20 aux années 50. La grande histoire est évoquée,  mais il est surtout question de la vie quotidienne des villageois de la région. Delphine, personnage central de l’histoire, est particulièrement attachante. Issue d’un milieu défavorisé, elle traverse la vie avec grâce et courage. Elle a le don de sublimer le quotidien, on voudrait tous l’avoir pour amie, mère ou soeur ! Des liens familiaux sont dévoilés à la fin du livre, les dernières pages réservent quelques surprises..

 

  Une fresque familiale assez passionnante

  Merci à :  et au livre de poche

  Les avis de :  Papillon ; Kathel Solenn ; Joelle ; Aifelle 

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 19:03


Guenassia

Le 22e prix Goncourt des lycéens a été décerné aujourd’hui à Jean-Michel Guenassia pour Le Club des incorrigibles optimistes (Albin Michel). Il s’agit d’un premier roman que les avis lus ici ou là m’ont donné envie de découvrir. L’attribution de ce prix ne fait que conforter cette intention !

 

Comme plusieurs blogueurs, j’ai été sollicitée pour lire et présenter deux ouvrages pour ce prix (sans voter bien entendu, j’ai passé l’âge du lycée !)

 

Trois femmes puissantes – Marie Ndiaye (qui a obtenu le Prix Goncourt)

L’homme qui m’aimait tout bas – Eric Fottorino

 

Pour en savoir plus : http://www.fnaclive.com/blogs/goncourt-lyceens-2009

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 15:30

1) Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (et oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature).

 

Je n’aime pas l’idée de prendre un nègre et comme cette biographie ne serait pas publiée, il importerait peu qu’elle soit bien écrite ou pas. Je l’écrirais donc moi-même.

 

2) Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaines de pages... Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)

 

Comme je ne pense pas "concrétiser" avec le monsieur en question, je continue ma lecture sans hésiter, aussi beau soit-il. Me fatiguer pour rien, non merci, qu'il trouve une bonne poire ailleurs

 

3) C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?)
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J’opterais tout bêtement pour un dictionnaire illustré.








4) Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?

 

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Je lis rarement en journée, hélas. Mais ce que j’aime, c’est lire dans une chaise longue, sous un arbre, dans le jardin.


(peinture : Joaquin Sorolla y Bastida)



 

 





5) Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui  ?

 

Aucun. Si le roman se tient, chaque personnage a son intérêt. 

 

6) Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?

 

Je n’ai lu que les deux premiers tomes de Harry Potter, je fais donc la sourde oreille à cette question (au cas ou il me prendrait l’idée de continuer la série).

 

 7) Jusqu'où êtes-vous allés pour un livre ?

 

Pas bien loin, j’ai toujours réussi à me les procurer sans trop de soucis.

 

 

8) Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ? (A part "bonjour").

 

Aucun auteur en particulier mais une idée me vient à l’esprit : réunir autour d’une table tous les auteurs que j’ai lus alors que j’étais enfant ou adolescente. Beaucoup ne sont plus de ce monde. J’aimerais leur faire savoir tout ce qu’ils m’ont apporté à l’époque ...

 

9) Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.

 

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Une bibliothèque qui réunirait tous les livres que j’ai lus (y compris ceux que j’ai oubliés). Elle se situerait dans une pièce qui donne sur la mer (avec une vue comme celle-là par exemple...)
 







10) Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?

 

Je pense hélas qu’il était irrécupérable.

 Deux personnnes m'ont taguées Keisha et Joelle...

 Si Soie ou Annie veulent prendre le relai...

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 18:29

Phébus 2009 - traduit de l'afrikaans - 272 pages

Nous sommes en Afrique du Sud au début du XIXème siècle, dans la société Boer (pionniers blancs d’origine néerlandaise). Une femme attend la mort dans la ferme où est née, au fin fond du veld, dans le Karoo.

Roggeveld - Karoo par bart coessens 

Sa vie défile dans sa mémoire…

Qui était-elle ? Une enfant un peu sauvage, qui a grandi en marge d’une famille dirigée par une mère autoritaire et peu aimante. Son père tenait le second rôle, brave homme honnête et travailleur, sous la coupe d’une femme illettrée et complexée par des origines nomades. La ferme a prospéré sous l’impulsion de la maîtresse de maison mais le destin de ses enfants a échappé à la mère abusive…

 

Nous découvrons au fil des lignes, la vie de paysans blancs qui s’enrichissent au détriment des populations locales, dans une nature merveilleusement décrite par l’écrivain. La vieille femme analyse les comportements des uns et des autres avec un œil critique mais bienveillant. Les secrets de famille n’ont pas été levés du vivant de ceux qui les détenaient, elle doit mourir avec des suppositions et des quasi-certitudes. Son existence a été celle d’une vieille fille qui a vécu dans l’ombre des autres, par procuration. Au soir de sa vie, aucune aigreur ne vient altérer ses souvenirs. Sa vie contemplative l’a nourrie et enrichie.

"Pays pauvre, pays rude, pays chéri. Comment ai-je pu vivre ici toute ma vie sans jamais te regarder, ou si peu, me contentant de temps à autre de coups d’œil furtifs qui m’ont laissée inassouvie… Pays pauvre, terre aride, pays rude peuplé d’arbustes rabougris, de pierres, de cours asséchés et de sources stagnantes… Pays ou le pardon n’existe pas…"

 "J'ai trop de souvenirs, dit-elle. Toute ma vie, j'ai eu trop d'occasions de regarder, d'écouter, de voir, d'entendre et de me souvenir. Je n'ai pas fait exprès d'emmagasiner toutes ces connaissances et je n'ai pas demandé à les retenir mais aujourd'hui que me voici arrivée au soir de ma vie, je considère toute cette sagesse et je me rends soudain compte qu'elle est loin d'être vaine"    
   nullC'est un livre dépaysant d'où se dégage une grande sérénité.
 
Un très beau moment de lecture en compagnie d'une femme dont l'auteur nous offre un portrait particulièrement réussi.

Karel Schoeman a obtenu pour ce livre le plus grand prix littéraire d’Afrique du Sud : le Prix Herzog
 

 Un coup de coeur aussi pour Colette (Landibiblog)

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