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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 20:55

Les 24 et 25 octobre se tiendra à Carhaix  :
le Festival du livre en Bretagne
 (cliquez sur l'affiche pour en savoir plus)

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A noter cette année la présence de : Marie Le Gall (La peine du menuisier) et Fabienne Juhel (A l’angle du renard). Je me fais une joie de les rencontrer, ayant beaucoup aimé leurs romans. A noter aussi  la présence du Lauréat 2009 de la ville de Carhaix (d’après que j’ai compris, il s’agit de Tanguy Viel !)

Bien entendu, les auteurs bretons habituellement présents seront là !
listes des présents ici et  
 

 

En 2007 et 2008, à l’occasion de ce salon, plusieurs blogueurs se sont retrouvés pour déjeuner ensemble. On recommence cette année. Si vous êtes intéressé, n’hésitez pas à me contacter. Plus on est de fous
Répondent présent cette année pour l'instant les blogueurs suivants : Katell, Pascal, Yvon, Joelle, Mammig et moi-même.

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 18:10

À quel livre dois-tu ton premier souvenir de

lecture ?

Comme beaucoup de petites filles de ma génération : La série des Martine : Martine à la ferme, Martine petite maman…

 

Quel est le chef-d’œuvre «officiel» qui te gonfle ?

Je ne me vois pas, aujourd’hui, lire Rabelais, Montaigne ou Montesquieu. Un texte pourquoi pas, mais une œuvre, je crois qu’effectivement cela me gonflerait !

 

Quel classique absolu n’as-tu jamais lu ?

"Guerre et paix" de Tolstoï (il y en a d’autres)

 

Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as «honte» d’aimer?

Je ne me souviens pas d'avoir aimé un livre unanimement jugé mauvais.

 

Quel est le livre que tu as le sentiment d’être la seule à aimer?

Là non plus je ne vois pas…  Je n’ai pas de goûts excentriques.

 

Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier ?

Il y en a beaucoup. Dans les coups de cœur depuis la création de mon blog, je dirais "Le rapport de Brodeck" de Philippe Claudel ou "la route" de Mac Carthy

  

Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer ?

Le dernier livre que j’ai eu du mal à finir est "L’instinct d’Ines" de Carlos Fuentes mais bon… ce n’est pas une torture, il ne faut pas exagérer !

 

Quel livre pourrais-tu lire et relire ?

Je n’ai pas relu les livres de mon enfance… à l’époque je lisais et relisais inlassablement plusieurs livres comme  "les quatre filles du Dr March" par exemple. Aujourd’hui je relis peu ou alors dans la foulée, quand je ne peux pas me détacher d’un livre. Je l’ai fait avec "La route" de Mac Carthy par exemple.

 

Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité ?

Je trouve la question difficile et très personnelle. L’adulte que l’on est s’est construit pendant l’enfance et l’adolescence. Les livres qui évoquent ces périodes de la vie me touchent particulièrement, tout n’a pas été simple pour moi, comme pour d’autres…

 

Quel livre t’a fait verser tes plus grosses larmes?

Ces dernières années je pense à "Elle danse dans le noir" de René Fregni

 

Quel livre t’a procuré ta plus forte émotion érotique?

La question me fait réaliser que je lis peu de romans très érotiques…

 

Quel livre emporterais-tu sur une île déserte?

Le plus gros possible, avec plusieurs histoires à se suivre.

 

De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience

Le prochain Philippe Claudel par exemple.

 

Quel est selon toi le film adapté d’un livre le plus réussi ?

J’ai beaucoup aimé l’adaptation de "La jeune fille à la perle".

 J'ai été taguée par Theoma

 A qui le tour ? 

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 19:57

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    Gallimard 2009 - 148 pages

Ce récit très intime d’Eric Fottorino est centré sur la perte de son père adoptif qui un jour a décidé d’en finir avec la vie, laissant ses fils dans une immense peine. J’étais presque certaine avant même d’en lire les premières pages, d'aimer ce livre tout autant que « Korsakov » et « Caresse de rouge », lus précédemment. J’aime la plume de cet auteur et l’émotion qu’il fait passer dans ses textes.

 

L’hommage poignant qu’Eric Fottorino rend à son père est à la hauteur de l’admiration et de la reconnaissance qu’il éprouve pour l’homme qui l’a aidé à grandir. «...Mon père m’a appris le vélo, à lutter, à ne jamais abandonner, à serrer les dents, à ne pas se plaindre de la malchance, des côtes, du vent, à ne pas me décourager ... à vélo il m’appris la vie...». Il dresse le portrait d’un homme passionné par son métier de kinésithérapeute et dévoué à ses patients. Son père, c’est aussi la Tunisie et sa culture, il était originaire de là-bas.

 

Eric Fottorino ne passe pas sous silence les faiblesses de l’homme : des blessures datant de l’enfance, puis de la guerre d’Algérie mais aussi une phobie maladive de la paperasse… des failles qui l’affaiblissaient et qui peut-être expliquent son geste ultime. Son père parti, Eric Fottorino doit vivre avec le chagrin et cette question, qui tourmente les personnes dont un proche s’est suicidé : « Aurais-je pu l’empêcher ? Cette question me taraudera toujours ».  Il ne pourra pas y répondre. Il ne lui reste comme consolation que des pages blanches à remplir pour continuer à faire vivre cet homme qu'il aimait profondément et qui l'aimait aussi "sans effusion, comme on murmure pour ne pas troubler l'ordre des choses ».

 

22eme édition du Prix Goncourt des lycéensCe n’est pas un livre impudique bien qu’il soit très personnel. Tout n’est pas dit et c'est bien ainsi. Nous ne saurons pas, par exemple ce que contenait la lettre adressée à l’auteur par son père avant de se donner la mort.
J’ai lu ce livre dans le cadre du Prix Goncourt des Lycéens. C’est un livre abordable qui je pense saura les toucher.

Elles ont beaucoup aimé ce livre aussi : Jules - Cathulu

J'avais classé ce livre dans mon challenge "rentrée littéraire 2009", persuadée qu'il venait de sortir ! Mais grâce à Valérie, mon erreur est corrigée (je ne suis pas une tricheuse ! Non non non !)

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 23:19

22eme édition du Prix Goncourt des lycéens « Le Goncourt des lycéens, ce sont cinquante deux classes de lycéens âgés de 15 à 18 ans, issus de seconde, première, terminale ou BTS, généralistes, scientifiques ou techniques, qui lisent et étudient en deux mois, avec l’aide de leurs professeurs, la douzaine de romans de la sélection de rentrée de l’Académie Goncourt. À l’issue de ce marathon incluant lecture, fiches et débats, s’amorce la première phase du vote avec les étapes régionales (chaque région choisit ses représentants et son tiercé de livres gagnants) à laquelle succédera la finale à Rennes, berceau du Prix. »

(source : http://www.fnac.com/magazine/livre/goncourt-lyceens 

 

Nous sommes plusieurs blogueurs à avoir été contactés pour une petite collaboration au Prix Goncourt des Lycéens. Comme pour le Prix Landerneau, il nous est demandé de lire et de commenter des livres sur nos blogs (nous ne faisons pas partie du jury).
Nous avons pu choisir deux titres dans la liste des « goncourables » 2009) :

 

Edem Awumey «Les pieds sales», Seuil

Sorj Chalandon «La légende de nos pères», Grasset

Daniel Cordier «Alias Caracalla», Gallimard

David Foenkinos «La Délicatesse», Gallimard

Eric Fottorino «L’homme qui m’aimait tout bas», Gallimard

J-M. Guenassia «Le club des incorrigibles optimistes», Albin Michel

Yannick Haenel «Jan Karsky», Gallimard

Justine Lévy «Mauvaise fille», Stock

Laurent Mauvignier «Des hommes», Minuit  

Serge Mestre «La lumière et l’oubli», Denoêl

Marie Ndiaye «Trois femmes puissantes», Gallimard

Véronique Ovaldé «Ce que je sais de Vera Candida», L’Ollivier

Jean-Philippe Toussaint «La vérité sur Marie», Minuit

Delphine de Vigan «Les heures souterraines», JC Lattès

 

Pour ma part, j’ai choisi les ouvrages d' Eric Fottorino et de Marie Ndiaye.

 

Je suis absolument ravie d’apporter ma modeste contribution à ce prix crée en 88 et dont j’aime beaucoup l’esprit. Je trouve par ailleurs que les ouvrages primés sont toujours de grande qualité.
Quelques lauréats :

 

1988 : L'exposition coloniale - Erik Orsenna (Seuil)

1990 : Le petit prince cannibale - Françoise Lefèvre (Actes Sud)

1995 : Le testament français - Andreï Makine (Mercure de France)

2001 : La joueuse de go - Shan Sa (Grasset)

2004 : Un secret - Philippe Grimbert (Grasset)

2005 : Magnus - Sylvie Germain (Albin Michel)

2007 : Le rapport de Brodeck - Philippe Claudel (Stock)

A noter : Un blog :
http://www.fnaclive.com/blogs/goncourt-lyceens-2009

 

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 20:54

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Quelques mots sur un film que j’ai vu le week-end dernier.

 

L’histoire : Suzanne, la quarantaine, s’ennuie dans sa vie de petite bourgeoise auprès d’un mari intransigeant et un peu trop sûr de lui. Elle tombe amoureuse d’un ouvrier maçon, venu effectuer des travaux à leur domicile. Très vite, elle avoue cette liaison à son mari.

 

La première scène du film : Une femme au lit avec un homme. Il dort, pas elle. Elle se lève et sort de la chambre. Le noir se fait sur l’écran et un coup de feu retentit…

 

Kristin Scott-Thomas interprète à merveille le rôle de cette femme follement amoureuse. Sergi Lopez est craquant (comme d’habitude). Quant à Yvan Attal, lui aussi est excellent dans le rôle ingrat du mari qui s’imagine posséder sa femme au même titre que sa maison ou sa belle voiture.

 

Un bon film noir, très sensuel et esthétique.
 

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 23:01




















POL 2009 - 310 PAGES



De son précédent livre, "Un roman russe", j'avais écrit ceci :

« Je dois vous dire que ce livre m'a bousculée. J'ai aimé cette lecture tout autant qu'elle m'a  dérangée…. Je crois que ce qui m'a gênée le plus, c'est la façon d'être et de penser de l'écrivain, égocentrique et déconnecté de la vraie vie… ».   

Dans « D’autres vies que la mienne », l’égocentrisme ne prend pas le dessus et nous sommes dans la vraie vie, aucun doute là-dessus.   

 

Le livre commence ainsi : En 2004, passant ses vacances au Sri Lanka avec sa compagne Hélène et leurs enfants respectifs, Emmanuel Carrère a vécu en direct le drame du Tsunami. Avec Hélène, ils ont épaulé un couple de français qui venaient de perdre une petite fille dans la catastrophe. Il faut parfois être confronté au malheur des autres pour accéder au bonheur. C'est terrible, mais c'est ainsi. Le couple parlait de séparation et sort renforcé de l’épreuve.  
 
 

Rentrant en France, une autre épreuve les attend : le couple apprend que la sœur d’Hélène, Juliette, est atteinte d’un cancer. Quelques temps après, la jeune femme décède de sa maladie et laisse derrière elle un mari, trois petites filles et un travail qu’elle aimait. Elle était juge au tribunal d’instance de Vienne. Durant sa carrière, elle s’était liée d’amitié avec un collègue juge, Etienne. Emmanuel Carrère rencontre ce juge, qui lui suggère d’écrire un livre sur Juliette. Une série d’entretiens entre les deux hommes s'instaure. Le livre qui en découle parle de Juliette, de sa vie, de son travail. Il est question de gens pauvres et surendettés qui se font arnaquer par des organismes de crédit mais aussi de la vie de famille d’une jeune juge, simple et sans artifice. La dignité de Juliette face à sa maladie force l’admiration. Emmanuel Carrère évoque avec tact et subtilité ces sujets délicats.

J’appréhendais cette lecture tout autant qu’elle me tentait. J’étais curieuse de voir Emmanuel Carrère aborder d’autres vies que la sienne mais je craignais de me trouver « voyeur » de ces vies. Cela n’a pas été le cas, le récit est pudique et ne laisse pas de place au pathos.  Nous ne réfléchissons pas tous les jours au rapport que nous entretenons avec le malheur des autres. Ce récit atypique et profond nous y incite. Il peut paraître étonnant d'évoquer des sujets aussi divers dans un même récit (le tsunami, le surendettement, le cancer...). Grâce au talent de l'écrivain tout cela se tient, le fil conducteur étant le regard d'Emmanuel Carrère sur tout cela.

Me suis-je réconciliée avec Emmanuel Carrère ? Oui, je le crois. 

 

Les billets élogieux de : Cuné - Stephie - Jules - Mango - Esméralde - Clochette - Anne

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 19:50

Ces sont des livres que j'ai beaucoup aimés et que je vous conseille. On a beaucoup parlé du  Rapport de Brodeck, de Porteurs d'âmes largement moins. Je suis ravie que ce livre au genre indéfinissable (bien qu'obtenant le prix dans le genre "policier") se voie attribuer une 2ème vie grâce à ce prix.


nullPorteurs d'âmes auteur Pierre Bordage

Petite précision : je n'ai pas participé personnellement à cette sélection des lecteurs du Livre De Poche.
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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 15:18

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     Edtions de Minuit - 2009 - 282 pages

 

J’ai choisi ce livre attirée par les critiques dithyrambiques des médias mais aussi parce que j’avais beaucoup aimé le précédent roman de Mauvignier (Dans la foule).

 

Nous sommes dans la salle des fêtes d’un village de province. Solange a invité des proches à fêter ses 60 ans. Son frère Bernard (surnommé Feu-de-bois), clochard et alcoolique depuis de nombreuses années, est invité lui aussi mais jette un froid dans l’assistance, offrant à sa sœur un bijou de grande valeur alors qu’il est fauché. Il finit par gâcher la fête, insultant gratuitement un homme d’origine algérienne puis se rendant à son domicile, agressant sa femme. Pour comprendre ce comportement, il faut remonter au passé de Bernard qui a fait partie des jeunes gens appelés en Algérie dans les années 60, lors des « évènements ». Son cousin Rabut, était en Algérie en même temps que lui. L’incident de la salle des fêtes le replonge dans un passé dont il garde lui aussi le traumatisme à jamais. Il raconte…

 

Les premières pages m’ont déconcertée en raison du style, très particulier : voici un exemple un peu extrême (tout le livre n’est pas écrit ainsi, heureusement) : "Attendez, si je confirme. Si je. Que je. Vous voulez que je. Moi, que je dise. Et que je confirme oui, ici, ce qui s’est passé ici. On ne va pas parler de ça, pas ici, c’est pas possible, on va pas…" Je butte toujours sur ce genre d’écriture, qui me fatigue. Je dois dire en outre que la première moitié du livre est un peu décourageante, trop longue à mon goût.

 

Mais je ne regrette pas d’avoir persévéré car la seconde moitié est captivante. Il est vrai que je me sens concernée par le sujet, mon père fait partie de ces jeunes qui ont gâché une partie de leur jeunesse, acteurs d’une guerre dont la cause les dépassait totalement. Ils ne défendaient pas leur pays, contrairement à leur aînés et se trouvaient confrontés à une violence dont ils n’avaient même pas idée auparavant (On connaît aujourd’hui les pratiques utilisées dans chacun des deux camps). Il faut ajouter à cela l’ennui de longues heures passées à tuer le temps. Quand ils rentraient en France, ces jeunes se sentaient incompris et préféraient se taire et tenter d’oublier. Ce texte de Mauvignier nous éclaire sur ce silence et les blessures qu’il cache. Il se met dans la peau de ces hommes de façon admirable.

 

Un livre vraiment intéressant mais un gros bémol pour le style.

   Stéphanie, de Landibiblog, nous explique ici son agacement (elle-aussi !) pour ce style particulier. 
  
   
Aurore a eu un gros coup de coeur.
     Challenge du 1% littéraire 2009                               





   5/7

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 17:43

 Cliquer pour fermer

    Editions Arléa 2009 - 201 pages

Ceux qui fréquentent mon blog régulièrement savent que Marie Sizun est une romancière pour laquelle j’ai un attachement particulier, en tant qu’écrivain mais également en temps que personne. Je l’ai rencontrée trois fois avec le même bonheur. J’ai lu les quatre livres qu’elle a publiés et je lirai certainement les suivants.

 

Lors de notre dernière rencontre, Marie avait commencé l’écriture d’Eclats d’enfance, elle en avait brièvement parlé. Je savais en commençant ma lecture, que j’allais y trouver des souvenirs d’enfance déjà évoqués partiellement dans ses deux premiers romans, notamment dans « Le père de la petite », la petite, c’était un peu elle. Dans Eclats d’enfance, nous retrouvons l’enfant que fut Marie Sizun, mais cette fois dans un récit. La romancière nous propose une promenade dans son quartier d’autrefois situé dans le 20ème arrondissement de Paris. Elle évoque, au fil des lieux visitées, des « éclats d’enfance » . Nous comprenons que sa jeunesse a été douloureuse, suite à la séparation de ses parents, peu de temps après le retour de captivité de son papa, prisonnier en Allemagne pendant la guerre. Elle s’est construite malgré tout, aidée par ce qu’elle puisait à l’extérieur de l’appartement familial. De ce qui se passait à l’intérieur, elle fait le choix de ne pas en parler.

 

« Qu'est ce qu'une enfance ? Ce temps étrange, marginal, secret, infiniment personnel, inconnu des parents, ce temps où l'on devient soi, où l'on se met à voir, à entendre, à penser. Envie de raconter cela. De retrouver cela.

C'était le tracé des rues qui me la racontait, cette histoire. Qui m'aidait à me la raconter, qui en était le support. Le fil d'Ariane »

 

« Alors, les tendres et cruels fantômes de l'immeuble de briques rouges, j'ai simplement eu envie de les prendre dans mes bras, de les rassurer, de les réchauffer, de leur redonner vie. Une autre vie.
Leurs secrets, leurs mystères, ils les garderaient, je les respecterais. Mais j'écrirais leur histoire, une histoire plus vraie que la vraie vie, que leur vraie vie, que la mienne. Une histoire qui dirait ce que nous n'avions pas su dire ».

 

Marie raconte avec amour le quartier populaire dans lequel elle aimait déambuler. Les souvenirs qui remontent à la surface sont parfois anodins, pas toujours.  La vie n’était pas simple pour cette petite fille dont la maman n’était pas comme celle des autres. Elle évoque aussi un petit frère un peu fragile. Je ne connais pas les lieux qu’elle décrit mais j’ai beaucoup aimé les imaginer, tout comme l’ambiance si particulière des années d’après-guerre. C’est  une promenade pleine d’émotions, mais apaisée toutefois. 

Bravo Marie, cette fois encore vous nous offrez un beau livre…

 Le billet de Cathe
 Mes rencontres avec Marie Sizun : Ici et


Challenge du 1% littéraire 2009



4/7

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 16:59

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   Le livre de poche (Phébus 2006) - 380 pages
 

Nous sommes en 1898. Un jeune professeur de dessin est embauché dans une superbe propriété de la campagne anglaise pour y enseigner la pratique de son art à deux jeunes filles de bonne famille : Juliana et Marianne Farrow. Très vite il est alerté par le comportement étrange de la plus jeune des sœurs, Marianne. Cette dernière est obnubilée par une série de sculptures réalisées par un artiste qui a quitté précipitamment la demeure, laissant son travail inachevé. Il faudra peu de temps à Samuel pour comprendre que la maison dans laquelle il a mis les pieds recèle des secrets bien cachés par ses habitants. L’histoire est racontée alternativement par le peintre et par la gouvernante des jeunes filles, Charlotte. 

Ecrit par une romancière contemporaine dans la tradition des romans victoriens, ce livre est une très agréable détente. En toile de fond, une superbe campagne anglaise que l’on découvre à toutes les saisons. Les secrets révélés sont lourds et assez surprenants, je ne m’attendais pas à cela. Les pages se tournent toutes seules. On suit avec grand intérêt les enquêtes parallèles de Charlotte et Samuel qui dévoilent peu à peu la nature du scandale et son initiateur. Un épilogue nous projette 20 ans plus tard, les personnages ont fait du chemin et nous découvrons avec plaisir ce qu’ils sont devenus. A noter que le début du roman ressemble étrangement à la
dame en blanc de Wilkie Collins.
 


   Les avis de :

     Lilly -Malice - Géraldine
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