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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 16:58
















Phébus - 288 pages - Aout 2009


"J'étais la fille du Menuisier, je le savais. Jeanne, malgré sa folie, était plus normale que moi, côté filiation. Elle le nommait. Pas moi. Nous n'avions pas de mots l'un pour l'autre. Notre lien était un long fil continu que personne ne pouvait voir. Aucun mot ne s'y accrochait comme le font les notes sur une portée. Nous-mêmes en étions ignorants, seulement soupçonneux de sa présence tenace."

  

La narratrice est née sur le tard dans une famille où elle n’était pas la bienvenue. Nous sommes en Bretagne dans les années 50. Entourée d’une sœur souffrant d’un handicap mental, d’une mère triste et d’un père peu causant (surtout avec elle), son enfance est d’une monotonie à mourir. La seule personne un peu gaie qu’elle côtoie est sa grand-mère Mélie. Pour s’occuper, Marie s’évade par les livres, regarde inlassablement une photo accrochée au mur : celle d’un jeune enfant, le frère de sa mère, mort alors qu’il était enfant. La mort l’obsède, notamment celle des enfants. L’hiver elle vit à Brest, son père travaille à l’arsenal. L’été, elle le passe dans un « penn-ti »(petite maison), non loin de la mer. Un endroit qu’elle aime, mais que ses parents sont contraints de vendre alors qu’elle a neuf ans. Elle travaille bien à l’école, son père est fier d’elle, bien que le manifestant peu.

 

Ce livre relate les souvenirs d’enfance de la narratrice. J’y ai retrouvé bon nombre de souvenirs similaires aux miens. Plus jeune qu'elle d’une petite décennie, j’ai grandi également dans le Finistère. Pas une fois je n’ai eu à regarder la traduction des mots bretons qui se glissent dans le texte. Bien que ne parlant pas le breton, je les connais, je les ai entendu dans mon enfance. Mais il serait bien réducteur de limiter ce livre à un recueil de souvenirs car c’est bien plus que cela. Marie relate avec pudeur et douleur la longue enquête familiale qui l’a conduite à la découverte des lourds secrets du « Menuisier » (elle ne le nomme qu’ainsi). Cette quête fut difficile mais elle était vitale. Marie sentait inconsciemment qu’elle portait en elle le poids d’un passé qui, malgré elle, influençait ses choix de vie. Il lui fallait connaître l'histoire de sa famille.

 

Les regrets, exprimés ou sous-entendus, rendent le récit profondément émouvant. Marie s’en veut de n'avoir rien tenté pour aller vers son père, refusant même de répondre aux tentatives de rapprochement qu’il manifestait vers la fin de sa vie. Il n’a peut-être pas su qu’elle l’aimait, ça la rend inconsolable. C’est une lecture prenante et très éprouvante. L’écriture est d’une grande finesse, les mots d’une justesse incroyable. C’est un très beau livre dans lequel bon nombre d’entre nous se retrouveront. Ne sommes-nous pas tous plus ou moins marqués par notre passé familial ?

null     Un récit bouleversant.

  Ils ont été bouleversés,  eux-aussi : BellesahiYvon - Cuné - Cathulu - Aifelle
  Esmeraldae à un ressenti différent. 
  
 Merci à Cathulu.

Challenge du 1% littéraire 2009

3/7

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 21:02

nullAvant l’été, j’ai participé à une rencontre littéraire organisée dans le cadre du Prix Inter-CE. Problème de communication ou désintérêt des gens pour ce genre de rencontres, nous n’étions que deux lecteurs (lectrices en l’occurrence) à avoir fait le déplacement, dans la petite commune rurale qui recevait l’auteur. Pas un lecteur de la commune n’était présent ( ! ? ). Un peu dommage pour l’auteur tout de même…

 

Afficher l'image en taille réelleL’échange s’est déroulé de façon informel en raison du petit nombre de participants. Marie-Sabine Roger nous a parlé de sa carrière d’auteur (elle est publiée depuis plus de 20 ans, notamment en jeunesse), et plus précisément de La tête en friche, livre en lice pour le Prix Inter CE 2009.  J’avais apprécié cette lecture « détente » entre deux ouvrages plus lourds. Ce côté léger du livre lui a valu plusieurs refus de la part de « grosses » maisons d’édition, qui le qualifiaient de trop populaire. Sa dernière tentative avant de ranger le livre dans un tiroir a été de l’envoyer  chez Le Rouergue, dont elle avait de bons échos. Leur réponse a été favorable, bien que le livre ne soit pas forcément dans leur ligne éditoriale. L’éditrice qui a pris en main le livre, a fait un travail de fond, l’accompagnant comme il se doit. Ce n’est pas forcément le cas des "grosses" maisons d’édition qui ne prennent pas toujours le temps d’accompagner un livre comme le faudrait. Les ventes s’élèvent à 14 000 exemplaires, grâce qu bouche à oreille principalement, la presse l’ayant « boudé ».


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De quoi parle ce livre ? Un extrait de mon billet :
C'est l'histoire d'un brave homme qui ne manque pas de bon sens, mais qui a un peu "la tête en friche". Pas d'amour maternel, un père aux abonnés absents, un instituteur qui le prenait pour un idiot, tout cela ne l'a pas aidé à grandir. Mais rien n'est jamais définitif... Un jour, au jardin public, il sympathise avec une vieille dame, cultivée et pas bêcheuse pour deux sous. Ils ont une passion commune, compter les pigeons. Ca leur donne un premier sujet de discussion. D'autres suivront et peu à peu une histoire d'amitié prendra naissance. La vieille dame réussira même à lui transmettre sa passion de la lecture
;

 

A la question : « Pourquoi avez-vous écrit ce livre ? », Marie-Sabine Roger a toujours beaucoup de difficultés à répondre et pour cause : quand elle commence à écrire, elle n’a pas la moindre idée de l’histoire qui va prendre forme. La première phrase entraîne la suivante… Parfois, au bout de quelques pages, elle débouche sur une impasse.

En y réfléchissant après coup, elle a tout de même quelques réponses à apporter à cette question,  pour ce qui est de La tête en friche. La notion de culture est une notion à laquelle elle a beaucoup réfléchi : en tant qu’enseignante, tout d’abord, mais aussi en raison d'un entourage constitué principalement d’autodidactes. Elle est très agacée par les gens qui se croient cultivés, parce qu’issus de milieux favorisés. Ils ont bien souvent une culture surfaite bien moins intéressante que ceux dont le savoir s’est constitué au fil du temps, grâce à leur curiosité. Germain, le personnage principal du livre est de ceux-là… Marie-Sabine Roger a pris beaucoup de plaisir à créer ce personnage. Elle s’est aussi beaucoup amusée de ses échanges avec son amie Germaine, cette vieille dame qui se prend d’affection pour lui. 

La fin de la rencontre s’est terminée par un scoop : le livre va être porté à l’écran et pas par n’importe qui puisqu’il s’agit du réalisateur Jean Becker. Et dans le rôle principal il a choisi Gérard Depardieu ! Tout en étant ravie du nouveau tournant que prend son livre, Marie Sabine est un peu inquiète, ce qui parait légitime. Un peu étonnée aussi du choix de Depardieu, bien plus âgé que Germain dans le livre. C’est Gisèle Casadessus qui jouera Margueritte. A suivre donc, le tournage est prévu pour l’automne.

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 21:54
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                                                              Edition du Seuil, Aout 2009 - 170 pages

Au moment où je rédige ce billet, je viens tout juste de finir ma lecture. Je suis assez perplexe et pas vraiment convaincue.

 

Sur le style principalement. C’est une sorte de compte-rendu de voyage débridé dont le fil conducteur est difficile à suivre, c’est le moins que l’on puisse dire. Le langage est quasi-oral, les digressions s’enchaînent…

 

Le fond n’est pas inintéressant : un jeune anthropologue français se rend dans un célèbre campus américain pour y étudier la vie de quelques musiciens. Il cherche à comprendre le mode de communication qu'ils utilisent entre eux. Il s’immerge dans leur milieu et peu à peu dévie sur un autre sujet : le décès d’une jeune étudiante du campus, apparemment victime d’anorexie…  La cause réelle de la mort de cette jeune femme, qu’il finit par cerner, est sidérante. La fin du livre nous montre à quel point elle a secoué notre anthropologue.

 

J’ai parcouru ces pages avec un sentiment assez particulier : curiosité, lassitude, dégoût, amusement parfois. Quant aux digressions, elles vont de la campagne électorale aux Etats-Unis à la vie sexuelle du narrateur (loin d'être "plan-plan"), en passant par la passion de son co-locataire pour la sauce bolognaise.

Je ne regrette pas ma lecture, c'est une "curiosité", mais bon… je ne relirai pas de sitôt ce type de roman
.
  
  Merci à :
  
  D'autes avis : Cathulu - Papillon (plus emballées que moi) 
                            Saxaoul et Doriane (n'ont pas aimé)
Challenge du 1% littéraire 2009
2/7

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 16:43

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Gallimard 2009 - 247 pages


Avant de vous dire à quel point j’ai aimé ce livre, quelques mots d’Anne Wiasemsky et de sa famille. Anne est la petite fille de l'écrivain François Mauriac. Sa mère, Claire Mauriac (la fille de François) s’est mariée en 1946 avec le prince Yvan Wiasemsky dont la famille avait fui la Russie à la révolution. De cette union sont nés Anne et son frère Pierre. C’est l’histoire de la rencontre de ses parents qu’Anne nous raconte dans « mon enfant de Berlin », offrant à ses parents défunts un merveilleux cadeau.

 

Nous sommes à la fin de la seconde guerre mondiale, période durant laquelle la jeune Claire a occupé avec beaucoup de courage la fonction d’ambulancière de la croix rouge. Elle pourrait maintenant se marier et mener la vie conventionnelle qui s’offre à elle. Mais comment reprendre le cours normal d’une vie après une période aussi difficile qu’exaltante ? Quand la Croix-rouge lui propose une mission à Berlin,  elle n’hésite pas une seconde et rejoint un Berlin dévasté. Une nouvelle fois elle fait preuve de beaucoup de détermination et d’humanité. De solides liens d’amitié se nouent avec ses camarades de la Croix-rouge. C’est aussi à Berlin qu’elle rencontre l’amour.

 

J’ai vraiment adoré ce roman ; J’y ai retrouvé des personnages entrevus précédemment dans « Hymne à l’amour », « Jeune fille » et « Une poignée de gens ». Au fil de ces lectures, j’ai pu reconstituer en partie le puzzle familial absolument passionnant de la romancière (il n’est sans doute pas complet, j’espère que d’autres livres suivront !).  Des lettres de Claire à ses parents et des extraits de son journal intime s’intercalent habilement dans le récit.  On s’attache immédiatement à la jeune femme affectueuse mais indépendante, qui se surpasse constamment en dépit de terribles migraines. Elle déploie de gros efforts pour « vendre » à ses parents un mariage qu’ils ne peuvent que désapprouver. Les parents du jeune homme sont issus d’une famille noble certes, mais étrangère et fauchée ! On entrevoit les difficultés qui seront les siennes plus tard en épousant un homme aussi différent à tous points de vue, y compris dans les goûts (Anne Wiasemsky aborde cette relation dans « hymne à l’amour »).  La description de ce que fut Berlin après la guerre m’a beaucoup intéressée. Où, plus qu’à Berlin se sont manifestées les terribles séquelles de la guerre ?
nullJe commence donc ma découverte de cette rentrée littéraire par un coup de cœur !


Pour voir la photo des parents d' Anne le jour de leur mariage, rendez-vous sur le site de Bibliobs

Un gros coup de coeur pour  Malice et Clarabel

 Lilly n'a pas du tout aimé
Challenge du 1% littéraire 2009 

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:00

Pour en savoir un peu plus sur mon blog, rendez-vous chez Géraldine. Elle m'a posé quelques questions dans le cadre de sa rubrique "Focus sur un blog".

Merci à elle !


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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 23:04

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Actes Sud - Mai 2009
 


C’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai abordé la lecture du blogoclub pour cette session de septembre. Une belle occasion pour moi de revenir vers Jacques Poulin que j’avais découvert grâce à la tournée d’automne. Vous trouverez mon billet ICI et constaterez que ce fut un coup de cœur.

"L’anglais n’est pas une langue magique" s’est présenté à moi comme par magie, peu de temps après le vote du blogoclub. Il m’a été très gentiment offert par une blogueuse (Merci C... !) qui savait nul doute que je serais charmée.

Je l’ai été…

 

Le narrateur, Francis, exerce le métier de lecteur sur demande : «C'est une appellation que j'aime bien, parce que les initiales font LSD: pour moi, la lecture est une drogue.»  Ce n’est pas le seul lien que notre lecteur ait avec les livres puisqu’il est le petit frère d’un écrivain dont nous suivons, de loin, l’écriture du nouveau roman. Francis, personnage très attachant, a beaucoup d’admiration pour ce grand frère dont il vit un peu dans l’ombre.

 

L’histoire commence par la rencontre manquée entre Francis et une mystérieuse dame qui l’a sollicité pour une séance de lecture. Curieusement, elle n’était pas chez elle à l’heure du rendez-vous. Le suspense persiste tout au long du roman. L’intrigue est accessoire, ce qui compte c’est l’ambiance, les anecdotes, les digressions. Les passages où Francis relate son enfance sont par exemple très beaux.

 

Francis exerce son travail avec sérieux, convaincu des vertus thérapeutiques de la lecture. Il se documente, anticipe les questions et les réactions de ses auditeurs. Nous le suivons dans les séances de lecture, sa cliente principale étant la jeune et fragile Limoilou. De nombreux clins d’œil avec les précédents romans pimentent la lecture. Un exemple : Francis est le neveu du « chauffeur », le bibliothécaire ambulant de la tournée d’automne. Le jeune homme tient d’une tournée avec son oncle, sa passion des livres.
 

Cette fois encore j’ai plongé avec délice dans l’univers de l'auteur Quebecois : son écriture toute simple, sa passion des livres et de la langue française. A noter toutefois que « L’anglais n’est pas une langue magique » s’adresse davantage à des lecteurs qui connaissent déjà le petit monde de Jacques Poulin. C'est un livre que je relirai quand j'aurai découvert d'autres titres.
 

L’anglais n’est pas une langue magique pour Jacques Poulin, mais il se pourrait bien que le français le soit…

L'avis de
Allie - Cuné - Frisette

LES BILLETS DES BLOGOPARTICIPANTS :

SUR LA TOURNEE D'AUTOMNE :
Papillon Grominou - Keisha - Lisa - Lou - Antigone - Ori - Kattylou - Celsmoon, Thracinee, La fée Aril - Marie - Annie - Denis - Laconteuse - Lucy - Nina - Armande - Lapinoursinette - Midola - Chaplum - Autourdupuit Thalia - Del -Mimi - Soie


SUR D'AUTRES OEUVRES DE J. POULIN
Wolkswagen bleues : Cathe -
Mon vieux chagrin - Karine -
L'anglais n'est pas une langue magique : Malice - Arlette -
Les grandes marées : Jules
La traduction est une histoire d'amour : Yvon

SUR D'AUTRES ECRIVAINS (thème de la littérature canadienne francophone)
L'empreinte de l'ange - Nancy Huston : Stephie
Le premier quartier de la lune - Michel Tremblay : Kalistina 
Fugitives - Alice Muno : Tinine
Lignes de failles - Nancy Huston : Nanne
PROCHAINE SESSION DU BLOGOCLUB :
Le 1er novembre. Lecture libre de Boris Vian

DENIS PROPOSE LA TOURNEE D'AUTOMNE EN LIVRE VOYAGEUR

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 21:08

Un petit jeu trouvé chez Mango
Elle l'a trouvé chez Calypso qui l'a trouvé chez Ankya qui dit l'avoir vu chez Virginie qui avoue l'avoir repris à Nicole B et là elle s'est perdue sur un terrain anglo-saxon.

Je ne vous explique pas le principe, vous comprendez tous seuls (J'ai utilisé des livres chroniqués sur ce blog) :

Décris-toi : L'élégance du Hérisson
Comment te sens-tu :  La tête en friche
Décris là où tu vis actuellement : Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil  
Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu : 84, Charing Cross Road
Ton moyen de transport préféré : La route
Ton / ta meilleur(e) ami(e) est : La grosse
Toi et tes amis, vous êtes :
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
Comment est le temps :
Et le ciel a oublié de pleuvoir
Ton moment préféré de la journée :  L'attente du soir
Qu'est la vie pour toi : Une histoire d'amour et de ténèbres
Ta peur : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : Surtout ne te retourne pas
Comment aimerais-tu mourir :
Jamais de la vie
la condition actuelle de mon âme : D'une rive à l'autre 

A VOUS DE JOUER ?

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 17:24

 

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Buchet Chastel - Mai 2009 - 464 pages

 

Ce roman que l’on peut qualifier d’historique nous ramène au 17ème siècle, d’abord en Afrique puis au Brésil. Certains personnages sont imaginaires, d’autres ont existé. C’est le cas de Zumbi, qui donne son nom au roman  (Zumbi Dos Palmares fut le chef d’un groupe d’esclaves insurgés qui créa le royaume autonome des Palmares vers 1670.)

 

Au tout début de l’histoire, Semba, le  héros du roman, est fait prisonnier par un négrier portugais installé au Brésil. Au terme d’un trajet en bateau absolument terrifiant il arrive à Rio, où l’attend sa vie d’esclave (est-ce une vie ?). Commence alors un véritable enfer pour Semba et ses compagnons d’infortune : battus, humiliés, travaillant sans relâche à des travaux exténuants, ils sont moins bien considérés que les animaux par l'aristocratie bresilienne. Le jeune Semba ne rêve que de liberté. Au péril de sa vie, il s’échappe pour tenter de rejoindre la forêt de la Barriga où se cache le royaume créé par le célèbre Zumbi…

 

Jean-Paul Delfino ne nous épargne rien du traitement réservé aux esclaves. Certains passages m’ont terriblement coûté, la cruauté humaine ne cessera jamais de m’horrifier. Mais il ne faudrait pas que cela vous dissuade de découvrir ce livre, qui se lit comme un roman d’aventure (on y parle d’amour et d'amitié, aussi). On tremble avec Samba, on souffre avec lui. On partage sa révolte et son euphorie quand il parvient s’enfuir pour rejoindre le royaume créé par Zumbi. Je n’avais jamais entendu parler de cette expérience communautaire vécue par ces esclaves insurgés. Cela m’a beaucoup intéressée.

 

C'est la quatrième fiction que Jean-Paul Delfino consacre au Brésil et je ne serais pas surprise qu’il y en ait une cinquième, la fin de Zumbi le laisse entrevoir. Je n’ai pas lu les deux premiers opus mais j’avais lu et beaucoup apprécié le troisième : « Samba triste ». Il me reste à lire « Dans l’ombre du Condor » et « Corcovado »...

 

A l’heure de la rentrée littéraire, il serait dommage d’oublier les livres parus au cours du 1er semestre 2009 et qui risquent de voir leur vie écourtée si personne n’en parle. Celui-ci en fait partie

L'avis de DDA de biblioblog, qui partage mon avis sur la qualité de ce roman

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 23:59


Jamais de la vie


Ce livre fait partie de mes acquisitions au dernier salon du livre de Carhaix. Il a obtenu en 2008 le prix de la ville de Carhaix. Je connaissais l’auteur pour avoir lu son petit livre « des gourmandises sur l’étagère ». En échangeant quelques mots avec la romancière, j'ai eu envie de découvrir « Jamais de la vie ».

 

Un homme se promène dans les rues d’une ville appelée Mansuétude. Au hasard des rues il tombe sur une boutique « le boudoir » sorte de brocante où un portrait attire son attention : celui d’une petite fille boudeuse, dans un fauteuil. Nous remontons le temps pour découvrir qui se cache derrière ce visage.

 

L’histoire est construite en trois actes correspondant à trois âges de la vie de Blanche, la petite boudeuse. A dix ans, Blanche est une petite fille refermée sur elle-même. Non désirée par une mère qui finira par quitter le domicile, elle se réfugie dans une bulle imaginaire dont elle aura le plus grand mal à sortir. Quand on lui demande ce qu’elle veut faire plus tard, elle répond « être contente ». A vingt-cinq ans, les blessures de l’enfance sont toujours présentes, mais des décès dans la famille l’ont fait grandir un peu. Quand nous la retrouvons à 50 ans, elle est bien plus sereine mais a gardé ce côté fantasque qui fait tout son charme...
 

Mon impression générale sur ce livre est très positif bien que j’aie eu quelques difficultés à rentrer dans l’histoire, qui oscille entre fantasme et réalité. Je l’ai lu une seconde fois. J'ai mieux apprécié ma deuxième lecture, sachant cette fois ce qui m’attendait. Le personnage de Blanche est très intéressant et cette histoire de famille m'a vraiment séduite. Françoise Moreau décrit à merveille les rivalités entre frères et sœurs, les repas de famille où l’hypocrisie transpire… 

  

Un extrait donne bien le ton :


« La comédie très ordinaire des repas de famille unies et convenables peut commencer. Chacun entre dans le rôle qui lui est tacitement assigné par le clan et par lui-même ». Comme dans une scène de Feydeau, obéit aux discrets repères à la craie, pose sa voix, rythme son débit, retrouve les répliques attendues de lui et de la circonstance… »

La cité de Mansuétude mérite d'être visitée...

L'avis de Valérianne

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 23:51

Le célèbre "1 % rentrée littéraire" de Levraoueg.
7 livres de la rentrée 2009 (parmi les 650 publiés), à lire pour juillet 2010. Je fais partie du comité de lecture d'une bibliothèque. Difficile de ne pas atteindre au moins cet objectif, si je rajoute à cela les propostions des éditeurs, celles de "chez les filles"... 

Challenge du 1% littéraire 2009

Et

Le tout nouveau défi "Objectif PAL" d'Antigone (version Sylire).
J'ai fait du tri dans mes livres à l'occasion de mon dernier déménagement. Ma PAL est aujourd'hui de 34 livres (hors prêts). Comme il est certain que de nouvelles acquisitions viendront rejoindre cette pile, mon objectif est de ne pas avoir dépassé le chiffre de 34 à la même date, l'an prochain.

objectif_pal











Je sens que le premier va être plus facile à atteindre que le second. Les nouveautés me tendent les bras, que voulez-vous !  Mais peu importe. L'essentiel est de participer, non ?

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