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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 20:20
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Le Prix Landerneau a été attribué hier soir à Jérôme FERRARI pour « Un dieu un animal », publié chez Actes Sud en 2009.  C’est un roman qui m’a fortement impressionnée (voir mon billet) et que je suis ravie de voir récompensé notamment pour son écriture, absolument sublime. J’ai hésité à le classer dans mes coups de cœur. Je ne l’ai pas fait en raison de sa noirceur extrême (un peu trop désespérant pour moi). Il n’empêche que c’est un excellent roman, que je vous conseille vivement.

 

Pour avoir des détails sur la soirée en elle-même, allez donc faire un tour chez Papillon ou Caroline ! J’aurais bien entendu adoré y participer (et pas que pour les délicieux gâteaux…) mais « monter à Paris » pour une soirée, c’est un peu compliqué.

 

Dans les jours et semaines qui viennent, chacun des blogueurs participant au prix livrera son favori. Papillon s’est d’ores et déjà prononcée. Elle a choisi ‘«l’origine de la violence » de Fabrice Humbert. En ce qui me concerne, j’ai encore deux livres à découvrir, il faudra donc patienter un peu. Pour l’instant, je trouve la sélection vraiment excellente.

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 23:14


Editions Le passage - 2009 - 316 pages

Un professeur de français, visitant le camp de concentration de Buchenwald avec ses élèves, se trouve face à la photo d’un homme qui ressemble étrangement à son propre père. Le besoin de savoir QUI est cet homme s’impose à lui. Au terme d’une enquête approfondie qui le passionne tout autant qu’elle le bouleverse, il comprend enfin d’où provient la violence qu’il contient avec peine depuis sa plus tendre enfance.

 

Des romans évoquant la shoah, j’en ai lu beaucoup. J'ai pourtant de plus en plus de mal à faire face à l'horreur absolue. Le passage évoquant le camp de concentration de Buchenwald est extrêmement fort. Sa lecture m’a coûté, je dois l’admettre. J’ai toutefois classé le livre dans mes coups de cœur car il forme un tout passionnant. C’est un roman qui mêle la petite et la grande histoire, permettant de rendre moins abstraite cette terrible page de l’histoire. L’enquête familiale, habilement menée, humanise le récit. Il m’aurait été encore plus pénible, sans cela, de lire le passage racontant la descente aux enfers de l’homme de la photo. Passionnante aussi, l’enquête sur les nazis et le parallèle entre violence individuelle et collective.
 

Récemment j’ai eu un autre coup de cœur pour un livre évoquant la shoah : "le remplaçant" d’Agnès Desarthe. J’ai relevé quelques points communs entre les deux livres. Tous deux sont écrits par des membres de la troisième génération, subissant les séquelles de l’histoire familiale de façon insidieuse. Leur comportement, leur caractère, leur façon d’aborder la vie sont conditionnés par un lourd héritage. La page n’est pas tournée, ils ont besoin de trouver des réponses aux questions qu’ils se posent. Dans "L'origine de la violence", un membre de sa famille conseille au narrateur de ne pas remuer le passé pour ne pas s'y perdre, mais on comprend vite que pour lui, la démarche est vitale. 
 

Un roman intelligent et percutant sur le sujet hélas inépuisable de la violence humaine.


   Clarabel ; Papillon et Lily ont beaucoup aimé
   Anne et Yv beaucoup moins.
Lu pour le 

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 10:00

Après un superbe week-end amical et familial, animé et ensoleillé,  je reviens tranquillement à la vie quotidienne, en congés aujourd’hui et seule à la maison. Après m’être glissée pendant une bonne heure dans l’ambiance à la fois triste et colorée de « l’attente du soir » , j’ai fait un petit tour d’horizon des billets du week-end, découvrant avec grand plaisir de nouvelles critiques des livres du Prix Landerneau. J’ai appris au passage que "L’angle du renard", de Fabienne Juhel (qui ne fait pas l’unanimité parmi les blogueurs participant au prix Landerneau) avait obtenu Le prix Ouest-France – Etonnants voyageurs à Saint-Malo, ce dont je me réjouis car j’ai beaucoup aimé ce roman très inventif.

Le beau temps me pousse vers le jardin, où je passerais bien ma journée à lire, mais quelques tâches ménagères m’attendent ainsi que la rédaction du billet sur "L'origine de la violence" de Fabrice Humbert, dont j’ai fini la lecture il y a plusieurs jours maintenant. Je vais donc essayer de gérer tout cela au mieux, me repassant en boucle les souvenirs du week-end, histoire d’égailler les petites corvées ménagères

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 23:19

laroute_maccarthy

   Une autre sortie poche à noter.

C’est un livre qui m’a profondément marquée. Je l’avais emprunté à la bibliothèque et j’attendais sa sortie en poche pour me l’offrir. 

(Pour accéder à mon billet, cliquez sur la couverture)

Je repense parfois à la fin, ouverte, qui laisse place à toutes les interprétations possibles, y compris les plus cruelles. Il y a quelques jours, on m'a livré une interprétation terrible, qui me glace d'horreur et que j'espère oublier bien vite. Mais rassurez-vous, on peut choisir d' imaginer une autre voie.


Incoldblog évoque aujourd'hui même son adaptation cinématographique en post-production aux Etats-Unis

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 23:24


Quelques mots sur ce roman, qui sort en poche ce mois-ci et que j'avais dévoré à sa sortie en 2005 (Je n’avais pas encore de blog, à l’époque).

 

Le récit commence le matin de la noce d’Anna et se termine le soir de l’évènement. Entre les deux, les souvenirs de Sonia, 42 ans. Tout au long de la journée, cette mère retrace le chemin parcouru depuis la naissance de sa fille et nous fait part de ses interrogations face aux choix d'Anna, si différents des siens au même âge.
 

Beaucoup de tendresse et d’émotion dans les mots de Nathacha Appanah. Un très beau portrait de mère. A lire absolument !


Un extrait : 

"Sur le mur, la robe est accrochée comme un tableau de chasse. Elle est belle, sans doute un peu sage mais, qu'importe, c'est le jour d'Anna. Aujourd'hui, 21 avril, je marie ma fille, je laisserai de côté mes pensées de vieille folle, je serai comme elle aime que je sois : digne, bien coiffée, bien maquillée, souriante, prête à des conversations que je suivrai avec un enthousiasme feint et qui ne me laisseront aucun souvenir, parée pour butiner d'invité en invitée, mère parfaite que je serai aujourd'hui. Je me cacherai pour inhaler mes Fumer Tue. Je marie ma fille, aujourd'hui. Cette phrase bondit dans ma tête tandis que je la regarde dormir. J'ai quarante-deux ans et je marie ma fille aujourd'hui. J'ai soudain l'impression d'être sortie de mon corps, de flotter au-dessus d'Anna endormie et de moi-même, de regarder tout cela comme on regarde un film, de me dire que cela ne peut pas m'arriver, pas à moi. J'aurais souhaité être sage le jour du mariage de ma fille..."


  Des billets très enthousiastes : Clarabel - Laure 
  
  Un interview de Nathacha Appanah par 
biblioblog 

  De l'auteur j'ai lu et beaucoup aimé également "le dernier frère"
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 17:16


 Rouergue 2009 - 235 pages

Arsène Le rigoleur est un célibataire endurci qui défend, corps et âme, la terre où il est né. Une terre bretonne qu’il aime plus que tout et qui le lui rend bien. La ferme c’est sa vie : s’occuper des bêtes et des champs, réparer les bâtiments de l’exploitation et surtout ne rien changer aux pratiques ancestrales ! Quand s’installe à côté de chez lui une famille venue de la ville, il la jauge d’un œil critique (bien entendu !) exception faite des enfants, qu’il adopte très vite. Les gosses, il a toujours aimé cela. La petite fille est très sociable, contrairement à son frère, un rouquin farouche au regard rusé… Les parents se méfient assez vite du paysan. Ont-il raison ?

 

Quelques cadavres, quelques renards (des vrais et des moins vrais), des secrets de familles et des rancoeurs du passé, voilà quelques uns des ingrédients qui composent cette histoire pleine d'inventivité et de poésie. Fabienne Juhel nous offre une juste évocation de la campagne (celle d’hier et celle d’aujourd’hui). On est plongé au cœur de cette Bretagne profonde où quelques irréductibles s’accrochent à leurs racines alors les «rurbains» tentent de se faire une place. Quelques accrochages sont inévitables mais dieu merci, tout le monde n’a pas la malchance de tomber sur un lascar comme Arsène en guise de voisin !

 

nullTout en s’attachant à Arsène, plus on avance dans le texte, plus on le trouve inquiétant. Le ton presque badin qu’il utilise est de plus en plus décalé avec les faits... Je ne vous en dis pas davantage, il serait dommage de gâcher le suspense. Vous l'avez deviné, j'ai beaucoup aimé cette histoire (et son contexte, qui m'a rappelé les vacances à la ferme, chez mes grands-parents).

Les avis de : Cathulu - Katell - Papillon - Yves



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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 23:22



 Actes Sud -2009 -110 pages

Un jeune homme revient d'un pays en guerre. Il voulait se nourrir de sensations fortes, côtoyer cette mort qui l’obsède, comprendre le monde. L’accompagnait dans cette aventure son meilleur copain, qui lui rêvait de faire fortune, alors mercenaire, pourquoi pas ? Mais le rêve a tourné au cauchemar et le jeune homme est de retour, seul, meurtri. Il se met en tête de revoir son amour d’enfance, Magali. Il retrouve une jeune femme qui s’interroge sur sa vie et ses choix professionnels. L’entreprise l'a déçue, le monde économique lui semble abject. Saura t’elle sortir le jeune homme de son désespoir, lui faire oublier les images qui l’obsèdent, l’aider à répondre aux questions qu'il se pose et notamment celles qui concernent Dieu ?

J’ai lu deux fois ce court récit pour tenter d’en saisir toute l’intensité : une centaine de pages sans chapitres ni paragraphes, l'utilisation glaçante du "tu" pour s'adresser au jeune homme. C’est dense, formidablement bien écrit et fort, très fort. J’en suis sortie sonnée. Oui, l’humanité est ainsi, empreinte de violence et de cruauté. Certains l’acceptent, d’autres ne s’y font jamais. J’ai noté des tas de phrases mais l’une d’entre elles résume ma pensée, au sortir de cette lecture : « Si durement qu’on juge le monde, on en n’est jamais qu’une partie et il faut l’accepter car hors du monde il n’y a rien, nul repos, nulle bonté, nulle échappatoire, et on ne peut pas s’enfuir hors du monde ».



Un 
"presque" coup de coeur. Il manque peut-être à mes yeux, dans ce texte désespéré, une petite note d'espoir, même infime...

lu pour le :
Les avis de Lily - Yves - Léthee
A noter que ce prix est également en lice pour le prix orange du livre


  

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 12:52


Ce nuage est réalisé d'après les billets de mes coups de coeur des deux derniers mois.

Pour avoir l'image en grand, cliquez sur la vignette (je n'ai pas réussi à importer l'image en grand format  ).

Les mots que j'utilise le plus : histoire, livres, roman, publié, pages (logique) mais aussi : comme, tout et plus (aurais-je une utilisation excessive de ces mots ?)

L'outil utilisé est
Wordle

Vous trouverez chez Calepin, un billet intéressant sur le sujet et chez Jean Veronis, un article intitulé "de quoi parlent les blogs ?". On peut y découvrir les nuages des différentes catégories de blogs de notre chère blogosphère et notamment celui de la catégorie littérature.

A votre tour de faire joujou (si ce n'est déjà fait !) 

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 23:39


   Philippe Rey - 2009 - 210 pages

J’ai entendu cette semaine dans une émission de radio, que les français se passionnaient pour la philosophie (enfin, dès lors qu’ils ont quitté l’école – l’année du bac, c’est une autre histoire). Paul Vacca serait donc dans l’air du temps en publiant ce roman philosophique. A ceux qui sont fâchés avec la philo, pas de panique. Ici point de théorie rébarbative mais une sorte d’aventure philosophique menée par deux hommes : un philosophe nommé Jean-Philippe Botul et un jeune homme, Sébastien, empêtré dans un chagrin d’amour.

 

Parmi les différentes travaux de Jean-Philippe Botul (1896 – 1947), figure une étude sur la supposée chasteté du philosophe allemand Emmanuel Kant. En 1946, Botul a donné une conférence sur le sujet, au Paraguay. S’inspirant de cette conférence, Paul Vacca nous propose une histoire assez étonnante. Imaginez une cité ou l’on vit à manière de Kant : une vie très régulière et raisonnable, point d’excès, ni de fantaisie et une question fondamentale : « sexe ou pas sexe ? » Appelé à la rescousse pour résoudre l’épineux problème, Jean-Philippe Botul réfléchit, tandis que Sébastien se croit débarqué chez les fous...

Un extrait (qui montre bien le ton) :

"Sébastien poussa le vice jusqu'à faire la promenade rituelle dans le plus simple appareil, avec pour seul vêtement quelques plumes de paon fichées dans le postérieur. Mais personne, là encore, n'y prêta la moindre attention. Sébastien dut se rendre à l'évidence : ses provocations zazoues n'avaient strictement aucun effet.
Les membres de la communauté conservaient un calme absolu, un self-contrôle impressionnant. Le sens de la mesure en toute chose.
Que faire ? il n'allait quand même pas s'immoler ou se faire seppuku pour tester leur résistance émotionnelle ! Il n'était même pas certain qu'ils s'affoleraient pour autant."


C’est une lecture qui se déguste le sourire aux lèvres. Après La petite cloche au son grêle,  Paul Vacca change totalement de registre et c’est réussi ! (Mon cœur penche toutefois du côté de la petite cloche). 
 

Je me demande où va bien pouvoir nous emmener Paul Vacca la prochaine fois…


   De nombreux avis sur la blogosphère :
   Amanda ; Bellesahi ; Cathulu ; Clarabel ; Keisha ; Aifelle ; Cathe

   Une critique approndie chez Biblioblog : on y apprend des choses très intéressantes sur ce fameux Botul....
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 23:22

Les Amants de la Mer Rouge

Flammarion 2009- 352 pages - traduit de l'anglais

Quelques mots sur l’auteur (source : site de Flammarion)

Sulaiman Addonia est né en Érythrée, d'un père éthiopien et d'une mère érythréenne. Jeune, il a longtemps vécu dans un camp de réfugiés soudanais après le massacre de Om Hajar en 1976. À l'âge de dix ans, il s'est installé à Djeddah, en Arabie Saoudite. Sulaiman réside à Londres depuis 1990. The Consequences of Love est son premier roman.

 

Nous sommes dans les années 80. Nasser est un jeune réfugié erythéen qui a fui son pays en guerre pour rejoindre l’Arabie Saoudite. Il avait dix ans quand sa mère a fait le choix de le confier, ainsi que son petit frère, à un oncle qui proposait de les élever dans un lieu qui leur offrait une perspective d' avenir.
 

Le jeune garçon grandit tant bien que mal dans un monde exclusivement masculin. Les femmes se cachent derrière la carapace noire qu’on leur impose, regardant droit devant elles pour ne croiser aucun regard masculin. La police religieuse sévit au moindre écart, fermant pourtant les yeux sur le comportement de certains hommes qui, ne supportant pas la chasteté qui leur est imposée avant le mariage, « achètent » de jeunes garçons pour assouvir leurs pulsions. Nasser en sera la victime comme d’autres jeunes socialement défavorisés.

 

Un jour, son quotidien bascule. Une femme, dans la rue, jette à ses pieds un mot doux, puis un le lendemain un deuxième. En forte demande d’amour féminin, il tombe éperdument amoureux de la mystérieuse inconnue et accepte de prendre des risques de plus en plus insensés pour approfondir la relation… La jeune fille, qu’il surnomme Fiore se met elle aussi en grand danger, risquant sa vie pour un amour sans lendemain…

 

En raison de sa couverture un peu « tape à l’œil » je craignais une histoire un peu facile et commerciale. Le livre se lit facilement et le marketing vise sans doute un large public. Il n'empêche que j'ai été subjuguée par l’intensité et la sensualité de cet amour interdit. J'ai fini le livre tard dans la nuit, ne pouvant quitter les jeunes amants sans savoir ce qu’il adviendrait de leur sort.

 

Au delà d’une histoire d’amour tragique et romantique, c’est un témoignage intéressant sur la façon dont sont vécues les relations hommes-femmes dans un pays où l’intégrisme religieux règne en maître. Les femmes musulmanes sont ici les premières victimes du système, bien entendu, mais ce témoignage masculin nous montre qu’elles ne sont pas forcément les seules à souffrir de la situation.

Merci à
: Les avis de Keisha  Belle de nuit, Lili Galipette, Kenza, Constance, Saxaoul, Bill et Marie, Moka, Thé au jasmin, Stephie, Catherine

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