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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 23:46

J’ai la grande joie cette année d'avoir été contactée pour participer au :


Présentation du prix par les organisateurs :

 

« Ce Prix, créé par les Espaces Culturels E.Leclerc, est attribué à un auteur d'expression française dont le talent n'a pas encore rencontré un large public. Nous voulons ainsi favoriser la découverte de nouveaux talents et l'accessibilité, par le choix d'un texte développant une vraie histoire, forte de ses enjeux et de l'originalité de ses thèmes.

 

Ainsi, pour cette deuxième édition du Prix Landerneau, les 160 libraires des Espaces Culturels E.Leclerc ont pré-sélectionné 6 ouvrages :

 

Tatiana Arfel pour L' Attente du soir (Corti)

Jérôme Ferrari pour Un dieu, un animal (Actes Sud)

Béatrice Fontanel pour L'homme barbelé (Grasset)

Simonetta Greggio pour Les mains nues (Stock)

Fabrice Humbert pour L'origine de la violence (Le Passage)

Fabienne Juhel pour A l'angle du renard (Le Rouergue)

 

La mécanique du Prix est la suivante :
La pré-sélection des 6 ouvrages a été effectuée par les 140 libraires des Espaces Culturels E.Leclerc Le Prix Landerneau sera remis courant juin au lauréat, par un jury composé de libraires des Espaces Culturels E.Leclerc, de Michel-Edouard Leclerc, de Laurence Tardieu, Yasmine Char (lauréate Prix Landerneau 2008) et présidé par Dan Franck »

 

Ce qui est demandé aux blogueurs participants est de lire les ouvrages, de les présenter sur leur blog et de décerner leur propre prix, indépendamment du prix "officiel". Il y aura donc cette année un "Prix Landerneau-Sylire".
Aucun délai ne nous est imposé, ce qui est fort appréciable.

 

Voici la photo des livres reçus (ça fait plaisir !)

 

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 20:26

Une info qui peut intéresser les nouveaux blogueurs (les autres ont sans doute été prévenus personnellement)
Pour en savoir plus, cliquez sur le logo


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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 23:03


Demandé si gentiment par Hambre, je ne peux que me prêter au jeu :


Jobs que j'aurais aimé exercer :
(un peu tard, maintenant pour changer de cap !)
- Bibliothécaire

- Libraire

- Journaliste 

 

3 films que je connais par coeur:

- Le père noël est une ordure

- Mary Poppins

- La vie est un long fleuve tranquille 

 

3 livres préférés :

(Très difficile ! j’ai pioché dans mes lectures relativement récentes)

-  « La route » de Corman Mac Carthy

-  « Elle danse dans le noir » de René Fregni

-  « Le café de l’Excelcior»  de Philippe Claudel
 

3 émissions :

Je n’en trouve que deux, les seules que je regarde de temps en temps (Je ne suis pas du tout « télé »)

- La grande librairie
- Question maison (j'adore les maisons...)

 

3 series:

Je fais l’impasse, je n’en regarde aucune ! 

 

3 endroits où j'aime passer les vacances:

Je passe rarement des vacances au même endroit, voilà 3 lieux où j’ai aimé les passer :

- Venise

- L’île de Ré

- La Crête 

 

3 sites webs que je visite quotidiennement :

J’en visite plus de trois par jour et je ne veux pas choisir !

 

3 plats que je ne mangerai jamais :

- des tripes
- de la viande de cheval
- de la cervelle

 

3 plats que j'adore:

(Allez,  trois plats bretons !)

- le Kig a farz


- Le Kouign amann



- Les galettes de blé noir

 

3 endroits où j'aimerais être en ce moment :

- En vacances au soleil

- En week-end dans une belle ville d’Europe (Amsterdam, Barcelone...)

- N’importe où avec les amis avec lesquels j’ai passé un excellent week-end il n’y a pas si longtemps…  

 

3 personnalités actuelles ou du passé que j'aimerais rencontrer:

Pas d’envies précises me viennent spontanément à l’esprit (j’aime beaucoup rencontrer les auteurs que j’aime, j’espère donc continuer à faire de belles rencontres dans ce registre)  

 

3 voeux pour l'année prochaine :

- la santé pour ceux que j’aime (et pour moi-même tant qu’à faire !)

- une situation professionnelle qui me satisfasse (un peu compliquée ces temps-ci)

- des projets personnels qui évoluent dans le bon sens (sont liés au 2ème vœu)

 

3 centres d'intérêt ou activités:

- la lecture

- les activités liées à la lecture (blog, comité de lecture, rencontres….) - non je ne suis pas monomaniaque

- les balades à pied dans les lieux que j’aime

 Prendra le relai qui voudra...

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 20:50

Le livre de poche  - 217 pages (Albin Michel 2003)

Après un accident de voiture qui le plonge dans le coma, Martin Harris se retrouve à l’hôpital.  Son état s’améliorant rapidement, il est autorisé à rentrer chez lui, vaguement surpris que sa femme ne se soit pas inquiétée de son sort. Arrivant à son domicile, ne retrouvant pas ses clefs, il sonne. Là, stupéfaction, son épouse ne le reconnaît pas. Et comble de l’horreur, un autre homme, installé à sa place,  prétend lui aussi s’appeler Martin Harris… Une seule solution : prouver qu’il est bien lui-même. Pas si simple…

 

"J'ai tout perdu sauf la mémoire. Il m'a volé ma femme, mon travail et mon nom. Je suis le seul à savoir qu'il n'est pas moi : j'en suis la preuve vivante. Mais pour combien de temps ? Et qui va me croire ?"

 

Martin est-il l’éminent botaniste qu’il prétend être ? Tout parait l’indiquer ! Le hic, c’est que l’autre Martin, est lui aussi très convaincant, connaissant de sa vie les moindres détails.
Martin lui-même finit par se poser des questions... 
 


Cette histoire rocambolesque est difficilement classable (policier, science-fiction ?). Sans être inoubliable, c’est un livre divertissant qui m’a fait passer un bon moment. Intriguée par la situation de cet homme qui perd soudainement son identité, j'ai tourné les pages à toute vitesse pour tenter de comprendre. Le dénouement est assez surprenant…

Je ne connaissais pas la plume de Didier Van Cauwelaert, voilà qui est fait 
!


    Les avis de : Stéphie ; Hilde

     Lecture en partenariat avec :
 et  "le livre et poche"

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 23:49



Calmann-Levy 2009 - 246 pages

Avant propos :

L’avant dernière chance a été écrit dans le cadre du prix « Nouveau Talent - Fondation Bouygues Telecom – Metro ».  Avec la collaboration des Editions Calmann-Lévy,  ce prix récompense un roman écrit en langue française et dont la particularité est d’intégrer le langage SMS et des messageries instantanées, à la trame du récit. Il doit s’agir d’un premier roman. Tous les genres sont acceptés.
Caroline Vermalle a obtenu ce prix en 2009
.
 

Adèle fréquente peu son grand-père, c'est le moins que l'on puisse dire. Elle ne l’a pas vu depuis dix ans ! Quand sa mère, habituellement très présente auprès du papy, décide de se couper du monde pendant deux mois, Adèle se sent soudainement responsable du vieil homme et décide de veiller sur lui. Mais voilà : le grand-père, libéré de la présence étouffante de sa fille, a un projet qui déconcerte la jeune fille : faire le tour de France en voiture avec son voisin. Adèle lui fait promettre de donner régulièrement de ses nouvelles via un téléphone portable (dont il n'a pas l'habitude de se servir)…

 

J’ai bien aimé la balade en Bretagne, sur des lieux que je connais bien. Le dénouement est intéressant, les personnages se dévoilent et nous incitent à les regarder autrement. On ne peut qu’être interpellé par les relations entre le grand-père et sa petite fille, par ce décalage intergénérationnel que nous connaissons tous, plus ou moins. Le postulat de départ est bien respecté et l’histoire ne fait pas trop « fabriqué autour », comme je le craignais.

 

Je trouve des qualités à ce roman, pourtant il ne m’a totalement emballée. Une histoire un peu trop facile, peut-être ? Un peu trop de bons sentiments ? Il n’en reste pas moins que c’est une lecture agréable et reposante.


Merci à Caroline Vermalle de m’avoir proposé la découverte de son roman, dont vous pouvez lire la suite sous forme d’épisodes ici 

Les avis de : Saxaoul  ; Lune ; Dasola ; Lo ; Anne

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 20:31

La librairie Dialogues de Morlaix organisait ce jour une journée-dédicace avec Maud Lethielleux (auteur de « Dis oui Ninon », un de mes récents coups de cœur). J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec Maud pendant près d’une heure 30. Il n’y avait pas grand monde et nous sommes bavardes toutes les deux .
Je ne vous livrerai qu’une petite partie de cet échange fort sympathique, assez délicat à retranscrire, car très informel. Hambre, blogueuse de Brest, s’est jointe à nous au cours de la discussion. Nous avions convenu de profiter de l’occasion pour faire connaissance.
  

 

Nous avons parlé des personnages du livre, de Ninon surtout, de son éducation peu banale qui peut susciter des interrogations, de son devenir. Sort t’on toujours indemne d’une éducation aussi peu conventionnelle ?  Nous avons discuté de l’éducation des enfants en général, de l’école traditionnelle (que Maud ne porte pas dans son cœur, après l’expérience personnelle assez pénible qu’elle en a faite). Son livre est très autobiographique (les yeux pétillants de Maud sont bien ceux qui j’imaginais chez Ninon...)  

Maud nous a raconté l’aventure de la publication du livre, la façon dont elle vit aujourd’hui sa promotion… Le livre marche bien, son éditeur est content. Si tout se passe bien, il se pourrait bien qu'il sorte en poche, ce qui enchante Maud (mais ce n'est pas pour tout de suite !). Un deuxième roman est dans les tuyaux et sortira aussi chez Stock, début 2010. Le thème sera cette fois celui des sans-abri. Petite source d’angoisse bien légitime pour un jeune auteur : comment sera perçu ce deuxième roman ?

 

J’ai quitté Maud en fin de matinée, espérant que les gens allaient se présenter en plus grand nombre l’après-midi…  J'ai hâte d'en savoir plus.

 

Pour en savoir plus sur ce livre :

Mon billet

L’interview de Lily

Le blog de Maud

 

PS : j’ai complètement oublié de sortir mon  appareil photo ! J'ai donc "emprunté" une photo sur le blog de Maud

 

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 23:08











Folio - 196 pages (Gallimard 2003) -  traduit de l'espagnol (Mexique)


Le thème de la session de ce 1er mai est consacrée à la littérature mexicaine. L'oeuvre choisie par les "blogo-participants" a été écrite par Carlos Fuentes, présenté comme le chef de file de la nouvelle littérature latino-américaine



Autant le dire tout de suite, cette lecture du blogoclub est celle qui m’a, jusqu’ici, le moins intéressée. Je vais donc tenter de vous exposer que j’ai compris (ou pas !) dans ce roman, trop ambitieux pour moi, sans doute ...

 

Deux histoires nous sont contées : L’histoire principale est celle de l’amour impossible entre un chef d’orchestre Gabriel Allan-Ferrara et une cantatrice, Inez Praza. Trois fois au cours de leur existence,  leurs chemins se rencontrent, autour de l’interprétation de "La damnation de Faust" de Berlioz. Gabriel est fou amoureux de cette femme qui lui tient tête, mais le comportement d’Inez le déroute… Quant à Inez, je n’ai pas bien compris si elle était amoureuse ou non de Gabriel. Au début de l’histoire, elle semble plutôt s’intéresser à un inconnu qu’elle découvre sur une photo, aux côtés de Gabriel, .

 

La seconde histoire est celle d’une femme au destin tragique, qui a vécu il y a bien longtemps, peu avant les grandes glaciations. Cette femme, qui trouvait refuge dans le chant,  semble hanter Inez, la cantatrice...
 

Je n’ai pas fait le lien entre les deux histoires, je dois l’avouer. L’écriture est belle, c’est incontestable mais voilà, impossible pour moi de rentrer dans l’univers de Fuentes avec ce récit symbolique, qui n’a pas su me captiver et que, très sincèrement j'avais hâte de finir.

J'ai lu à la suite une nouvelle de Carlos Fuentes (que m'a très gentiment offert Alice, à son retour du salon du livre). Cette nouvelle intitulée "Brillant" m'a davantage captivée, même si je l'ai trouvée très déroutante elle-aussi. C'est l'histoire d'une femme qui met au monde un enfant très particulier physiquement, puisqu'il brille...)

Prochaine lecture du blogoclub (sur le thème de la famille) :
Nous étions les Mulvaney de Joyce Carol Oates - Le 1er juillet

Les avis de Lou; Yvon;
Papillon ; Lisa; Julien; Stéphie; Kathel; Denis; Ori; Alice; Nina; Jumy; Annie;
Keisha; Lune; Saraswati-sylvie; Soie; Thracinee; Lapinoursinet; Emilie ; Titine ; Arlette ; Chimère ; Thais ; Catherine (biblioblog) ; Cécile ; Cleanthe; Kattylou ; Manu ; Praline ; Martine ; Fanyoun;  Georgeetsandet moi ; Jules ; Taylor ; Martine ; Delphine ; Béatrix ; Nanne ; Audreyzaz

Autres oeuvres de Fuentes  :
En inquiétante compagnie :
Grominou
Terra Nostra : Katell (premières impressions)
La frontière de verre :
Cathe
Portrait dans le temps - Sandrounetta


N'hésitez pas à me signaler vos billets... 

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 21:04

Cette chanson m'a trotté dans la tête, hier, toute la journée !
Mais ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas.

Vous au moins, vous saurez 


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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 23:39

Dans le cadre du Prix Inter-Ce, Martine Sonnet présentait jeudi soir à la médiathèque de Landerneau « Atelier 62 » un livre atypique dans la sélection, à mi-chemin entre le récit intime et le documentaire.

Historienne, elle rend dans cet ouvrage un hommage extrêmement fort et émouvant à son père, qui a travaillé aux forges de l’usine Renault de Billancourt, dans les années 50. Elle salue également le courage de tous ces travailleurs de force qui se sont souvent ruiné la santé, travaillant dans des conditions extrêmement difficiles (chaleur, cadences…) mais fiers de leur métier. La construction du livre est simple : un chapitre sur deux est consacré aux forges, l’autre, très personnel, à l'histoire familiale des Sonnet.

 

Martine a six mois quand son père  quitte son métier d’artisan forgeron en  Normandie, pour l’usine Renault de Billancourt. La famille ne le rejoindra que 5 ans plus tard, quand un logement décent sera trouvé. Martine vit des années heureuses dans une cité de Clamart, en déplorant toutefois sa position de petite dernière, qui la met à l’écart de la fratrie.  Durant les vacances, la famille retourne en Normandie où Martine s’ennuie à mourir, préférant l’animation de la ville.

 

La partie plus « documentaire »  reprend des extraits de journaux syndicaux de l’époque. Il est beaucoup question  de l’amélioration des conditions de travail, demandes qui nous paraissent tellement légitimes et pour lesquelles la direction « botte en touche » constamment. Une des revendications les plus marquantes est celle de la diminution de l’âge de départ à la retraite. Une grande partie des ouvriers mourait jeune, avant même d’avoir pu profiter d’une quelconque retraite. Les chanceux qui ne mouraient pas étaient bien souvent déclassés vers l'âge de 50 ans car ils n’avaient plus la force physique d’assurer leur dur labeur. Ils  touchaient à 65 ans une retraite « au rabais ». Révoltant…

 

Ce livre m’a ému, tout autant que la rencontre avec Martine Sonnet. D’une grande simplicité, à l’écoute de tous, elle nous a parlé avec passion de son livre. Avant d’obtenir une réponse favorable de la maison d’édition « le temps qu’il fait », elle a obtenu 18 réponses négatives, les éditeurs lui reprochant le côté inclassable de son livre. Aujourd’hui, l’aventure continue… Un site est consacré à l’atelier 62 et Martine s’investit dans l’association des anciens travailleurs de Renault. Elle a reçu de nombreux témoignages d’ouvriers, certains ayant connu son père à Billancourt.

 

Un mot sur la couverture du livre, très émouvante elle aussi puisqu’il s’agit du père de Martine, photographié sur son lieu de travail. On est frappé par sa corpulence, caractéristique des travailleurs de force.

 

La rencontre a été très vivante. Des ouvriers syndicalistes ont livré leur vision du livre, leur peine face au manque de reconnaissance du monde ouvrier dans le monde d’aujourd’hui. Ils ont remercié Martine Sonnet pour son très beau travail de mémoire. Il a été évoqué également les cités ouvrières de l’époque, bien plus chaleureuses qu’elles ne le sont aujourd’hui. Je ne peux pas tout raconter, je vais donc en rester là. Martine Sonnet a participé à une rencontre à la médiathèque de Lorient. Il existe un enregistrement de cette rencontre, où elle évoque son livre et l'atelier 62. Si cela vous tente, c’est (ici).
 

Il est des rencontres qui marquent. Celle-ci en fait partie.

 Le site  de l'Atelier 62 : http://www.martinesonnet.fr/Site/Atelier_62.html
 Son blog "L'employée aux écritures" : http://www.martinesonnet.fr/blogwp/

L'avis sur Atelier 62 de : Yvon - Yves

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 21:17



Le livre de poche 2009 - 249 pages (Editions Lattès en 2007)

Quand on est adulte, on se montre trop souvent résigné et impuissant face à certaines situations, comme celles des sans-abri. Leurs conditions de vie sont inacceptables et pourtant… bien au chaud dans nos maisons, nous arrivons à oublier ce qui se passe dehors. Les enfants et adolescents n’ont pas notre regard blasé. Leur incompréhension, leurs questionnements nous interpellent et nous bousculent, et c’est tant mieux.

 

Lou Bertignac fait partie de des adolescents qui ne veulent pas se résigner. Quand on lui demande en classe de proposer un thème pour un exposé, elle répond sans réfléchir « les sans-abri ». Cet exposé sera le point de départ de la rencontre avec No, jeune fille qui vit dans la rue et qu’elle voudra à tout prix sortir de là. Un garçon de la classe qu'elle aime beaucoup la suivra dans cette aventure.

 

Surdouée, Lou possède une capacité d’analyse hors du commun, tout en possédant la naïveté propre à son jeune âge. J’ai été surprise que ses parents la soutiennent à ce point dans son projet, même si la situation familiale  peut l’expliquer. Quand aux parents du jeune garçon, leur "quasi-inexistence" est assez étrange. Ces quelques invraisemblances à mes yeux, constituent le petit bémol que je mettrai à l’histoire.

C’est une belle histoire d’amitié qui se lit d’une traite. On voudrait tant que No s’en sorte. On voudrait aussi que la vie soit plus gaie pour Lou, dont la maman va très mal depuis la perte d’un enfant, il y a de cela plusieurs années. L'une des deux jeunes filles sortira de l'aventure plus mûre et plus sûre d’elle. Pour l'autre les choses ne sont pas si simples...

 

Une lecture qui bouscule les adultes blasés que nous sommes et qui plaira sans nul doute aux adolescents.

 Les avis de :

Alice (qui n'a pas aimé du tout); Joëlle ; Clarabel ;Lily; Anne ; Alain ; Gambadou



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