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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 20:45

 



Stock 2009 247 pages

Un extrait tout d’abord
 :

 

« Si je suis une guenon, c’est à cause de Papy chinois. D’abord ma couleur. Je suis marron clair, et plus foncée sur le visage à force de garder les chèvres tout l’été. Ensuite, mes cheveux sont noirs intenses, comme le bois d’ébène. Tout ça à cause de Papy chinois qui est un original jaune de Chine très sévère. En Chine, les gens sont durs parce qu’ils ont appris à garder l’amour dans le cœur, alors le cœur il gonfle, il gonfle et un jour, tchouf ! il se vide comme un ballon de foire et tout l’amour s’envole. Le cœur se sent tout drôle et se transforme et pierre. Parfois la pierre se brise et c’est pire encore car la tristesse entre dedans par la fissure et, quand la pierre explose, toute la tristesse s’envole dans le ciel et ça crée une dépression terrible. »

 

Elle s’appelle Ninon et c’est une petite sauvageonne sacrément attachante ! Elle ne manque pas d’amour, mais de cadre, sans nul doute. Elle pourrait souffrir de la situation, mais non ! Elle profite de la liberté qui lui est offerte et sa gaîté naturelle lui permet de ne pas se focaliser sur le manque de confort, ou le regard des autres. Elle n’est pas douée pour l’école mais se montre remarquablement débrouillarde dans la vie quotidienne. On la traite de guenon parce qu’elle n’est pas très jolie, mais peu lui importe, ses biquettes chéries l’aiment comme elle est !

 

Bien sûr elle préfèrerait que ses parents vivent encore ensemble, d’autant qu’il faut maintenant se coltiner « grocon », le compagnon de Zélie, sa mère. C’est d’ailleurs un peu pour cela qu’elle a choisi d’aller vivre avec Fred, son papa.  Mais aussi parce que ça lui fend le cœur de le savoir tout seul, avec ses biquettes à traire, et sa maison à construire. Et puis avec Fred, l'école n'est pas obligatoire !
 

C’est Ninon qui s’exprime tout au long du roman, avec la spontanéité qui la caractérise. Ses réflexions sur sa situation familiale ou la marginalité de ses parents sont souvent amusantes mais interpellent un peu les adultes que nous sommes. Même si Ninon est heureuse, il est à craindre qu’elle rencontre plus tard quelques difficultés d'adaptation  à une vie en société ! On ne juge pas les jeunes parents, Ninon ne le voudrait pas. On espère juste qu’ils grandissent un peu, surtout Fred, le papa.

 

J’ai beaucoup aimé le rapport de la fillette aux animaux. Elle s’occupe avec dévouement de ses biquettes, cajole un chat sans poils nommé « coucou »… Tout cela est formidablement bien rendu par la voix de cette adorable petite « guenon » au grand cœur.

 

Je suis très admirative de l’écriture et du ton de ce premier roman, qui rendent la petite Ninon si fraîche et attachante. Bravo Maud, pour ce très beau portrait d’enfant !
 
  
Comme Antigone, je me propose de faire voyager ce livre. Si vous êtes intéressé, merci de me le faire savoir. Pour commencer, il part chez Stéphanie puis chez Martine - Praline - Soie - La pyrénéenne - Flo - Jumy - Armande - Géraldine - Hélène


Nous sommes déjà plusieurs à avoir dit OUI à Ninon : Lily Antigone Clarabel

Maud raconte dans un blog, un peu de sa vie et l’aventure de ce premier roman.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:58

Julien revient sur la lecture commune du blogoclub dans un article fort intéressant intitulé : "Pourquoi lire Jean-Marie-Gustave LE CLEZIO".

Ys se propose de nous faire économiser 5 € 90 en n’achetant pas un magazine évoquant le phénomène des blogs littéraires.

Laurence s’interroge sur les offres publicitaires faites aux blogueurs.

De quoi méditer...
  

 

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 12:01



L'Amour comme par hasard

              Le Livre de poche - 531 pages 

Pénélope attend le bus quand subitement une jeune fille de son âge, qu’elle ne connaît ni d’Eve ni d’Adam, lui propose de l’accompagner chez sa tante  prendre le thé. Sans réfléchir, sous le charme de la jeune inconnue, Pénélope accepte la proposition et saute avec sa nouvelle amie dans un taxi….

 

Nous sommes dans les années 50 en Angleterre. Pénélope vit avec sa mère et son frère dans leur demeure familiale. Jeune veuve à la beauté éblouissante, la mère de Pénélope peine à entretenir une propriété au charme incontestable mais qui se délabre chaque jour un peu plus. Pénélope, bien que soucieuse pour sa mère, croque la vie à pleines dents. Avec sa copine, la pétillante Charlotte, elle rêve de tomber amoureuse du prince charmant mais surtout de rencontrer leur idole, Johnny Ray

 

Dans une ambiance cosy, sur fond de Jazz et de Rock, les deux adolescentes nous font partager leurs émois d’adolescentes. L’influence de l’Amérique commence à se faire pressante, suscitant l’attirance des jeunes et la méfiance des moins jeunes… Après les années de guerre, la jeune génération a soif de légèreté et de distraction. Pénélope et Charlotte, gaies et spontanés, fréquentent les soirées mondaines, s’abreuvent de littérature féminine et prennent le thé en dégustant des scones à la confiture…  Dans leur entourage proche, un frère musicien fan l’Elvis Presley, un riche et séduisant quadra, et un magicien qui sait transformer les rêves en réalité… 

Dans le registre de la chick lit,  nous sommes ici dans le « haut de gamme ». C’est léger sans être mièvre et très agréable à lire. Une réussite !

Lu dans le cadre d'une offre promotionnelle du livre de poche.

Des avis : Anne Alice, Clarabel, CunéJoelle, Lou, Praline

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 00:59

Gallimard - 2007

Il s'appelle Jean, il a six ans et sa maman est en voyage, depuis un bon moment déjà. Sans être vraiment malheureux de la situation (il ne se rappelle plus trop d'elle), il souffre du regard des autres. Pas facile à l'école de justifier une absence aussi longue…et la pitié des adultes l'insupporte. Son papa est "patron" et rentre tard le soir, ta tête pleine de soucis. C'est une jeune fille qui s'occupe de lui et de son jeune frère. Un jour une carte de sa maman arrive chez sa jeune voisine à son attention, puis une deuxième…

 

Chaque chapitre est consacré à une personne de l'entourage du jeune garçon. L'histoire de la maman se devine peu à peu. Le dernier chapitre lui est consacré. C'est un livre à la fois drôle, tendre et cruel qui évoque merveilleusement bien le petit monde de l'enfance avec ses rêves et ses désillusions. Tout comme ma fille de onze ans, j'ai beaucoup aimé cette BD que je conseille aux grands comme aux moins grands. Le graphisme est agréable et la police de caractère très plaisante à lire, c'est un élément auquel je suis sensible dans les BD.



Les avis unanimes de : Clochette - Laure - Philippe
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 00:02

Mercure de France - 104 pages






Dans ce récit autobiographique, Le Clézio nous présente ses attaches africaines. L'écrivain entretient avec l'Afrique une relation privilégiée, pour y avoir été conçu et partiellement élevé. Son père y a vécu l'intégralité de sa vie professionnelle, en tant que médecin de brousse.
 

Le récit est centré autour de ce père "l'Africain". Le Clézio nous raconte les relations difficiles qu'il a entretenues pendant son enfance avec cet homme, rigide et autoritaire et dont il a été séparé les huit premières années de sa vie. L'homme a extrêmement mal vécu la séparation forcée d'avec sa femme et ses enfants (période de guerre 39-45). La petite enfance qui n'a pas été vécue ensemble altérera à vie les relations entre eux.

 

Ceci n'empêchera pas Le Clézio n'éprouver de l'admiration pour ce père, par ailleurs intègre et courageux. Toute sa vie, l'homme a manifesté un profond respect pour les Africains. Il a énormément souffert du comportement des occidentaux vis à vis d'eux.  Il a été très marqué, aussi, par les expériences très difficiles qu'il a vécues en tant que médecin là-bas.

 

Ce livre est passionnant par les éléments biographiques qu'il apporte, mais aussi parce que l'expérience vécue par la famille Le Clézio en Afrique n'a rien  à voir avec celles qu'ont pu vivre les colons à la même époque. La famille Le Clézio vivait au contact des africains, sans confort particulier, en pleine nature. Elle ne fréquentait pas les occidentaux. C'est une période de sa vie qui a certainement été déterminante pour la construction de l'homme et de l'écrivain, prix Nobel de littérature. 

 

Le texte est agrémenté de photos prises en Afrique par le papa de JMG Le Clézio. 

 

Je suis ravie d'avoir choisi ce livre, un peu par hasard (A vrai dire je ne connaissais même pas ce titre). Je pense que c'est une  bonne introduction à l'œuvre de l'écrivain.

 

Je n'en ai pas fini avec Le Clézio, c'est certain !


 

Pour cette session de mars, le blogoclub a choisi de mettre à l'honneur JMG Le Clézio.
Voici les livres présentés : 
(Chez Lisa, vous trouverez également les lien mis à jour au cours de la journée.)

L'Africain
: Keisha, Sylvie-Saraswati, Karine et ses livres, Soie, Nanne
Peuple du ciel:
Karine,
Cœur Brûle et autres romances:
Florinette, Brize Fanyoun
Gens des nuages:
Antigone, Nina
Poisson d'or:
Jumy, Kattylou. Mirontaine
Onitsha:
Grominou, Lisa  Julien, Lapinoursinette, Midola, PralineTaisgEmma,  Martine  Stéphie,
Le désert : Lisa,
Etoile errante : LisaArmande, Denis
Révolutions : Alice
Mondo et autres histoires : George Sand et moi
Ritournelle de la faim : Gambadou, Catherine, Sandrounette Bladelor
Celui qui n'avait jamais vu la mer : Cathe
Lullaby :  Cathe
Raga, approche du continent invisible : Wakinasimba(Alex), Katell
Le procès-verbal: Ori
La ronde et autres faits divers : Emilie
Villa Aurore : Mammig
Diego et Frida : Arlette
Le jour où Beaumont fit connaissance avec sa douleur : lune de pluie
Printemps et autres saisons : Béatrix
Kalistina propose une lecture détournée et repoussée
Taylor  a lu un autre prix Nobel : Doris Lessing (les grands-mères)

A lire aussi le billet de Julien,  écrit après la publication des billets "Pourquoi lire JMG LE CLEZIO"

Merci à tous les participants ! Si j'ai oublié quelqu'un ou que votre billet est en retard, merci de me le signaler.

Pour le  1er mai, sur le thème du Mexique,  nous avons choisi de lire L'instinct D'Inez de Carlos Fuentes.
Pour en savoir plus sur le Blogoclub

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 00:01

Alain bashung triomphe aux Victoires de la musique...

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Les-Victoires-de-la-musique-fetent-Alain-Bashung-_39382-843093_actu.Htm

J'ai eu la chance de le voir sur scène au début de sa tournée. Un grand moment...

J'en parle ici

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 14:41

 

Sa prestation dans "Séraphine" m'a bluffée, tout comme le film qui lui vaut cette récompense (voir mon billet ici). Je remercie au passage les premiers blogueurs à avoir parlé de "Séraphine". Sans eux, je serais peut-être passée à côté de ce film inoubliable.

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 00:30

Jacques André Editeur (19 octobre 2007) - Collection : En attendant le bus – 75 pages

Voilà un petit livre tout plein de charme. Mais pour l'apprécier à sa juste valeur, il est préférable de connaître un minimum les grands auteurs du XIXième.


Un chapitre sur deux est consacré au premier contact d'une romancière (Mary ?) avec un éditeur. Elle nous raconte sa joie de départ… et sa déconvenue, peu de temps après ! Les autres chapitres sont des petites saynètes amusantes dans lesquelles elle imagine des entrevues entre des éditeurs contemporains et des auteurs classiques. On y retrouve entre autres Flaubert et Sand. Ces auteurs se voient refuser un manuscrit pour des raisons bassement commerciales. Les manuscrits en question sont "Madame Bovary"; "La mare au diable"…  

On ne sent pas d'aigreur chez Mary Dollinger, juste une légère ironie… bien envoyée.


 Les avis de BelleSahi, Cathulu, Valdebaz, Saxaoul, Antigone Joelle.Géraldine

Félicitations à Mary pour sa parfaite maîtrise de la langue française (elle est anglaise).
Merci cette découverte, Monsieur Dollinger !

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 17:37

Editions du Serpent à plumes - 2009 pour la traduction française- 313 pages
(traduit de l'anglais - Australie)
NOUVEAUTE 2009

Il s'appelle Anwell, et vit ses derniers jours dans de terribles souffrances. Sa seule distraction est de revivre les moments qui l'ont amené à être ce qu'il est aujourd'hui, un jeune homme de vingt ans qui va quitter ce monde…

 

Anwell habite un petit village où tout le monde se connaît. Le "qu'en dira t'on" y règne en maître. La famille passe pour être "zinzin". Sa principale tare (du moins au départ) est d'avoir un enfant handicapé dont elle a honte. Un jour, pour le plus grand malheur d'Anwell, ce frère vient à mourir. Quand un garçon un peu sauvage nommé Finnigan  propose à Anwell, très peu de temps après "l'accident", d'être son ami, il n'hésite pas longtemps. Mais Finningan est un drôle de phénomène. Pour preuve, ce pacte insensé qu'il propose à son nouveau camarade…

 

C'est un roman qui ne se lit pas aisément en raison de nombreux non-dits et flash-back, mais aussi parce que ce est dévoilé au fil du roman est lourd, très lourd. Mais la difficulté ne m'a pas empêchée d'aimer ce livre, d'être entraînée dans cette histoire tirant sur le fantastique et non dénuée de poésie. La narration est fort bien menée. Les deux garçons racontent alternativement les faits qui ont mené à la déchéance d'Anwell. La tension psychologique va crescendo, les derniers chapitres se lisent d'une traite, le souffle retenu. 

Un roman étrange et fascinant que j'ai beaucoup apprécié.

Les avis de Joëlle et Clarabel.

Je remercie Anne Vaudoyer.

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 00:41

Editions Héloïse D'Ormesson - 2009 pour la traduction française - 333 pages
(traduit de l'anglais - Etats-unis)

NOUVEAUTE 2009

Fatima est tunisienne. Son mari l'a répudiée parce qu'elle ne lui donnait pas d'enfant. Doté d'un physique quelconque, femme de ménage dans un hôtel de Djerba, sa vie n'a rien d'enviable. Mais Fatima n'est pas du genre à se laisser abattre. Quand l'opportunité de "tenter sa chance" à Paris se présente, elle n'hésite pas une second et se lance. En dépit de quelques embûches, la chance lui sourit…

 

Ce livre a été co-écrit par deux américains qui vivent à Paris depuis plus de vingt ans et visiblement s'y sentent bien. La capitale nous est présentée comme un petit paradis cosmopolite où il fait bon vivre. Fatima s'y sent très vite comme un poisson dans l'eau, sympathisant avec les habitants du quartier.

 

L'histoire est gentillette et peu crédible. Si l'intégration des étrangers dans notre capitale se faisait aussi aisément, cela se saurait. Toutefois, ce conte de fées des temps modernes se lit avec plaisir. On se prend à rêver d'une société où quand on est gentil et ouvert à autrui, la vie se charge de vous remercier comme vous le méritez.

 

Une lecture plutôt agréable, pour rêver d'un autre monde…


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