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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 00:59

                 Stock - 376 pages - Traduit de l'allemand                
                   Rentrée littéraire 2008

Sasa Stanisic est né en 1978 à Visegrad (ex-Yougoslavie). Il est issu d'une famille mixte "serbo-bosniaque", qui a dû s'exiler en Allemagne dans les années 90 afin de fuir le terrible nettoyage ethnique qui sévissait.

Aleksandar est le narrateur de ce roman autobiographique. Dans un premier temps, il nous raconte, au travers d'anecdotes savoureuses, une enfance dorée faite de petits bonheurs. Nous découvrons les personnages pittoresques qu'il cotoyait, comme le grand-père communiste qui faisait de lui "le magicien du possible et de l'impossible". Certaines scènes sont absolument hilarantes, je pense à l'inauguration des premiers cabinets dans la maison de l'oncle. Une sacré journée !

 

Hélas, le bonheur s'arrête brutalement avec la guerre ethnique qui déchire le pays. Cette période est racontée à demi-mots (ce que j'ai plutôt apprécié, j'avais eu beaucoup de mal à supporter les descriptions très crues de Vélibor Colic dans "Archanges"). Pour fuir les persécutions dont elle est victime, la famille s'exile. Mais loin de son pays, la nostalgie ronge Aleksandar. Il repense à ceux qu'il a laissés là-bas, notamment à son amour de jeunesse, Asija, qu'il espère retrouver un jour… Il est très marqué par ce qu'il a vu pendant la période atroce qui a précédé son départ vers l'Allemagne. A la fin du roman, devenu un homme, il retrouve avec beaucoup d'émotion le Visegrad d'après-guerre.

 

C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai retrouvé les habitants de Visegrad, dont j'ai lu il y a peu de temps, dans "le "Pont sur la Drina" d'Ivo Andric, quatre siècles d'histoire. J'ai beaucoup aimé la fantaisie de ce premier roman, son ton à la fois grave et humoristique mais je dois dire que j'ai déploré quelques longueurs vers le milieu du livre. Aleksandar, en Allemagne, se remémore de nouveau son enfance (trop d'anecdotes tuent l'anecdote ?). C'est dommage. Quatre-vingt pages en moins et c'était un coup de cœur.

 

Merci à Kathel (qui m'a donné envie de découvrir ce roman) et à Cécile (qui me l'a prêté)
L'avis de Papillon

 

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 14:13

Editions Léo Scheer - 179 pages
                                   Rentrée littéraire 2008
Une femme s'invite pour quelques jours chez Rolland, qu'elle n'a pas vu depuis dix ans. L'homme était un éminent psychanalyste. Brutalement, il y a dix ans, il a choisi de ne plus voir personne. Chaque jeudi, après l'école, quand elle était enfant, elle se rendait chez lui pour de longues conversations qui avaient créé entre eux un lien très fort. Mais qui était-il vraiment pour elle ? En rendant lui rendant visite, elle espère renouer avec un passé qu'elle a plus ou moins occulté.

 

Dès les premiers instants dans la maison de Rolland, elle se sent comme envoûtée par une présence invisible. Tout lui paraît étrange y compris Rolland. Chaque jour, elle trouve sur sa table de chevet un conte de fée, qu'elle dévore. Après sa lecture, elle s'endort et fait des cauchemars mettant en scène des personnes de son entourage, qu'elle a aimées et qui sont mortes désormais. La journée, elle converse avec Rolland ou se promène aux alentours de la maison, eux-mêmes bien mystérieux. Dans cette ambiance étrange, le passé refait surface et la vérité qu'elle sentait enfouie au fond d'elle-même lui apparaît, enfin.

 

Nathalie Rheims choisi l'univers du conte pour aborder de façon délicate et non moins profonde des sujets comme le deuil ou la maternité. Mais pour apprécier ce roman à sa juste valeur, il faut accepter l'univers fantastique qu'elle propose et se laisser porter jusqu'à la fin, très surprenante. Je n'ai eu aucun mal à entrer ce huis clos mystérieux, envoûtée par les mots de Nathalie Rheims et les extraits de contes qui éclairent le passé de la narratrice. J'ai beaucoup aimé la fin, que l'on comprend mieux quand on sait que cette histoire comporte des éléments autobiographiques.

 

Une vidéo de Nathalie Rheims chez Picouly
(qui éclaire sur l'aspect autobiographique du roman) 

Les avis de Yv ; saxaoulKarine


Je remercie le site Chez les filles ainsi que les éditions Léo Scheer pour cette jolie découverte. C'est un roman qui sort des sentiers battus.

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 01:05



Le livre de Poche 2008
Éditeur d’origine : Actes Sud
J'ai lu Brooklyn folies à sa sortie, en 2005. Je n'avais pas encore de blog mais je commençais à écrire sur un cahier quelques brèves impressions de lecture. Je vous livre donc ce que j'avais écrit à l'époque tout en mettant en ligne un autre livre de Paul Auster que j'ai lu pour l'occasion. Je ne me suis pas forcée à renouer avec Auster,  j'avais aimé Brooklyn follies !

 

Nathan, un homme de soixante ans tout juste retraité, divorcé et sortant d'un cancer (pas dans le meilleur de sa forme, donc) décide de s'installer dans le quartier de Brooklyn pour y vivre une dernière tranche de vie et s'atteler à l'écriture d'un livre. Il y retrouve par hasard un neveu perdu de vue, fait diverses rencontres, et avec tout ce petit monde recrée une nouvelle famille… 

C'est un roman chaleureux avec des personnages attachants. Je ne peux pas m'empêcher de faire le parallèle avec "ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda. Dans les deux histoires, des écorchés de la vie retrouvent "ensemble" le goût de vivre. A la toute fin du livre Nathan marche, heureux, dans les rues de Brooklyn. Nous sommes le 11 septembre 2001 juste avant  que ne ce produise la tragédie que l'on connaît. Paul Auster a t'il voulu marquer ainsi la fin d'une période heureuse ?

 

Après avoir lu "La nuit de l'oracle", je peux dire sans hésiter que, selon moi, Brooklyn follies n'a pas la même "trempe" littéraire, ce qui ne l'empêche pas d'être une lecture tout à fait distrayante !

Les avis de :
 Armande ;
Nina ; Soie; Karine Florinette; Joelle Catherine Clochette Cathe; Anjélica  Antigone ; Alice; Bellenenuit ; Karine et ses livres; Keisha ; Laetitia ; Ori ; Jules ; Sandrounetta;   Mammig;  Argantel ;Martine ; Taylor ; Alex ; Suzel; Sophie; Arlette ; Mirontaine ; Bladelor
 
Ils ont lu un autre livre de l'auteur :

 
Lisa et Tamara (la trilogie new-yorkaise) Papillon (Monsieur Vertigo) Grominou (la nuit de l'oracle)
Amanda (Moon Palace); Kathel et Antoine (Léviathan) Praline  et  Katell (Dans le scriptorium) Goelen (Cité de verre)

Lou : a en projet de lire autre chose en rapport avec le thème

Prochaine lecture commune : La dame en blanc de Wilkie Collins



COMME D'HABITUDE, MERCI DE SIGNALER LES LIENS QUE J'AURAIS PU OUBLIER.

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 01:02


Actes Sud 2004 238 pages
Dès les premières lignes, j'ai ressenti une forte proximité avec le narrateur, comme si j'étais assise près de lui et qu'il me contait son histoire. Les digressions sont nombreuses, tout comme dans une conversation, mais grâce à l'habilité d'Auster on ne perd pas le fil. Mieux vaut tout de même être un minimum concentré car plusieurs histoires d'emboîtent les unes dans les autres (ce que l'on appelle savamment une mise en abyme). Je vais tenter de vous résumer le livre en essayant de ne pas vous perdre en cours de route (Je n'ai pas le talent de Paul Auster, moi !)

 

Le narrateur, lors d'une de ses promenades journalières, découvre une toute nouvelle papeterie dans laquelle il achète un carnet qui l'attire irrésistiblement. En rentrant chez lui, ce carnet tout neuf lui donne l'envie immédiate de se lancer dans l'écriture d'une fiction. Nous suivons parallèlement l'histoire du narrateur et celle du personnage de son roman, qui lui-même est plongé dans la lecture d'un roman qui s'appelle "la nuit de l'oracle. Trois romans dans un, donc ! Ce qui bien vite trouble notre narrateur, c'est que les idées lui viennent à l'esprit sans qu'il ait à réfléchir vraiment, comme si l'histoire s'imposait à lui, comme tout comme s'est imposé l'achat du carnet… S'en suit une série de coïncidences entre sa propre vie et l'histoire qu'il écrit...

 

Ce livre permet une réflexion sur création littéraire. Où l'écrivain puise t'il ses idées ? Quel est la part de l'inconscient dans la création littéraire ? C'est un roman intelligent, mais non moins distrayant. En tant que lecteur, nous sommes partie prenante. Nous entrons dans l'histoire, presque hypnotisés, troublés par les coïncidences qui se présentent à nous. J'ai beaucoup aimé la fin, qui donne un éclairage nouveau au couple formé par Sydney et son épouse.
 

Du grand art…

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 00:48

Je fais une pause d'une bonne dizaine de jours mais je ferai une parenthèse pour la lecture commune du 1er novembre Brooklyn Follies. Je souhaite de bonnes vacances à ceux qui en ont. Pour ce qui me concerne, je prends quelques jours de congés, que je passerai chez moi en famille. J'aimerais aussi lire un peu plus que les temps derniers et me balader en bord de mer si le temps le permet.
A bientôt !

Je vous laisse avec une photo prise à l'île Calot (Nord-Finistère)


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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 00:55

Hier, j'ai traversé les Monts d'arrée dans le brouillard, pour me rendre au festival du  livre de Carhaix (Centre Bretagne). Les Monts d'arée sont quasi-désertiques, lububres avec ce temps, mais quand il fait meilleur temps, j'aime beaucoup l'atmosphère un peu mystérieuse qui s'en dégage.

crédit photo : Flickr.com



Je retrouvais pour ce festival et pour la deuxième année consécutive, une joyeuse équipe de blogueurs bretons. Quel plaisir de les revoir ! Il manquait hélas "le Bibiomane" et "Majanissa" qui avaient tous deux un bon alibi pour ne pas être des nôtres. Nous avions en revanche avec nous cet année, Mammig  du blog Pen Ar Bed. Moustafette, qui devait nous rejoindre, a subi un contre-temps de dernière minute.
  

 

Petit récapitulatif des blogs présents :

 

La bibliothèque du Dolmen (Joëlle accompagnée de "son homme")

Littérature d'Irlande, de Bretagne et aussi d'ailleurs (Yvon accompagné de sa femme)

Chaperlipopette (Katell, hélas toute seule)

Pen ar Bed (Mammig accompagnée de sa petite famille)  

 

Comme les photos sont toujours les bienvenues, voici une photo du repas (dans une pizzeria cette année). Les présentations ayant été plus rapides, nous avons pu échanger un peu plus sur nos lectures. Comme l'an passé la bonne humeur était au rendez-vous.

 

 

Ci-dessous, une photo prise plus tard au salon, où nons avons oeuvré comme il se doit contre le dépérissement de nos PAL :-)  Mais nous n'avons pas fait qu'acheter, nous avons  discuté avec quelques auteurs présents : pour ce qui me concerne principalement avec Hervé Bellec et Françoise Moreau... (Karine Fougeray, que nous avions projeté de rencontrer s'était hélas désistée).

 


Côté achat, voici mes trouvailles :

 


 D'une rive à l'autre : voilà un livre acheté sur un coup de tête ! Il s'agit d'un livre d'entretien du romancier Charles Juliet avec Cypris Kophidès, la co-éditrice de la petite maison d'Edition Diabase (qui édite aussi Françoise Moreau). Entendre l'éditrice évoquer cet entretien m'a donné envie d'acquérir l'ouvrage. Autre motivation : les livres de Diabase sont de très beaux objets.
Avant d'entreprendre cette lecture, je pense lire un des romans de Juliet (que je ne connais que de nom).

 

Jamais de la vie - Françoise Moreau (livre pour lequel elle a obtenu le Prix du roman 2008 de la ville de Carhaix). Son nom n'est pas inconnu de la blogosphère grâce à son court roman "des gourmandises sur l'étagère", qui a circulé comme Livre voyageur

La cabane d'Hippolyte de Marie Le Drian : Yvon connaît bien la romancière et j'avais très envie de découvrir son oeuvre. Ce livre-là était pour moi, j'ai pris le dernier exemplaire présent au salon ! (Stand Coop Breiz)

Les "Nouvelles de Bretagne" que vous pouvez voir sur la photo. Ce n'est pas un achat, le recueil est distribué gratuitement. Il s'agit ici de la cuvée 2008.
Huit nouvelles d'auteurs bretons ont été choisies par un jury de libraires. Cette année le thème sur lequel ont planché les auteurs est le suivant : "Livre brisé". Le recueil de l'an passé avait circulé sur les blogs.

Cette année encore, j'ai manqué de temps pour parcourir le salon et échanger autant que je l'aurais souhaité avec mes camarades blogueurs. C'est un peu frustrant ! L'an prochain je me promets d'être à l'ouverture !
  

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 23:15

Après "Mon petit doigt me dit" quel plaisir de retrouver Prudence et Bélisaire Beresford, anciens détectives tout droit sortis de l'imagination d'Agatha Christie… mais revisités avec bonheur par Pascal Thomas. Dans la version du réalisateur, ils sont français et contemporains (mais très "vieille France", presque hors du temps).

 

Prudence s'ennuie à mourir dans sa vie quotidienne, depuis que Bélisaire est à la retraite. Elle est donc à l'affût de la moindre petite enquête à mener…  Quand la tante Babeth annonce qu'elle vient de voir, dans un train, un homme étrangler une femme, le sang de Prudence ne fait qu'un tour. Il FAUT qu'elle mène l'enquête. Elle n'hésite pas pour cela à se faire embaucher comme cuisinière dans un château mystérieux où elle  imagine que le corps pourrait bien être caché. Les habitants du lieu sont loin d'être des enfants de cœur…

 

C'est drôle, décalé, totalement suranné. L'ambiance est fidèle aux romans d'Agatha Christie que je lisais adolescente. J'ai oublié les titres et les intrigues mais il me reste en mémoire l'ambiance cosy des intérieurs, les répliques savoureuses des personnages, les voyages en train, les huis clos entre suspects …).

 

Les acteurs sont excellents, y compris les personnages secondaires. Annie Cordy joue à merveille une tante Babeth pittoresque et s'exprimant avec un accent belge assez cocasse. Claude Rich est pas mal non plus, en vieux grincheux tyrannisant son entourage… Quant à Catherine Frot et André Dussolier, il dont absolument formidables. Il me tarde de les retrouver en Madame et Monsieur "Beresford". Espérons que Pascal Thomas ne s'arrête pas là…


 Aifelle a aimé elle aussi


Une scène du film m'a amusée. Elle rappelle une autre scène, oh combien mythique, du cinéma  (plus glamour, mais moins cocasse !)



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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 19:58

Mais non je ne suis pas chauvine ! Mais bien-entendu, je me réjouis que le lauréat du prix Nobel de littérature soit d'origine bretonne. Voici deux extraits d'un article intéressant que j'ai trouvé dans le catalogue du Festival de Carhaix.
Il est question du lien entre Le Clézio et la Bretagne.
(On peut télécharger le catalogue ICI ).

 

Extrait 1 :
"Né à Nice le 13 avril 1940, JMG Le Clézio est le fils d'une Bretonne et d'un médecin de brousse britannique, longtemps en poste au Nigéria, qui était lui même le descendant d'un Breton qui avait fui la Terreur sous la Révolution et était parti avec son épouse s'installer en 1793 dans l'Île de France (devenue île Maurice après être passée quelques années plus tard sous autorité britannique).Clézio (ou Le Clézio) est un nom relativement répandu en Bretagne. Au recensement de 1901, on en comptait 195 dans les cinq départements bretons et, aujourd'hui, on y compte 160 abonnés au téléphone de ce nom. Ce nom de famille vient du mot breton Kleuz qui signifie fossé, talus et qui devient Kleuzioù au pluriel, Klézio dans le pays Vannetais. Du reste, Cleuziou est également un nom de famille répandu en Bretagne; on compte aujourd'hui 97 abonnés au
téléphone de ce nom dans les cinq départements bretons."

Extrait 2
  :
"JMG Le Clézio est aussi très attaché à ses origines bretonnes et lʼa exprimé à maintes occasions, notamment à Saint-Malo en 2002 : « J'appartiens à cette nation ». En 2007, il déclarait dans Télérama (n° 2993) : 
 
« Mon imaginaire d'enfance est très lié à la Bretagne, où je passais mes étés, et dont est originaire ma famille, du côté maternel comme du côté paternel. Ma famille a immigré à l'île Maurice au XVIIIe siècle, mais elle avait gardé par-delà les générations la conviction que la Bretagne était « son » lieu, sa terre d'attache, son refuge.
Cet attachement familial intense explique sans doute que pour moi, aujourd'hui encore, en Bretagne, le soleil n'a pas l'air d'être le même qu'ailleurs, la mer semble habitée, tout comme la lande. Lorsque j'étais enfant, j'étais insomniaque, et il m'arrivait de marcher seul dans la lande la nuit, d'y éprouver comme une présence souterraine, un illogisme, une magie. Je crois vraiment que ce que j'ai pu sentir au Vanuatu, mais aussi auprès des Indiens du Mexique et d'Amérique du Nord, je l'avais senti déjà, il y a cinquante ans, en marchant la nuit
dans la lande bretonne. »
Depuis quinze ans, il possède une maison à Poullan-sur-
Mer, dominant la baie de Douarnenez et regardant le cap de la chèvre et le Menez Hom. Au début de l'un de ses derniers livres, Révolutions, il a inscrit comme un clin d'oeil ces mots bretons : Avel, avelioù, holl avel, c'est à dire :
vent, vents, tout n'est que vent."


 

Ci-dessus le chemin qui mène vers sa maison.
On comprend qu'il aime s'y ressourcer...

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 23:05


D'après le roman éponyme de François Bégaudeau (Editions Verticales)

 

Casting :
Dans le rôle du prof : François Bégaudeau lui-même

Dans le rôle des élèves : des comédiens amateurs, absolument formidables !

Dans le rôle des autres pros : des vrais, ceux du collège où a été tourné le film (Françoise Dolto – Paris XXème).

 

Le film :
Je suis allée voir "entre les murs" pour accompagner une amie, plus motivée que moi pour ce film, je dois dire. J'avais quelques réticences car j'imaginais une fiction ressemblant comme deux gouttes d'eau aux reportages télévisuels sur le thème de "l'école dans les quartiers difficiles". Ce n'est pas le cas...
 

On se retrouve quasiment en huit clos dans une classe de quatrième avec un professeur de français, parfois désabusé, mais le plus souvent désireux de transmettre son savoir. Capable de s'adapter aux différentes typologies d'élèves, il tente de se mettre à leur niveau tout en gardant la distance indispensable pour se faire respecter. C'est tout un art ! Il va pourtant se faire piéger en perdant, l'espace d'un instant, son self-contrôle habituel. Cet épisode, moment fort du film, montre que le travail de l'enseignant est à la limite de celui de l'équilibriste…

 

On quitte parfois la classe pour une cour de récréation qui ressemble à celle d'une prison. On fréquente aussi la salle des profs (intéressant, intéressant…), un conseil de classe et un conseil de discipline (douloureux moment).

 

On se surprend à s'attacher peu à peu aux élèves, pas si méchants que cela, au fond. Mais il faut pouvoir supporter leur manque de discipline, de politesse élémentaire et surtout le manque de motivation de certains d'entre eux ! Messieurs et mesdames les professeurs des quartiers difficiles, vous faites un travail passionnant mais vraiment éprouvant pour les nerfs. 

  Un film sensible et percutant sur l'école. Une vrai base de réflexion pour tout citoyen.

  L'avis de Kathel - Papillon - Alain 
   La bande annonce
   Ce film a obtenu la Palme d'or au Festival de Cannes 2008 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 23:39


Le casting :

- Une belle brochette d'acteurs masculins : Gérard Jugnot, Clovis Cornillac, Kad Marad…

- Une jolie jeune femme que je ne connaissais pas : Nora Arnezeder

- Le petit garçon des choristes : Maxence Perrin


L'histoire : 

En 36, dans un faubourg populaire de Paris, un music-hall a fermé ses portes entraînant les employés au chômage. Après une période d'abattement, portés par l'euphorie du front populaire, ils décident d'occuper le théâtre pour tenter de faire revivre le lieu, coûte que coûte. Une jeune chanteuse qui débarque là de façon providentielle leur permettra peut-être de réussir leur plan… Gérard Jugnot joue le rôle du régisseur du théâtre. Il élève seul son petit garçon depuis le départ de sa femme pour un autre homme, mais son penchant pour l'alcool lui joue de mauvais tours. 


Mon avis : 

Le réalisateur est celui est des "Choristes" mais Faubourg 36 (sorte de comédie musicale) est bien moins bon, à mon sens, que le grand succès populaire de 2004. C'est un film à gros budjet, réussi esthétiquement, mais l'histoire est beaucoup trop "mélo" à mon goût, avec un petit air de déjà vu (présence de Jugnot ?). J'aurais aimé par ailleurs que la dimension historique soit davantage mise en avant, le sujet s'y prêtait. Un avis mitigé, donc, pour ce qui me concerne.
 

Les critiques cinématographiques sont bonnes.
Philippe
a aimé également.

La bande annonce

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