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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 00:02

Mercure de France - 104 pages






Dans ce récit autobiographique, Le Clézio nous présente ses attaches africaines. L'écrivain entretient avec l'Afrique une relation privilégiée, pour y avoir été conçu et partiellement élevé. Son père y a vécu l'intégralité de sa vie professionnelle, en tant que médecin de brousse.
 

Le récit est centré autour de ce père "l'Africain". Le Clézio nous raconte les relations difficiles qu'il a entretenues pendant son enfance avec cet homme, rigide et autoritaire et dont il a été séparé les huit premières années de sa vie. L'homme a extrêmement mal vécu la séparation forcée d'avec sa femme et ses enfants (période de guerre 39-45). La petite enfance qui n'a pas été vécue ensemble altérera à vie les relations entre eux.

 

Ceci n'empêchera pas Le Clézio n'éprouver de l'admiration pour ce père, par ailleurs intègre et courageux. Toute sa vie, l'homme a manifesté un profond respect pour les Africains. Il a énormément souffert du comportement des occidentaux vis à vis d'eux.  Il a été très marqué, aussi, par les expériences très difficiles qu'il a vécues en tant que médecin là-bas.

 

Ce livre est passionnant par les éléments biographiques qu'il apporte, mais aussi parce que l'expérience vécue par la famille Le Clézio en Afrique n'a rien  à voir avec celles qu'ont pu vivre les colons à la même époque. La famille Le Clézio vivait au contact des africains, sans confort particulier, en pleine nature. Elle ne fréquentait pas les occidentaux. C'est une période de sa vie qui a certainement été déterminante pour la construction de l'homme et de l'écrivain, prix Nobel de littérature. 

 

Le texte est agrémenté de photos prises en Afrique par le papa de JMG Le Clézio. 

 

Je suis ravie d'avoir choisi ce livre, un peu par hasard (A vrai dire je ne connaissais même pas ce titre). Je pense que c'est une  bonne introduction à l'œuvre de l'écrivain.

 

Je n'en ai pas fini avec Le Clézio, c'est certain !


 

Pour cette session de mars, le blogoclub a choisi de mettre à l'honneur JMG Le Clézio.
Voici les livres présentés : 
(Chez Lisa, vous trouverez également les lien mis à jour au cours de la journée.)

L'Africain
: Keisha, Sylvie-Saraswati, Karine et ses livres, Soie, Nanne
Peuple du ciel:
Karine,
Cœur Brûle et autres romances:
Florinette, Brize Fanyoun
Gens des nuages:
Antigone, Nina
Poisson d'or:
Jumy, Kattylou. Mirontaine
Onitsha:
Grominou, Lisa  Julien, Lapinoursinette, Midola, PralineTaisgEmma,  Martine  Stéphie,
Le désert : Lisa,
Etoile errante : LisaArmande, Denis
Révolutions : Alice
Mondo et autres histoires : George Sand et moi
Ritournelle de la faim : Gambadou, Catherine, Sandrounette Bladelor
Celui qui n'avait jamais vu la mer : Cathe
Lullaby :  Cathe
Raga, approche du continent invisible : Wakinasimba(Alex), Katell
Le procès-verbal: Ori
La ronde et autres faits divers : Emilie
Villa Aurore : Mammig
Diego et Frida : Arlette
Le jour où Beaumont fit connaissance avec sa douleur : lune de pluie
Printemps et autres saisons : Béatrix
Kalistina propose une lecture détournée et repoussée
Taylor  a lu un autre prix Nobel : Doris Lessing (les grands-mères)

A lire aussi le billet de Julien,  écrit après la publication des billets "Pourquoi lire JMG LE CLEZIO"

Merci à tous les participants ! Si j'ai oublié quelqu'un ou que votre billet est en retard, merci de me le signaler.

Pour le  1er mai, sur le thème du Mexique,  nous avons choisi de lire L'instinct D'Inez de Carlos Fuentes.
Pour en savoir plus sur le Blogoclub

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 00:01

Alain bashung triomphe aux Victoires de la musique...

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Les-Victoires-de-la-musique-fetent-Alain-Bashung-_39382-843093_actu.Htm

J'ai eu la chance de le voir sur scène au début de sa tournée. Un grand moment...

J'en parle ici

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 14:41

 

Sa prestation dans "Séraphine" m'a bluffée, tout comme le film qui lui vaut cette récompense (voir mon billet ici). Je remercie au passage les premiers blogueurs à avoir parlé de "Séraphine". Sans eux, je serais peut-être passée à côté de ce film inoubliable.

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 00:30

Jacques André Editeur (19 octobre 2007) - Collection : En attendant le bus – 75 pages

Voilà un petit livre tout plein de charme. Mais pour l'apprécier à sa juste valeur, il est préférable de connaître un minimum les grands auteurs du XIXième.


Un chapitre sur deux est consacré au premier contact d'une romancière (Mary ?) avec un éditeur. Elle nous raconte sa joie de départ… et sa déconvenue, peu de temps après ! Les autres chapitres sont des petites saynètes amusantes dans lesquelles elle imagine des entrevues entre des éditeurs contemporains et des auteurs classiques. On y retrouve entre autres Flaubert et Sand. Ces auteurs se voient refuser un manuscrit pour des raisons bassement commerciales. Les manuscrits en question sont "Madame Bovary"; "La mare au diable"…  

On ne sent pas d'aigreur chez Mary Dollinger, juste une légère ironie… bien envoyée.


 Les avis de BelleSahi, Cathulu, Valdebaz, Saxaoul, Antigone Joelle.Géraldine

Félicitations à Mary pour sa parfaite maîtrise de la langue française (elle est anglaise).
Merci cette découverte, Monsieur Dollinger !

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 17:37

Editions du Serpent à plumes - 2009 pour la traduction française- 313 pages
(traduit de l'anglais - Australie)
NOUVEAUTE 2009

Il s'appelle Anwell, et vit ses derniers jours dans de terribles souffrances. Sa seule distraction est de revivre les moments qui l'ont amené à être ce qu'il est aujourd'hui, un jeune homme de vingt ans qui va quitter ce monde…

 

Anwell habite un petit village où tout le monde se connaît. Le "qu'en dira t'on" y règne en maître. La famille passe pour être "zinzin". Sa principale tare (du moins au départ) est d'avoir un enfant handicapé dont elle a honte. Un jour, pour le plus grand malheur d'Anwell, ce frère vient à mourir. Quand un garçon un peu sauvage nommé Finnigan  propose à Anwell, très peu de temps après "l'accident", d'être son ami, il n'hésite pas longtemps. Mais Finningan est un drôle de phénomène. Pour preuve, ce pacte insensé qu'il propose à son nouveau camarade…

 

C'est un roman qui ne se lit pas aisément en raison de nombreux non-dits et flash-back, mais aussi parce que ce est dévoilé au fil du roman est lourd, très lourd. Mais la difficulté ne m'a pas empêchée d'aimer ce livre, d'être entraînée dans cette histoire tirant sur le fantastique et non dénuée de poésie. La narration est fort bien menée. Les deux garçons racontent alternativement les faits qui ont mené à la déchéance d'Anwell. La tension psychologique va crescendo, les derniers chapitres se lisent d'une traite, le souffle retenu. 

Un roman étrange et fascinant que j'ai beaucoup apprécié.

Les avis de Joëlle et Clarabel.

Je remercie Anne Vaudoyer.

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 00:41

Editions Héloïse D'Ormesson - 2009 pour la traduction française - 333 pages
(traduit de l'anglais - Etats-unis)

NOUVEAUTE 2009

Fatima est tunisienne. Son mari l'a répudiée parce qu'elle ne lui donnait pas d'enfant. Doté d'un physique quelconque, femme de ménage dans un hôtel de Djerba, sa vie n'a rien d'enviable. Mais Fatima n'est pas du genre à se laisser abattre. Quand l'opportunité de "tenter sa chance" à Paris se présente, elle n'hésite pas une second et se lance. En dépit de quelques embûches, la chance lui sourit…

 

Ce livre a été co-écrit par deux américains qui vivent à Paris depuis plus de vingt ans et visiblement s'y sentent bien. La capitale nous est présentée comme un petit paradis cosmopolite où il fait bon vivre. Fatima s'y sent très vite comme un poisson dans l'eau, sympathisant avec les habitants du quartier.

 

L'histoire est gentillette et peu crédible. Si l'intégration des étrangers dans notre capitale se faisait aussi aisément, cela se saurait. Toutefois, ce conte de fées des temps modernes se lit avec plaisir. On se prend à rêver d'une société où quand on est gentil et ouvert à autrui, la vie se charge de vous remercier comme vous le méritez.

 

Une lecture plutôt agréable, pour rêver d'un autre monde…


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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 22:00

 Gallimard - 2009 - 233 pages
NOUVEAUTE 2009

Francis, écrivain à succès, a vu mourir sous ses yeux sa femme et sa fille aînée. Les années qui ont suivi le drame ont été particulièrement pénibles, on peut s'en douter. Alice, sa plus jeune fille, ne lui a pas facilité la vie, usant et abusant des paradis articifiels. Après avoir touché le fond, elle a fini par se ressaisir, menant parallèlement une vie d'actrice et de mère de famille. Francis s'est remarié,  tout va donc à peu près bien pour lui, jusqu'au jour où Alice disparaît mystérieusement, le plongeant dans une angoisse terrible. Après de longues semaines sans nouvelles, Francis découvre la vérité sur la disparition de sa fille…

 

J'ai trouvé presque attachant le personnage de Francis, sexagénaire meurtri par la vie, sans être aigri pour autant. Ce qui le sauve, sans nul doute, c'est une pratique de l'autodérision qui lui permet de garder le recul nécessaire pour ne pas plonger. Il n'est pas parfait, Francis : nombriliste, souvent nonchalant, jaloux et rancunier de surcroît (sur ce dernier point, on le comprend) mais j'ai bien aimé son regard ironique sur le couple vieillissant, sur le poids de la famille que l'on traîne toute une vie, pour le meilleur et pour le pire… J'ai un peu moins aimé les états d'âme de l'écrivain en quête d'inspiration, peut être parce que l'on sent un peu trop Djian derrière lui ? On peut imaginer que Francis, c'est un peu (beaucoup ?) Philippe.

 

L'histoire m'a accrochée dès le début et j'ai aimé l'ambiance, avec en toile de fond le Pays Basque en hiver. Je n'avais jamais lu Philippe Djian. J'ai apprécié son style "brut de décoffrage" ainsi que les non-dits qui permettent au lecteur de faire un bout de chemin sans tout comprendre immédiatement. C'est un roman noir, qui laisse pas indifférent. Une semaine après avoir fini ma lecture, j'y pense encore, je me pose des questions sur  la psychologie de Francis. J'imagine bien une adaptation pour le cinéma.

Les avis de Monsieur Bellesahi  - Cuné - Amanda -  Thom  -  Lily

Si vous voulez lire une critique assassine (et à mon sens ridicule) de ce livre, c'est là.  (en bas de la page)

 Je remercie Véronique Laury .

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 21:35

Merci à tous pour vos messages de réconfort et d'encouragement. C'est sympa d'avoir eu une pensée pour moi. Nous sommes bien installés dans notre nouvelle maison, soulagés que tout se soit bien passé (vente de l'ancienne maison et prise en main de la nouvelle). J'ai retrouvé ma connexion internet. Quinze jours de délai, c'est correct. Tout va bien, donc, mis à part une tendinite à la cheville depuis ce matin (survenue pendant la nuit )

Je vais certainement mettre un peu de temps à retrouver mon rythme "bloguesque", mais je suis ravie de vous retrouver.

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 09:51


Je fais une pause de plusieurs jours, le temps de ranger tout ce bazar et de retrouver ma connexion internet. Je ne pars pas bien loin (à 2 kms de mon domicile actuel). Nous avons vendu notre maison dans le but d'en racheter une autre, qui nous convienne davantage.
En attendant de peaufiner ce projet et de voir plus clair sur ma situation professionnelle, un peu scabreuse ces temps-ci, nous avons pris une location. C'est une période un peu délicate pour moi, vendre sa maison c'est un peu vendre ses souvenirs et l'incertitude professionnelle est un peu pesante. Heureusement, mon moral tient le coup (avec quelques bugs de temps en temps).
A bientôt !

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 16:50



Actes Sud 1994 - 108 pages

La vie a enlevé à Céline Rabouillot ce qu'elle avait de plus précieux au monde. Alors, elle s'est mise à grossir, au point de se voir rejeter par la société. Quand on lui propose un emploi de garde-barrière, elle se réjouit de pouvoir vivre à la campagne,  à l'abri des regards, en parfaite harmonie avec la nature qu'elle célèbre chaque jour. Céline a le cœur sur la main et de l'amour à donner, qu'elle offre sans compter. Mais cet amour, pour son grand malheur, est incompris...

Extrait :
"Est-ce possible de vivre avec un coeur aussi gonflé d'absence? Et de convertir ce vide en amour? Un amour que l'on poursuit à chaque instant du jour et qui donne envie de prendre d'autres enfants dans ses bras, de peindre ses volets en bleu, d'écrire un poème, d'aimer sans rien attendre en retour, puisqu'au fond, c'est toujours ainsi qu'il faudrait aimer. Sans rien attendre."
 

Ce texte est un concentré de poésie et de sensualité. Françoise nous offre le portrait d'une femme généreuse, marquée par la vie puis injustement rejetée par les autres. L'histoire est triste et cruelle, mais sublimement racontée. On aime Céline dès les premières pages et son malheur nous bouleverse jusqu'aux dernières pages, déchirantes. Ce conte des temps modernes fait penser à "La petite fille aux allumettes" d'Andersen.
De Françoise Lefèvre, j'avais eu un gros coup de cœur, l'an passé, pour "le petit prince Cannibale. J'ai retrouvé avec ravissement cette très belle plume. Il me reste de nombreux ouvrages à découvrir, je m'en réjouis.
livrevoyageur Florinette fait voyager ce livre. Il vient de chez Antigone et part maintenant chez Martine

Les avis de Anne - Jules - Praline

Je conseille aux inconditionnels de Françoise Lefèvre d'aller faire un petit tour

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