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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 23:37
  Actes sud 2006  - 575 pages -  Traduit du suédois

Nous sommes nombreux sur la blogosphère a avoir lu au moins un tome de Millénium. La plupart ont aimé, mais pas tout le monde, le principal reproche étant en lien avec la piètre qualité de la traduction. Sur ce point, je suis d'accord, on a vu mieux ! Deuxième reproche sur ce premier tome, la lenteur du démarrage : ce n'est pas faux mais cela ne m'a pas trop gênée. 

 

Bien que n'étant habituellement pas fan de ce genre littéraire, je me suis laissée prendre au jeu. Pour qu'un polar me plaise, il faut qu'il contienne un "plus". J'aime les polars qui ont une dimension historique ou culturelle par exemple. Ce qui m'a séduite dans ce tome et qui constitue le fameux "plus", tient à la personnalité attachante des deux personnages principaux :


                      - Mickaël Bromkvist est un journaliste généreux et intègre. Il aime les femmes, mais ne recherche pas la fréquentation de bimbos. Les femmes de cinquante ans ne lui déplaisent pas, pas plus que les jeunes femmes "anorexiques".


                      - Lisbeth Salander travaille en free-lance pour une société spécialisée dans les enquêtes sur la personne. Ses méthodes de travail sont peu orthodoxes. Son look punk est peu avenant, son passé ténébreux et elle manifeste des comportements autistiques.

J    J'aurais presque envie de rajouter un troisième personnage :

                            - Millénium, revue d'investigation économique, toujours prête à dénoncer les entrepreneurs véreux et autres magouilleurs, quitte à se mettre en péril. 
 

Et l'histoire de ce premier tome dans tout cela ?

 

Elle se déroule dans une petite île, pas plus grande qu'un mouchoir de poche, habitée quasi-exclusivement par une famille d'industriels dont l'un des membres a décidé de relancer l'enquête sur la disparition de sa nièce il y a quarante ans. L'intrigue ne m'a pas tenue en haleine toute la nuit, mais les pages se sont tournées toutes seules. J'ai retrouvé chaque soir avec une certaine impatience l'île de Hedestad et son climat frileux.

C'est une lecture très sympa (presque qu'un coup de coeur, le "presque" tient aux raisons que j'ai citées au début de mon billet). A un de ces jours pour mes impressions sur le tome 2 !  (Il est réservé à la bibliothèque, mais je ne suis pas la seule !)

 Les avis de Gambadou - Moustafette -
Tamara - Amanda - Bellesahi

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 14:12

 

Hier, j'ai eu la chance de rencontrer pour la deuxième fois la romancière Marie Sizun. La toute nouvelle librairie "Dialogues" de Morlaix la recevait à l'occasion de la sortie de "Jeux croisés", son dernier roman. Ma première rencontre avec la romancière en avril 2008 s'était déroulée dans la bibliothèque de ma ville, dans le cadre de sa participation au Prix Inter-Ce (Cézam). En quelques mois, Marie Sizun a fait du chemin. Elle a obtenu  pour "La femme de l'Allemand" Le Grand prix des lectrices de Elle, ainsi le que le Prix  des lecteurs du Télégramme. Le résultat du Prix Inter-Ce ne sera public que dans quelques jours. "La femme de l'Allemand" est mon favori, nous verrons si la majorité les lecteurs a partagé mon engouement…

 

Les précédents romans, inspirés de sa propre histoire (surtout le premier "Le père de la petite", très autobiographique) se situaient dans l'après guerre 39-45. Dans "Jeux croisés" tout est imaginé et nous changeons d'époque.

Extraits de la quatrième de couverture, qui présente le livre comme un thriller psychologique :
"L'une s'appelle Marthe, l'autre Alice. Tout les sépare… Il suffira d'un moment de doute chez l'une et d'un geste de folie chez l'autre pour que leur sort soit lié…"

 

Je préfère ne pas trop évoquer l'histoire avant de l'avoir lue. Ce que je peux vous dire, c'est que Marie Sizun nous a présenté les deux héroïnes de façon très vivante, comme s'il s'agissait de personnes tout à fait réelles. Comme lors de la précédente rencontre, j'ai pu constater qu'elle réfléchissait longuement à la psychologie de ses personnages et prenait soin de les façonner minutieusement. Je peux aussi vous dévoiler qu'un troisième protagoniste occupe une place stratégique dans le roman : un bébé de 8 mois…
Mon petit doigt me dit que je vais aimer ce livre autant que j'ai aimé les deux autres.

 

Un détail de la conversation va intéresser ceux qui ont eu l'occasion de la rencontrer : un projet de film est à l'étude pour "La femme de l'Allemand". Marie Sizun est passionnée de cinéma et construit ses romans de façon très cinématographique. Son rêve était que l'un de ses romans fasse l'objet d'une adaptation, croisons les doigts pour qu'il se réalise !

 

Une nouvelle fois, Marie Sizun nous a fait part de son attachement à la Bretagne, elle se sent bretonne d'adoption depuis des vacances en colonie de vacances près de Quimper, alors qu'elle avait sept ans. Elle nous a raconté son émerveillement en découvrant les Bretonnes et leurs coiffes, les paysages, le cycle des marées… Tout cela paraissait extraordinaire à la petite parisienne qu'elle était. Une grande partie de son nouveau roman se déroule dans cette Bretagne qu'elle aime et dans laquelle elle passe ses vacances.

 

Credit photo : rétro-photo

Que vous dire de plus, sinon que je suis sortie enchantée de cette rencontre (vous l'aviez compris). Marie Sizun est très enthousiaste et vit à fond cette carrière de romancière commencée sur le tard, après une vie professionnelle et familiale bien remplie. Sa toute nouvelle notoriété ne l'a pas changée, elle a gardé la fraîcheur et la spontanéité qui la rendent si sympathique.

 

Merci à librairie Dialogues pour l'organisation de la rencontre. L'endroit est chaleureux et le personnel accueillant. Je reviendrai !

 

A bientôt pour le compte-rendu de ma lecture...

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 18:14

Pour Moustafette (+ le chéri de Anne)

Ce ne serait pas le même ?



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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 23:54

 

    Belfond 1994  - Le livre de poche  381 pages- Traduit du Serbo-Croate
    Une petite précision : la police de caractère de la version poche est minuscule.

Cette lecture fait suite à mon souhait, au retour de mes séjours en Croatie et au Monténégro, de découvrir la littérature de l'Ex-Yougoslavie. Le pont sur la Drina, écrit en 1945, est un incontournable de la littérature yougoslave. Son auteur, Ivo Andric, a obtenu en 1961 le prix Nobel de littérature.

 

Le personnage principal est un pont, mais pas n'importe lequel puisqu'il revêt dès sa construction une valeur symbolique. Il relie la Serbie à la Bosnie et constitue le point de rencontre entre l'Orient et l'Occident. Avec beaucoup de talent, l'auteur dresse une fresque historique couvrant quatre siècles. Mêlant légendes et réalité, il met en scène des personnages pittoresques et attachants.
 

Le pont va en voir de toutes les couleurs de sa construction (au XVIème siècle), à sa destruction partielle en 1914. Mais il restera immuable, accompagnant les habitants de la bourgade de Visegrad dans leur vie quotidienne. Différentes religions et nationalités cohabitent au gré des dominations : l'empire austro-Hongrois succèdera à l'empire ottoman. Les rapports de force s'inversent régulièrement, créant luttes de pouvoir et déchirements chez les dirigeants mais laissant la population à l'écart, du moins jusqu'au début du XXème siècle.


C'est un livre passionnant pour qui s'intéresse à l'histoire de cette partie du monde. La fin du roman, plus axée sur la grande histoire (elle se situe au début du siècle dernier) laisse pressentir les conflits qui déchireront les Balkans à la fin du XXème siècle. On assiste aussi à l'évènement de l'ère de la modernité, après des années d'immobilisme technique et économique.

Il convient de souligner qu' Ivo Andric pointe du doigt les puissants de ce monde qui poussent au déclenchement des conflits en exacerbant les différends entre populations. 

 Un grand merci à la blogueuse qui m'a offert ce livre, après avoir vu sur mon blog que  j'étais désireuse de le lire.

Pour en savoir plus sur Le pont de Visegrad, son histoire et son actualité.

 

 

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 23:23
  Gallimard 1998 -  Folio 241 pages

Après avoir beaucoup aimé  Hymne à l'amour et Jeune fille  l'an passé, je me suis plongée avec grand plaisir dans ce roman inspiré une nouvelle fois de l'histoire familiale d'Anne Wiasemsky. Son père, jeune prince russe, a fuit la Russie en 1919 avec ses parents. La famille avait  l'espoir d'y retourner un jour, mais l'exil s'est avéré définitif. C'est l'histoire de cette poignée de gens qu'elle évoque ici.

 

Le roman commence par une lettre d'un inconnu à une femme d'une quarantaine d'années. L'homme souhaite la rencontrer pour lui parler de sa famille russe et en particulier d'un grand-oncle dont le journal a été miraculeusement conservé. Peu encline à s'intéresser a ses racines elle accepte toutefois le rendez-vous et se laisse littéralement embarquée dans l'histoire que lui conte l'homme, au point d'accepter de l'accompagner en Russie sur les traces de ses ancêtres.

 

Par des extraits du journal du grand-oncle, nous découvrons la vie de la prestigieuse famille dans sa propriété de Baïgora. Nous partageons par alternance les pensées de Nathalie, sa jeune femme, attachante et très moderne pour l'époque. Nous découvrons une noblesse russe avide de culture française, qui mène une vie gaie et raffinée tout en sentant la révolte gronder autour d'elle.

 

Captivant d'un point de vue historique, ce livre mêle la petite et la grande histoire. Il en émane une douce nostalgie qui nous fait quitter les personnages à regrets... 

"Il ne reste rien de Baïgora, mais les lieux et les personnes existent tant qu'on pense à eux. Quelque chose de ce qu'ils ont été palpite encore et me les rend mystérieusement proches"

 Un grand merci à
Anne pour cette découverte.
 
Allie a beaucoup aimé elle aussi.

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 15:22

Quand Moustafette m'a fait savoir qu'un déplacement professionnel la conduisait dans ma région (Le Nord-Finistère), je me suis dit que la jolie ville de Landerneau serait un lieu fort sympathique pour une rencontre. Nous avons choisi de nous retrouver sur le Pont de Rohan principale curiosité de la ville. Il s'agit d'un pont habité, l'un des tous derniers en Europe (voir photo ci-dessous).  Sur ce pont, on ne danse pas mais mais on y mange, il y a même plusieurs crêperies.

 Après une petite balade dans la vieille ville, nous avons choisi de dîner dans la crêperie "A Vamm Fave", joli lieu donnant sur la  rivière de l'Elorn. La décoration, très réussie, est composée d'objets et de meubles bretons. Du bois brut, au sol et sur les murs, donne une ambiance particulièrement chaleureuse. Si d'aventure vous passez dans le coin, je vous conseille le détour. 
 

Tout en dégustant d'excellentes crêpes et une bolée de cidre, nous avons papoté comme savent si bien le faire les blogueuses entre elles. Nous avons parlé entre autres de livres et de blogs. Etonnant, non ?  Nous avons abordé notamment une problématique qui concerne les lecteurs-blogueurs : comment faire pour ne pas perdre en intensité de lecture alors que l'on est tenté de penser au billet qui va suivre (A titre personnel, je ne prends aucune note pendant ma lecture, et c'est tant pis si les articles sont moins complets). Nous avons parlé également de nos choix de lectures, assez semblables. 

La ville de Landerneau a été citée récemment sur la blogosphère au sujet du prix du même nom.  Ce
Prix de Landerneau est décerné par le réseau Leclerc.  Pour la petite histoire son fondateur, Edouard de son prénom, est natif de la ville.


Merci à Moustafette pour la soirée et ses cadeaux, qui ne pouvaient pas mieux tomber dans la famille de gourmands qui est la mienne !

Pour conclure, je dirai que cette rencontre, bien que bavarde, n'a pas fait beaucoup de bruit dans Landerneau...

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 21:09

Les allusifs 2001 – 10/18 - 125 pages

 

Extrait : "Personne ne comprend que des fois j'ai le goût d'assassiner tout le monde, que j'ai souvent besoin de cracher sur tout ce qui bouge, d'être plus cruel que jamais, je veux dire quand je sens que je suis fait comme un rat, que la gueule du loup se referme sur une nuit fatale et que je ne peux plus supporter la vie des autres, ces inconscients tout boursouflés par l'espérance de vie qui est la mesure du possible – mais c'est rien, c'est rien, c'est juste les aigreurs du moribond qui me remontent du fond des tripes avec ma mauvaise foi."

 

Frédéric a 16 ans et se meurt d'un cancer des os à l'hôpital. Dans un long monologue intérieur, il lance un cri de révolte qui fait mal, sans toutefois faire pleurer. Ironique, parfois cynique,  il réfléchit à l'absurdité de sa situation : mourir avant d'avoir vécu. Pas de chapitres, pas de respiration. Il faut tout dire dans le temps qui reste. De temps à autre il s'accorde des envolées lyriques ou livre ses poèmes désespérés. Il s'est surnommé "le poète métastase" avec l'humour noir dont il capable. Il rejette violemment  la religion qui ne peut selon lui que convaincre les naïfs. Il accepte la visite de la psy parce qu'elle est jolie, mais se moque en douce de ses théories à deux balles. Sa lucidité est assez effrayante.

Quelques petites bouffées d'oxygène toutefois quand il ne va pas trop mal et qu'il peut côtoyer ses camarades de galère, atteint de maladies plus ou moins graves. Il sait se montrer doux et attendrissant quand il évoque sa famille qu'il veut épargner autant que faire se peut, considérant que la situation est suffisamment difficile à vivre sans qu'il soit nécessaire de les accabler davantage avec ses états d'âme, qu'il garde donc pour lui.

 

L'auteur n'épargne pas le lecteur, sans tomber dans le pathos. C'est une lecture coup de poing, sur un sujet auquel on préfère ne pas trop penser, c'est si douloureux et injuste de mourir ainsi à 16 ans.

 

Merci à Malice pour ce prêt. 
L'avis de 
biblioblog - Yvon - Katell 

Sylvain Trudel est né à Montréal où il vit encore aujourd'hui. Ce livre a obtenu le Prix des libraires québécois en 2002

 

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 23:18

  




















Editions Belfond 2002  - poche 10/18   223 pages
 

 

Hajime, en pleine crise de la quarantaine, retrouve par hasard son amour de jeunesse. Il plonge dans son passé et se laisse envahir par la nostalgie. Jusqu'ici il a mené une existence banale, celle du "Monsieur tout le monde qui a réussi dans la vie" : une famille, un travail bien rémunéré et une route toute tracée jusqu'à la retraite. Où sont les ambitions de jeunesse et les rêves d'absolu ? Les retrouvailles avec la mystérieuse Shimamoto-San remettent en cause sa destinée…

 

De Murakami j'avais eu un gros coup de cœur pour "Kafka sur le rivage". Le choix du blogoclub pour septembre me réjouissait donc. Pourtant, je dois reconnaître qu'une petite pointe de déception m'a atteinte quand j'ai compris (assez vite dans la lecture) que je ne retrouverais pas la dimension fantastique qui m'avait littéralement envoûtée dans "Kafka sur le rivage". Par ailleurs, j'attendais plus d'originalité, j'imaginais me plonger dans la culture japonaise alors qu'il n'en est rien, l'histoire pourrait se passer en Europe ou aux Etats-Unis. Mais attention, il ne faudrait pas en conclure  pour autant que je n'ai pas aimé le livre !  Si je fais abstraction de la comparaison avec ma précédente lecture, mon ressenti est même très positif. L'histoire n'est pas très originale, mais la façon de la raconter est très prenante.

 

Murakami décortique et analyse de façon très fine les questions existentielles au travers du personnage de Hajime. Le passage délicat de l'adolescence à l'age adulte est formidablement bien retranscrit, tout comme cette fameuse crise de milieu de vie à laquelle il est difficile d'échapper. J'ai fait le rapprochement avec Laurie Colwin, romancière américaine qui possède le même talent, "version femme" pour analyser de façon minutieuse les itinéraires de vie.

 

Un auteur dont j'ai très vite envie de lire autre chose…

Les avis des blogoparticipants :  Bladelor- Clochette (une grande admiratrice de l'auteur) - karine - Yvon Julia - Grominou Lisa - Biblioblog - Gambadou - Soie - Cathe - Antigone - Alice (nous propose une vidéo de la chanson du livre) - Nina - Flo -  Patacaisse   Fanyoun - Karine et ses livres (propose aussi la chanson) -Virginie -  Lou - Ori - Arlette - Wakinasimba - Yueyin - Mammig - Martine -Taylor - Vefa - Mirontaine


Ils ont lu autre chose
 de l'auteur
 : Florinette (le passager de la nuit) - Chimère -
Papillon - Lectissima - Joelle (Kafka sur le rivage)

 ou  d'un autre auteur : 
Kathel -(la brocante Nakato de Hiromi Kawakami / En attendant le soleil de  

Si j'ai oublié quelqu'un, qu'il se manifeste surtout. Merci.

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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 23:04


J'ai aimé feuilleter l'album photo de cette famille qui ressemble à tant d'autres, avec ses joies, ses peines, ses non-dits et ses conflits, notamment quand les enfants arrivent à l'âge de l'adolescence. Je me suis mise sans difficulté dans la peau de ces parents qui réalisent, quand la maison se vide, qu'ils viennent de vivre sans doute leurs plus belles années.

 

Un mélange de nostalgie et d'envie de profiter du moment présent, voilà l'état d'esprit dans lequel je me trouvais en sortant du film, la gorge serrée. Mais attention, le film n'est pas triste du début à la fin, on ri aussi !

Une mention spéciale à Jaques Gamblin pour son interprétation touchante du papa, personnage du film que j'ai beaucoup aimé. Même si je ne remets pas en cause l'interprétation de Zabou, j'ai moins aimé personnage de la mère qui m'a semblé plus superficiel et parfois même un peu nunuche. 

 

Un bon film !

 

Pour en savoir plus
 

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 19:03


Editions Gaïa 2007


Après mes séjours en Croatie puis au Monténégro, j'ai souhaité lire des ouvrages sur la guerre en Ex-yougoslavie. Très gentiment Katell a proposé de me prêter le dernier ouvrage d'un écrivain originaire de Bosnie et qui vit en Bretagne depuis 1992. Il a publié plusieurs livres en serbo-croate, "Archanges" est le premier qu'il écrit directement en français.
  
 

Quatre personnes racontent leur guerre : trois bourreaux et une victime. Deux des bourreaux sont vivants, le troisième est au ciel… tout comme la pauvre victime. Avant d'être exécutée, cette dernière a été torturée et violée. Régulièrement, elle vient hanter la mémoire de ses bourreaux, ce qui ne semble pas provoquer chez eux le moindre remords.
 

Je dois dire que cette lecture m'a demandé un gros effort. Certains passages sont à la limite du soutenable. Les actes de barbarie relatés sont atroces. Mais je me suis fait violence pour aller jusqu'au bout, ne me sentant pas le droit d'ignorer le message de l'auteur. J'ai refermé le livre une nouvelle fois épouvantée par la cruauté dont est capable un être humain. Il est difficile de réaliser que nous sommes en Europe au XXe siècle…

 

Cette œuvre littéraire, sorte de parabole, est éprouvante mais percutante.

 

Merci Katell pour le prêt !

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