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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 16:38

  Editions du Seuil 2002 - 124 pages / Existe aussi en poche (points)

C'est Alice qui m'a proposé la lecture de ce petit livre. J'avais déjà lu de l'auteur  "le nez sur la vitre" un livre émouvant sur la relation entre un père (émigré algérien) et son fils. L'histoire se déroulait en France. 
 

Dans "Camping" nous sommes dans le pays natal de l'auteur, l'Algérie. Un jeune garçon nous raconte un été de sa vie, juste avant l'adolescence et la fin de l'insouciance. Dans ce camping "zéro étoile" il y des personnages hauts en couleurs, du soleil tant qu'on veut et la mer juste à côté. Il y a aussi du bruit et de la promiscuité mais cela ne compte pas... De cet été-là à Salamane, le garçon gardera le souvenir d'un premier amour, platonique mais inoubliable. Elle s'appelait Yasmina. 
 

Un petit roman coloré et nostalgique sur les vacances de l'enfance. Nostalgie aussi d'une Algérie qui connaissait des heures heureuses avant de vivre l'année suivante "un été de cendres" (titre d'un autre de ses livres).  On ressent au fil des pages la fin d'une époque. 
 

Les avis de Anne - Alice (qui présente dans son billet plusieurs livres de l'auteur) 


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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 23:38


Denoel - 2001

Cécile, douze ans, est une toute jeune fille privée de son papa. Depuis la séparation du couple, la mère refuse à son ex-mari le droit de voir sa fille. Un jour, brûlant d'amour pour elle, il décide de l'enlever. Cécile est aux anges de retrouver ce papa qu'elle vénère comme une idole. Dans un tel contexte les retrouvailles ne peuvent être que merveilleuses. Hélas la tendresse qu'ils se manifestent l'un pour l'autre va au-delà de ce qui est acceptable entre un père et sa fille.

 

L'inceste ne peut qu'être que condamnable même lorsqu'il n'y a ni violence ni contrainte. Ce qui est dérangeant dans ce livre, c'est que les mots de Caroline Thivel décrivent un amour presque beau, presque pur. Mais un tel amour ne peut être que terriblement destructeur. On voit bien dans la suite de l'histoire à quel point Cécile a du mal à s'épanouir en tant que femme.

J'ai entendu hier à la radio la chanson assez scabreuse de Gainsbourg "
Lemon incest" et j'ai fait le rapprochement avec le livre. Les sentiments sont proches mais dans la chanson le mot "jamais" fait la différence :
L'amour que nous ne ferons jamais ensemble est le beau le plus violent le plus pur le plus enivrant...
 
 

J'ai aimé ce livre pour la justesse et la délicatesse de son écriture. C'est un texte qui bouscule mais j'attends aussi cela de mes lectures. Le billet de Anne m'avait interpellée (ici).  Je comprends maintenant son malaise, je l'ai ressenti également même si l'auteur ne fait en aucun cas l'apologie de l'inceste.

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 05:04

      
Traduit de l'américain - Belfond 2005 - 10-18 406 pages



Dans les années 70 à Kaboul, deux enfants sont liés d'amitié. Amir est le fils d'un riche commerçant,  Hassan son jeune serviteur. Leur amitié est sincère mais chacun garde son rang. Amir fait même du zèle jouant parfois de son statut, mais son camarade ne lui en tient pas rigueur. Un jour, par lâcheté, Amir trahit Hassan. Ce dernier lui pardonne mais leur relation est brisée à jamais. Quand bien des années plus tard l'occasion est donnée  à Amir de se racheter, il n'hésite pas longtemps, rongé depuis lors par la culpabilité. Exilé aux Etats-Unis, il accepte de retourner en Afghanistan et replonge dans son passé.
 Il découvre aussi ce qu'est devenu son pays.

 

L'histoire des deux garçons est très touchante, le livre est prenant et se lit d'une traite. Il est question de trahison, de culpabilité et de rédemption. Le destin de ces deux êtres est à la fois terrible et passionnant, tout comme celui de leur pays. Mais ce qui m'a séduite le plus, c'est le contexte historique et culturel de l'ouvrage qui balaye trente ans de l'histoire de l'Afghanistan. On assiste à la montée en puissance de l'intégrisme qui a précédé la chute de la monarchie. Les années suivantes sont marquées par l'occupation soviétique,  une guerre civile et comme si cela ne suffisait pas, l'instauration du terrible régime des talibans.

Comme Amir, Khaled Hosseini a quitté Kaboul après la chute du régime monarchique. Comme lui il a connu l'exil et le 11 septembre. C'est donc un peu de son histoire qu'il nous livre ici, ainsi que celle d'un pays qui n'a jamais quitté son cœur, celui de son enfance.

Un très beau roman à découvrir si ce n'est déjà fait.

 Le livre a fait l'objet d'une adaptation pour le cinéma. J'attends sa sortie en DVD.
 
 Nombreux sont les blogueurs qui ont lu ce livre et l'ont beaucoup aimé :  
 Florinette Anne  Solen Clochette
 Tamara n'a pas accroché.
 

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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 05:34

   Editions Gallimard 1991 - Folio 188 pages

Un homme d'une soixante d'années propose à une femme, tout juste veuve et plus jeune que lui, de passer deux semaines en sa compagnie dans un endroit qu'il aime beaucoup, un moulin au bord d'une rivière. On découvre bien vite que la sérénité de Pierre n'est qu'apparente, sa santé est fragile et l'inquiète. Les deux êtres vont se rapprocher peu à peu grâce à Pierre, qui ne ménage pas ses efforts pour sortir Jeanne de son immense chagrin…

 

L'écriture de Noëlle Châtelet est belle et fluide mais je n'ai pas été totalement envoûtée par l'histoire. J'ai trouvé le personnage de Pierre attendrissant et attachant mais Jeanne m'est restée lointaine, emmurée dans son chagrin. J'aurais aimé en savoir plus sur sa vie d'avant, partager ses souvenirs pour mieux partager son chagrin. Sur le thème du deuil, j'avais préféré le livre de Brigitte Giraud "A présent". Il n'en reste pas moins que c'est une lecture agréable et que la magie des lieux est bien rendue. Ce vieux moulin m'a semblé aussi réconfortant que son propriétaire.

 

   Merci à Anne de m'avoir fait découvrir cette romancière qu'elle aime beaucoup.
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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 06:08

Je n'ai pas pu voir ce film sur grand écran car ma petite ville de province ne propose qu'un choix plutôt restreint de films. Si vous êtes dans le même cas que moi, essayez de vous procurer le DVD car ce film d'animation, inspiré de la BD de Marjane Satrapi, est une petite merveille.

 

C'est l'histoire d'une petite fille née en 1970 qui grandit en Iran, subissant tour à tour la chute du régime du chah, l'instauration de la révolution islamique, la guerre Iran-Irak…  On la suit, ainsi que sa famille, dans sa vie quotidienne. Elle nous confie ses états d'âmes, se montrant tour à tour abattue ou révoltée.

J'ai adoré le ton humoristique et souvent moqueur qu'utilise Marjane Satrapi pour dépeindre les situations. Les dialogues sont savoureux, les expressions des personnages extrêmement vivantes, on se régale et on en apprend beaucoup sur l'Iran des années 70 à 90. C'est vraiment une réussite ! Un grand bravo à Marjane Satrapi pour cette œuvre autobiographique
d'une grande originalité.

 

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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 23:05

 Editions Gaia 2008   /  10-18 141 Pages


Après "La vierge froide et autres racontars",  lu dans le cadre d'une lecture commune du blogoclub, j'avais envie de connaître une autre facette du talent de Jorn Riel. C'est  pourquoi j'ai choisi ce livre, qui me semblait différent.

 

Effectivement, le registre n'est pas le même. Le ton est moins léger et il s'agit d'une seule et même histoire, contrairement aux racontars. En revanche, on y retrouve la passion de l'auteur pour le Groenland, ses habitants et leurs coutumes.

 

Le personnage principal s'appelle Ninioq. C'est une femme âgée, pleine de sagesse, qui vieillit aussi sereinement qu'elle a vécu. Un événement va bouleverser ses plans, sans porter atteinte à son moral, absolument inaltérable. A la fin d'un été, pendant lequel elle a choisi de vivre sur une île avec pour seule compagnie celle de son petit-fils, un événement fort étonnant se produit. Personne ne vient les chercher. L'automne arrive, toujours rien. Ninioq, très inquiète pour les siens, s'occupe de l'éducation de son petit-fils tout en continuant, comme à son habitude, à réfléchir sur le sens d'une vie. Mais l'hiver arrive, les forces comment à lui manquer et le garçon est encore jeune…

 

Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce petit livre captivant, à la fois roman d'initiation, traité d'ethnologie… On ne peut que s'attacher à Ninioq et admirer sa philosophie de vie. Que de leçons à prendre ! 

 Les avis de Allie Cuné Kalistina

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 04:51

   
  Editions Stock 1995 - Le livre de poche 190 pages

Une jeune fille (la narratrice) est enfermée avec quarante autres femmes dans une cave. Aucune ne sait pourquoi elle là, ni depuis quand, ni pour combien de temps. La jeune fille, qui n'a aucun souvenir de sa vie d'avant, se comporte comme un petit animal sauvage jusqu'au jour où elle se met à observer attentivement un jeune garde : "Pendant très longtemps, les journées se sont déroulées de façon extrêmement semblable puis je me suis mise à penser et tout à changé". Elle commence par interroger ses camarades sur les relations hommes-femmes. Une question en entraînant une autre, Théa, la plus instruite de toutes, lui livre peu à peu son savoir. Un jour un événement incroyable se produit, toutes sont libérées pour une raison énigmatique. C'est la liberté tant espérée, mais ce qui les attend dehors est loin d'être idyllique…

 

Voilà un roman original et assez surprenant. Ce n'est pas vraiment de la science fiction, mais un peu tout de même. Par certains côtés cette histoire m'a fait penser à "La route" de Mc Carthy, que j'ai lu récemment. Les deux oeuvres explorent les comportements et sentiments humains face à des situations extrêmes. On ne sait rien sur la cause du malheur de ces femmes en refermant le livre, ce qui est un peu frustrant, mais on vit avec elles une aventure peu banale. Aucune d'elles ne parviendra à trouver le bonheur, la faculté d'adaptation de l'être humain a ses limites... Quant à notre narratrice, elle ne se consolera jamais de ne pas avoir connu les hommes. On la comprend un peu, non ?

 

Merci à Anne de m'avoir fait découvrir cette romancière et psychanaliste belge que j'avais vue plusieurs fois sur les blogs sans que l'occasion ne se présente de la lire.

  L'avis de Hydromielle

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 04:26

Petit historique...
Tout comme la Croatie, Le Monténégro est une ancienne province de République Fédérale de Yougoslavie. Après la dissolution de la République Fédérale en 2003, elle a partagé avec La Serbie la communauté d'Etats de "Serbie-et-Monténégro" de façon transitoire, pendant trois ans. En 2006, elle a choisi l'indépendance. Un processus d'adhésion à l'union européenne est en cours. 
 


Nous avons passé une très agréable semaine, mais nous avons préféré La Croatie au Monténégro. La côte est belle mais hélas en grande partie bétonnée. Et ce n'est pas fini, les promoteurs russes achètent le moindre m2 constructible pour y implanter des complexes hoteliers gigantesques. 

 Le tourisme fait vivre les habitants, c'est indiscutable, mais à quel prix...

Nous étions logés à Budva, capitale touristique de la côte monténégrine. En dehors de la vieille ville, nous n'avons pas trouvé grand intérêt à la ville. L'ambiance genre "Ibiza" nous a même franchement déplu.
Ci dessous, la vieille-ville, transformée en ville-musée.
 

 Il reste tout de même de très jolis coins, appartenant souvent à des privés comme la suberbe île de "Stevi Stephan ", achetée par des Jordaniens. 
 

 
Autre exemple, cette magnifique plage, très belle à admirer, mais pour y poser sa serviette il faut débourser 10 €  !

Heureusement, l'arrière-pays est préservé ainsi que quelques coins paradisiaques, comme  Les bouches de Kotor, superbe fiord que les promoteurs ne se sont pas (encore ?) approprié. Les petits villages qui bordent cette baie sont restés intacts. C'est vraiment très agréable de s'y promener. Les photos que vous pouvez voir ont été prises lors d'une mini-croisière d'une journée que nous avons particulièrement appréciée.

 

 


Un pays à découvrir, mais si comme moi vous aimez le calme et l'authenticité, ne vous limitez pas à la côte.
 

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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 19:15

 

Nous avons séjourné une semaine en Croatie avant de nous rendre au Monténégro. Nous étions logés dans un hôtel à Cavtat, pas très loin de Dubrovnik. Cavtat est  un petit village touristique mais qui a su garder son authenticité. Les guides touristiques le comparent au St Tropez des années 60…

 

 


Nous nous sommes rendus deux fois à Dubrovnik :

Lors de notre première visite, nous avons déambulé tranquillement dans les ruelles en choisissant les moins commerçantes (Sud de la cité). Il n'y a pas un chat (ou presque !). Ca monte et ça descend sans cesse, mieux vaut être armé de bons mollets.

 

 

 

 

 

Au Nord, autour de la Strada (rue principale), c'est envahi de touristes et colonisé par les restaurants et magasins de luxe. C'est vraiment dommage.

 

 

 Lors de notre deuxième visite, nous avons fait le tour des remparts tôt le matin (parce que plus tard, entre le cagnard et la foule, il faut avoir le moral). Détruite partiellement lors du bombardement de 91, la ville a été superbement restaurée, notamment grâce à la donation de la ville de Toulouse en très belles tuiles de couleur orange. Cette balade des remparts est inoubliable...

 

     


Autre endroit que nous avons aimé à Dubrovnik, le port…

 

 

On ne quitte pas la Croatie sans la visite d'au moins une île, nous avons choisi l'une des plus proches de Cavtat. Il s'agit de Lokrum, site protégé. Du haut de l'île, on peut admirer Dubrovnik. La vue se mérite car il faut monter le long d'un chemin interminable, en plein soleil. En redescendant, nous pu nous rafraichir par une baignade dans une petite crique. C'était divin...


 
 


Pour finir, une photo prise de la chambre de l'hôtel. Nous avons passé pas mal de temps à barboter dans la piscine de hôtel ou à à buller dans dans une chaise longue. C'est fait pour cela aussi les vacances….

 

  

Pour conclure, un superbe séjour et une destination que je ne peux que vous conseiller. Dans quelques jours, les photos du Monténégro. 

 

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 04:40

 

Les vacances sont terminées… Dans les jours qui viennent je vous parlerai de mes séjours en Croatie et au Monténégro. C'était chouette ! Les comptes-rendus de lecture viendront progressivement. J'ai décidé de reprendre tranquillement mon activité bloguesque.

 

Je suis à la recherche de livres évoquant l'histoire mouvementée de l'Ex-Yougoslavie (biographies, romans...) Si vous avez des titres à me suggérer, je suis preneuse.

 

J'espère que tout va bien pour vous, que vos vacances se sont bien passées ou qu'elles arrivent à grands pas…

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