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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 23:36
Editions Le fond du tiroir - 2008 - 107 pages

Je connais Fabrice Vigne depuis une dizaine de mois. Nous avons eu quelques échanges par mails, à la suite de billets sur mon blog concernant ses livres. Puis j'ai eu la chance de faire sa connaissance "pour de vrai" lors la présentation de son livre "Les Giètes" dans la bibliothèque de ma ville.

 

Quand j'ai reçu de sa part un mail annonçant qu'il créait une maison d'édition pour publier un livre à 260 exemplaires je n'ai pas hésité une seconde, IL ME LE FALLAIT. J'ai donc passé commande de L'échoppe enténébrée récits incontestables, très intriguée par le titre.  

Voici quelques extraits du mail que j'ai reçu :
Voilà l'histoire : l'Arald (bien connue Agence Rhône-Alpes pour le Livre et la Documentation) a eu la gentillesse et l'intrépidité de décerner un prix « Jeunesse » à mes Giètes, vous savez, ce livre paru l’an dernier et dont, depuis lors, je chante sur tous les toits que ce n’est pas du tout un livre jeunesse, mais bien plutôt un livre « vieillesse ». Bon, ce prix « jeunesse » étant assorti d’une forte somme, finalement pour cesser de pinailler je veux bien me montrer aimable et admettre que tout compte fait, en y réfléchissant, c’était un livre un petit peu « jeunesse ». On est bien peu de choses.

….
Mais à présent que faire de cet argent providentiel et inespéré ?
Ben un livre, tiens.
Oh, oui, quelle bonne idée, un livre.
Un, livre ! Un, livre ! Un, livre !
Bon, d'accord.
Mais alors, un livre que je ferai tout seul, pour moi, et pour quelques autres, pas plus. Un livre autoproduit. (Vive la culture vivrière ! vive le livre de proximité ! vive l’autogestion ! vive le do it yourself ! vive les punks ! No future, comme je dis toujours.) Un livre sans but lucratif, sans libraires, sans distributeur, sans service de presse, sans prix littéraires, sans débats ni contre-débats pour fixer par décret l’âge du public cible (hi hi hi), sans rien, un livre fin-en-soi.

 

Mon livre est arrivé par la poste fin mai, numéroté (n° 40) et dédicacé. Première impression : c'est un bel objet. Jolie couverture, illustrations à l'intérieur… Je jette un œil  à la quatrième de couverture et je lis ceci : 

"Pas un journal initime

intime d'accord mais pas un journal.

Exactement le contraire : un noctural, disons."

 

Mais de quoi parle-t'il donc ce livre  ?

Il s'agit du journal des rêves de l'auteur de 2000 à 2007. Il regroupe 26 rêves accompagnés pour la plupart d'une explication sur l'origine du rêve.

Quelques titres de chapitre : Rêve de la gifle donnée au ministre de la culture, rêve des volets de ma grand-mère…

 

Ce que j'en pense :
J'ai trouvé ce livre original et distrayant. Connaissant un peu Fabrice Vigne, j'ai trouvé amusant de le retrouver dans des situations improbables et souvent cocasses. J'ai le sentiment de le connaître un peu mieux maintenant. Nos rêves nous révèlent sans doute un peu...

Les illustrations donnent de la fantaisie, tout comme les sortes de bulles aux contours tarabiscotés  que l'on trouve en fin de chapitre et qui contiennent les quelques phrases qui tentent d'expliquer le pourquoi du rêve.

 

Si vous voulez vous procurer ce livre introuvable (ou presque) c'est ICI.  

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 23:18

 

Il y a une quinzaine de jours, je suis allée écouter Alain Bashung sur la scène du Quartz à Brest, sans entrain je dois l'avouer. J'aime bien sa musique mais je trouve qu'il est difficile de distinguer les paroles de ses chansons.  Faisant le choix de spectacles avec des amis et me trouvant en minorité sur ce coup-là, j'ai suivi le mouvement…


Je dois dire que j'ai été agréablement surprise. Je n'ai pas mieux compris les paroles qu'à la radio mais j'ai bien aimé les musiques de son dernier album Bleu pétrole.  Sa présence sur scène m'a séduite et sa voix plus encore. Côté look, un costume noir, un chapeau et des lunettes de la même couleur. Accompagné d"excellents musiciens, il nous a offert un concert très "pro".
Que dire de plus, sinon que j'ai réussi à ne pas faire une fixation sur les paroles et que j'ai passé une très bonne soirée.
Je viens d'apprendre qu'il lutte contre un cancer des poumons et qu'il suit une chimiothérapie. Sa prestation me parait encore plus admirable car il n'a pas ménagé ses efforts, acceptant sans se faire prier les rappels du public.


Pour en savoir plus sur cet album, rendez vous chez Yves qui en parle bien mieux que moi ! Vous trouverez également chez ce tout nouveau blogueur des chroniques de bouquins. A signaler : Yves participe comme plusieurs blogueurs au prix Inter-Ce (Cézam).

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9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 05:27

     Editeur : L’Olivier -  2008 -  Traduit de l'américain - 256 pages


La première phrase :

Quand il se réveillait dans les bois dans l'obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l'enfant qui dormait à son côté.   

 

Dans un paysage post-apocalyptique, un père et son fils cheminent vers le sud, poussant devant eux un caddie. Comptant parmi les survivants d'une catastrophe (mais on ne sait laquelle), ils luttent chaque jour vivre jusqu'au lendemain. Ils traversent des paysages de désolation, couverts de cendre, où plus rien ne pousse. Trouver de la nourriture relève de l'exploit et ils doivent prendre garde de ne pas croiser les méchants… 
 

L'homme ne baisse pas les bras, mettant un point d'honneur à transmettre au petit les valeurs qui sont les siennes. L'enfant au fil des épreuves acquiert une maturité hors du commun sans perdre pour autant sa fraîcheur et sa pureté d'enfant. Les échanges entre eux sont brefs mais très intenses. Un grand amour les unit et leur complicité grandit au fil des jours.  L'avenir est inimaginable. Ou plutôt si, il ne l'est que trop, mais le père se résout pas à l'admettre. Alors ils avancent vers la mer avec un espoir insensé. Il a promis au petit qu'ils resteraient toujours ensemble, mais saura t'il prendre les dispositions qui s'imposent le moment venu ?   

 

La construction et le style sont d'une grande sobriété. Pas de superflu. Les chapitres sont inexistants, les phrases sont courtes, les dialogues se passent de tirets et de guillemets. Ce qui importe c'est l'amour qui unit le père et son fils. J'ai été fascinée par ce livre au point de le lire deux fois, une fois ne me suffisait pas pour accompagner comme il se doit ces deux êtres qui luttent et se débattent afin de rester des hommes dignes de ce nom. La fin est à l'image du récit, d'une grande humanité.

  

   Un récit dépouillé, superbe. 

 

      Une adaptation de ce film existe (photo ci-dessous). 
      En savoir plus :  
ICI


    Merci à Cathe de m'avoir donné envie de lire ce livre

   
Ils ont également beaucoup aimé : 
  
 
Essel Laurent Pascal Amanda Philippe Bellesahi
    DASOLA a une autre vision du livre.
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 05:04


Crédit photo : http://auteurs.arald.org 

Dans le cadre du Prix Inter-Ce (Cézam), j'ai rencontré André Bucher à la Médiathèque de Morlaix, autour d'un petit-déjeuner convivial. Le livre à l'honneur était "Déneiger le ciel" aux éditons Sabine Wespieser. Son auteur, André Bucher, se définit comme un écrivain-paysan. Il habite à 30 km de Sisteron dans les Alpes de Hautes Provence (à Montfroc) où il exerce le métier d'agriculteur bio. Pour écrire il doit voler du temps à son travail, c'est pourquoi il s'y consacre surtout l'hiver, quand la nature sommeille. Il a publié à ce jour une dizaine de titres, en relation avec la nature et les grands espaces.

 

Pour l'écriture de ses romans , il part de notes prises au fil du temps. Il écrit successivement plusieurs moutures puis élague pour ne garder que l'essentiel. En dernier lieu, il lit son texte à voix haute et le reprend pour lui donner plus de musicalité. Il est très sensible à la musique des mots et des phrases.

 

Déneiger le ciel est un long monologue intérieur dans un paysage grandiose. Le personnage principal s'appelle David. Une nuit pas comme les autres, dans une torpeur semi-coupable, il chemine dans la neige à la rencontre des autres et de lui-même…
J'avais eu à sa lecture un avis partagé. J'avais aimé l'atmosphère et l'écriture mais j'avais été un peu frustrée du peu de place qu'occupe l'histoire par rapport aux descriptions de paysages. Le livre est assez court et j'aurais aimé en savoir plus sur les personnages. J'ai souvent ce sentiment avec les livres courts et les nouvelles.
 
   

Nous avons échangé sur la fin du roman, qui se termine par une phrase extraite d'une chanson du bluesman américain Robert Johnson. Sans en dire de trop mais suffisamment pour les gens qui ont lu le roman me comprennent, André Bucher laisse au lecteur le choix de cette fin. A titre personnel, il penche pour la version pessimiste, tout comme moi. Mais la majorité des lecteurs présents avait imaginé une fin optimiste.

 

Pour finir nous avons parlé du métier d'éditeur, trop féminisé à son goût en France. Non pas qu'il n'aime pas les femmes mais il craint qu'à terme, les livres finissent par n'être adressés qu'à un public de femmes.  A méditer…

  Merci Cécile pour l'organisation de ce petit déjeuner...

 

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 23:39

Galimard 2001 (Folio) - (Publié en 1999 chez Verdier) - 141 pages

Un maître italien (on imagine qu'il s'agit de Léonard de Vinci) arrive sur les bords de Loire, invité par un roi de France. Accompagné de ses élèves, il s'installe dans une maison où se trouve une servante chargée d'accomplir les tâches ménagères.

 

Le temps s'écoule lentement, au rythme des saisons. Le maître est fatigué. Il consacre un peu de temps à son art et observe longuement la servante. Elle n'est plus toute jeune elle non plus mais accomplit sa tâche avec application, sans jamais se relâcher. Sa vie, c'est servir les autres, elle ne semble pas malheureuse de son sort.

 

Entre-eux deux une relation particulière, indéfinissable. Ce n'est pas de l'amour, ils sont peut-être trop âgés pour cela, plutôt une sorte de fascination réciproque. A la fin du livre, après de nombreuses hésitations, la servante formule sa demande. Une demande émouvante et assez étrange…

 

C'est un livre d'atmosphère, bien écrit, avec de belles descriptions des bords de Loire. Il ne se passe pas grand chose en dehors de la vie quotidienne du maître et de sa servante. Rien de ce qui est important n'est dit explicitement, mais on peut lire entre les lignes. J'ai plutôt bien aimé cette lecture même si je suis un peu perplexe face à cette demande.
 

Une demande assez étrange…

L'avis de Sylvie (passion des livres)
Merci à Béatrix pour cette découverte...


Pour info Léonard de Vinci a passé les dernières années de sa vie au Château du Clos Lucé, près d'Amboise, invité par François 1er.
Une visite très intéressante à faire, si un jour vous passez dans le coin.

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 23:47

Travail + Invités + Blog = too much
Je reviens donc dans quelques jours
!

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 18:13

 

La première :

Je viens d'apprendre chez Laure, que Marie Sizun a obtenu le prix des lectrices de  Elle 2008 (catégorie roman) pour "la femme de l'allemand".
C'est un livre que j'ai beaucoup aimé, je m'en réjouis donc. Je profite de l'occasion pour signaler que son précédent roman "Le père de la petite", sort en poche ce mois-ci. J'avais également beaucoup aimé ce premier roman.



La seconde :

Il n'est pas trop tard pour participer à Masse critique, il reste des livres à distribuer.

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 07:15


Editions après la lune - 2007 - 395 pages



Prix des lecteurs Inter-Ce











Quatrième de couverture :
Carla Montalban, chef de groupe de la Brigade criminelle de Lyon, enquête sur des meurtres qui semblent impliquer sa propre famille, liée à l’Opus Dei. Ses investigations vont la conduire au coeur de l’affaire Matesa, le scandale politico-financier espagnol qui éclaboussa les Giscard d’Estaing dans les années 70, au temps des Républicains Indépendants et de l’assassinat du député Jean de Broglie.
De Lyon à l’Irlande en passant par l’Argentine, Camino 999 décrypte les relations troubles entre le pouvoir et l’argent au sein de la Santa Mafia, bras armé du Vatican.
Après La colère des enfants déchus, couronné par le Grand prix de littérature policière et le prix Sang d’Encre 2006, Catherine Fradier impose sa marque avec ce thriller mené tambour battant et accède au titre de reine française du crime, à l’égal de ses consoeurs anglo-saxonnes
.

Impression en cours de lecture :

Page 130 : Les enquêtes de Carla Montalban, ne me captivent pas et l'écriture ne me plait pas non plus (trop familière). Je compte le nombre de page qu'il me reste à lire. 260… Décision, je passe à autre chose. J'en ai lu suffisamment pour savoir qu'il ne sera pas dans mes favoris pour le prix Inter-Ce.
 

Il est vrai que je suis très difficile sur les polars et qu'en ce moment j'ai moins de temps pour lire… Je n'ai pas envie de perdre trop de temps sur une lecture qui a toutes les chances de me décevoir.

 

C'est le petit inconvénient des prix. Il y a souvent dans la liste, des titres qui nous captivent moins, que l'on n'aurait jamais choisis spontanément. C'est le jeu, mais ce petit désagrément n'est rien en comparaison des superbes découvertes que l'on fait !

Pour en savoir plus sur ce livre, et connaître leur avis, rendez-vous chez Yvon et Joëlle
 

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 23:14
Babel poche - Actes Sud 1999


L'histoire commence par un dramatique accident de bus scolaire raconté par sa conductrice, Dolorès Driscoll. Nous sommes dans le nord de l'état de New-York, les hivers sont rudes et les routes dangereuses. Dolorès est une conductrice expérimentée, mais le risque zéro n'existe pas...

 

Quatre acteurs se succèdent pour raconter l'événement et ce qui s'est passé par la suite. Après le récit de Dolorès, c'est un père de famille qui prend la parole, il a perdu ses deux enfants dans l'accident. Puis, nous lisons le témoignage d'un avocat qui a débarqué dans la ville pour proposer ses services aux familles. Le dernier récit est celui de Nicole Burnell. La jeune fille se trouvait dans le bus au moment de l'accident, elle a perdu l'usage de ses jambes. Pour des raisons indépendantes au drame, son témoignage fera prendre à l'histoire une tournure inattendue.

 

Des faits divers comme celui-ci, on en lit dans les journaux régulièrement. Mais une fois le drame passé, les villages retournent à leur anonymat. Les familles doivent continuer leur chemin, avec leurs états d'âmes : Colère ou résignation, recherche de responsabilités… C'est de cet "après" dont nous parle Russel Banks.

 

J'ai aimé ce livre sans que ce soit toutefois un coup de cœur. Je n'ai pas vraiment ressenti d'empathie pour les personnages. Peut-être est-ce volontaire de la part de Russel Banks. Il veut nous garder à distance des protagonistes pour ne pas que l'on s'apitoie sur leur sort ? J'aimerais beaucoup voir le film qui en a été tiré et qui paraît-il donne plus de place au personnage de Nicole.

 

Du même auteur, j'avais lu et adoré Américan Darling. Je n'ai eu le même enthousiasme pour "De beaux lendemains", mais c'est toutefois une lecture que j'ai trouvée prenante. C'est par ailleurs un portrait intéressant de la société américaine et de ses travers. Aux Etats-Unis, plus qu'en France, tout est prétexte à faire un procès.
Un lecture assez prenante.


Les avis de Clochette - dda 
- Anne

 

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 13:56

Que celle d'Oiselle !

 

Elle vient de créer un blog qui parle de l'actualité des blogs de lecture, de ses rites, de son jargon...
 Il fallait y penser.

 


Le titre du blog :
la blogoboule de lecture"

 

Sous titre :

"le blog d'une oiselle régulièrement de passage sur les blogs de lecture"

Bienvenue donc à Oiselle dans la blogoboule !

 

 

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