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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 23:39

Galimard 2001 (Folio) - (Publié en 1999 chez Verdier) - 141 pages

Un maître italien (on imagine qu'il s'agit de Léonard de Vinci) arrive sur les bords de Loire, invité par un roi de France. Accompagné de ses élèves, il s'installe dans une maison où se trouve une servante chargée d'accomplir les tâches ménagères.

 

Le temps s'écoule lentement, au rythme des saisons. Le maître est fatigué. Il consacre un peu de temps à son art et observe longuement la servante. Elle n'est plus toute jeune elle non plus mais accomplit sa tâche avec application, sans jamais se relâcher. Sa vie, c'est servir les autres, elle ne semble pas malheureuse de son sort.

 

Entre-eux deux une relation particulière, indéfinissable. Ce n'est pas de l'amour, ils sont peut-être trop âgés pour cela, plutôt une sorte de fascination réciproque. A la fin du livre, après de nombreuses hésitations, la servante formule sa demande. Une demande émouvante et assez étrange…

 

C'est un livre d'atmosphère, bien écrit, avec de belles descriptions des bords de Loire. Il ne se passe pas grand chose en dehors de la vie quotidienne du maître et de sa servante. Rien de ce qui est important n'est dit explicitement, mais on peut lire entre les lignes. J'ai plutôt bien aimé cette lecture même si je suis un peu perplexe face à cette demande.
 

Une demande assez étrange…

L'avis de Sylvie (passion des livres)
Merci à Béatrix pour cette découverte...


Pour info Léonard de Vinci a passé les dernières années de sa vie au Château du Clos Lucé, près d'Amboise, invité par François 1er.
Une visite très intéressante à faire, si un jour vous passez dans le coin.

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 23:47

Travail + Invités + Blog = too much
Je reviens donc dans quelques jours
!

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 18:13

 

La première :

Je viens d'apprendre chez Laure, que Marie Sizun a obtenu le prix des lectrices de  Elle 2008 (catégorie roman) pour "la femme de l'allemand".
C'est un livre que j'ai beaucoup aimé, je m'en réjouis donc. Je profite de l'occasion pour signaler que son précédent roman "Le père de la petite", sort en poche ce mois-ci. J'avais également beaucoup aimé ce premier roman.



La seconde :

Il n'est pas trop tard pour participer à Masse critique, il reste des livres à distribuer.

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 07:15


Editions après la lune - 2007 - 395 pages



Prix des lecteurs Inter-Ce











Quatrième de couverture :
Carla Montalban, chef de groupe de la Brigade criminelle de Lyon, enquête sur des meurtres qui semblent impliquer sa propre famille, liée à l’Opus Dei. Ses investigations vont la conduire au coeur de l’affaire Matesa, le scandale politico-financier espagnol qui éclaboussa les Giscard d’Estaing dans les années 70, au temps des Républicains Indépendants et de l’assassinat du député Jean de Broglie.
De Lyon à l’Irlande en passant par l’Argentine, Camino 999 décrypte les relations troubles entre le pouvoir et l’argent au sein de la Santa Mafia, bras armé du Vatican.
Après La colère des enfants déchus, couronné par le Grand prix de littérature policière et le prix Sang d’Encre 2006, Catherine Fradier impose sa marque avec ce thriller mené tambour battant et accède au titre de reine française du crime, à l’égal de ses consoeurs anglo-saxonnes
.

Impression en cours de lecture :

Page 130 : Les enquêtes de Carla Montalban, ne me captivent pas et l'écriture ne me plait pas non plus (trop familière). Je compte le nombre de page qu'il me reste à lire. 260… Décision, je passe à autre chose. J'en ai lu suffisamment pour savoir qu'il ne sera pas dans mes favoris pour le prix Inter-Ce.
 

Il est vrai que je suis très difficile sur les polars et qu'en ce moment j'ai moins de temps pour lire… Je n'ai pas envie de perdre trop de temps sur une lecture qui a toutes les chances de me décevoir.

 

C'est le petit inconvénient des prix. Il y a souvent dans la liste, des titres qui nous captivent moins, que l'on n'aurait jamais choisis spontanément. C'est le jeu, mais ce petit désagrément n'est rien en comparaison des superbes découvertes que l'on fait !

Pour en savoir plus sur ce livre, et connaître leur avis, rendez-vous chez Yvon et Joëlle
 

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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 23:14
Babel poche - Actes Sud 1999


L'histoire commence par un dramatique accident de bus scolaire raconté par sa conductrice, Dolorès Driscoll. Nous sommes dans le nord de l'état de New-York, les hivers sont rudes et les routes dangereuses. Dolorès est une conductrice expérimentée, mais le risque zéro n'existe pas...

 

Quatre acteurs se succèdent pour raconter l'événement et ce qui s'est passé par la suite. Après le récit de Dolorès, c'est un père de famille qui prend la parole, il a perdu ses deux enfants dans l'accident. Puis, nous lisons le témoignage d'un avocat qui a débarqué dans la ville pour proposer ses services aux familles. Le dernier récit est celui de Nicole Burnell. La jeune fille se trouvait dans le bus au moment de l'accident, elle a perdu l'usage de ses jambes. Pour des raisons indépendantes au drame, son témoignage fera prendre à l'histoire une tournure inattendue.

 

Des faits divers comme celui-ci, on en lit dans les journaux régulièrement. Mais une fois le drame passé, les villages retournent à leur anonymat. Les familles doivent continuer leur chemin, avec leurs états d'âmes : Colère ou résignation, recherche de responsabilités… C'est de cet "après" dont nous parle Russel Banks.

 

J'ai aimé ce livre sans que ce soit toutefois un coup de cœur. Je n'ai pas vraiment ressenti d'empathie pour les personnages. Peut-être est-ce volontaire de la part de Russel Banks. Il veut nous garder à distance des protagonistes pour ne pas que l'on s'apitoie sur leur sort ? J'aimerais beaucoup voir le film qui en a été tiré et qui paraît-il donne plus de place au personnage de Nicole.

 

Du même auteur, j'avais lu et adoré Américan Darling. Je n'ai eu le même enthousiasme pour "De beaux lendemains", mais c'est toutefois une lecture que j'ai trouvée prenante. C'est par ailleurs un portrait intéressant de la société américaine et de ses travers. Aux Etats-Unis, plus qu'en France, tout est prétexte à faire un procès.
Un lecture assez prenante.


Les avis de Clochette - dda 
- Anne

 

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 13:56

Que celle d'Oiselle !

 

Elle vient de créer un blog qui parle de l'actualité des blogs de lecture, de ses rites, de son jargon...
 Il fallait y penser.

 


Le titre du blog :
la blogoboule de lecture"

 

Sous titre :

"le blog d'une oiselle régulièrement de passage sur les blogs de lecture"

Bienvenue donc à Oiselle dans la blogoboule !

 

 

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 23:05


              Editions Gigal - 2007

Ce livre fait partie de la sélection du 

     
Prix des lecteurs Inter-Ce









Trois hommes, victimes de la Shoah il y a plus de 50 ans, n'ont jamais oublié le train noir qui menait vers l'inimaginable. Aujourd'hui, c'est dans un train bleu qu'ils voyagent, un train joyeux qui mène à Munich des supporteurs de la cité phocéenne. Mais nos trois pépés ne font pas le déplacement pour la coupe d'Europe de Football…
  

 

Ce livre aborde un épisode douloureux de l'histoire de Marseille que probablement peu de lecteurs connaissent. En 1943, sous prétexte de nettoyage des bas fonds, le vieux quartier du Panier est évacué puis détruit. Mille six cent personnes sont déportées (principalement des juifs), les autres devront se reloger comme ils peuvent. On apprend au fil des lignes qu'une juteuse opération immobilière se cachait probablement derrière tout cela.

 

Ce livre est fait d'allers et retours du présent vers le passé. On découvre la douloureuse histoire de ces hommes et le poids de ce passé qui pèse à jamais sur leur vie. L'horreur des camps hante leur mémoire. Quand l'occasion d'une vengeance se présente, certains sont prêts à foncer, d'autres moins… 
 

Le ton est souvent grave, parfois léger. Le parler marseillais met du soleil dans le récit. Un crime sera perpétré, polar oblige, mais un petit coup de théâtre attend le lecteur au dernier chapitre. Les passages concernant le match de foot m'ont peu captivée, j'ai donc "sauté" quelques lignes. Pas d'inquiétude à avoir pour ceux qui n'aiment pas ce sport, il n'est qu'un prétexte et occupe très peu de place dans le livre.

J'ai bien aimé ce polar original qui donne à refléchir sur la mémoire et le poids de l'histoire.

L'avis de Flora, Anne-Sophie, Yvon, Joelle,


 

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 23:40

"En partenariat avec le Conseil général du Finistère, l’Association pour le Développement des Arts de l’Oralité (A.D.A.O) organise «Sur Paroles», le 8è festival du conte, du 15 au 23 mai 2008. Plus de 60 bibliothèques municipales ouvrent leurs portes…"

C'est dans le cadre de ce festival que j'ai pu voir, vendredi soir, le spectacle du conteur breton Loïg Pujol. Si vous avez l'occasion de le voir sur scène, n'hésitez pas une seconde il est formidable ! Voilà près de dix ans qu'il sillonne les pays francophones pour raconter ses histoires. Amis québécois, vous pouvez donc le voir un jour, vous aussi !

Quelques mots sur la légende de la ville d'Ys :

Il était une fois un roi qui s'appelait Gradlon. Il avait une fille, Dahut, qu'il adorait. La jeune fille aimait beaucoup la mer et demanda un jour à son père de lui construire une ville au bord de la mer.  La ville fut construite dans la Baie de Douarnenez (Finistère). On l'appela Ys.
La jeune fille avait des moeurs assez surprenants.  Elle tuait au petit matin ses amants d'un soir...  jusqu'à ce jour où un beau jeune homme arriva. Il serait trop long de raconter la suite, mais pour résumer, la ville fut engloutie sous les flots par la faute de Dahut.  

Pour mettre au point ce spectacle, Loïg Pujol a fait un impressionnant travail de recherche, faisant même appel à des historiens. La légende est replacée dans son contexte historique : le 5ème siècle. Les finistériens peuvent visualiser aisément les lieux de l'histoire, les villages étant nommés : Huegoat, Berrien ...
Après le spectacle, nous avons pu discuter avec le conteur. Il est intarissable sur la légende de la ville d'Ys, et sur bien d'autres sujets encore... Vous constaterez sur la photo ci-dessous, qu'en plus, il est très beau !
  

Pour en savoir plus :

Une visite virtuelle de la ville

Un article très intéressant qui pose la question de l'existence de cette ville "pour de vrai".

   Pour en savoir plus sur Loïg Pujol
    (et notamment sur l'ouvrage qu'il vient de publier)
 

   
Si un jour vous allez au Musée des beaux arts de Quimper,
   vous pourrez admirer ce tableau :
   "La Fuite de Gradlon"
par Évariste Vital Luminais

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 23:03
Grasset - 2008

Le narrateur, Antoine, est parisien et luthier de métier. Dans sa jeunesse, il est tombé littéralement amoureux de l'Irlande du Nord et de ses habitants au point d'adhérer totalement à leurs idées. Au moindre temps libre, durant trente ans, il s'est rendu en Irlande pour soutenir le combat des indépendantistes.

 

Le titre est étonnant. La juxtaposition de Mon et de traître n'est pas habituelle et a de quoi intriguer… Mais dès le début de la lecture on comprend ce qu'il en est : Antoine, a été trompé par son ami le plus cher pendant des années. Celui à qui il vouait une admiration sans borne a trahi son entourage en collaborant avec les ennemis du mouvement auquel il paraissait donner sa vie.

 

 Il est un peu difficile de comprendre que l'on puisse vouer tant de temps et d'énergie à une cause qui n'est pas directement la sienne (presque une vie !). On imagine donc la déception du narrateur, et le mot est faible, quand il apprend la vérité au sujet de son ami. Cette histoire est d'autant plus troublante qu'elle est issue de l'expérience personnelle de Sorj Chalandon. Pour ceux qui connaissent un peu l'histoire de l'Irlande du Nord, le traître est Denis Donaldson.

 

Mon traître retrace une période sanglante de l'histoire de l'Irlande Du Nord : La lutte armée de d'IRA dans les années 80. Voilà un bon moment que je n'avais pas entendu parler de ces événements qui ont défrayé la chronique pendant des années.

J'ai apprécié le style du livre, proche de la confidence.
 Mais ce que j'ai aimé le plus c'est la réflexion qu'il inspire sur l'amitié. Comment peut-on pendant vingt-cinq ans tromper ainsi un ami ? Et du côté de l'ami trahi, comment vit-on une telle blessure ? L'amitié survit-elle à une telle épreuve ?


Un lecture intéressante. 


L'avis de Yvon 

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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 20:53


Ce film est une adaptation du roman éponyme de François d'Epenoux. Les critiques professionnelles ne sont pas fameuses. Il est vrai que le film peut interpeler sur la crédibilité de son scénario (d'une partie tout du moins).

Pourtant, je suis sortie de la salle bouleversée...

 

Un homme se met, du jour au lendemain, à adopter un comportement odieux avec son entourage, à tout envoyer balader. Il semblait pourtant heureux : un bon job, une femme et des enfants qu'il adorait, une belle maison… Que se passe t'il donc dans sa tête pour "péter ainsi les plombs" ? Je n'en dirai pas plus, sinon que si cette histoire nous touche tant, c'est parce que nous pouvons tous être confrontés à une situation similaire. La façon de l'affronter est surprenante dans le cas d'Antoine, mais assez  humaine en fin ce compte. Comment réagirions-nous dans une situation similaire, difficile de le savoir.

Il convient de souligner la prestation formidable d'Albert Dupontel dans le rôle principal.
 

Le film se termine par une chanson magnifique, interprétée par Serge Reggiani "Le temps qui reste". Voici un extrait des paroles de Jean-loup Dabadie. La musique est d' Alain Goraguer..

 

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait:
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...

J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

 

Pour écouter la chanson (je vous le conseille) c'est ICI. Quand au film, je vous le conseille aussi, bien-entendu.

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