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Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 00:04

Ce qui est passionnant dans ce livre, c'est qu'il mêle la petite et la grande histoire. Je ne peux pas résumer en quelques lignes cette formidable épopée familiale, je me contenterai donc de quelques faits principaux.

 Amos Oz est né en 1939 de parents qui ont fuit l'Europe avant sa naissance pour cause d'antisémitisme. Leur vie d'avant nous est contée, ainsi que celle de leurs ancêtres qui vivaient en Russie et en Pologne. Les deux parents d'Amos, issus de milieux bourgeois, étaient très cultivés,  parlaient plusieurs langues couramment…

Quand la famille d'Amos Oz arrive à Jérusalem, "vomie par l'Europe", (j'ai lu cette expression quelque part), il lui faut d'abord accepter le décalage entre le paradis tant espéré et la réalité d'une ville sale et pauvre. La littérature, qui occupe une grande place dans la famille, lui permet de tenir le coup.

Dans ce cocon protecteur (trop ?), Amos Oz vit une petite enfance plutôt heureuse. Enfant unique, il est porteur de toutes les espérances. Mais peu à peu, une fêlure se produit. Cette fêlure, c'est l'état dépressif de la maman d'Amos. Le lecteur assiste à la dégradation du moral de cette femme et accompagne Amos dans le questionnement qui suit son suicide, terrible choc pour lui. A l'adolescence, il choisit de tourner le dos au modèle familial pour aller vivre en communauté au Kibboutz, contre l'avis de son père, intellectuel de droite.

  

Ma lecture de ce livre s'est faite en quinze jours. Le soir je me plongeais dans le récit de cet homme, j'y pensais au cours de la journée et j'avais hâte de m'y remettre le soir. Il faut toutefois que je vous avoue que la lecture des cent premières pages a été laborieuse. Mais peu à peu, la lecture m'a été plus aisée. Il y a beaucoup d'anecdotes familiales, la narration n'est pas chronologique et quand on connaît mal la littérature juive, dont il est beaucoup question, il faut être attentif pour ne pas perdre le fil. Mais au final quel beau récit ! J'ai désormais une meilleure connaissance de la création de l'état d'Israël et j'ai trouvé passionnante l'histoire de cette famille.

J'ai très envie d'en savoir plus sur Amos Oz. Le récit n'englobe pas toute sa vie mais se concentre sur son enfance et son adolescence. Je sais, pour l'avoir lu dans des articles de presse, qu'il œuvre pour la paix en Israël en préconisant le compromis comme issue au conflit. Espérons qu'il soit écouté…

 

Si un pavé de 540 pages "écrit petit" ne vous effraie pas, que vous aimez les autobiographies et que l'histoire d'Israël vous intéresse, ce livre ne peut que vous passionner.

 

Bonne nouvelle, il existe en poche (peut-être plus pratique, car lire un pavé, au lit, ce n'est pas confortable)

  C'est l'enthousiasme de Cathe pour ce livre qui m'a donné envie de le lire.

  Voir aussi, aujourd'hui-même, l'avis d' Alice très positif également.

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 06:33

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Traduit de l'hébreu, c'est le récit autobiographique d’un homme qui plonge dans sa mémoire pour tenter de comprendre sa vie. La présence de l'auteur au Salon du livre 2008 me donne l'occasion de vous présenter de ce livre, lu en 2005, et qui m'avait fortement marquée.
 
Aharon Appelfeld est né en 1932 dans une famille bourgeoise de juifs assimilés qui vivait dans la région de Bucovine (cette région faisait alors partie de la Roumanie). Après une petite enfance heureuse, il a vécu le pire : la perte de ses parents, la déportation et l’errance solitaire pendant plusieurs années. A la fin de seconde guerre mondiale, il s'est retrouvé en Palestine. Il a appris laborieusement l'hébreu et pour tenter de mieux s'intégrer, a occulté son passé. Mais peu à peu, il a compris que retrouver ses racines lui étaient indispensables pour avancer dans la vie.
 
C’est un témoignage impressionnant, d’une grande richesse émotionnelle mais également culturelle et historique. L'écrivain parle peu de son passage dans les camps de concentration, mais aborde la période heureuse de sa vie quand il vivait paisiblement avec ses parents, intellectuels éclairés. Il aborde aussi l'errance solitaire, effrayante pour un enfant jusqu'ici choyé. De cet avant, les souvenirs sont flous, principalement des odeurs, des sensations physiques…
 
Appelfeld n'a jamais perdu sa foi en l'homme malgré les épreuves qui l'ont touché. Il a passé sa vie à tenter de surmonter les traumatismes de l'enfance, à recoller des souvenirs épars pour en faire une histoire, la sienne. 
 
Cathe a présenté trois livres de cet auteur (dont celui-ci). ici  et

A lire aussi, l'avis de Thom
Ce livre existe est sorti en  poche (pocket)
 
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 20:30
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Règlement du tag :

* Donner le lien de la personne qui vous tague : GAMBADOU ET ANTIGONE
* Préciser le règlement sur votre blog
* Répondre aux dix questions que voici :


1 - Le trait principal de mon caractère : ...

2 - La qualité que je désire chez les hommes : l'humour
         
3 - La qualité que je préfère chez les femmes : l'écoute
 
4 - Mon principal défaut : ...

5 - Ma principale qualité  :  ...

6 - Mon occupation préférée : 
lire

7 - Un plat qui me met l'eau à la bouche : Le homard à l'armoricaine (pour faire une moyenne avec les pommes de terre de Gambadou, côté budget)
         
8 - Mes mots favoris : ...
 
9 - Ce que je déteste par-dessus tout : L'autoritarisme, la manipulation.
 
10 - Un rêve : Que l'être humain se bonifie au fil du temps…
 
Bon... ok, je ne me suis pas foulée. Certaines questions me prenaient le chou !
 
Je passe le relais à qui voudra et je l'autorise à faire l'impasse sur les questions qui l'embêtent (ce sera ma touche personnelle au règlement)
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11 mars 2008 2 11 /03 /mars /2008 00:41
 
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Je ne pourrai pas m'y rendre physiquement, hélas, mais ma lecture du moment (une histoire d'amour et de ténèbres) me plonge dans la thématique de cette année, la littérature israélienne. 
J'avance assez lentement dans ce roman autobiographique très dense, qui incite à la réflexion. Son auteur, Amos Os, fait partie des auteurs israéliens invités au salon.
-
L'an passé j'avais présenté dans un même billet, trois livres sur le thème du conflit israélo-palestinien (ici). L'un des auteurs que j'avais évoqué, Sayed Kashua, est également invité. C'est un journaliste israélien d'origine arabe.
-
Dans la liste des invités, j'ai repéré aussi Aharon Appelfeld, écrivain israélien et rescapé de la Shoah. J'ai lu de lui il y a quelques temps "Histoire d'une vie", un impressionnant roman autobiographique. D'ici la fin de la semaine j'essayerai de faire un billet à partir de mes notes de l'époque.

Le site du salon du livre :
http://www.salondulivreparis.com/
 
Pour finir un extrait de ma lecture du moment

"Enfant, j'espérais devenir un livre quand je serais grand. Pas un écrivain, un livre : les hommes se font tuer comme des fourmis. Les écrivains aussi. Mais un livre, même si on le détruisait méthodiquement, il en subsisterait toujours quelque part un exemplaire qui ressusciterait sur une étagère, au fond d'un rayonnage dans quelque bibliothèque perdue, à Reykjavík, Valladolid ou Vancouver"
   
Amoz Oz

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 23:06
Pocket 2007

undefinedNous sommes en 1969. Corentin Kermarrec sort de la prison où il est enfermé depuis 1944. Après avoir ressassé pendant des années les évènements qui ont fait son malheur, il n'a qu'une idée en tête, se venger.
 
En 39, il vivait dans une ferme du Finistère avec ses frères et sa jeune sœur. Avec la guerre, les conflits qui couvaient entre les frères ont pris de l'ampleur. L'un d'entre eux a choisi le camp de la résistance, un autre celui de l'occupant, tandis que Corentin, pacifiste, s'est concentré sur la ferme familiale. La jeune sœur, quant à-elle, a eu le malheur de tomber amoureuse d'un allemand….
 
Le contexte historique évoqué par ce livre est celui de l'occupation allemande en Bretagne pendant la guerre 39-45. Il est fait référence notamment à la collaboration de certains membres du Parti Nationaliste Breton avec les nazis. Certains d'entre eux, particulièrement zélés, servaient de rabatteurs à la milice allemande.  Je connaissais mal ces faits et j'ai trouvé très intéressant de faire quelques recherches sur cette période peu glorieuse de l'histoire des nationalistes bretons, une fois le livre terminé.
 
Si Hervé Jaouen se montre sans complaisance avec les collaborateurs, il pointe aussi du doigt une catégorie de résistants, opportuniste et sans scrupule. Il n'omet pas d'évoquer les graves débordements commis à la libération : justice expéditive, femmes tondues…
 
La ferme familiale de Corentin se situe à Huelgoat, en centre Finistère. Mes grands-parents tenaient une ferme dans la région à la même époque. J'ai donc pensé à eux tout au long de ma lecture. Le livre est truffé d'expressions en breton que j'avais un peu oubliées et que j'ai eu grand plaisir à retrouver.
 
J'ai beaucoup apprécié le rythme de ce roman, qui tient en haleine et contribue à faire de cette histoire une saga familiale très réussie.  

Vous trouverez également ce livre chez Yvon, que je remercie au passage de m'avoir conseillé ce livre.

Le site d'hervé Jaouen : http://www.hervejaouen.fr/index.php

 

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 00:01

Pocket - 2007

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Après avoir écrit sur la vie de Verlaine et de Rimbaud, Jean Teulé s'est attelé à la vie François Villon, poète-voyou du moyen-âge. S'inspirant de faits réels et de faits supposés ou inventés, il brosse le portrait tout à fait crédible d'un artiste qui n'était pas un enfant de cœur. Il glisse, tout au long du livre, des poèmes de Villon que l'on comprend mieux à l'éclairage de la vie tourmentée du poète.
-
François Villon, vu par Jean Teulé, est très turbulent dans sa jeunesse mais pas bien méchant. Les choses se gâtent quand il fait la connaissance des Coquillards (ou écorchés), une bande de fous furieux qui semaient la terreur. Il ira jusqu'à commettre des actes épouvantables comme celui de livrer son amoureuse à la bande des écorchés, par exemple. C'était la condition ultime pour être introduit dans la fameuse équipe. La belle sera violée de façon atroce en présence de Villon qui ne bougera pas le petit doigt. Après cette terrible épreuve, elle demandera à être emmurée à vie dans sorte une sorte de cellule à barreaux, en plein air (quelle horreur !). Ce n'est pas la seule atrocité qu'il a commise, mais la plus ignoble à mon sens. Il s'est repenti par la suite mais je n'ai pas réussi à lui accorder mon pardon. Trop c'est trop !
 
J'ai bien apprécié l'humour noir de Teulé. Même dans la description de scènes épouvantables, comme la pendaison ou la torture, il arrive à nous faire rire (il faut le faire). Les passages qui m'ont le plus amusée sont ceux qui décrivent les visites de Villon à Margot, la grosse prostituée sale et édentée. Il n'était pas dégoûté le François ! Toutefois, en dépit de l'humour omniprésent, certaines scènes m'ont soulevé le cœur et c'est le bémol que je mettrai à ma lecture. La barbarie du moyen-âge me glace d'horreur.
 
Même si lecture de certains passages m'a coûté, voire écoeurée, je ne regrette pas ce voyage au cœur du Moyen-âge, bien au contraire. Jean Teulé a une belle écriture. Je le relirai très certainement.

Voici les liens vers les blogs participants : 
 
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Sassenach, Karine, Jules, Grominou, Bladelor, Allie, Antigone, Cathe, Clochette, Florinette, Gambadou, Mammig, Papillon, Patacaisse, Praline, Yvon, Chimère, Nathalie  Kalistina   Alice   Audrey Floaimelesmots
Caro(ine) Katell Suzel ori  Lisa  Nina Valeriane   arlette     Kattylou  Sophie   Sandrounetta  Goelen solsol
 
Ont lu autre chose en relation avec le thème :
 
   Anjélica  Amanda  Taylor Béatrix    

Surtout si j'ai oublié quelqu'un, qu'il se manifeste !

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 19:04

Je fais une petite pause jusqu'à samedi. Je viens de finir "Au-dessous du calvaire" d'Hervé JAOUEN. Ce livre évoque une période de l'histoire de la Bretagne que j'ai envie d'étudier un peu avant de rédiger mon billet.

Par ailleurs je viens d'emprunter un pavé de plus de 500 pages…
 
@Samedi donc, pour "Je, François VILLON" !       

Pour changer de la mer, une photo prise à la campagne (Plouzévédé-Finistère). C'est un vieux moulin restauré.
 

Photo-016.jpg

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 10:37

                                                        

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    http://agirpouringrid.com/base/                                                                    

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 00:42

                               ROSCOFF-018-copie-1.jpg

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 21:43

C'est un peu plus calme sur les blogs ces temps-ci alors je vous propose la visite de deux blogs que vous ne connaissez peut--être pas :


Celui de
LOULA, qui fête aujourd'hui ses "un mois de blog". Elle aime le thé et les livres, bien-entendu !

Et celui d'
ALAIN qui a La mer pour horizon et vit en Bretagne...



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