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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 23:00
                                  
Editions Piquier Poche
 
 
 
 
 
Anita Nair a trente-six ans et vit en Inde ou elle se consacre à l'écriture depuis une dizaine d'années.
 
 
 
 
 
 
 
 L'histoire :
Dans un train qui la mène loin de sa famille pour faire un break, Akhila, brahmane de 45 ans fait le bilan de sa vie. A la mort de son père, elle a mis sa vie entre parenthèses pour s'occuper de sa famille. Elle rêve d'un nouveau départ mais ce n'est pas si simple en Inde pour une personne de sexe féminin, de surcroît célibataire, car la société considère qu'elle ne peut être seule maîtresse de son destin.
Dans le compartiment pour dames dans lequel elle passe une nuit entière, six femmes d'âges et de conditions différents lui racontent tour à tour l'histoire de leur vie. Elles ont toutes souffert et lutté pour essayer d'acquérir un peu de liberté et d'autonomie. A travers leur expérience, Akhila cherche à donner un sens à sa propre vie.
*
Un passage résume parfaitement l'esprit du roman :
Akhila réalisa soudain que c'était en racontant leur vie que toutes ces femmes, Janaki, sheela et même Margaret, qui s'enorgueillissait de son indépendance, tentaient de lui donner un sens. Et moi qui croyait être la seule à essayer de définir les contours de mon existence ! Elles ont toutes besoin autant que moi de justifier leurs échecs. C'est en explorant la texture de la vie des autres, en cherchant des ressemblances, susceptibles de connecter nos vies entre elles, que nous essayons de nous libérer d'un sentiment de culpabilité à l'égard de ce que nous sommes et de ce que nous sommes devenues.
*
Mon avis :
Je n'avais jamais lu de littérature indienne et je dois dire que j'ai eu la main heureuse, aidée dans mon choix par une suggestion de Béatrix.
J'aime beaucoup voyager, y compris virtuellement. Le voyage que nous propose Anita Nair n'a pas pour but de nous faire découvrir les paysages de l'Inde mais de nous faire découvrir sa société, cloisonnée et traditionnelle. Une société hindoue où le sort des femmes n'est guère enviable et leur liberté individuelle très limitée. J'ai pu mesurer la chance que nous avions, en tant qu'européennes, de jouir d'une grande liberté.
Comme la plupart de mes camarades de sexe féminin, j'aime écouter les confidences des autres femmes, que ces dernières aient une vie similaire à la mienne ou diamétralement opposée. A la lecture de ce livre j'ai pu constater que certains questionnements étaient universels. Celui-ci par exemple : Une femme a t'elle absolument besoin d'un homme pour s'épanouir ?
La construction du livre est sans surprise. C'est le fond qui importe et je dois dire que j'ai vraiment apprécié les heures passées dans ce compartiment pour dames à écouter des femmes, éloignées de moi par la distance et la culture, mais pourtant assez proches par le cœur et les états d'âme.
*
Un  beau voyage dans le coeur des femmes ...
*.
Turquoise et  Katell B ont aimé également.
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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 23:00
La décision de Cuné d'arrêter ses chroniques a atteint mon moral de bloggeuse. Depuis plus d'un an, comme beaucoup d'entre-vous, je lui rends visite chaque jour. Je respecte sa décision, bien-entendu, mais son départ va créer un sacré vide dans notre bloggosphère !
 
 Ma motivation va revenir, je le sais, mais aujourd'hui j'ai un petit coup de blues !
 

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 23:47
  1.                                                    
 
*
*
J'ai repéré ce titre chez Cuné. Elle a  beaucoup aimé ce livre, au point de vouloir tout lire de Kaye Gibbons  : "jusqu'à sa liste de courses"
*
L'histoire :
C'est un récit à deux voix. Celle de Jack, un vieil ouvrier agricole qui vient de perdre sa femme d'un cancer il y a quatre mois et celle de Ruby, la femme qu'il chérissait. On retrouve cette dernière quelques mois avant sa mort, préparant des petits plats qu'elle met au congélateur. Elle sait qu'elle va mourir et veut faire encore un petit quelque chose pour l'homme qu'elle a aimé.
Tous deux racontent leurs souvenirs, le bonheur qu'ils ont eu à s'aimer, dans leur petite vie toute simple de paysans sans terre du Sud des Etats-Unis. Ils n'étaient pas du même milieu social, n'avaient pas le même âge et pourtant, un amour très fort les a réunis jusqu'à la fin. On découvre aussi au fil des pages le grand regret de leur vie…
Mon avis :
Cette histoire peut paraître triste et c'est vrai qu'elle l'est, d'une certaine façon. Pourtant on ne s'apitoie pas sur le sort de ces deux êtres car les évènements qui les touchent sont relatés avec humour et une certaine distance qui permet de relativiser.
Par ailleurs Jack et Ruby ont eu leur part de bonheur et la chance de vivre un amour simple et pur ! Ils ont surtout eu la sagesse de savoir vivre le moment présent, en se contentant  de profiter de ce que la vie voulait bien leur offrir. A méditer...
*
Je relirai certainement Kaye Gibbons. Elle sait rendre ses personnages si vivants !
 (Cuné : As-tu mis la main sur sa liste de courses ?)
*
GAMBADOU  a moins aimé
 
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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 23:59
 
Je vous ai présenté il y a quelques mois Le Théâtre des rêves (ICI). Il fait partie de la sélection du Prix Inter-Ce 2007.
*
La semaine dernière, j'ai eu la chance de  rencontrer Bernard Foglino grâce à une rencontre de lecteurs organisée dans le cadre de ce prix. Comme d'habitude (ou presque) il n'y avait que des femmes ! La rencontre se déroulait au siège social d'une banque, pas de dépaysement donc pour l'auteur qui est analyste financier.
*
Le Théâtre des rêves est le premier roman qu'il publie. Deux autres avaient vu le jour auparavant. Il les avait écrits d'abord pour se faire plaisir. Aucun éditeur ne les avait retenus. Avant de se remettre à l'ouvrage, il s'est promis de pas oublier le lecteur, voulant vraiment, cette fois, être publié. La réponse positive  de Buchet-Chastel l'a ravi, sans vraiment l'étonner. Il pensait en effet que son livre pouvait correspondre à la sélection de cette maison d'édition.
*
L'écriture est venue à lui assez tard. L'idée lui trottait dans la tête depuis un moment mais il reportait sans cesse l'échéance, jusqu'à ce jour où, croyant sa dernière heure venue, il s'est juré de se mettre à écrire s'il s'en sortait. Il s'en est très bien sorti (simple malaise vagal) et s'est donc mis à l'ouvrage.
*
Quand il a commencé l'écriture de ce roman, il avait les  trois personnages principaux en tête, une envie de parler des collectionneurs et d'évoquer la nostalgie des années 70 (clin d'oeil  à la mode actuelle pour les objets un peu kitchs de ces années-là). Mais il n'avait pas vraiment d'histoire. La fascination pour les collectionneurs lui est venue de la fréquentation d'un ami, qu'il accompagnait dans des salons spécialisés à la recherche de voitures miniatures. Lui-même possède une collection de 250 crayons à papier. Je lui ai fait part du rapprochement qui m'était apparu entre son roman et "Le potentiel érotique de ma femme" de Foenkinos, qui aborde également le thème de la manie de la collection. Je ne suis pas la seule à avoir fait le rapprochement mais Bernard Foglino ne connaît pas ce livre.
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Sans plan pré-établi, il ne savait pas précisément, jusqu'au chapitre 14, où il allait amener le lecteur. (Le lecteur, quant-à-lui, ne sait absolument pas où il va et ce jusqu'à la dernière page !) Nous avons parlé de la fin imprévisible, sans trop en dire toutefois, car certaines n'avaient pas encore lu le roman.
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Il ne faut pas chercher dans cet ouvrage de message particulier que l'auteur aurait glissé. Selon lui, le romancier est là pour faire passer un bon moment au lecteur, pas pour donner son avis sur tel ou tel sujet de société. Le style est pour lui fondamental. Il pense également que l'auteur doit laisser une grande part d'interprétation au lecteur (c'est le cas dans ce livre ! ).
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Le titre à été choisi par l'éditeur, comme c'est souvent le cas. Le Théâtre des rêves est, dans cette histoire, le nom du café dans lequel se retrouvent des amateurs de foot. C'est également, d'après ce que j'ai compris, le surnom du Stade de foot de Manchester. (Ma culture footbalistique est plus que nulle  mais je vous rassure, cela m'a nullement empêchée d'apprécier le roman!). On peut trouver une autre signification au titre après avoir lu les dernières lignes.
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A la fin de l'entretien, nous avons parlé de ses lectures. Il lit beaucoup et un peu de tout (sauf quand il écrit, par crainte d'être influencé par le style de l'auteur). Ses auteurs préférés sont Romain Gary (il conseille "les racines du ciel"), mais également l'américain Richard Brautigan.
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J'ai bien apprécié cette rencontre. Bernard Foglino est une personne sympathique et très abordable ! Son livre est dans mes favoris pour le Prix Inter-Ce 2007. J'ai encore quelques jours pour faire mon choix …
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Petit détail qui peut vous intéresser, Le Théâtre des rêves va sortir en format poche (10-18)
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joelle a également rencontré l'auteur dans le cadre du prix, mais dans une autre ville.

*

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2 juin 2007 6 02 /06 /juin /2007 21:36

Nina m'a dit qu'il ressemblait à un chat Egyptien, et bien, je crois qu'elle a raison. En voici des photos :

*

 

Comme j 'ai oublié, dans mon article, de mettre des liens vers d'autres qui ont passé un bon moment avec le matou, j'en profite pour rectifier le tir :

 PapillonKalistina, et Cuné ont bien aimé cette BD

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31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 23:44
                                             
La bar Mitsva- Tome 1 (Bande dessinée)
Avant cette lecture du "Chat du Rabbin" je n'avais pas lu de BD depuis l'enfance. C'est vous dire si ma culture est nulle dans ce domaine.
 
  C'est l'histoire d'un chat qui, après avoir mangé un perroquet, se trouve doté de la parole.
 
Son maître, un rabbin, se met en tête de lui donner une éducation religieuse car il craint que le chat ne pervertisse sa fille adorée. L'animal accepte car il comprend que c'est la seule solution pour lui de continuer à se faire câliner par la jolie jeune fille.
 
 Mais l'éducation du chat à la religion juive se révèle être assez compliquée car, loin d'être stupide, il démonte avec ironie les préceptes religieux du rabbin.
 
Mon avis : j'ai été un peu surprise par la bibine du chat qui ressemblerait plutôt à un renard. Comme il est très rusé, on comprend bien que la ressemblance n'est pas fortuite ! J'ai bien aimé ce matou, ironique et filou, mais en fin de compte très attachant. Je lirai les autres tomes. 
*
Un conte philosophico-religieux intelligent, à savourer même si vous n'êtes pas amateur de BD habituellement.
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 23:26

Sur une idée de  JOS .

Voici, parmi  bien d'autres, un poème qui m'a marquée à la fois par sa beauté et son pessimisme :

Il n'y a pas d'amour heureux

Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
          Il n'y a pas d'amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
          Il n'y a pas d'amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
          Il n'y a pas d'amour heureux

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
          Il n'y a pas d'amour heureux

Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
          Il n'y a pas d'amour heureux
          
Mais c'est notre amour à tous les deux                  

 Louis Aragon (La Diane Francaise,1946)

 

 Photo : Louis Aragon et Elsa Triolet.  Ils ont l'air heureux...

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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 19:12

Après Papillon,Clarabel et Lamousmé, voici mon portrait façon :

Botticelli (1) Modigliani (2) Mucha (3) Manga (4)

           (1)                                           (2)

 

 

 

 

 

 

             (3)                                            (4)

 

 

 

 

 

 

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C'est assez rigolo à faire, j'ai passé deux heures avec ma fille à "portraitiser" toute la famille.

Si vous voulez tenter, voici le site :

 http://morph.cs.st-andrews.ac.uk//Transformer/index.html

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 23:00

Editions Dapper - 125 pages

Ce prix fait partie de la sélection du PRIX INTER-CE  2007

 

Beyouk est né en 1957 dans le Nord Mauritanien. Il est aujourd'hui journaliste dans son pays. Et le ciel a oublié de pleuvoir est son premier roman.

 
 
L'histoire se passe aux confins du Sahara. Trois personnages racontent tour à tour la tragédie dont ils sont les acteurs.
Mahmoud est un ancien esclave qui a pris la fuite au péril de sa vie pour se libérer de ses chaînes. Avec l'énergie de la vengeance il est parvenu à gravir les plus hautes marches de l'état.
Béchir est un chef de village ancestral qui n'accepte pas l'évolution de la société Il veut épouser la belle Lolla contre son gré.
Lolla, fière et libre d'esprit ne veut pas se soumettre à Béchir. Plutôt que de plier, elle choisit de quitter le village le soir de ses noces pour rejoindre la ville. Là, elle fait connaissance de Mahmoud. Ils souhaitent se marier mais pour cela il faut obtenir de Béchir qu'il la répudie …
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Un extrait :
Je n'ai pas été avalée par les flots. Je n'ai pas offert ma virginité pour calmer les appétits du monstre. Je ne me suis pas courbée devant les sentences du ciel, ni les rafales du zéphyr, ni les injonctions que lancent les imams au petit matin. J'ai refusé mon corps aux certitudes évanescentes d'hier et illusions branlantes d'aujourd'hui. Je suis Lolla et je n'appartiendrai ni aux tentes blanches des seigneurs des sables ni au mobilier cossu des citadins parvenus.
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Mon avis :
Ce livre est une satire de la société Mauritanienne contemporaine où se côtoient modernisme et tradition ancestrale. L'esclavage est encore ancré dans les mentalités. Il faut savoir qu'il n'a été aboli qu'en 1981 et que la loi n'a été suivie d'aucun décret d'application. Les mentalités évoluent peu à peu mais il reste encore du chemin à parcourir.
L'écriture est poétique, on peut même dire qu'elle est lyrique. Cela m'a demandé un petit effort au départ, le temps de me mettre dans l'ambiance de cette tragédie qui se joue dans le cadre grandiose du désert.
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Une histoire  servie par une très belle plume et qui permet de comprendre un peu mieux la Mauritanie d'aujourd'hui.
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Malice a  également aimé ce livre
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En faisant quelques recherches sur la Mauritanie, j'ai découvert un site qui présente de superbes photos du désert Mauritanien.
Avec leur accord,  en voici quelques-unes . Pour voir les autres, rendez-vous sur  photos-voyages.com : 
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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 23:20

                   C'est ICI et c'est assez émouvant...

                               (merci Cécile !)

  • Pierre Perret est accompagné du groupe Les ogres de Barback que je connaisssais pas auparavant.
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  • Ci-dessous les très belles paroles de Pierre Perret:

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs

Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s'est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l'épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l'Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.

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