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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 00:00
              
                           
Editions Liana Levi
*
L'histoire :
« Grand-mère connut le rescapé à l'automne 1950. Elle approchait des quarante ans sans enfants car son mali de is perdras, le mal de pierres avait interrompu toutes ses grossesses. On l'avait donc envoyée en cure thermale dans son manteau droit et ses bottines à lacets. »
La narratrice est la petite fille de cette femme au mal de pierres (elle souffre en fait de calculs rénaux). La jeune femme tente de retracer la vie de sa grand-mère, longtemps considérée dans sa propre famille comme « dérangée ». 
Il faut bien admettre qu'elle est un peu originale cette femme qui pendant sa jeunesse écrit des poèmes audacieux à ses prétendants, les faisant fuir. Ses parents parviennent à la marier sur le tard, à un veuf dévoué. C'est un mariage sans amour. Le couple décide d'un commun accord de ne pas avoir de relations physiques. Un jour pourtant, elle lui propose de faire l'économie des maisons closes qu'il fréquente en réalisant elle-même les prestations des prostituées. Il accepte bien volontiers...
Ensuite vient l'histoire d'amour avec le rescapé, assez brève mais qui la révèle à elle-même. Que s'est-il passé entre eux pour qu'elle rentre chez elle aussi apaisée et transformée ?
Mon avis :
La fin donne quelques clés permettant de cerner un peu la personnalité de cette femme étrange, sans toutefois nous permettre de distinguer ce qui relève du fantasme et de la réalité.
Les critiques sont très élogieuses sur ce livre. La presse parle d'un « petit bijou ». A titre personnel, j'ai bien aimé ce portait de femme mais je n'ai pas été transportée comme je m'attendais à l'être. J'ai même fini la lecture un peu frustrée. Peut-être parce que le livre est assez court et que j'aurais aimé en savoir plus. Je n'ai pas eu le temps de m'attacher à cette femme.
Un chapitre est consacré à l'autre grand-mère de la jeune fille, sans doute pour faire ressortir l'originalité de la femme « au mal de pierres » par rapport aux femmes de sa génération, « coincées » et sans frivolité. J'ai trouvé ce chapitre un peu « à côté » de l'histoire.

Il n’en reste pas moins que je trouve ce roman original et même assez piquant.  Le regard bienveillant et plutôt admiratif de la jeune fille sur sa grand-mère est très touchant. J'ai bien aimé faire la connaissance de cette famille de Sardaigne sur plusieurs générations.

 

Des avis très élogieux : Cune     Clarabel     Papillon

L'avis plus nuancé de : Lilly

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 00:00
Ce petit questionnaire fait le tour des blogs. Gambadou m'a passé le relais alors je me lance :
*
Les quatre livres de mon enfance :
 
 
Martine petite maman : (je rêvais de pouponner).
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Tous les livres de la série du "Club des cinq".
*
Tous les livres de la série "Alice".
*
Robinson Crusoé : (je possédais une vieille édition illustrée, sans couverture, trouvée un jour dans un grenier. J'adorais ce livre).
*
*
 
 
 
 
 Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore :
Nancy HUSTON
René FREGNI
Dominique MAINARD
Russel BANKS
*
Les quatre auteurs que je n'achèterai (ou n'emprunterai) probablement plus.
Mary higgins CLARKS : (il y a tellement mieux !)
Agatha CHRISTIE : (overdose à l'adolescence)
Enid BLYTON : (sauf si je retombe en enfance..)
Michael CONNELLY : (trop sanglant pour moi)
*
Les quatre livres que j'emmènerais sur une île déserte :
Et bien tant qu'à faire, quatre gros pavés que j'ai dans ma LAL depuis un moment et qui me démangent régulièrement :
Le temps ou nous chantions - Richard POWERS
Ambiguïtés - Elliot PERLMAN
Le prince des marées - Pat CONROY
Le demi-frère - Christensen LARS SAABYE
*
Les quatre premiers bouquins de ma liste à (re)lire :
Voici quatre livres de ma PAL (que je n'ai donc pas encore lus) :
Le principe de Fredelle - Agnès DESARTHE
L'été - René FREGNI
Prodige - Nancy HUSTON
La petite poule d'eau - Gabrielle ROY
*
 
 Les (quatre x quatre) derniers mots d'un de mes livres préférés :
Les paroles de Luce s'élèvent.
Elles ne demeureront plus.
Sur la terre, jour après jour, elles portent son souffle.
(Les demeurées - Jeanne BENAMEUR)
 
 
 
 
Les quatre lecteurs(trices) dont j'aimerais connaître les quatre :
Ceux et celles qui passeront par-là et qui auront envie de prendre le relais...
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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 00:29
      Publié chez Gallimard (existe en format poche)  
          
Voilà plus de vingt ans que Sylvie Germain publie des romans et que la critique se montre unanimement admirative de son talent. Avant la lecture de ce livre, je ne la connaissais que de nom. On a beaucoup parlé de son dernier ouvrage  "Magnus" .
Je suis ravie de l’avoir découverte avec" Le livre des nuits", son premier roman. En effet, dans une interview assez récente pour Evène, elle dit ceci  en parlant du "Livre des nuits" : « je pense que dans ce livre il y avait en germe et en concentré toutes mes obsessions et ce qui s’est développé après ».
 
 
L’histoire :
Le personnage central du roman est Victor-Flandrin PENIEL, né de l’union d’un père et de sa fille. Ses parents sont morts alors qu’il était enfant et sa grand-mère, une femme âgée mais courageuse, l’a élevé.
Il est issu d’une famille « de l’eau douce »  qui a vécu et travaillé sur une péniche. Les mauvais tours du destin et la guerre de 1870 ont contraint la famille a quitter la péniche alors qu’il était tout jeune.
A la mort de la grand-mère, il est tout juste adolescent. Au terme d’une sorte de parcours initiatique à travers les champs et les forêts, il s’installe dans une ferme et se passionne pour le travail de la terre. Il y restera toute sa vie malgré les épreuves qui le marquent dans sa chair et dans son âme. Les femmes de sa vie meurent les unes après les autres. Sa nombreuse descendance est frappée par la folie, la maladie et les guerres : celle de 14-18, puis celle de 39-45. Mais Nuit-d’or-gueule-de loup (c’est son surnom) reprend toujours le dessus grâce à sa soif de vivre, insatiable.
 
Mon avis :
J’ai résumé le livre pour vous donner une idée de l’histoire, mais il me semble qu'elle n'est pas essentielle. Ce qui importe, ce sont les mots merveilleux de Sylvie Germain et surtout les messages qu’elle veut nous faire passer.
L’écriture est très poétique, comme le sont les titres des six chapitres : Nuit de l’eau, Nuit de la terre, Nuit des roses, Nuit du sang, Nuit des cendres, Nuit nuit la nuit.
Il existe également, dans ce livre une dimension fantastique : des yeux qui pleurent des perles de verre, des tempes qui transpirent du sang quand un malheur va arriver, une ombre blonde qui suit Victor Flandrin partout ou il va, et ces mystérieuses malédictions qui s’abattent sur la famille…
La première partie du livre m’a demandé un effort car l’atmosphère est assez noire, comme le laisse entrevoir le titre. En outre, il n’est pas toujours aisé pour nous adultes, d’entrer dans l’univers du conte. Mais peu à peu, je me suis intéressée au destin de cette famille et surtout j’ai accepté la vision pessimiste de Sylvie germain sur notre monde, une vision dérangeante mais malheureusement juste. Il faut bien admettre que la cruauté des hommes et leur folie sont sans limites.
Sylvie Germain met l’accent sur le thème de l’histoire qui se répète sans cesse : les trois guerres qui marquent cruellement cette famille, comme bien d’autres d'ailleurs, en sont la preuve. Le dernier chapitre, évoquant la guerre 39-45 et l’holocauste est absolument terrible. On referme le livre bouleversé.
Il existe une suite, « Nuit-d’Ambre », que je lirai assurément.
.
J'ai découvert ce livre par Béatrix qui aime beaucoup l'univers de Sylvie Germain.
Je vous conseille également un petit tour chez Malice qui parle aujourd'hui même d'un autre livre de sylvie Germain
Une lecture difficile et éprouvante, mais qui en vaut vraiment la peine.
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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 00:51
A l'occasion de la  9ème édition du printemps des poètes sur le thème de l'amour, je vous propose la très belle déclaration d'amour à la vie, écrite par Paul Eluard en 1942  (extrait de Liberté).
.
 
Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom
 
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom
 
Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom
 
Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom
 
Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom
 
Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom
 
Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom
 
Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom
  
Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom
 
Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom
 
Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom
 
Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom
 
Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom
 
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
 
Liberté 
 
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15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 00:12
2008 Vallée est une sorte de comédie musicale inspirée du dernier disque de Philippe Katerine « Robots après tout ». Accompagné de la chorégraphe Mathilde Monnier et de ses danseurs, Katerine offre un spectacle drôle, loufoque et surréaliste.
Je ne suis pas vraiment fan de sa musique mais le spectacle m'a vraiment amusée. Les danseurs occupent bien l'espace, ils sont très vivants et les chorégraphies tout à fait inattendues. Mon fils de 17 ans a beaucoup aimé, mon mari nettement moins.
Nous avons eu quelques difficultés à trouver le sommeil, car le fameux « j'adooooooooore » nous trottait dans la tête et à cette heure-là nous avions vraiment envie...
de couper le son !
*
 
j'adore, j'adore, j'adore, j'adore, j'adooooooore
les institutrices, puéricultrices, administratrices, dessinatrices, les boulangers, les camionneurs, les policiers, les agriculteurs, les ménagères, les infirmières, les conseillères en orientation, les chirurgiens, les mécaniciens, les chômeurs
J'adoooooooore
regarder danser les gens
et de temps en temps
je coupe le son...
 
 
 
 
 
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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 09:37
Dans le cadre du Prix Inter-Ce 2007, j'ai eu la chance de rencontrer, pour la présentation de son livre Bleu Blanc Vert publié aux Editions de l'Aube, Maïssa Bey, née en 1950 près d'Alger.
Elle est l'auteur plusieurs romans publiés en France aux éditions de l'Aube, notamment : Cette fille là (2001), Entendez-vous dans les montagnes (2002), Au commencement était la mer (2003). Sous Le jasmin la nuit (2004) et Surtout ne te retourne pas (2005).
 
La rencontre se déroulait dans la bibliothèque de ma petite ville. Le crachin breton contrastait quelque peu avec la mine rayonnante de l'Algérienne, élégamment vêtue de gris perle et de noir, mais bien vite nous avons oublié la météo pour nous plonger dans l'Algérie de Maïssa Bey.
 
La romancière a vécu la décolonisation de façon particulièrement dramatique puisque son père instituteur est mort après avoir été torturé par des militaires français. Elle avait alors 6 ans. Son père avait tout juste eu le temps de lui apprendre à lire et à éveiller en elle une grande passion pour la lecture. J'avais connaissance de cet épisode de sa vie avant la rencontre, mais j'ai ressenti beaucoup d'émotion quand elle a évoqué devant nous ce drame qui la hante encore.
 
Le livre recouvre la période qui commence en 1962, année de l'indépendance de l'Algérie jusqu'en 1992, année ou le FIS gagne les élections et plonge le pays dans la peur et la haine. Entre les deux périodes, beaucoup d'espoir puis une désillusion progressive.
 
Il s'agit d'un roman, bien que l'histoire soit en grande partie autobiographique. Deux personnages, l'un féminin, l'autre masculin prennent tour à tour la parole. La petite fille du roman, Lilas, a beaucoup de points communs avec Maïssa enfant. En revanche, le personnage masculin, Ali, est totalement fictif. Le « troisième personnage » est l'immeuble d'Alger dans lequel a vécu Maïssa pendant de nombreuses années. Tout comme la petite Lilas, Maïssa a passé l'été 1962 à parcourir les appartements vides des européens qui avaient fuit Alger. Elle s'asseyait dans les fauteuils et lisait les livres et revues qu'elle y trouvait, dévorant avec le même appétit les auteurs français et des revues comme « Nous deux » ou « Cinémonde ». Elle a découvert, cet été là, un univers qui lui était jusque là totalement étranger.
 
Quelque temps après le départ des européens, des familles algériennes se sont installées dans l'immeuble. La mère de la petite fille (comme celle de Maïssa) était une des rares femmes à savoir lire et écrire et beaucoup de femmes venaient dans l'appartement pour se faire aider dans la rédaction de papiers administratifs. Elles en profitaient pour confier leurs problèmes et livrer leurs états d'âme. La petite fille se mettait dans un coin et écoutait. Ces conversations ont probablement donné à la romancière sa détermination actuelle pour défendre les droits de la femme algérienne, qu'elle craint de voir régresser avec la montée en puissance de l'islamisme de ces dernières années.
Bleu blanc vert est l'histoire tourmentée d'un pays, mais aussi celle deux enfants d'un même immeuble qui tombent amoureux, se marient et se trouvent confrontés aux problèmes d'une société en perpétuel confit entre tradition et modernité.
 
Nous avons demandé à Maïssa Bey si elle écrivait de façon spontanée. Elle nous répondu que non, que c'était très difficile, qu'elle travaillait énormément, la nuit où la concentration est la plus forte. Elle nous a fait sourire en nous disant que, contrairement aux hommes écrivains, elle disposait de peu de temps pour elle. En plus de son travail de conseillère pédagogique dans sa ville de Sidi Bel-Abbès (photo ci-contre), elle doit accomplir les tâches ménagères, courses, repas... et le temps dont elle dispose est celui qui lui reste quand tout cela est fini (comme beaucoup d'entre nous probablement !).
*
Elle s'est mise tard à l'écriture, il y a une dizaine d'années seulement et sous un pseudonyme car à cette époque, il était impossible de s'exprimer sans prendre de très grands risques. Son vrai nom est Samia Benameur et le passage de l'un à l'autre des deux noms ne lui pose aucun problème, bien au contraire.
A la question : « Pourquoi écrivez-vous en français plutôt qu'en arabe » elle nous a répondu avec humour « Mais parce que j'ai été colonisée ! » Elle parle l'arabe courant mais ne se sent pas suffisamment à l'aise pour écrire dans cette langue.
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Elle nous a parlé d'une oeuvre à laquelle elle participe activement en tant que présidente d' une association de femme : la création d'une bibliothèque dans sa ville de Sidi Bel-Abbès (photo ci-contre). Il faut savoir que les livres sont à un prix inaccessible en Algérie, d'où l'importance de ce type de projets. Elle s'occupe également, dans le cadre de son association «Paroles et Ecriture » d'animer des ateliers d'écriture pour les femmes. Son engagement dans la reconstruction de son pays est tout à fait admirable.
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Je ne peux pas bien entendu restituer l'intégralité de la rencontre mais j'espère vous en avoir donné l'esprit. On ne peut que souhaiter à l'Algérie des jours meilleurs et à Maïssa Bey de continuer à écrire, pour nous Français comme pour les Algériens. Ses livres sortent également là-bas aux Editions Barzakh.
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La soirée s'est terminée de façon conviviale à déguster des loukoums et autres pâtisseries en buvant du thé à la menthe, tout en échangeant nos impressions sur la soirée. Pendant ce temps, Maïssa dédicaçait les livres et parlait individuellement avec les uns et les autres.
 
 
Une rencontre très marquante et enrichissante...
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Malice a beaucoup aimé ce livre également
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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 13:01
Nous avons appris cette semaine, la mort à l'âge de 95 ans d’Henri Troyat, écrivain français d'origine russe.
Je voudrais rendre hommage, à ma petite échelle, à cet écrivain grâce auquel j'ai passé, à la préadolescence, de magnifiques moments de lecture. J’ai dévoré en particulier à l’époque « Les semailles et les moissons », une saga familiale qui nous conduit de la première guerre mondiale jusqu'aux années 50. Je me souviens de personnages attachants, en particulier de femmes qu’il savait nous rendre si vivantes.
Que de souvenirs…
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 15:24
 A la demande de Béatrix je prends le relai d'un jeu proposé par Roxanne pour l'écriture d'une petite histoire :
Voici la phrase de Béatrix :
6 : la conduisit à l'entrée du jardin. L'enfant chercha les roses comme le lui avait indiqué sa grand-mère mais dans ce grand jardin extraordinaire elle se perdit un peu. En passant devant un citronnier et un oranger elle hésita et..
Celle de gambadou
7 : en passant devant un citronnier et un oranger elle hésita et... tout à coup la porte fut devant elle, comme l'avait décrit sa grand-mère. Une porte bleue si souvent croisée et pourtant mysterieuse. Elle avança sa main....
La mienne :
8 : Elle avança sa main, poussa la porte et se trouva nez à nez avec un petit singe aussi surpris qu'elle.
- Mais que fais-tu là ? cria t'elle à l'animal.
- Et bien, tu ne vas pas me croire, répondit le singe. Je...
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 Si quelqu'un veut continuer l'histoire... (merci d'informer Roxanne)
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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 00:01
Editions Joëlle Losfeld
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Une nouvelle fois, la magie a opéré…
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L'histoire :
   « C’ est une cité de petite ville, trois immeubles gris à la lisière d’un quartier de pavillons dont la peinture s’écaille et dont les jardins ne contiennent que des buissons de roses chétives ». Dans ce lieu, qui serait d’une banalité désolante sans le talent de la conteuse, vit Julide et sa famille. Son milieu d’origine la destine à un mariage sans amour, auquel elle se résigne ne trouvant pas d’issue pour échapper à son destin. Pourtant, une histoire d’amitié un peu particulière va bouleverser le cours de sa vie.
Avant de quitter la ville précipitamment, la tante de Julide lui a confié Mado, une vieille amie : « elle aura besoin de toi… Elle est comme un verre qui se vide, tu comprends ? Par une brèche minuscule, une toute petite fêlure, et si tu ne prends pas soin de la remplir elle disparaîtra tout à fait ».
C’est une bien lourde tâche qui lui est confiée, surtout quand un jeune homme débarque dans la ville et que Mado en tombe amoureuse…
 
Mon avis :
Des personnages un peu bancales et mystérieux, des lieux ordinaires transformés en lieux merveilleux, on retrouve bien ici l’univers de Dominique Mainard.
« Je voudrais tant que tu te souviennes » est un roman sur la mémoire, celle qui s’enfuit parfois des êtres, au fil du temps. L’histoire s’installe tranquillement : une "vieille dame enfant" qui déambule dans la ville le nez à terre, un jeune couvreur qui passe son temps sur les toits à admirer le ciel et une jeune fille qui voudrait éviter une idylle impossible… mais qui n’y parvient pas.
Comment croire à un amour aussi improbable que celui qui se noue entre un jeune homme et une vieille femme usée par la maladie ?
Tout simplement parce qu’avec la plume de Dominique Mainard tout est possible et que parfois, l’amour se transforme …
 
Je ne sais pas si le titre du livre est inspiré des paroles de Prévert mais la chanson de Montand m’a trotté dans la tête pendant la lecture.
Oh, je voudais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi...
..
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 00:10
En pleine lecture de « je voudrais tant que tu te souviennes », j’aimerais vous parler de deux romans de Dominique Mainard, que j’ai lus il y a quelque temps : « leur histoire » et « le ciel des chevaux ».
Dominique Mainard est à la fois traductrice, nouvelliste et romancière.
Elle a traduit notamment une partie de l’œuvre de Janet Frame. L’univers de la romancière néo-zélandaise l’a fortement influencée : le monde de l’enfance, la fragilité psychologique de certains êtres…
 
 Bibliographie de Dominique Mainard :
-         Le second enfant (nouvelles) publié en 1994
-         Le grenadier (nouvelles) publié en 1997
-         Le grand Fakir (roman) publié en 2001
-         Leur histoire (roman) publié en 2002 – prix du roman FNAC et prix Alain-Fournier
-         Le ciel des chevaux (roman) publié en 2004
-         Je voudrais tant que tu te souviennes : publié en 2007
 
 
Leur histoire :  Anna ne parle pas. Elle vit seule avec sa mère, Nadejda, qui a refusé d’apprendre à lire et à écrire en raison d’une histoire douloureuse dans son enfance. Elle a vu mourir sa grand-mère alors celle-ci lui racontait une histoire. Elle est persuadée depuis lors, que ce sont les mots qui sont responsables de cette mort. Merlin, le directeur d’une école pour enfants malentendants, arrive à cerner le problème et tente d’apprivoiser la mère et la fille...
Il s’agit d’un conte, avec la part d’irréel et de poésie que cela comporte. Les mots sont au cœur du roman, parfois destructeurs mais souvent merveilleux.
Alain Corneau a adapté ce roman au cinéma sous le titre « les mots bleus ». C’est à mon avis une bonne adaptation. Le reproche que l’on pourrait faire, serait de ne pas avoir pas fait ressortir suffisamment la dimension du conte, très présente dans le roman. Les acteurs sont formidables : Sylvie Testud dans le rôle d'une maman un peu sauvage et Sergi Lopez dans celui d’un Merlin si enchanteur... La petite fille est jouée par Camille Gauthier de façon remarquable. La chanson de Christophe, qui berce le film, lui donne également son nom. On peut trouver ce choix surprenant.Moi j’ai bien aimé "ces mots qu’on dit avec les yeux" parce qu’on ne peux pas utiliser le langage.
 
Le ciel des chevaux : On retrouve dans ce roman, des personnages assez étranges et mystérieux. Une jeune femme croit un beau jour reconnaître en la personne d’un clochard, son frère perdu de vue depuis plusieurs années. Elle n’a plus qu’une idée en tête, reconquérir ce frère qui ne semble pas la reconnaître. L’imaginaire côtoie la réalité et il faut attendre la fin de roman comprendre l’énigme. La dimension fantastique est plus importante que dans « notre histoire »
C’est un roman qui tient en haleine. On veut à tout prix comprendre ce qui ce passe entre ce frère et cette sœur et on dévore le livre…
 
Je vous donne rendez-vous très bientôt pour vous présenter le tout dernier roman de Dominique Mainard…
 
 
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