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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 00:35

J'ai lu (Iconoclaste) - 141 pages 

"Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d'avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n'est pas une enquête, ce n'est pas une biographie, c'est ce que j'ai vu, compris ou pas, ce que j'ai perdu et voulu retenir, une dernière fois."

Comme je comprends Philippe Torreton ! Moi aussi elle me manque ma mémé et son monde d'autrefois. J'essaye parfois de raconter à mes enfants cette vie simple d'antan, sans gaspillage, ni superflu. Comme le monde a évolué depuis ce temps où mes grand-parents étaient chez eux, vivant en semi-autarcie, tout comme la grand-mère de de l'auteur/acteur ! Écologiste avant l'heure mais sans le savoir, cette génération gardait précieusement tout ce qui pouvait servir et recyclait le moindre pochon de plastique.

"Les plastiques de ma grand-mère avaient peu de chance d'aller étouffer une tortue luth dans les mers chaudes, ils étaient retenus à vie chez elle".

C'est un très joli portrait, un hommage fort touchant à une femme simple et généreuse qui ne connaissait pas les câlins mais témoignait son affection de mille autres façons, dévouée, à l'écoute. Elle aurait donné sa chemise pour ses enfants et petits enfants. Elle avait si peu de besoins pour elle-même ! Philippe Torreton revendique son appartenance à ce milieu paysan, qu'il garde au fond de lui comme un bien précieux, des racines indestructibles.

J'ai dégusté ce texte, me replongeant avec nostalgie dans mes souvenirs, à chaque page ou presque. L'écriture est poétique et imagée. On l'imagine si bien cette mémé avec son tablier, ses grands mouchoirs à carreaux et son cœur gros comme cela...  C'est la gorge serrée et les larmes aux yeux que j'ai fini ma lecture.

Tu peux partir mémé, on va s'en sortir, ni riches, ni pauvres, on est là sur cette terre avec de quoi tenir dans ce monde difficile. 
On sait d'où l'on vient maintenant. 
On a un toit à jamais, une terre pour toujours. 
On peut mettre un doigt sur la carte mondiale des sentiments et se dire " je viens de là".

Un grand merci à mon amie de la campagne pour m'avoir offert ce livre... Nous avons les mêmes racines tout comme Philippe Torreton et bien d'autres de ma génération.

 

challenge organisé par Antigone

 

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 00:20

Editions de l'Olivier - janvier 2019

Connue en tant que romancière, Valérie Zenatti a écrit notamment "Jacob, jacob" et "Une bouteille dans la mer de Gaza". L'écrivaine est également la traductrice d'un grand auteur disparu depuis un peu plus d'un an. Il s'agit d'Aharon Appelfeld", ce romancier israélien dont j'ai lu "Histoire d'une vie" il y a plus de 10 ans. C'est un livre qui m'avait beaucoup marquée à l'époque. Par la suite, j'ai suivi l'actualité de l'auteur, écouté des interviews... Quand j'ai repéré "Dans le faisceau des vivants" dans la sélection du "Masse Critique" de Babelio, je l'ai sélectionné, intéressée d'en savoir plus ce lien qui unissait le romancier et sa traductrice. J'ai, de façon générale, une certaine fascination pour le travail des traducteurs.

Dans le premier tiers du livre, Valérie Zenatti relate le choc de l'annonce du décès d'Aharon Appelfeld puis la sidération qui a suivi. Entre la traductrice et l'auteur, s'était nouée au fil des années une complicité extrêmement forte  : "je désire et je redoute le prochain livre que je traduirai sans lui, sans pouvoir parler avec lui de son rapport secret avec ses personnages, sans le tenir au courant de ma progression, des sentiments qui me traversent au fil des chapitres jusqu'au point final...". La traductrice évoque les personnages des romans de l'auteur israélien. Chacun d'entre eux l'a habitée. L'auteure relate également les différentes émissions qu'elle a visionnées après la mort de son ami, avec l'espoir d'apprendre quelque chose qui lui aurait échappé et pour le faire vivre encore un peu.

La deuxième partie nous raconte le voyage de Valérie Zenatti en Ukraine, dans le village natal d'Aharon Appelfeld. La traductrice a éprouvé le besoin d'entreprendre le voyage seule, après la mort de son ami. C'est avec une grande émotion qu'elle a mis les pieds dans la petite ville de Czernowitz, autrefois rattachée à la Roumanie. La ville a vu naître le jeune Aharon en 1932.

C'est la partie du roman que j'ai préférée parce que j'aime les récits de voyages et que celui-ci est particulièrement émouvant. En voici un aperçu : « je peux quitter Czernowitz puisque je suis allée à Czernowitz, j’ai marché dans sa ville, des visages et des bâtisses se sont nichées en moi, je pourrai m’y replier quand je voudrai, où je voudrai, ce sera si bon de vivre en sachant que je porte Czernowitz en moi, j’y ai trouvé ce que je ne cherchais pas, ce qui était là, entre lui et moi, sous une autre forme, et j’ai un peu moins peur de ce que signifie vivre sans lui. »

Pour apprécier ce roman à sa juste valeur, il est préférable de connaitre, au moins dans les grandes lignes, l'histoire de ce survivant de l'opération de destruction des juifs.

Un roman touchant.

 

Lu dans le cadre d'une opération proposée par BABELIO

 

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 00:59

Juillet 2018 (Métaillé) - 4 h 43 - lu par Isabelle De Botton

Patience Hortefeux, la cinquantaine, est traductrice judiciaire français-arabe et mère de deux grandes filles.  Pas très bien payée, et de surcroît au noir, elle commence à s'inquiéter sérieusement pour sa future retraite. Surtout que ses économies fondent comme neige au soleil pour payer l'Ehpad de sa mère... Elle décide un jour de forcer le destin et d'utiliser à son profit les écoutes téléphoniques qu'elle compulse à longueur de journée. Elle devient, tenez-vous bien, trafiquante de drogue sous le pseudonyme de "La daronne".

Le personnage de Patience m'a beaucoup plu. Etant de la même génération qu'elle, je me suis retrouvée dans quelques unes de ses préoccupations (mais rassurez-vous, pas de risque que je me mette à dealer !). Patience n'est aucunement nombriliste mais considère à juste titre qu'elle a bien le droit de penser un peu à elle !

Que j'ai aimé cette écoute ! Une fois commencée, impossible de la lâcher sans me faire violence.  J'ai beaucoup souri et même éclaté de rire pendant ces quelques heures. Certaines situations sont particulièrement cocasses. Et Patience est si attachante !

J'ai fait quelques recherches sur l'auteure, me demandant comment l'idée de ce personnage lui était venue à l'esprit. J'ai découvert qu' Hannelore Cayre était avocate pénaliste. Elle est donc bien renseignée sur les rouages judiciaires. Dans une interview, elle explique que les traducteurs interprètes ont les informations avant tout le monde, ce qui lui a donné l'idée de ce scénario de roman.

Une adaptation cinématographique va voir le jour avec Isabelle Huppert dans le rôle de la Daronne. Espérons que le film soit aussi réussi que l'adaptation audio, jubilatoire. Isabelle De Botton est très convaincante dans son interprétation de la daronne. Je ne suis pas certaine que j'aurais attribué un coup de coeur à la version papier.

Polar, fresque sociale, roman humoristique, cet ouvrage réunit tous les genres avec brio !

 

 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2019

 

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 00:01

Sixtrid Editions - 9 h 55 - interprété par Guy Moign

Nous sommes dans le Sud des Etats Unis dans les années 2000, plus précisément en Alabama. Ben, médecin respectable de la petite ville de Choctaw, a passé les quarante dernières années de sa vie à ressasser le drame qui a touché Keli, la jeune fille dont il était amoureux dans sa jeunesse. Nous devinons qu'il a une part de responsabilité dans le drame.

Ben nous fait part des ses états d'âmes. Il nous dévoile peu à peu ce qu'il sait de l'histoire et qu'il a caché jusqu'ici. Si l'histoire est avant tout celle d'une passion amoureuse, elle ne se résume pas qu'à cela. En effet, le contexte historique joue un rôle dans l'affaire, qui remonte aux années 60.

Dans les années 60, la lutte pour les droits civiques de la population noire n'en est qu'à ses prémices dans la ville. Seule la jeune Kelli, qui vivait auparavant dans le Sud, s'intéresse au mouvement. Elle tente de sensibiliser ses camarades à l'injustice qui touche les noirs mais se heurte à un mur. Ben ne se mobilise pas plus que ses camarades, ce qui déçoit beaucoup kelli qui aurait aimé utiliser le journal du lycée, auquel ils contribuent tous deux, pour sensibiliser les lycéens. Je ne vous en dirai pas plus sur l'histoire, qui réserve une surprise à la toute fin. 

Je dois avouer que j'ai trouvé ce roman un peu trop lent. Cette lenteur est probablement plus perceptible dans la version l'audio car de façon générale il faut plus de temps pour lire un livre audio qu'un livre classique. Je tiens toutefois à souligner que le lecteur n'est pour rien car son interprétation est excellente. En dépit de ce bémol, j'ai apprécié ma lecture. La psychologie des personnages est finement étudiée et l'analyse du sentiment amoureux chez les adolescents est très intéressante.

En résumé, c'est un bon roman, avec un bémol pour le rythme. 

Une lecture commune avec Enna

 

Challenge écoutons un livre

 

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 00:39

Au diable Vauvert - janvier 2019 - traduit de l'anglais (australien) par Gaëlle Rey

"Parfois, la famille n'est pas un cadeau, mais une épreuve d'endurance. Et parfois, pour tenir le coup, il vous faut prendre vos distances. Voilà pourquoi j'ai passé tant d'années de ma vie d'adulte loin de ma famille. La plupart du temps, je n'arrivais pas à supporter ma mère. Pourtant, je suis rentrée à la maison cinq ans avant sa mort. Pour suture les plaies. Faire en sorte que ça fonctionne. Prouver que c'était possible. Je deviendrais folle aujourd'hui, si je ne l'avais pas fait".

Dans cet récit autobiographique, Nikki Gemell évoque essentiellement deux sujets : les relations mère-fille et l'euthanasie".  Le mort brutale de sa mère a en effet amené l'auteure à  pencher sur ces thèmes simultanément. Elle nous livre ici le fuit de ses recherches et de sa réflexion.

Le livre s'ouvre sur une scène qui annonce la couleur. On vient d'annoncer à Nikki Gemell que sa mère est décédée. Elle comprend vite qu'il s'agit d'un suicide et devine, sans l'accepter d'emblée, que sa mère a choisi de mettre fin à des douleurs chroniques qui lui empoisonnaient la vie.

Pour l'auteure, c'est d'abord un énorme choc et la culpabilité de ne rien avoir vu venir. Puis c'est un sentiment de colère face à un geste qui lui parait terriblement égoïste. Ce n'est qu'au terme d'un cheminement intérieur, aidé par l'écriture de ce récit, qu'elle parviendra à voir les choses autrement. Elle verra alors dans ce geste une forme courage, de détermination à ne pas subir sa vie.

Le sujet est difficile et Nikki Gemell va au fond des choses. Elle s'est beaucoup documentée sur l'euthanasie, sur la gestion des douleurs chroniques. Elle a constaté l'impuissance de la médecine à soulager durablement une douleur qui s'installe dans le temps. Il parait difficile d'admettre que l'on n'ait pas, en 2019, les moyens de venir à bout des souffrances physiques chroniques mais cela semble pourtant être le cas.

Le récit nous offre également le portrait de la mère disparue, une femme très belle mais peu douée pour les relations mère-fille ce qui crée chez la narratrice une souffrance, un manque terrible. Pour ne pas reproduire ce qu'elle a vécu, Nikki Gemell donne beaucoup à sa propre cellule familiale, jusqu'à ce que l'épuisement la gagne, parfois.

Voilà un récit qui ne peut laisser indifférent, qui bouscule et questionne. La narratrice parvient à avoir, au terme du roman, une position clairement favorable à l'euthanasie.  J'avoue qu'elle m'a un peu forcée à réfléchir à un sujet que j'ai tendance à fuir. Je lui en suis reconnaissante même si cela n'a pas été une lecture facile.

Un intime récit touchant et intéressant.

C'est un coup de coeur pour Antigone.

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 00:41

Editions Le Lombard

scénario : Jean Van Hamme - dessins : Christophe Simon

"Kivu" est une BD qui mélange fiction et réalité. Mais il n'y a aucun risque de confusion entre les deux, car les premières pages nous expliquent le contexte de l'histoire, nous permettant  par la suite de faire la distinction entre le réel et le fictif.

l'histoire se passe au Congo, dans la région du Kivu, convoitée pour ses richesses et notamment le Coltan (qui sert à fabriquer les téléphones portables). Des multinationales occidentales manipulent des milices locales pour chasser les paysans de leurs terre. Ces derniers sont exploités dans les mines après que leurs femmes aient été violées et mutilées de façon abominable. Un médecin, le docteur Mukwedge répare ces femmes abîmées (notamment au niveau des organes génitaux). 

 

Un jeune homme, François, est envoyé dans cette région par son employeur qui n'est autre qu'une industrie occidentale. François a pour mission de trouver un directeur de production (autrement dit un chef de milice) pour remplacer celui en place, qui vient d'être tué "dans l'exercice de sa mission". On le voit se faire abattre par un jeune autochtone qui agit en légitime défense.

Dès le premier jour, François, par accident, renverse la sœur du jeune garçon qui a tué le chef de milice.  Il prend alors en charge cette dernière. Bien vite, le jeune homme comprend qu'il s'est fourré dans un sacré pétrin en acceptant la mission au Kivu (mais avait-il le choix ?).  Plutôt que de se rendre complice de la situation, il choisit le camp des autochtones ce qui  va, bien-entendu, lui créer beaucoup d'ennuis.

Certaines scènes sont très violentes mais sans doute bien en dessous de la réalité. En refermant l'ouvrage, on ne peut s'empêcher de ressentir de la colère contre le système mais aussi de la honte d'être complice, en tant qu'occidental, de cette violence que l'on cautionne, même si c'est de façon indirecte.

Je connaissais vaguement la situation du Congo après avoir vu des reportages au journal télévisé mais cette BD m'a sensibilisée bien plus n'importe quel reportage audiovisuel. Le mélange de fiction et de documentaire est particulièrement efficace. On pourrait reprocher à l'histoire de se terminer trop bien (le dénouement est-il réaliste ?) mais sincèrement, après tant de violence, un peu d'espoir est le bienvenu.

Merci à l'amie qui m'a prêté ce livre.

 

Pour connaitre les autres de titres de "la BD de la semaine", rendez-vous chez Stephie

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 21:26

Côté lectures :

 

De bonnes pioches, ce mois de janvier !

La lecture que j'ai envie de faire ressortir, c'est L'oiseau captif de Jasmin Darznic. Un roman peu médiatisé et pourtant passionnant.

 

Côté films :

 

Parmi les quelques films vu récemment, le seul dont j'ai envie de dire quelques mots, c'est Woman in war. Il s'agit d'une fable écologique islandaise réalisée par Benedikt Erlingsson.

Outre le voyage dans les beaux paysages de L'islande, j'ai beaucoup aimé le personnage féminin, Halla, qui se bat pour une cause à laquelle elle croit dur comme fer. Quand elle ne sabote pas des lignes à haute tension, Halla donne des cours de chant. Cette femme, qui n'est plus toute jeune, a également fait une demande d'adoption il y a quatre ans (dont elle n'attendait plus de réponse...).

Je conseille !

Côté restau (parce que je suis aussi une gourmande) :

Je voudrais vous parler d'une initiative que je trouve vraiment très chouette. Un restaurant, près de chez moi, a eu l'idée de faire voyager ses clients tout l'hiver pendant la période creuse. Après le Liban il y a trois semaines, j'ai embarqué pour l'Italie la semaine dernière. Puis ce sera au tour du Brésil, de la Russie, de la Thaïlande, du Portugal et de l'Inde. N'ayant pas à proximité immédiate une grande ville où l'on peut trouver des restaurants spécialisés, j'apprécie vraiment la démarche du restaurateur. 

 Côté musique :

Entendue à la radio, une chanson pour ensoleiller notre hiver !

Et c'est reparti pour un mois !

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 00:20
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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 17:16

Le castor Astral - Pamela L. Travers - 150 pages - traduit de l'anglais par Didier Beauchamp - illustré par Clara Lauga

Quand mon chemin a croisé ce livre, grâce au Castror Astral, j'ai eu une envie irrésistible de le découvrir. Je fais partie du fan-club de Mary Poppins. J'ai regardé le film de Walt Disney plusieurs dizaines de fois et toujours avec enchantement (et mes enfants de-même).

J'ai aussi beaucoup aimé l'excellent film "Dans l'ombre de Mary", qui relate l'histoire de l'adaptation du livre d'Helen Lyndon Goff par Walt Disney. La créatrice de Mary Poppins était une dure à cuire et Walt Disney a eu du fil à retordre avec la romancière, avant d'arriver à ses fins. 

En revanche, je n'ai pas encore vu "Le retour de Mary Poppins", sorti récemment. J'avoue avoir un peu peur d'être déçue. Mary Poppins est tellement associée, pour moi, à Julie Andrews !

Helen Lyndon Goff

 

Revenons au livre, qui contient les deux derniers épisodes de l'histoire de la célèbre gouvernante : "la maison d'à côté" et "l'allée des cerisiers". Ces épisodes n'avaient jamais été publiés en France jusqu'ici.  Il s'agit donc d'un petit événement. Je sais pas ce que la créatrice de Mary Poppins (Pamela L. Travers de son vrai nom Helen Lyndon Goff) aurait pensé des dessins et de la mise page, mais moi j'ai beaucoup aimé !

En voici en un aperçu :

Dans les deux textes, nous retrouvons le mélange de sérieux et de fantaisie qui caractérise Mary Poppins. La nurse sait inculquer aux enfants de solides valeurs, tout en les entraînant dans un monde parallèle merveilleusement magique. Nous retrouvons avec bonheur les deux enfants Banks, Jane et Michael (et des jumeaux, dans un landau, qui occupent une place insignifiante dans ces histoires). 

J'ai beaucoup aimé retrouver l'univers de Mary Poppins, ses citations qui font mouche, son monde parallèle, sa gentillesse et son dévouement. Dans la première histoire, Mary Poppins et les enfants Banks aident un jeune garçon a retrouver sa famille (un petit séjour dans les nuages est au programme). La deuxième histoire est difficile à résumer. Je vous dirai simplement qu'elle se passe dans le parc, la veille de la Saint-Jean, la nuit la plus magique de l'année...

Deux autres textes viennent enrichir l'ouvrage : une préface qui donne quelques clés pour aller plus loin dans la compréhension de l'oeuvre de la romancière ainsi qu'un texte écrit par cette dernière sur le thème des romans "pour la jeunesse" (elle n'aimait pas beaucoup cette appellation).

Si vous êtes fan de Mary Poppins, ce recueil est une bonne façon de revenir aux sources. Mais ne vous attendez pas à retrouver l'univers de Disney, vous risqueriez d'être déçus. Les histoires sont courtes et plus "dépouillées" que dans le film. Le dessin, très élégant est concentré sur trois couleurs : bleu, doré, blanc. On est loin de l'univers de Walt Disney, ce qui démontre qu'il peut y avoir bien d'autres façons de représenter la célèbre nurse.

Une bien jolie découverte et un régal pour les yeux.

 

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22 janvier 2019 2 22 /01 /janvier /2019 00:01

Cette année encore je me réjouis d'avoir été sélectionnée pour faire partie du jury du Prix Audiolib.

C'est avec impatience que j'attends de recevoir les différents titres.

Voici la sélection :

  •  
  • - Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie lu par l’autrice
  • - Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard lu par Clara Brajtman
  • - Fief de David Lopez lu par l’auteur
  • - Frère d’âme de David Diop lu par Babacar M’baye FALL 
  • - L’art de la joie de Goliarda Sapienza lu par Valérie Muzzi
  • - La Daronne d’Hannelore Cayre lu par Isabelle de Botton 
  • - La Toile du monde d’Antonin Varenne lu par Julien Defaye
  • - Martin Eden de Jack London lu par Denis Podalydès 
  • - My Absolute Darling de Gabriel Tallent lu par Marie Bouvet
  • - Un Gentleman à Moscou d’Amor Towles lu par Thibault de Montalembert
  •  
  • J'ai déjà lu "My absolute darling" et en ai fait un coup de coeur.
  •  
  • Je vais certainement passer pas mal de temps sur cette sélection car il y a au moins deux pavés : "l'art de la joie" (qui n'est pas une nouveauté et me faisait envie depuis longtemps) et "un gentleman à Moscou" (qu'Antigone a beaucoup aimé). 
  • Certains titres me tentent depuis leur sortie comme "avec toutes les sympathies" et "ça raconte Sarah". Je suis également ravie de découvrir "la toile du monde" pour son lecteur, Thibault de Montalembert, dont j'adore la voix et la diction.
  •  
  • Ce qui me réjouis également, c'est de partager ces lectures avec des copines blogueuses. J'ai hâte d'échanger avec elle sur nos ressentis !
  •  
  • Pour en savoir plus sur le prix, c'est ici
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