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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 23:53

Ce mois-ci, on peut dire que j'ai fait fort, côté salons du livre : Rennes, Quintin et Binic.

J'ai aimé les trois, sachant que celui de Rennes est un peu à part puisqu'il était l'occasion d'une rencontre entre blogueurs.

Rue des livres à Rennes :

Mars 2016, des salons, des livres...

Cela fait plusieurs années que je retrouve avec bonheur, à l'occasion de ce salon, les blogueurs "de l'Ouest". Cette année, j'ai consacré la plus grande partie de la journée à papoter avec les uns et les autres, délaissant un peu les auteurs présents. J'ai toutefois assisté à la présentation par Sorj Chalandon de son dernier roman "Profession du père". Ce roman m'attire moins que les précédents mais j'ai trouvé intéressant d'écouter l'écrivain-journaliste nous parler de son enfance et notamment de ce père si singulier, qui a été le sien.

Une partie de l'équipe (tout le monde n'est pas sur la photo)
Une partie de l'équipe (tout le monde n'est pas sur la photo)

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Mars 2016, des salons, des livres...

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Voici les blogueurs qui ont participé à la rencontre : Gambadou - Enna - Antigone - Geraldine -Yvon (et son épouse), Canel (et son mari), Sandrine, Aproposdelivres, Yaneck, Il avait aussi Antigone, que je voyais pour la première fois mais que je connais depuis près de 10 ans via nos blogs respectifs (un vrai bonheur de la rencontrer !).

Nous avons salué rapidement Aymeline et Xian Morarty qui sont bénévoles sur le salon et donc très occupées.

Mon deuxième salon a été le tout nouveau "Salon du livre de caractère", à Quintin.

Fransoaz (ex-blogueuse mais que l'on croise encore sur Babelio) m'accompagnait.

Mars 2016, des salons, des livres...

Ce salon était organisé par la pétillante Fabienne Juhel et je dois dire que cette première édition à été à la hauteur de mes espérances (Bravo Fabienne) : un salon chaleureux et à taille humaine, comme je les aime. Parmi la vingtaine d'auteurs invités, j'ai retrouvé avec grand plaisir : Angélique Villeneuve, Ahmed Kalouaz, Isabelle Bondel-Hamon, Marie Sizun, Erwan Larher.

Fabienne Juhel ne faisait pas la promotion de ses livres mais échangeait avec les uns et les autres.

Angélique Villeneuve a obtenu le Prix du Salon pour "Les fleurs d'hiver" et c'est avec grand plaisir que je l'ai écoutée nous parler de la genèse de son roman, des recherches historiques qu'elle a entreprises au préalable...

J'ai assisté à deux tables rondes : "L'écriture a t'elle un genre : masculin, féminin" (avec Alexis Gloagen, Raphaelle Riol et Angélique Villeneuve) et "Mémoires, transmission et patrimoine" (avec Ahmed Kalouaz, Marie Sizun et Sigolène Vinson). Le moment fort de ces tables rondes à été, en ce qui me concerne, la présentation par Angélique Villeneuve de son nouveau roman "Nuit de septembre" que je venais de finir. Mon émotion était à fleur de peau et je n'étais pas la seule dans ce cas.

Pour finir, un petit détail qui a son importance, Quintin est un petit village "de caractère" qui a beaucoup de charme et sous le soleil, c'était vraiment très agréable de le découvrir.

Une journée parfaite à tous niveaux ! Fransoaz était aussi ravie que moi.

Mars 2016, des salons, des livres...

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Troisième salon (et dernier du mois) "Les escales de Binic".

Mars 2016, des salons, des livres...

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Comme l'an passé, c'est avec Gambadou que j'ai partagé cette journée. Nous sommes arrivées à 11 h 30 alors que le salon ne commençait qu'à 14 heures (oups !) mais nous n'avons pas regretté cette petite erreur de timing. Allez faire un tout chez Gambadou et vous comprendrez pourquoi.

"Les Escales de Binic" est comme le salon de Quintin, à taille humaine.

Voici les auteurs avec lesquels j'ai échangé (et sans file d'attente) : Valentine Goby, Brigitte Giraud, Michèle Lesbre, Angélique Villeneuve, Fabienne Juhel, Alexandre Seurat, Alice Zeniter.

La "vedette" du salon était David Foenkinos mais il y avait trop de monde autour de lui à mon goût. Je ne suis donc pas allée le voir. Dommage, j'aurais aimé lui parler de "Charlotte".

Côté tables rondes, nous avons assisté à celle qui réunissait Alexandre Seurat, Valentine Goby et Angélique Villeneuve sur le thème suivant "L'écriture, un témoignage salvateur". Sur les trois romans évoqués, j'en ai déjà lu deux ("Baume" de Valentine Goby et "Nuit de septembre" d'Angélique Villeneuve). Il me reste "La maladroite" d'Alexandre Seurat, que j'ai bien l'intention de lire car il fait partie du Prix Cézam.

Nous avons aussi écouté Fabienne Juhel évoquer ses livres et parler de son écriture dans un nouveau rendez-vous du salon appelé "les singulières".

Le billet de Gambadou est très complet. Je vous engage à le lire pour en savoir plus sur le salon, nos échanges avec les auteurs... Elle explique aussi comment nous nous sommes un peu "tapé l'incruste" à l'inauguration officielle du salon.

Valentine Goby (et à sa droite Michèle Lesbre)
Valentine Goby (et à sa droite Michèle Lesbre)

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Angélique Villeneuve
Angélique Villeneuve

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Mars 2016, des salons, des livres...

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Alexandre Seurat
Alexandre Seurat

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Fabienne Juhel
Fabienne Juhel

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Une plage de Binic (sous la grisaille cette année)
Une plage de Binic (sous la grisaille cette année)

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Des salons et quoi d'autre, en mars ?

Côté lecture, deux lectures m'ont particulièrement marquée :

"Nuit de septembre" d'Angélique Villeneuve et "La route étroite vers le nord lointain" de Richard Flanagan (billet à suivre).

En dehors des salons et de la lecture, qu'ai-je fais durant mes loisirs ?

J'ai assisté à la comédie "Flashdance" avec ma plus jeune fille. Un moment sympa entre mère et fille et un retour pour moi dans les années 80...

Et comme toujours des balades...

Mars 2016, des salons, des livres...

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 00:52
2016 - 288 pages - Albin Michel
2016 - 288 pages - Albin Michel

Axel et Emma s'apprêtent à franchir une étape supplémentaire dans leur vie de jumeaux. Ils ont décidé de se marier. Ce mariage sera à l'image de leur complicité de toujours puisqu'ils ont décidé de se marier le même jour, dans un lieu commun. Ce lieu, qui n'est autre qu'un château, est la demeure des parents de la future épouse d'Axel, la jolie Philippine. Nous assistons à l'organisation du mariage, il faut mettre trois familles d'accord. Ces familles se rencontrent et des liens inattendus se nouent.

J'ai pris vraiment beaucoup de plaisir à lire cette saga familiale habilement construite. Nous suivons tour à tour chacun des protagonistes et découvrons leur façon de voir ce mariage et de vivre la période qui le précède. L'attachement aux traditions religieuses pimente les préparatifs. Les concessions des uns et des autres font l'objet de quelques tractations, sans trop de tensions. L'une des mariées choisit de se convertir au judaïsme, par amour et pour mettre toutes les chances de son côté.

Personnellement, ce sont les parents des mariés qui m'ont le plus touchée et en particulier les mères (ce qui n'est pas étonnant...). J'ai aimé les suivre dans ce virage de la cinquantaine qui n'est pas toujours simple à aborder. C'est l'heure des bilans, questionnements, renoncements voire des virages à 180 degrés..

Une lecture très agréable.

L'avis de Keisha

Merci aux Editions Albin Michel

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 20:41
Mars 2016 - 152 pages
Mars 2016 - 152 pages

"Une nuit, il a choisi de se donner la mort, au premier étage de votre maison". Au matin, à huit heures avec ton père tu l'as trouvé".

J'ai ouvert "Nuit de septembre" un soir, avec l'idée d'en lire quelques pages pour apprivoiser le sujet et je l'ai lu d'une traite, oubliant la télévision allumée et le monde autour de moi. Je n'ai pas écrit mon billet immédiatement, tétanisée par la crainte de pas y arriver. Je ne vous cache pas que j'ai craint également de vous effrayer à la seule évocation du sujet..

De l'avant et du pourquoi nous ne saurons rien. Ce n'est pas vers le passé que se tourne Angélique, elle tente de vivre le moment présent. Comment continuer à vivre après un choc aussi violent, une perte aussi cruelle ? C'est ce qu'elle nous raconte dans ce très beau récit, tout sauf morbide. C'est vers la vie qu'elle nous entraîne, sans aigreur ni colère. Elle n'en veut à personne et cherche le réconfort auprès de tous : "Tu ne veux pas du silence, du secret. C'est d'abord un refus. Tu veux du mot. Et puis encore une fois, tu veux qu'on t'aide à porter. A tes épaules, d'autres épaules, à tes mains, d'autres mains prolongées d'autres bras. Qu'on t'accompagne. Qu'on soit plusieurs, c'est ça. Une troupe. Une mer."

Les jours passent et la vie s'impose timidement. L'aide et le réconfort viennent bien-sûr des humains, même s'il arrive qu'ils se montrent maladroits. Il est difficile de consoler celui a perdu un proche, qui plus est un enfant. Parfois, c'est la nature qui vient à la rescousse. Dans le cas d'Angélique, les arbres jouent un rôle important : les regarder, les toucher, les humer. Il y a aussi les objets du quotidien, ceux qui rassurent par leur présence immuable ou encore la musique, qui fait couler les larmes qui soulagent. Il y a eu aussi le bon vieux chat qui a offert avec sa mort, les gestes empêchés.

Ceux qui connaissent l'écriture d'Angélique Villeneuve retrouveront avec bonheur la délicatesse de son écriture, la précision et la justesse de ses mots. Elle aurait pu dire "je", elle dit "tu". J'imagine que ce "tu" lui a permis de mettre un peu à distance la mère chavirée pour laisser de la place à l'écrivain. Ce livre est triste bien-entendu, comment pourrait-il en être autrement ? Pourtant, ceux qui l'ont lu s'accordent à dire qu'ils sont sortis de cette lecture apaisés. Le lecteur et l'auteur se consolent mutuellement de cette mort qui fait partie de nos vies à tous.

"Depuis, à voix basse, tu lui parles. Tu lui demandes s’il se souvient.
La mer étale à huit heures du soir, les talus hérissés d’iris, les pierres de la cour tièdes sous la peau du pied, les filles dont les yeux sourient, toutes les choses belles et la lande silencieuse.
Tu espères tant qu’il est parti gonflé d’elles. Mais comme tu n’es pas sûre qu’en aide, en ailes, ces choses lui soient venues cette nuit-là, tu les lui donnes par la pensée, la
respiration, le murmure".

Merci Angélique.

Les avis de Clara - Cathulu - Gwenaelle

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 00:37
Audiolib 2016 - 1 h 27 - lu par Grégory Gadeboix
Audiolib 2016 - 1 h 27 - lu par Grégory Gadeboix

"Je me demande ce qui est le pire : ne pas savoir qui on est et être heureux, ou devenir qui l'on a toujours voulu être et se sentir seul".

"Des fleurs pour Algernon" a été écrit en 1959 par Daniel Keyes (1927-2014). La nouvelle a été publiée dans le monde entier mais j'avoue que je n'en avais pas entendu parler avant de la découvrir dans la sélection Prix Audiolib 2016. En lisant le résumé, j'ai douté que ce livre audio puisse me plaire, sans parler de sa couverture, peu engageante à mes yeux (j'ai la phobie des souris). C'est pour en être débarrassée que j'ai commencé la sélection par cette lecture. La surprise a été totale car j'ai dévoré cette histoire à laquelle je ne ferai qu'un seul reproche, elle est trop courte

Le héros de cette nouvelle s'appelle Charlie Gordon. Il est un peu simple d'esprit mais très volontaire. Son rêve est de devenir intelligent et rien ne lui fait peur pour y parvenir. C'est ainsi qu'il accepte d'être le cobaye d'une expérience menée par deux scientifiques. Une souris nommée Algernon a subi l'expérience juste avant lui. La métamorphose tant espérée se produit pour Charlie mais va t'elle le rendre heureux ? Vous le saurez en lisant cette nouvelle.

Cette histoire nous fait réfléchir au lien qui existe (ou pas) entre bonheur et Intelligence. Charlie est très attachant et c'est le cœur serré qu'on le voit subir la méchanceté humaine. Si l'histoire est intéressante, l'interprétation l'est plus encore. N'ayons pas peur des mots, elle est même magistrale. La voix et l’intonation de l'acteur suivent l'évolution de Charlie et c'est assez stupéfiant. Il convient de signaler que Grégory Gadebois a obtenu le prix du meilleur comédien en 2014 pour l'adaptation théâtrale de ce texte.

Une belle surprise !

Les avis des copines qui participent au prix : Saxaoul - Meuraie - A propos de livres - Enna - Sandrine

Des fleurs pour Algernon - Daniel Keyes (audio)

Lu dans le cadre du Prix Audiolib

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 00:43
Traduit de l'américain par Isabelle Stoianov - lu par Cachou Kirsch - 11 h 35
Traduit de l'américain par Isabelle Stoianov - lu par Cachou Kirsch - 11 h 35

D'après une enquête réalisée aux Etats-Unis en 1990 sur les livres qui ont changé la vie de leurs lecteurs, "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" arriverait en seconde position après la bible. Il a été publié en 1960 au cœur de la lutte pour les droits civiques des noirs américains.

Scout nous raconte trois années de son enfance dans une petite ville d'Alabama, au sud des Etats-Unis. A l'époque du récit, elle vit avec son père, Atticus Finch, et son frère Jem, un peu plus âgé qu'elle. Leur mère est décédée. Atticus, homme intègre et d'une grande tolérance, tente d'enseigner à ses enfants les valeurs auxquelles il croit, dans une ville où les habitants sont bourrés de préjugés. L'exercice de son métier l'amène à être nommé commis d'office pour défendre un noir accusé d'avoir violé une blanche. Les mentalités et le racisme sont tels dans la ville, que Scout et son frère sont montrés du doigt dans tout le village comme étant les enfants de « l'ami des nègres ».

Dans la première partie, l'histoire se met en place. Le temps s'écoule doucement, peut-être un peu trop pour les lecteurs. Cela dit, le récit de la jeune Scout ne manque pas de piment et nous fait passer le temps très agréablement. La deuxième partie, plus dynamique, est consacrée principalement à la période du procès. Nous vivons au rythme de l’événement qui déchaîne les passions dans la ville de Maycomb. Atticus Finch n'exclue pas ses enfants du procès, ce serait de toute façon impossible vu son retentissement dans la ville. Propulsés prématurément dans le monde des adultes, la vie des enfants bascule.

Ce livre est pour moi une relecture. Je me souvenais bien des deux premières parties mais j'avais plus ou moins oublié le dénouement, qui relie adroitement les deux parties. Les enfants reçoivent une ultime leçon de tolérance et d'humilité.

Le contexte culturel et historique de cette histoire est passionnant mais ce qui a surtout retenu mon attention à la relecture, c'est l'éducation des enfants. Quel père merveilleux, cet Atticus Finch et quel homme exemplaire.

La version audio est réussie. Cachou Kirsch (dont j'avais apprécié la lecture du "goût des pépins de pommes") a un timbre de voix qui colle bien avec la jeunesse de la narratrice. Elle utilise l'accent des noirs américains quand ces derniers s'expriment, rendant plus vivant encore le récit.

Une belle interprétation audio du roman culte d'Harper Lee.

Une lecture commune avec Enna (Je crois qu'elle a aimé...)

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee (audio)

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2016

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 20:32
Ecoutons un livre au mois de mars

Pour le 16 mars, le thème proposé (mais non imposé) pour "Ecoutons un livre" était le suivant : "un livre écrit au 20ème siècle ou/et qui se passe au 20ème siècle"

Voici ce que nous avons écouté :

Vive les bêtises : Sabatotage amoureux - Amélie Notomb

Manika : au revoir là-haut - Pierre Le Maître

Géraldine : La petite communiste - Lola Lafon

Sylvie et Enna : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

Enna : si c'est un homme - Primo Levi

Saxaoul : Millenium 4 - David Lagercrantz

Sandrine : Des fleurs pour Algernon - Daniel Keyes

Pour le mois d'avril, nous écouterons de préférence un livre qui se passe dans une ville ou sa banlieue.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 00:55
La fille du train - Paula Hawkins (audio)

Matin et soir, Rachel prend le train pour aller à Londres. Durant ces deux heures de trajet (aller et retour), la jeune femme regarde, par la vitre, les maisons qui défilent devant ses yeux. L'une d'entre elles attire particulièrement son regard. Un jeune couple y habite, il a l'air heureux. Rachel idéalise leur vie commune et s'amuse à donner des noms à chacun d'eux. Ils seront pour elle Jason et Jess. Un jour, Rachel surprend Jess en train d'embrasser un autre homme que Jason. Elle en est toute remuée pour ne pas dire scandalisée. Quelques jours plus tard, quelle n'est pas sa surprise de découvrir dans les journaux que Jess (qui s'appelle en fait Megan) a disparu mystérieusement et que son entourage est très inquiet. Rachel, dont la vie est d'un vide abyssal, se passionne pour ce fait divers et finit par y mettre son grain de sel.

Tour à tour, trois femmes prennent la parole et donnent leur point de vue sur l'affaire. Il y Rachel et Megan, déjà citées, mais aussi Anna. Cette dernière est la voisine de Megan et la nouvelle compagne de l'ex-mari de Rachel. Ce que je ne vous ai pas encre dit, et qui a son importance, c'est que Rachel est alcoolique.

Bien souvent, en fermant la dernière page d'un thriller je me dis en soupirant : "tout ça pour ça ?". Cela n'a pas été le cas pour "La fille du train" car j'ai trouvé l'histoire assez passionnante.

L'étude de la personnalité de Rachel et de son addiction à l'alcool apportent un plus à l'histoire. Nous comprenons, à la fin du roman, ce qui a amené Rachel à boire et surtout ce qui l'a empêchée de sortir de cette addiction. Cet aspect du roman m'a intéressée. Je dois dire par ailleurs que j'ai trouvé Rachel particulièrement attachante.

L'alternance des points de vue, marquée par les différents voix féminines, rythme bien le roman. Le format audio est tout à fait adapté à cette histoire.

Voilà un thriller totalement addictif qu'il est difficile de lâcher une fois commencé.

Une lecture commune avec Estelle (allons voir ce qu'elle en pense !)

Les avis de Sandrine - Meuraie

La fille du train - Paula Hawkins (audio)

Ecouté dans le cadre du Prix Audiolib 2016

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 00:43
D'après le roman de Saphia Azzeddine - Futuropolis - 86 pages - 2015
D'après le roman de Saphia Azzeddine - Futuropolis - 86 pages - 2015

Sur la première page, nous découvrons une ferme perdue au milieu des montagnes marocaines Deux bulles annoncent la couleur : "Tafafilt, c'est la mort" - "Et pourtant j'y suis née".

La narratrice, Djara, est une jeune bergère de 16 ans. Délurée, elle offre son corps à un commerçant de passage contre des yaourts,des chewing-gum et des gâteaux. Elle sait que ce qu'elle fait n'est pas très "Haram" mais espère qu'Allah ne la voit pas, vu que son village est loin de tout. Un jour, une valise Dior tombe du bus qui traverse le hameau. Dedans, les vêtements "européens" d'une jeune fille dans le vent. Quelle aubaine pour Djara !

Quand elle se trouve enceinte, ses parents la jette dehors. Elle prend le bus (avec la valise, bien sûr !) et se rend dans la ville la plus proche. Pour gagner sa vie, elle vend son corps. Elle n'est pas malheureuse car son rêve était de quitter la maison. Elle est gaie, insouciante et ne semble pas affectée quand il lui faut accoucher dehors et laisser son bébé... sur le pavé. Quand elle change de travail pour faire le ménage dans une maison bourgeoise, elle doit se soumettre aux désirs du fils du maître des lieux. Une perche finira heureusement par lui être tendue..

Certaines scènes sont assez crues voire révoltantes mais l'humour est toujours présent et les couleurs chaudes adoucissent un peu les choses. Djara est drôle et attachante. Bien souvent, on lui manque de respect mais ça lui passe au-dessus. Elle est libre et fière de l'être. Même si cette liberté est chère payée, elle considère que c'est toujours mieux que d'être soumise à son père dans "le trou du cul du monde".

Ses réflexions sur la religion sont lucides et réalistes. Elle prie souvent Allah et s'excuse pour ce qu'elle fait. Elle espère qu'Allah lui pardonne car elle ne fait de mal à personne, sinon à elle-même : "Allah, si j'étais née dans une famille bien, dans une ville bien, avec une éducation bien, j'aurais forcément été une fille bien».

Voilà une BD qu'on a assez peu vu sur les blogs me semble t'il, à tort car c'est très bien !

Confidences à Allah - Marie Avril et Eddy Simon (BD)
Confidences à Allah - Marie Avril et Eddy Simon (BD)

La BD de la semaine, aujoud'hui, c'est chez Stephie !

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 00:01
De Noel 2016 - traduit de l'anglais par Marie-Claire Clévy - 318 pages
De Noel 2016 - traduit de l'anglais par Marie-Claire Clévy - 318 pages

Quelques temps après la mort de Sara, ses enfants Louise et Nigel se retrouvent dans la maison où vivait leur mère. Dans cette demeure campagnarde, Patrick, l'homme qui partageait la vie de Sara, vit désormais seul. Les deux enfants (désormais adultes et devenus parents) ont des motivations différentes : Nigel voudrait récupérer la maison (légalement, elle appartient à leur mère) alors que Louise voudrait en savoir plus sur cette mère qui a quitté le domicile quand ils étaient enfants. Sara les a quittés pour suivre Patrick, qui est devenu un vieil homme peu aimable et colérique. On peut comprendre toutefois qu'il se sente envahi car Louise et Nigel ne sont pas venus seuls, mais avec leur famille. Cela fait du monde dans la maison même si certains dorment à l'hôtel. Et puis surtout, Patrick voudrait profiter seul de Mia, la jeune fille qui l'aide à mettre de l'ordre dans ses papiers et qui loge elle-aussi dans la maison...

C'est une histoire de famille, vous l'aurez compris. Il n'y a pas de grand secret à découvrir, juste quelques révélations sur la nature des relations entre Sara et Patrick. Il est difficile de s'attacher aux personnages, aucun n'est vraiment sympathique. Louise est un peu moins détestable que les autres. Elle a au moins le mérite de s'intéresser vraiment à celle qui les réunit tous, Sara. Dans ce huis-clos familial assez froid, la présence de la jeune Mia apporte un peu de piment mais cela ne suffit pas à rendre la lecture captivante.

J'ai lu ce roman sans déplaisir, mais il m'a laissée sur ma faim.

Lu dans le cadre d'un partenariat avec Denoel.

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 00:06

Les editions Noir sur Blanc 2016 - 196 pages

"Je n’ai qu’un peu de beauté à offrir au monde, celle du tremblement d’une flamme dans la nuit. Peut-être est-ce dérisoire, mais c’est mon seul talent. Je ne veux plus peindre à la lumière du jour, qui ne sait éclairer que terreur et désolation. C’est au creux de mon atelier, dans ce refuge, que je cherche à donner vie à cette lumière qui m’appelle et m’accompagne.".

Comme dans "Les heures silencieuses" (le premier roman de Gaëlle Josse), c'est un tableau qui marque le point de départ de l'histoire ou plus exactement des deux histoires qui constituent "L'ombre de nos nuits". La première histoire commence en 1639, année de la création, par Georges de La Tour, de son célèbre "Saint Sébastien soigné par Irène". Au centre du tableau, une jeune femme soigne un blessé. La lumière éclaire son visage. Le modèle n'est autre que Claude, la fille de l'artiste. C'est du moins ce qu'imagine Gaëlle Josse. Le calme et la dévotion se lisent sur le visage de la jeune fille. Elle a aimé un homme, elle y pense en posant pour ce tableau. Son père n'est pas au courant de cette histoire. Il ne songe pas à ce que sa fille a dans la tête, il est concentré sur la toile qu'il ambitionne de vendre au roi. Dans la pièce, il y a aussi son fils, qui l'aide maladroitement dans son travail et Laurent, l'apprenti, qui aime Claude en secret...

En alternance avec cette histoire, Gaëlle Josse nous en propose une autre. Celle d'une femme qui visite le musée de Rouen où se trouve aujourd'hui le tableau de Georges de La Tour. Nous sommes au printemps 2014. La femme dont il est question, assise face au tableau, songe à l'histoire d'amour à sens unique dont elle a eu mille peines à guérir. En admirant le tableau de George De La Tour, elle laisse libre cours à ses pensées et nous les partageons..

"Comment un peintre aborde-t-il un sujet ? Comme un nouvel amour ? Collision frontale ou lente infusion ? La claque ou la pieuvre ? Le choc ou la capillarité ? Plein soleil ou clair-obscur ? Toi, tu m’avais éblouie. Ensuite, je me suis aveuglée".

J'aime beaucoup les histoires dont le point de départ est un tableau. J'ai particulièrement apprécié celle-ci, plus encore, peut-être que "les heures silencieuses". Pendant ma lecture, j'avais une préférence pour l'histoire se déroulant en 1639 mais au final j'ai aimé l'intégralité du roman. L'histoire de la femme amoureuse a simplement mis un peu plus de temps à m'atteindre mais elle y est parvenue.

Le lien entre les deux histoires est subtil et ténu. C'est un jeu d'ombres et de lumières qui se répondent grâce à la magie de l'écriture de Gaëlle Josse, une écriture sublime et délicate dont je ne me lasse pas.

Le très beau billet du Petit carré jaune

Un petit bijou.

Lu dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio. (une très bonne pioche !)

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