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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 23:36

Editions POL août 2014 - 640 pages

Depuis quelques années, je lis systématiquement, à leur sortie, les livres d'Emmanuel Carrère. Sur n'importe quel thème, il réussit à m'embarquer. J'aime sa façon de créer une intimité avec le lecteur. Quand il parle des autres, il n'est jamais bien loin, intervenant pour donner son point de vue ou raconter une anecdote sur sa propre vie. "Le royaume" ne fait pas exception et si j'ai quelques réserves, elles n'ont pas gâché mon plaisir de lecture.

J'ai passé quinze jours sur ce pavé de plus de 600 pages. Je ne vous dirai pas que cela a été une lecture facile. Le sujet est ardu. Parfois, il me fallait reposer l'ouvrage pour "digérer" ce que je venais de lire.  Je n'ai pas une très grande culture religieuse et j'ai dû faire quelques recherches pour éclairer certains points qui me semblaient obscurs. Certains le restent encore. Pour bien faire, il faudrait que je le relise en entier, à la lumière que ce que j'ai appris depuis mais je ne m'en sens pas le courage. Si une version audio venait à sortir, en revanche, je me précipiterais pour l'écouter car je suis persuadée qu'une deuxième lecture m'apporterait autant que la première.

La première partie est totalement consacrée à un épisode qui a fortement marqué la vie d'Emmanuel Carrère : les trois années durant lesquelles il a été un fervent adepte du christianisme. Et quand je dis fervent, je n'exagère pas. Il allait tous les jours à la messe et consacrait au moins une heure par jour à commenter les évangiles. Il évoque l'importance, dans son cheminement, de sa marraine, très croyante, qui lui a fait rencontrer celui qui est devenu son meilleur ami et avec lequel il a pu échanger longuement sur sa foi. Il s'interroge aujourd'hui sur ce qui l'a amené à la croyance : la dépression, le besoin de se trouver un refuge ? Il s'interroge sur ce qui porte des personnes à l'esprit cartésien à croire en quelque chose d'aussi invraisemblable que la résurrection, par exemple.

 Cette première partie est la plus facile à lire. On est dans le ton des précédents ouvrages de Carrère avec les petites touches d'humour et d'autodérision qui le caractérisent. Un exemple : "Tout peut arriver, y compris que l'égocentrique et moqueur Emmanuel Carrère se mette à parler de Jésus, avec cette bouche en cul-de-poule qu'on est obligé de faire pour émettre la seconde syllabe (essayez de dire zu autrement), et qui, même au temps de ma plus grande dévotion, m'a toujours rendu ce nom vaguement obscène à prononcer."  Les passages où il illustre sa volonté de se conduire en chrétien, envers et contre tout, sont assez truculents. Je pense à l'épisode de la baby-sitter, pour ceux qui ont lu l'ouvrage.

Les trois autres parties sont consacrées aux débuts du christianisme. Je ne vais pas vous résumer les plus de six cent pages de l'ouvrage, c'est impossible et j'en serai bien incapable. Je vais tenter de vous livrer succinctement ce que j'en ai retenu. J'espère ne pas faire d'erreurs car je n'ai pas pris de notes durant ma lecture. 

Dans la deuxième partie, Emmanuel Carrère évoque longuement la communauté créée par l'apôtre Paul de Tarse. Paul ne faisait pas partie des premiers compagnons de Jésus. Ce dernier lui est apparu après sa résurrection, sur le chemin de Damas. Paul avait la particularité de convertir les "gentils"(non juifs) alors que, jusqu'ici, les apôtres ne s'adressaient qu'aux juifs. Paul disait à ses convertis que la fin du monde était imminente, que Jésus Christ reviendrait sur terre pour le jugement dernier, que tous y assisteraient. Les gens ont commencé à mourir autour de lui sans le que Christ ne réapparaisse mais les gens n'ont pas perdu la foi pour autant. L'histoire du christianisme était en marche...

Dans la troisième partie nous est contée la vie de Luc, compagnon de route de Paul et l'un des plus grands évangélistes du nouveau testament. On sent qu'Emmanuel Carrère a une certaine affection pour Luc, on pourrait même dire qu'il se montre assez complaisant vis-à-vis de lui, lui pardonnant ses petits arrangements avec l'histoire. Il le présente comme un romancier, plus que comme un croyant. 

Dans la quatrième partie appelée l'enquête, Emmanuel Carrère compare les différents évangiles, tente de se faire une idée de la personnalité de Jésus et surtout de ses disciples. Il tente de démêler le vraisemblable et ce qui ne l'est pas. J'ai trouvé sa démarche passionnante même si de temps en temps, il m'a perdu en route. 

Tout au long de son roman, Emmanuel Carrère réfléchit aux valeurs du Christianisme, à l'inversion des valeurs proposée par cette religion. Il cite notamment cette phrase : les premiers (sur terre) seront les derniers (devant dieu). Cette inversion des valeurs est parfois poussée à l'extrême. Il prend comme exemple la très injuste parabole du fils prodigue. L'écrivain réfléchit aussi à ce que serait un monde où l'on appliquerait à la lettre le message de Jésus. Il en conclut qu'un tel monde ne pourrait pas fonctionner mais il pense toutefois qu'il y a quelque chose à tirer de cette religion, un code de conduite toujours valable aujourd'hui. Sans être croyant, il adhère, d'une certaine façon à ce "royaume" évoqué par Jésus. 

Ce qui m'a passionnée également, c'est le contexte historique, relaté par Emmanuel Carrère avec une pédagogie un peu farfelue, parfois. Je dois avouer que certaines comparaisons avec notre époque m'ont agacée. Emmanuel n'est pas à un anachronisme près dans ce livre. Je vous ai dit au début de mon billet que j'avais quelques bémols à émettre. Je viens de vous en citer un mais celui que je placerai en tout premier concerne l'épisode érotique glissé par Emmanuel son récit et dont il aurait franchement pu se passer. Mais bon, je lui pardonne cet égarement .

Désolée pour la longueur de ce billet mais il y a tant à dire sur "Le royaume". 

Coup de coeur ou pas ?  je ne n'en suis pas loin, assurément.

D'autres avis (partagés) : L'irrégulière - Eva - valérie - laure

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6/6

 

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 23:36

 

Photo : [PRIXAUDIOLIB2014] Nous sommes ravis de vous annoncer le lauréat du Prix Audiolib 2014 ... Le Prix Audiolib 2014 est attribué à "L’Extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea" de Romain Puértolas lu par Dominique Pinon ! Bravo à tous ceux qui ont donné vie à ce livre audio et un très GRAND merci à notre exceptionnel jury de blogueurs et à tous ceux qui ont soutenu ce titre ! Ecoutez-en dès maintenant un extrait >> http://bit.ly/1wtevuG

Lundi soir, j'ai pu participer à la remise du Prix Audiolib grâce à un grand coup de chance : une formation à PARIS le lendemain. En sortant du train, je me suis rendue au Bistrot du Peintre, où j'avais rendez-vous avec Valérie. Vers 19 heures, après avoir papoté une bonne heure, nous avons rejoint les locaux de Radio Nova où avait lieu la Remise du Prix.

Valérie, certaine que le gagnant serait Pierre Lemaître, avait réussi à me convaincre. Quand j'ai aperçu Dominique Pinon, avec dans la main "L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA", j'ai compris que la piste de Valérie était foireuse (Dominique Pinon est l'excellent lecteur du Fakir..). Valérie, si un jour tu cherches une reconversion, ne va pas taper à la porte de Cormaran Stike, tu ne lui seras d'aucune utilité.

Après une grosse petite déception, nous avons repris du poil de la bête en découvrant le beau sourire de Chloé, notre contact chez Audiolib (c'est vrai qu'elle a un beau sourire, je ne fayote pas).

Nous avons fait la connaissance d'Emma et de Leiloona, puis nous avons assisté à la remise du Prix. Romain Puértolas (l'auteur) et Dominique Pinon (le lecteur) ont reçu leur prix de la main de Valérie Levy-Soussan, la directrice d'AUDIOLIB (que Chloé nous a gentiment présentée par la suite).

Après ces émotions, nous avons pu fêter la victoire du Fakir avec un verre de champagne et nous jeter sur déguster avec modération le délicieux buffet, tout en papotant. Julien Châtelet (lecteur de plusieurs livres audio) est venu nous saluer. Il nous a confié qu'il venait régulièrement lire nos billets. Nous l'avons trouvé très sympathique. Nous avons également aperçu, dans la foule, Fédéor Atkine (le formidable lecteur du 4ème mur) mais il était très entouré, nous n'avons pas pu lui parler.

Ainsi s'est terminée mon expérience de jury du Prix Audiolib 2014 (snif snif). Enfin pas tout à fait car Valérie et son mari m'ont très gentiment déposée à Rueil-Malmaison, où je passais la nuit chez mon fils. Nous avons donc pu faire, en voiture, un petit débriefing de la soirée.

Mes deux livres favoris pour ce prix étaient "le quatrième mur" de Sorj Chalandon (lu par Fédéor Atkine) et "Au revoir là-haut" de Pierre Lemaître (lu par lui-même). Mais je me réjouis pour le gagnant, qui a trouvé son public. 

Vous voulez avoir une petite idée du prix et de la soirée ? Regardez donc ! 

On me voit de loin et de dos (ne pouffe pas de rire Canel) mais en revanche, vous verrez très bien Valérie qui a été interviewée et qui se débrouille comme une chef.

 

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 23:22

 

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   Lu par Raphaèle Moussafir -Lire dans le noir - 1 heures 45

Toute une palette d'émotions se joue dans ce court texte centré sur les visites de Rachel, garçon manqué d'une petite dizaine d'années, chez sa "psy", Madame Trébla. Au début des entretiens avec Madame Trébla, Rachel est un peu sur ses gardes mais peu à peu elle se lâche et se met à lui raconter sa vie : les déboires avec les copines, la mère surprotectrice, les relations houleuses avec l'institutrice, le père juif rescapé des camps... Tout y passe et Rachel arrive à nous faire rire même quand, parfois, on devrait plutôt grincer des dents. Pour ce qui connaissent "Le petit Nicolas" (tout le monde, je suppose), on est dans le même registre, en plus grave sur la fin. 

Avant d'être un roman, "Du vent dans mes mollets" était un spectacle. Le passage à la lecture audio s'imposait et il est vraiment très réussi. Pour vous dire, je l'ai écouté trois fois (et je serais bien capable de l'écouter une quatrième). Raphael Moussafir donne vie aux différents personnages en changeant de voix. Certaines interprétations sont à mourir de rire (celle de l'institutrice par exemple). J'ai beaucoup aimé aussi la blague téléphonique à cette malchanceuse Madame Courtecuisse (ceux qui connaissent le texte me comprendront).

Un film a été tiré du roman. J'ai visionné la bande annonce et j'ai été très déçue par la voix de Rachèle, très différente de celle du livre Audio. Quant à la petite fille qui joue dans le film, elle ne correspond en rien non plus à la Rachèle que je me suis imaginée. Je ferai donc l'impasse sur le film.

Raphaëlle Moussafir lit Du vent dans mes mollets au Salon du livre le mardi 17 mars (photo : Micka PERIER).Un régal, ce livre audio !

Merci Eva pour le prêt !

L'avis de Sandrine - Eva

 

Le 16 du mois, c'est le rendez-vous de "écoutons un livre" chez Valérie. Un thème est proposé, que l'on peut suivre (ou non). Ce mois-ci, c'était "écoutons un classique". J'ai tout faux mais j'essayerai de faire mieux la prochaine fois. Il s'agira d'écouter un livre raconté à la première personne.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 23:27

Thélème - 2014 6 h 10 (Actes Sud 2013)

“Je vais te faire embaucher au Betrieb. La couture, c’est mieux pour toi. Le rythme est soutenu mais tu es assise. D’accord ?
– Je ne sais pas.
– Si tu dis oui c’est notre enfant. Le tien et le mien. Et je te laisserai pas.
Mila se retourne :
– Pourquoi tu fais ça ? Qu’est-ce que tu veux ?
– La même chose que toi. Une raison de vivre.”

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, des femmes ont mis au monde des enfants, au camp de concentration de Ravensbrück, en 1944. La plupart de ces bébés mouraient avant l'âge de trois mois, en dépit des efforts de leur mère pour les maintenir en vie. Valentine Goby a rencontré deux de ces enfants, des miraculés, ainsi qu'une mère de Ravensbrück. Elle a pu échanger également avec celle qui fut la puéricultrice de la Kinderzimmer (qui veut dire : la chambre des enfants, en allemand). Grâce à ces témoignages et à son formidable talent de conteuse, Valentine Goby a écrit ce beau roman à la fois terrible et lumineux : "Kinderzimmer".

Au tout début de l'histoire, nous faisons la connaissance d'une jeune femme, Mila, déportée politique. Elle est enceinte mais refoule l'idée inconcevable de mettre un enfant au monde dans ce lieu. Au fur et à mesure que la grossesse avance, il lui faut faire face à cette réalité : la "chose" qu'elle a en elle devra sortir un jour. Mila commence donc à chercher, sans succès, des femmes enceintes ou des bébés dans le camp. Elle s'accroche à la vie, tant bien que mal, encouragée par quelques femmes dont elle est proche. Des femmes qui la soutiendront jusqu'au bout de l'aventure. Car l'enfant naîtra... 

Je ne vous en dirai pas plus sur ce qu'il adviendra de Mila et de son enfant mais sachez que dans l'horreur des camps de concentration il y a eu quelques parenthèses d'humanité. Que des femmes se sont mobilisées pour perpétrer la vie, même si cette vie ne devait durer que trois mois. En menant ce combat elles résistaient à leur façon à la barbarie nazie.

Si ce n'est déjà fait, lisez-ce livre (ou écoutez-le), vous ne le regretterez pas.

La version audio est lue par la voix douce et jeune de Pauline Huruguen. Je l'ai écoutée par courtes séances car c'est tellement fort que j'avais besoin de faire des pauses régulièrement.

Je vous laisse avec Valentine Goby qui apporte des éclaircissements sur la genèse de son livre.

      Ce livre dans le cadre du challenge "Les anciens sont de sortie", chez Stephie 

les anciens sont de sortie 1/ ?

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 09:17

crédit photo : http://timemanagementninja.com/2012/02/21-ways-to-define-a-positive-attitude/

Taguée par la très sympathique Philisine,  je dois vous donner trois choses positives de ma journée, trois jours de suite. Aujourd'hui, je vous parle de ma journée d'hier.


1- c'est plus facile d'être positif le dimanche, je le conçois, mais il y a des gens qui arrivent à se pourrir la vie tous les jours de la semaine ! (c'est très rarement mon cas)

Hier matin, j'ai commencé ma journée comme la veille : en bouquinant. Puis, j'ai pris connaissance des billets de la lecture commune du "royaume" via mon smartphone (toujours au lit). Je me suis régalée en lisant les différents billets, très intéressants, avec des avis très partagés (ce que j'aime particulièrement).

2 - La bonne surprise de la journée : le temps. Pour un 5 octobre, exceptionnel ! Nous avons déjeuné sur la terrasse . Je connais quelques grincheux qui ne vont pas me croire (si, si, en Bretagne !).

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3 - L'après-midi rien de tel qu'une bonne balade sous le soleil pour regonfler les batteries. Vous allez me dire, difficile d'être négatif dans ces conditions  (si, si, en pensant au lundi. Mais bon, ça va, j'ai réussi à l'oublier ce fichu lundi).

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 Philisine m'a fait remarquer que je n'avais tagué qu'une seule personne. Je propose donc à Valérie et Sandrine de s'y coller.

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 16:18

crédit photo : http://helpingsinglemoms.blogspot.fr/2013/07/unearth-your-positive-attitude.html

Taguée par la très sympathique Philisine,  je dois vous donner trois choses positives de ma journée, trois jours de suite. Hier, je vous parlais de ma journée de vendredi. Aujourd'hui, voici celle d'hier.

 

1 - j'ai commencé ma journée en lisant une grosse heure dans mon lit (tout en prenant ma première tasse de café). C'est mon luxe du week-end.

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2 - Vers midi, j'ai relevé le courrier. Chouette un livre ! (opération masse critique de Babelio)

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3 - J'ai (presque) fini la journée dans une crêperie.

Voici le dessert (crêpe praline, raisin blanc, chocolat blanc)

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A demain pour ma journée de dimanche !

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 12:36

image captée sur le site http://www.patrickfontaine.org/tag/bonheur/

Taguée par la très sympathique Philisine,  je dois vous donner trois choses positives de ma journée, trois jours de suite.

Je commence donc par la journée d'hier :

1 - Regarder ma montre à 17 h 45 et me dire : "chouette, c'est presque le week-end !". Oublier bien vite que la semaine prochaine sera très chargée au niveau professionnel en me rappelant que mardi soir, ce sera la réunion de rentrée du comité de lecture auquel je participe. 

2 - Finir mes courses en me disant "chouette, une bonne chose de faite" (en oubliant qu'il va falloir vider les six sacs en rentrant). 

3 - Ecouter "les Bibliomaniacs" en rangeant les courses en question (joindre l'utile à l'agréable, une bonne façon d'être positif). Les bibliomaniacs est une émission littéraire animée par de jeunes blogueuses passionnées et passionnantes, construite sur le modèle de l'émission  " Le Masque et le plume". Bravo les filles !

Bibliomaniacs

J'ai toujours du mal à taguer quelqu'un, ne voulant mettre personne dans l'embarras. Peut-être que Galéa (la grande looseuse de la blogo ) serait intéressée ?

 

A demain pour la suite ?

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 23:29

 

Robert Laffont - Avril 2014 - 224 pages

Quelques mots d'un petit roman lu pendant les vacances :

Deux amis d'enfance se retrouvent par hasard et décident de s'offrir une escapade de quelques jours pour remonter le fil du temps et se raconter leurs vies. Leur chemin les mène tout d'abord, par le plus grand des hasards, dans le château d'une vieille dame excentrique qui leur donne une petite leçon de vie. Puis ils reprennent la route où d'autres surprises les attendent. Au terme d'un périple rocambolesque, après avoir accepté de lâcher prise et de prendre la vie comme elle vient, chacun va trouver la voie du bonheur.

De l'auteur, je gardais un bon souvenir de "l'homme de septembre" et j'attendais l'occasion de retrouver sa plume mais j'avoue que cette fois, j'ai été déçue. J'aime bien la philosophie de vie que nous propose l'auteur, empreinte d'optimisme et de de sagesse, les personnages sont chaleureux et sympathiques, mais l'histoire est vraiment trop gentillette à mon goût. 

Vite lu et trop vite oublié.

Les avis de Leiloona et Aifelle (plus enthousiastes que le mien)

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 23:21

Albin Michel - 231 pages - août 2014

Ioan est un ancien photographe d'une soixantaine d'années, retiré au fin fond des Cévennes et bien décidé à y rester. Quand sa belle-fille l'appelle pour lui annoncer que son petit-fils de dix-sept ans, qu'il ne connait quasiment pas, s'est installé dans un squat de Barcelone et ne donne plus signe de vie, il décide de quitter les Cévennes pour partir à sa recherche. Retrouver Barcelone, c'est faire face à un passé qu'il a du mal à assumer et que l'on découvre au fil du roman. C'est aussi quitter sa solitude puisqu'il ne voit plus guère, depuis plusieurs années, que son voisin.

Je suis restée un peu extérieure à l'histoire pendant une bonne moitié du roman. J'ai eu quelques difficultés à cerner le personnage de Ioan, à m'y attacher. Mon intérêt pour le roman s'est éveillé avec la découverte d'un Barcelone que j'ai tenté d'imaginer. Il ne s'agit pas du Barcelone des cartes postales (bien qu'on y trouve des lieux fréquentés par les touristes). Le projecteur est braqué sur la population qui vit dans les squats, en marge de la société. En arrière-plan, la guerre d'Espagne, une guerre civile qui n'a pas fini de cicatriser ses plaies. Ioan fera un grand pas dans la cicatrisation des siennes. Il finira aussi par retrouver son petit-fils, quand il sera prêt à faire la paix avec son passé.

C'est un coup de coeur pour Saxaoul qui m'a donné envie de découvrir ce titre. Mon avis est plus mitigé, comme vous pouvez le constater. La deuxième partie a su capter mon attention mais pas suffisamment pour m'embarquer totalement.

Lu dans le cadre d'un partenariat avec Albin Michel, que je remercie pour la découverte.

 

Une lecture commune avec Valérie (allons voir son avis...)

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5/6 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 23:43

Actes Sud- Babel / Lemeac Editeur - 1998  

Avec "Volkswagen Blues", j'ai pris la route en compagnie de Jack. Personnage récurrent des romans de Poulin, il est écrivain. Bien vite, Jack s'est trouvé une compagne pour le suivre dans son voyage : il a pris en stop une jeune métisse "la grande sauterelle" Entre l'écrivain et la belle, le courant est passé immédiatement. C'est donc bien volontiers que la jeune femme a accepté de le suivre dans son long périple, le but du voyage étant de trouver le frère Jack, Théo. Les deux hommes se sont perdu de vue depuis bien longtemps.

Le voyage commence au Québec, dans la baie de Gaspé et finit à San Francisco, en empruntant la route des pionniers. Une carte, placée à la fin du roman (et que par chance j'ai repérée dès le départ), permet de situer les étapes de la traversée. Les voyageurs cherchent des indices qui les mettraient sur la trace du frère de Jack. Ils en profitent pour faire du tourisme, le long du Mississipi, sur la piste de l'Oregon. Ils s'intéressent à l'histoire des Etats-Unis, notamment à celle des pionniers.

Comme toujours chez Poulin, il est questions du rapport aux livres et des affres de l'écrivain. Jack est assez tourmenté dans ce roman, pour diverses raisons que l'on découvre au fil de l'histoire. La tendresse de la grande sauterelle atténue un peu son mal-être. Comme "la tournée d'automne", du même auteur, "Volkswagen blues" est un road-movie tranquille et fantaisiste qui m'a fait passer un très agréable moment. 

Quel bonheur de retrouver la plume de Jacques Poulin ! Vivement le prochain (j'en lis au moins un par an).


Lu dans le cadre de Québec en septembre

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