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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 23:00

Mercure de France - 2014 - 131 pages

 

L'histoire se passe à Venise, vous l'auriez deviné. Le personnage principal vient de prendre un poste de professeur de violon dans une famille fortunée. Son travail consiste à donner des cours particuliers au garçon de la famille. Ce professeur est quelqu'un de tourmenté, porteur d'une histoire familiale très lourde, que sa grand-mère lui a racontée pour qu'il la transmette lui-même. Malheureusement, les détails du récit se sont peu à peu envolés de sa mémoire. Par le dépaysement que lui apporte Venise, le professeur tente d'apaiser sa culpabilité, en se promenant dans la ville, en s'intéressant à d'autres histoires que la sienne.

Anne Revah décrit de façon assez subtile les déambulations de son personnage dans la ville. C'est cet aspect du roman que j'ai le plus apprécié. J'ai visité Venise il y a dix ans et j'avais adoré me perdre dans ses ruelles colorées pour déboucher sur des petites places pleines de charme. Depuis, je ne résiste pas aux romans qui se passent à Venise. Sur une chaise longue, dans le jardin, j'étais à Venise...

C'est un roman sur la mémoire, sur la culpabilité qui ronge un individu de l'intérieur, sur sa reconstruction. Malheureusement ces thèmes sont un peu survolés, tout comme celui de la shoah, qui supporte difficilement de passer au second plan s'il n'y a pas une histoire forte au premier plan. Dans "Quitter Venise", les personnages se croisent mais il ne se passe pas grand-chose entre eux.

La fin est ouverte, la dernière phrase est étonnante. D'une certaine façon, elle m'a déstabilisée. J'ai re-feuilleté l'ouvrage, étonnée d'avoir mis de côté si facilement un de mes questionnements du début. J'ai bien aimé me faire surprendre mais j'ai déploré une certaine lourdeur dans l'écriture, que j'ai attribué (ai-je raison ?) à cet exercice stylistique. Je ne peux pas en dire plus à ce sujet sous peine de spoiler. Par ailleurs, bien que le procédé soit intéressant, il ne constitue pas la raison d'être du roman.

Au final, mon avis est donc mitigé. J'ai aimé retrouver Venise mais je suis restée sur ma faim et je n'ai pas trouvé l'écriture aussi aboutie que dans les précédents romans de l'auteure, notamment Manhattan, son premier roman.

Les avis de Géraldine et de Leiloona (assez proches du mien)

Lu dans le cadre d'un partenariat avec Mercure de France, que je remercie pour l'envoi.

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 23:30

Durant l'été, avec l'idée de repérer des lectures pour la rentrée, j'ai écouté "les bonnes feuilles" sur France culture. L'émission, qui dure 20 minutes, commence par un extrait du livre dont il va être question (les premières pages), lu par l'auteur. Cette lecture est suivie d'un entretien assez général avec l'écrivain, mené par Augustin Trappenard et Sandrine Trainer. Au cours de l'entretien, un second extrait est lu. Les deux journalistes ne donnent pas leur opinion sur les oeuvres présentées. 

J'aime beaucoup lire audio mais j'ai trouvé l'écoute de certains extraits fastidieuse. Les auteurs ne sont pas forcément de bons conteurs. Par ailleurs, écouter un extrait sans rien savoir du livre que l'on écoute n'est pas évident, je trouve. Si je retente l'expérience l'an prochain, je lirai les résumés des livres auparavant.

Je n'ai eu beaucoup d'envies irrésistibles contrairement à ce que j'imaginais. Voici la liste des livres qui ont retenu mon attention, sachant que pour la plupart, ce sont des livres d'auteurs dont je connais au moins le nom. 

- L'enfant des marges - Frank Pavloff : la lecture par l'auteur est très moyenne mais F. Pavloff est l'auteur de Matin Brun et son nouveau livre se passe à Barcelone (deux bons points). D'après ce que j'ai compris, il est question des relations entre un petit fils et son grand-père.

- Le royaume - Emmanuel Carrère : Les extraits sont très convaincants, l'entretien avec l'auteur passionnant et c'est un de mes auteurs chouchous. J'ai aimé tout ce que j'ai lu de lui. Il a une façon très personnelle d'écrire ses romans, mélangeant fiction, réflexions personnelles et éléments autobiographiques. Dans cet opus il est question des débuts de la chrétienté. Je ne suis pas particulièrement attirée par le thème mais je ne l'étais pas non plus par le précédent "Limonov", pour lequel j'ai eu un coup de coeur. Le bémol : 640 pages (serai-je captivée jusqu'au bout ?)

Peine perdue - Olivier Adam : j'ai l'impression que cet auteur tourne un peu en rond, racontant toujours plus ou moins la même histoire. Mais comme cela fait un petit moment que je ne l'ai pas lu, si c'est un bon cru, pourquoi pas. L'histoire se passe en bord de mer, sur la côte d'Azur où une série de drames va se dérouler.

Mécanisme de survie en milieu hostile - Olivia Rosenthal : l'extrait m'a intrigué mais en lisant le résumé du livre après coup sur le site de France culture, je me demande si ce livre est vraiment pour moi : "un roman d’apprentissage, un thriller métaphysique, un récit d’épouvante ou un manuel d’exorcisme". Hum... Je n'ai jamais lu l'auteure mais j'ai  dans ma PAL "Que font les rennes après noel". Je ferais peut-être mieux de commencer par celui-là.

Fleur et sang - F. Valléjo : L'auteur évoque le destin croisé de deux chirurgiens (le premier du temps de Louis XIV, le second de nos jours). Voilà un moment que je veux lire cet auteur alors pourquoi pas avec celui-ci, bien que le thème de la médecine ne me passionne guère en général.

L'amour et les forêts - Eric Reinhadrt : il est question des relations entre un auteur et sa lectrice. Les extraits m'ont bien plu mais comme il est fait référence à son précédent roman "Cendrillon", que je n'ai pas lu, je me demande si c'est gênant ou pas. J'attends les premiers avis. 

Oona et Salinger - F. Beigbeder : J'ai beaucoup aimé les extraits et la façon dont Begbeder a présenté son livre. Et comme je sors tout juste de ma lecture de "Et devant moi le monde" où  Joyce Maynard présente sa relation avec Salinger, le sujet me m'intéresse. Et si j'en crois les avis lus ici ou là, il se pourrait bien que ce soit son meilleur roman. 

Un monde flambloyant  - Siri Hudsvedt : L'histoire se passe dans les milieux de l'art et traite de la création artistique. Le sujet me fait un peu peur mais j'avais tellement aimé "un été sans les hommes" que, si l'occasion se présente, je me laisserai certainement tentée.

Joseph - Marie-Hélène Lafon : j'aime beaucoup écouter cette auteure évoquer son amour des mots et de son Auvergne natale. Marie-Hélène Lafon me parait être quelqu'un de très authentique. Comme je ne suis jamais déçue par ses romans, il est probable que je lise celui-ci. Le personnage principal du roman s'appelle Joseph (d'où le titre), il est ouvrier agricole dans le Cantal.

Charlotte - David Foenkinos : Voilà un auteur que je lis toujours avec plaisir. Il sort cette fois de son registre habituel en écrivant un roman sur Charlotte Salomons, une artiste peintre morte en 1943 à Auschwitz. Ma crainte concernant ce livre concerne sa construction : un long poème narratif.

C'est Valérie qui m'a donné envie de faire ce petit débriefing de mon écoute des bonnes feuilles. Elle a fait un premier compte rendu (ici) et en fait un second (aujourd'hui). 

le lien vers l'émission : ici

Il me reste quelques émissions à écouter (si j'ai le temps car avec la reprise du travail, mon temps s'est réduit en peau de chagrin...)

 

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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 23:25

Philippe Rey - août 2014 - 316 pages - traduit de l'angais (américain) par Françoise Adelstain

Nous sommes en Californie, l'été 1979. Deux pré-adolescentes de parents divorcés, Rachel et Patty passent l'été chez leur mère, qui les surveille du coin de l'oeil. Les deux filles occupent leurs journées à jouer dans les montagnes voisines, rêvant d'un peu de piment pour épicer leur quotidien. Leur père, inspecteur de police un peu fantasque, vient les voir régulièrement, du moins jusqu'au jour où une affaire l'occupe jour et nuit : un tueur en série sévit dans la montagne. Les filles de l'inspecteur se sentent investies d'une mission : aider leur père à retrouver le tueur. Dans la seconde partie, nous retrouvons Rachel trente ans plus tard. Devenue romancière, elle évoque cet épisode de son adolescence, analysant avec recul ce qui s'était passé cet été-là ainsi que les conséquences du dénouement de l'affaire. Elle ne sait pas encore que ce retour en arrière l'entrainera sur les traces de son passé...

On retrouve dans ce roman les thèmes de prédilection de Joyce Maynard : la famille, l'adolescence et l'exploration du passé pour l'analyser. Une intrigue policière pimente le récit. Bien que très prenante, cette intrigue m'a paru assez peu réaliste (ce sera mon petit bémol). Ce qui m'a beaucoup intéressée, en revanche, c'est l'exploration tout en finesse de l'imaginaire et du monde intérieur des pré-adolescentes (et notamment de Rachel, l'aînée des deux soeurs). Je me suis remémorée certaines situations ou ressentis de ma propre adolescence. J'ai beaucoup aimé également le regard lucide mais bienveillant que Rachel, adulte, pose sur son enfance. 

Un petit bémol mais je suis tout de même séduite par ce nouveau roman de Joyce Maynard 

les avis de Clara - Kathel 

Je remercie l'agence Anne et Arnaud pour l'envoi.

Première lecture pour le challenge de Hérisson :

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 23:16

Me voilà de retour après une pause bloguesque de près de 3 semaines qui m'a fait le plus grand bien (tenir un blog, c'est fatigant !). Cette année, j'ai toutefois gardé un pied dans la blogosphère durant cette pause, grâce (ou à cause ? ) de Facebook. 

Durant le mois d'août, j'ai eu une petite contrariété "bloguesque", celle de me voir imposer de la publicité par Overblog, la plateforme qui héberge mon blog. D'autres blogueurs, dans le même cas que moi, ont choisi de prendre leurs clics et leurs claques et d'aller voir ailleurs. Je n'ai pas ce courage, je l'avoue. Je préfère donc payer une contribution qui me donne la possibilité de me débarrasser de ces vilaines publicités qui ont défiguré mon blog au mois d'août.

Une autre nouveauté concernant la vie de mon blog : j'ai créé une page Facebook pour mon "SYLIRE" (ici). Pour suivre l'actualité de mon blog (et mes pérégrinations de lectrice), cliquez sur "j'aime". 

 Pendant mes vacances, j'ai lu (un peu moins que prévu) mais j'ai trouvé le temps de rédiger des billets au fur et à mesure. Je les publierai dans les semaines qui viennent. Ma rentrée professionnelle s'annonçant chargée, je suis bien contente d'avoir ces billets d'avance. 

 

 Qu'ai-je donc lu pendant l'été ? 

        Des auteurs québécois pour le challenge de Karine "Québec en septembre". Un challenge furieusement sympathique grâce à notre Karine préférée et sa co-équipière Yueyin. Billet de présentation dans quelques jours...

 

       Un peu de littérature américaine également que je présenterai dans le cadre du "Mois américain" organisé par Titine (et pour mon challenge "j'ai rêvé New-York" que finalement, je poursuivrai jusqu'à la fin de l'année)

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       J'ai découvert en avant-première trois titres de la rentrée littéraire, ce qui me permettra d'amorcer ma participation au "challenge 1% de la rentrée littéraire 2014", organisé par Hérisson. Les trois livres lus jusqu'ici sont "le détroit du loup" d'Olivier Truc " - "l'homme de la montagne" de Joyce Maynard et "Quitter Venise" d'Anne Revah.


challenge rentrée littéraire 2014 1% logo

 

Rassurez-vous, je n'ai pas fait que lire loin de là. Je me suis promenée sur les sentiers côtiers, je me suis baignée, J'ai vu des spectacles et des expositions, j'ai rencontré des amis, et même des amis blogueurs : Cathe et son mari, au début de mes vacances, puis Clara, Franzoaz et Philisine la semaine suivante, lors d'une crêpe-party. J'adore passer du virtuel (pas si virtuel que cela, en fait) au réel. 

 

Mes vacances se terminent, je reprends le travail lundi.

 

Bonne rentrée à tous ! 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 23:55

Je suis en vacances pour trois semaines et je vais en profiter pour faire une petite pause bloguesque.

Si vous voyez apparaitre de la pub sur ce blog, ne soyez pas surpris, Overblog l'impose à tous désormais, sauf à payer une contribution pour acquérir ce qu'ils appellent "le Pack Premium". Mais pour cela il faut passer à la nouvelle version, qui offre moins de fonctionnalités que celle que j'utilise aujourd'hui. Je suis donc coincée... Je n'ai pas pris de décision concernant la suite des évènements. En attendant, pour ceux qui ne le savent pas, il y a une astuce pour ne pas voir les publicités sur les blogs. C'est gratuit et vraiment génial (voir ICI).

Bon courage à ceux qui vont reprendre le travail bonnes vacances aux autres !

Je vous retrouve dans une bonne quinzaine de jours...

D'ici là, je vais me reposer, lire (bien-entendu) et profiter de mon petit coin de Paradis... 

(photo prise à la plage du Guerzit (Plougasnou) le 03/08 au soir)


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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 23:25

Voici quelques livres audios lus il y a un petit moment et pour lesquels je n'avais pas pris le temps d'écrire un billet alors qu'ils m'ont beaucoup plu, dans les styles différents.

      Piège nuptial - Douglas Kennedy

Audiolib 2009 - lu par Tonny Joudrier - 6 heures

Un américain de 38 ans (du genre looser) plaque son boulot de pigiste aux USA sur un coup de tête, avec l'idée de découvrir l'Australie. Il s'achète un Combi-Volkswagen et entreprend de traverser le bush, sans préparer sa traversée. Il ne sait pas, notamment, qu'il ne faut jamais rouler de nuit sous peine de percuter un kangourou, ce qu'il ne va pas manquer de faire, bien entendu.  Son imprudence va l'entrainer dans une mésaventure qu'il n'est pas prêt d'oublier et le lecteur non plus ! 

Je n'ai pas pu lacher cette histoire une fois commencée. Une écoute jubilatoire. Du très bon Douglas Kennedy !  

 


Au bonheur des dames - Emile Zola

Brumes de mars 2011 - lu par Eveyne Lecucq - 15, 15 heures

Ce roman de Zola nous plonge dans le milieu du 19ème siècle. Une jeune femme se trouvant dans l'obligation de gagner sa vie pour nourrir ses frères se fait embaucher dans le premier grand magasin de Paris. Elle peine à trouver sa place, n'ayant ni le standing, ni les manières pour travailler dans ce genre d'endroit. Nous suivons son ascension, qu'elle doit à son opiniâtreté. Considérant comme un honneur de travailler dans ce prestigieux commerce (bien que son oncle, propriétaire d'un petit commence, pense le contraire), Louise apprend vite, grâce à son sens du commerce, et parvient non sans mal à déjouer les pièges qu'elle trouve sur son chemin...

Ce roman de Zola illustre à merveille le début des grands magasins et conjointement le déclin du petit commerce. J'ai trouvé passionnant de découvrir les rouages de ce magasin et la vie des ouvriers et ouvrières de l'époque. Les problématiques sociales sont fort bien rendues. Certains passages m'ont fait sourire (les premières soldes par exemple...).

La lectrice a une voix un peu désuète qui colle bien avec le texte (si elle passe par là, j'espère qu'elle ne se vexera pas !).

La lecture audio est une bonne façon de découvrir (ou redécouvrir) les classiques !

      L'avis de Enna (merci pour le prêt) et de Sandrine

 


Soie - Alessandro Baricco

 

Ecoutez lire chez Gallimard - 2 h 40 - Lu par Jacques Bonaffé

Nous sommes en 1860. Hervé Joncour a trente-deux ans. Il fait le commerce de vers et soie, se rendant régulièrement en Afrique pour les besoins de son commerce. Au bout d'un moment, une épidémie s'abat sur les vers à soie, l'obligeant à aller jusqu'au Japon pour se procurer des oeufs sains. Le Japon est alors un pays enfermé sur lui-même et quasi ignoré des européens. C'est un voyage dangereux qu'il entreprend-là et plus encore qu'il l'imagine. Il ne connait pas la culture japonaise. Dans ces contrées lointaines, il fera la rencontre d'une femme qui le hantera toute sa vie, devant faire cohabiter dans son coeur l'étrangère et sa femme Hélène... 

Bien que ce texte soit court, il m'a fallu l'écouter une seconde fois pour en saisir toutes les subtilités car l'histoire n'est pas forcément simple à saisir d'emblée.

C'est un texte original, surprenant, dans un esprit très japonais.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 23:58

   

 

  J'ai lu à ce jour 22 livres de la rentrée littéraire 2013 (si je n'en ai pas oublié en cours de route)

Voici mes lectures les plus marquantes :


Coups de coeur incontestables :

Les faibles et les forts - Judith Perrignon

Le quatrième mur - Sorj Chalandon (lu en audio)

Au revoir là-haut - Pierre Lemaître (lu en audio)


"Presque" coups de coeur (mais je les ai classés dans ma rubrique coup de coeur)

Mudwoman - Joyce Carol Oates

Il pleuvait des oiseaux - Jocelyne Saucier

 

Dans ma PAL (pile à lire) de la rentrée littéraire 2013, il me reste "Avoir un corps" de Brigitte Giraud - "La garçonnière" de Hélène Grémillon -" Danse Noire" de Nancy Huston - "Dans la lumière" de Barbara Kingsolver. 

Et vous, quelles sont vos lectures marquantes de la rentrée 2013 ?

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 23:45

      

      10-18 (Belfond 2009) - 475 pages

Ce livre commence par l'évocation d'un fait divers : le 7 août 1974, un homme a tendu une corde entre les twin towers et il s'est élancé sur cette corde, tel un funamule, sous les yeux médusés des new-yorkais qui passaient par-là. Je m'attendais à ce que cet évènement soit développé dans le roman, qu'on en sache plus sur cet homme, mais ce n'est pas le sujet principal du roman. Il permet surtout de situer un lieu, New York, et une époque, les années 70. L'auteur revient toutefois au funambule en fin de roman car l'un des personnages secondaires du livre n'est autre que l'avocat de ce funambule.

Dans ce roman, les histoires se mêlent et des destins s'entrecroisent, il est donc difficile à résumer. Parmi ces histoires, il y a celle de femmes d'origines sociales différentes qui se réunissent pour pleurer leur fils mort au Vietnam, celle d'un prêtre des rues irlandais qui consacre son temps à aider des prostitués à vivre un peu plus dignement, celle d'une femme qui provoque un accident de voiture et remet sa vie en question... Des personnes d'horizons différentes, que le destin finit par réunir. 

Jusqu'au milieu du roman, j'ai eu un peu de mal à passer d'une histoire à l'autre, ne voyant pas très bien où l'auteur nous menait, ne sachant pas si les différentes histoires finiraient par se rejoindre, ou pas. Une fois le puzzle reconstitué, J'ai trouvé au final que c'était un assez bon roman, qui plonge le lecteur dans un New York des années 70 aux multiples facettes, en compagnie de personnages originaux et attachants.

Quelques avis : M ango - Midola

MontagePicasa-copie-1.jpgobjectif pal

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 23:34

En finir avec Eddy Bellegueule, de Edouard Louis, lu par Philippe Calvario

audiolib - 4 h 42 - 2014 lu par Philippe Calvario 

On a beaucoup parlé de ce livre, écrit par un jeune homme de 21 ans que l'on peut qualifier de "miraculé". Issu d'un milieu défavorisé, il est parvenu à sortir de l'engrenage infernal de la reproduction sociale. Il poursuit aujourd'hui de brillantes études à l'Ecole Normale Supérieure. Edouard Louis, (c'est le nom qu'il s'est attribué, abandonnant celui de sa naissance "Eddy Bellegueule"), ne cache pas que son roman est autobiographique et que le récit qu'il nous offre est celui de son enfance et adolescence.

Eddy est un enfant différent des autres, sensible et efféminé, dans un monde où un garçon se doit d'être "un dur" sous peine de passer pour "une tapette". Il se rend compte très vite, dans le regard des autres, de sa singularité. Il doit faire face à leurs moqueries, subir des persécutions (certaines scènes sont insoutenables). Eddy tente de ressembler aux autres, de nier son penchant pour les garçons, sans succès. Le fossé avec les autres ne cesse de se creuser. 

La famille d'Eddy est pauvre, financièrement et culturellement. Les seuls dérivatifs à leur vie de labeur sont la télévision et les soirées alcoolisées avec les voisins. Un logement plus que vétuste, des conditions de vie précaires, on peut parler de "sous-prolétariat". Edouard nous dresse un portrait de ses parents peu glorieux, mettant en avant leur inculture et leurs moyens intellectuels limités. C'est grâce à l'école qu'Eddy parvient à s'échapper de ce milieu, mais uniquement à l'adolescence.

Je dois dire que je sors mal à l'aise de cette écoute. Je comprends qu'Eddy ait voulu témoigner de sa souffrance. Son livre est percutant, il émeut, révolte et donne un coup de projecteur sur un milieu social dont on parle assez peu. Je ne conteste pas ses qualités littéraires. Au vu de son jeune âge, on ne peut qu'être admiratif de son travail d'écriture. Je pense par ailleurs que ce récit peut permettre à tout un chacun de mieux comprendre les difficultés rencontrées par ce type d'enfant. Je pense notamment aux enseignants. 

Mais je ne peux pas m'empêcher de me mettre à la place des parents d'Eddy dont l'histoire et la vie intime sont dévoilées, décortiquées et analysées sans complaisance par leur propre fils. Eddy aurait peut-être dû attendre quelques années avant d'écrire cette autobiographie. Avec un peu de recul, il aurait peut-être dépassé le rejet de son milieu d'origine et présenté un récit plus apaisé, moins traumatisant pour sa famille, moins violent. Comment gèrera-t'il dans le temps, le séisme familial qu'il a créé et que les médias ont relayé plus que largement ? 

Un autre point m'a dérangée. Les difficultés rencontrées par Eddy sont en grande partie liées à son orientation sexuelle. Or, l'homophobie n'est pas l'apanage des milieux défavorisés, ce que son récit pourrait laisser supposer. L'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs.

Quelques mots sur la version audio : Le lecteur a su trouver le juste ton et adapter sa voix aux deux registres de langues utilisées par l'auteur (celle de son milieu d'origine et celle qu'il utilise aujourd'hui). Une interview de l'auteur constitue un bonus très appréciable.

Un texte qui ne peut laisser indifférent, qui soulève beaucoup de questions et se lit sous plusieurs angles différents.

L'avis de Enna (sur la version audio également)

Les avis de Violette - Sous les galets - Luocine (sur la version papier)

Une interview intéressante d'Edouard Louis par Télérama

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 12:45

Petite scène de fin de repas...


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Après le pain, il a piqué le dessous de plat pour le lâcher chez les voisins :-)

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