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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 23:37

Aiudiolib 2014 (Editions de l'Olivier 2013) traduit de l'anglais (Etats-unis) par Josée Kamoun -

Lu par Thibault de Montalembert - 14 h 27

Adulte désormais, le narrateur de ce roman nous raconte les évènements familiaux exceptionnels qui changèrent le cours de sa vie quand il était adolescent. Dell vivait dans le Montana au sein d'une famille d'apparence assez banale : une mère institutrice, un père ancien militaire en cours de reconversion et une soeur jumelle avec laquelle il s'entendait plutôt bien. Les difficultés rencontrées par son père pour intégrer la vie civile,poussèrent ce dernier à se lancer dans un trafic de viande, qui tourna mal. Acculé à devoir s'acquitter d'une somme qu'il ne possédait pas, il parvint, on ne sait comment, à convaincre son épouse de l'aider à commettre un hold-up, qui échoua lamentablement. A partir de ce jour-là, la vie de la famille bascula. La première partie du livre raconte la dégringolade de la famille, la seconde partie est consacrée à ce qu'il advint de Dell, une fois ses deux parents emprisonnés. Pour résumer, il se retrouva au Canada, confié à un homme assez peu recommandable et, de nouveau, fut confronté à des évènements tout à fait exceptionnels...

S'embarquer dans ce roman, c'est accepter une certaine lenteur. Le narrateur analyse de façon minutieuse les évènements mais surtout la psychologie des différents personnages, notamment  des deux parents. Il y a un certain suspens mais qui n'est pas relatif aux faits eux-mêmes car on les connait par avance. Ce qui nous pousse à avoir envie d'avancer dans l'histoire c'est en fait de découvrir "comment les choses se sont passées" et "pourquoi elles se sont s'est passées ainsi". Cette construction, assez originale, m'a beaucoup plu. J'ai bien aimé également la fin du roman. On retrouve Dell et sa soeur à l'automne de leur vie, après des parcours radicalement différents, preuve que l'on peut avoir la même enfance et les mêmes traumatismes et les gérer différemment. C'est un roman d'initiation, un roman sur la résilience également. 

J'ai trouvé Thibault de Montalembert moins à l'aise dans ce registre que dans d'autres (j'avais adoré sa lecture de "Karoo", par exemple) mais je me suis habituée à sa lecture au fil des pages.

Ce n'est pas un coup de coeur mais une lecture que j'ai bien appréciée.

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Lu dans le cadre du Prix Audiolib et Ecoute commune avec : Sandrine, Enna, Valérie, Mrs B et Saxaoul dans le cadre de "Ecoutons un livre" chez Valérie

 

18/18

moisamericain

 


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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 23:52
Avec : 
George Clooney
Matt Damon, Bill Murray

Synopsis (source allociné.com)
 La plus grande chasse au trésor du XXe siècle est une histoire vraie. MONUMENTS MEN est inspiré de ce qui s’est réellement passé. 
 En pleine Seconde Guerre mondiale, sept hommes qui sont tout sauf des soldats – des directeurs et des conservateurs de musées, des artistes, des architectes, et des historiens d’art – se jettent au cœur du conflit pour aller sauver des œuvres d’art volées par les nazis et les restituer à leurs propriétaires légitimes. Mais ces trésors sont cachés en plein territoire ennemi, et leurs chances de réussir sont infimes. Pour tenter d’empêcher la destruction de mille ans d’art et de culture, ces Monuments Men vont se lancer dans une incroyable course contre la montre, en risquant leur vie pour protéger et défendre les plus précieux trésors artistiques de l’humanité…

Mon avis

Un amie m'a appelée un soir de la semaine dernière, tentée par ce film au casting alléchant qui passait dans le cinéma de notre ville. Dubitative, après avoir lu quelques avis sur le net, j'y suis allée tout de même, histoire de l'accompagner. Hélas, mes craintes se sont confirmées, ce n'était pas un film pour nous. Je me suis ennuyée, ne sachant pas sur quel pied danser : film historique ou grosse farce hollywoodienne ? Un fond historique intéressant, certes, mais un côté burlesque plutôt raté. Et comme le film n'était pas en VO je n'ai même pas eu la consolation de d'entendre parler anglais. Mon amie est ressortie déçue (moi aussi mais je m'y attendais).

Mauvaise pioche !

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 23:49

Parlez-moi d'amour de Raymond Carver

Editions Points (editions de l'Olivier) - Traduit de l'anglais (USA) par Gabrielle Rollin - 184 pages

Quelques mots sur un recueil de nouvelles que j'ai laissé tomber en cours de route. Des personnages en perdition, qui boivent et se laissent aller à la dérive, voilà ce que je retiens de cette lecture. Une semaine après avoir fermé définitivement le livre, je ne me souviens précisément d'aucun personnage, d'aucune histoire. 

Autre raison de mon abandon, la construction des nouvelles. Pas de chute, comme habituellement dans ce genre littéraire, mais des fins ouvertes et énigmatiques (et que je n'ai pas comprises, la plupart du temps).

Sur la quatrième de couverture, Raymond Carver (1938-1988) est présenté comme le "Tchékhov américain". Voilà qui ne m'a pas donné envie d'aller à la rencontre de l'oeuvre de Tchékhov...

Je crois bien qu'entre Raymond et moi, c'est déjà fini...

Valérie (avec qui je partage cette lecture commune) n'est pas plus emballée que moi...

 

moisamericain

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 18:25

Delcourt Mirages - 160 pages - sept 2013

 

Nous sommes en 1914. Paul et Louise font connaissance, se marient et doivent très vite se séparer. Paul est appelé sous les drapeaux, la France vient d'entrer en guerre. Dans les tranchées, Paul souffre, comme ses camarades. Après avoir été traumatisé par la vue d'un copain décapité, il s'automutile pour être démobilisé. Mais son geste ne suffit pas à le faire réformer. Il décide alors de déserter pour retrouver Louise à Paris. Au début, il reste enfermé dans l'appartement puis il trouve un stratagème pour pouvoir sortir : se déguiser en femme. Le soir, ses pas le mènent au bois de Boulogne. Il prend goût à ces sorties nocturnes et finit par se complaire dans cette situation. Cette existence scabreuse durera dix ans et ne cessera que quand il ne courra plus le risque d'être poursuivi pour désertion. Dix ans c'est bien long...

Inspirée de faits réels, voilà une histoire d'amour atypique dans le Paris des années folles. Ancrée dans la grande histoire, cette histoire qui finit mal illustre les difficultés que rencontraient les couples quand l'homme regagnait son foyer, marqué par les blessures physiques et psychologiques de la guerre. Le Paul d'après-guerre n'est pas celui que Louise a connu jeune homme.

Ce roman graphique aborde un autre sujet, peu traité dans le contexte de l'époque : celui de l'identité sexuelle. Paul, confronté à une part de lui-même qu'il n'aurait sans doute jamais explorée si la guerre ne l'avait pas mis dans cette situation extrême, doit se débattre avec cette nouvelle identité qui bouscule son couple.

Le mélange des genres est parfois déroutant mais passionnant. Les dessins, dans la gamme des gris, avec des touches de rouge, sont très expressifs. Certains expriment la violence et l'horreur, d'autres la féminité et la sensualité. A noter qu'il y a quelques scènes un peu "osées", traitées de façon plutôt humoristique. C'est un roman graphique qui bouscule et ne peut laisser indifférent. En ce qui me concerne, c'est un bon point.

Dérangeant mais fort intéressant !

Lu dans le cadre de :

94579423

      Ma note : 15/20

lectures communesUne lecture commune avec  ValérieSandrineSaxaoulLaure litMrs B

17/18

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 23:39

En début de semaine, je vous ai raconté ma journée au Festival du livre de Rennes. Aujourd'hui, il sera question des Escales de Binic, où j'ai passé la journée de dimanche dernier. 

Je suis arrivée à Binic en fin de matinée, accompagnée de Monsieur Sylire, sous un beau soleil de printemps. Nous nous sommes baladés le long du port, avant de prendre l'apéritif à une terrasse de café.

Puis, nous avons déjeuné dans une crêperie, toujours en terrasse.

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Vers 14 heures, je me suis dirigée vers le salon (pendant que Monsieur continuait sa découverte de Binic). Je me suis dirigée tout d'abord vers Marie Sizun. Nous avons parlé notamment de son roman en cours d'écriture (l'histoire d'une petite fille juive durant la guerre 39-45). Puis, je suis allée faire un petit coucou à Fabienne Juhel (déjà rencontrée à Carhaix). J'avais une petite demande à lui faire (mais je n'en dirai pas plus aujourd'hui, vous en saurez davantage plus tard). J'ai acheté son dernier roman "Julius aux alouettes" alléchée par le billet très élogieux de Clara. Nous avons parlé de choses et d'autres (de blogs, de facebook...)              

Puis je suis allée voir Angélique Villeneuve (que je rencontrais physiquement pour la première fois). Nous avons parlé notamment de son dernier roman "Les fleurs d'hiver". J'avais lu les cent premières pages dans le train, la veille. Elle m'a confié qu'elle avait eu l'idée du sujet en discutant avec Virginie Ollagnier de son roman "Toutes ces vies qu'on abandonne". Ce livre de Virginie Ollagnier évoque les grands blessés de la guerre de 14-18. Si la sortie des "fleurs d'hiver" correspond avec célébration du centième anniversaire de la guerre, c'est donc une coïncidence (il aurait dû sortir l'an passé mais il a été décalé d'une année, vu le sujet). Nous avons papoté avec Angélique des blogs, de Facebook et de ses aventures avec les maisons d'édition (tout un roman !).

Ci-dessous Fabienne (à gauche) et Angélique (à droite). J'espère qu'elles ne m'en voudront pas, mes photos ne sont pas de grande qualité ! 

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Puis je me suis dirigée vers l'espace dédié aux conférences où j'ai enchainé deux tables rondes. La première avait pour thème "Roman de ma vie, roman de la vie des autres". Tour à tour Brigitte Giraud, Philippe Jeanada et David Fauquemberg ont évoqué leur dernier roman. Des ouvrages forts différents les uns des autres. Le fil conducteur n'était pas toujours simple à suivre mais la table ronde s'est déroulée dans la bonne humeur. J'ai particulièrement apprécié l'intervention de Brigitte Giraud (j'étais conquise d'avance, c'est une auteure de j'apprécie beaucoup).


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La seconde table ronde réunissait Véronique Ovaldé et Grégoire Delacourt autour du thème "Que constitue pour moi la matière même du roman". Vaste question, qui ressemble un peu à une dissertation. Tous deux s'en sont bien sortis, toujours dans la bonne humeur. Ces deux auteurs ont des plumes si différentes que les réunir autour d'un même thème m'a paru un peu incongru.

Quel bonheur d'avoir en face de moi la toute mignonne Véronique Ovaldé (j'étais au premier rang). 

 

20140330 153358

Ma dernière ligne droite a été consacrée à Véronique Ovaldé et Brigitte Giraud. J'ai échangé quelques mots avec la première, lui disant à quel point j'avais été contrariée de rater sa rencontre avec le comité de lecture de ma ville, il y a deux ans. Mes copines du comité m'avaient dit qu'elle avait beaucoup de charme. Je confirme ! Je l'ai trouvée par ailleurs très abordable.

J'ai attendu ensuite que Brigitte Giraud soit seule pour discuter un peu avec elle. J'ai acheté "Avoir un corps". Nous avons parlé un peu de la conférence, elle avait peur de ne pas avoir été claire (je l'ai rassurée sur ce point). Je lui ai demandé si elle avait un nouveau roman dans les tuyaux. Elle m'a dit qu'elle avait pour projet d'écrire sur la guerre d'Algérie. Son père ayant fait partie des appelés, le sujet l'intéresse particulièrement. De la même génération qu'elle, mon père a également "fait" l'Algérie, en tant qu'appelé. Je lui ai donc dit que ce sujet me toucherait certainement beaucoup. Tout comme Véronique Ovaldé, je l'ai trouvée très abordable et ouverte à la discussion. 

Juste avant de partir, j'ai parlé un peu avec Philippe Jeanada, que j'ai trouvé assez différent l'image que je m'étais faite de lui (j'ai lu "La femme et l'ours"). Je m'attendais à quelqu'un d'exubérant et un peu déjanté. Mais non, en fait. C'est un grand costaud mais plutôt réservé (très sympa !). J'ai échangé quelques mots avec lui sur le prix des lectrices de Elle, lui disant que son livre faisait couler pas mal d'encre, qu'il divisait un peu. Ca a eu l'air de l'inquiéter, j'aurais peut-être mieux fait de me taire .

Pour finir, mes dédicaces :


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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 23:37

 

Marie, cinquante ans, vient d'être abandonnée par son mari pour une autre femme, plus jeune. Scénario malheureux mais hélas classique. Une page blanche s'ouvre à elle. Comment va t'elle la remplir ? Au début du roman, nous la trouvons en Bretagne, dans une petite maison de bord de mer pleine de livres, où elle aime se ressourcer. Elle ne semble pas aller trop mal. Pöur s'occuper, elle donne un coup de main à une amie qui tient un restaurant. De temps en temps, elle rend visite à son vieux voisin, hospitalisé à Rennes. Elle partage son temps entre Paris et la Bretagne, s'occupant, dès qu'elle le peut, de sa petite fille avec laquelle elle entretient une douce complicité. Complicité qu'elle n'a plus avec son fils aîné, depuis qu'il a abandonné le théâtre.

En Bretagne, de nouveaux voisins s'installent dans la maison d'à côté. De futurs comédiens, avec lesquels elle sympathise. Le théâtre, c'est sa passion alors pourquoi ne pas offrir ses services aux jeunes gens ? C'est ainsi qu'elle s'embarque à corps perdu dans un projet qui va mobiliser toute sa personne et lui donner la perspective d'un "après".

Ce livre avait tout pour me plaire, la Bretagne, les livres, une femme seule qui cherche à se reconstruire. Malheureusement, je n'ai pas vraiment ressenti d'empathie pour Marie et je ne l'ai pas comprise, visiblement. La fin du livre m'a complètement déroutée. Je n'avais pas perçu de signes qui pouvaient laisser supposer une telle issue à cette histoire. Peut-être suis-je passée à côté de ce livre ?

Un roman qui m'a déroutée...

lectures communesEt Valérie, qu'en a t'elle pensé ?

Martine a beaucoup aimé

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 23:25

Le week-end dernier, j'ai enchainé deux salons du livre. Le samedi à Rennes et le dimanche à Binic. Celui de Rennes était également l'occasion d’une rencontre entre blogueurs de l'Ouest.  Participaient à cette rencontre : Gambadou (notre chère organisatrice, plus pro que jamais), YvonClaire CanelEnna, Géraldine,Sandrine YaneckHervé, Xian, Aymeline, Joelle et son mari, et moi-même. Plus de garçons que d'habitude, il faut le noter !

Comme chaque année, Gambadou a accueilli, à la gare, ceux qui arrivaient par le train (Claire, Yvon et moi-même).  Elle nous a conduits dans le quartier où se tenait le salon. Cette année le festival était hébergé dans un gymnase et non dans des tentes, comme les années passées. Il y avait notamment un coin bar, très appréciable pour faire une pause et papoter entre nous. Nous avons tous apprécié ce nouveau site, bien plus spacieux et convivial que le précédent.

Avant de déjeuner, nous avons fait un tour de salon. J’en ai profité pour rendre une petite visite à Sorj Chalandon et lui faire dédicacer mon livre audio "le quatrième mur" , qu’il découvrait pour la première fois. Le livre vient tout juste de sortir en audio et Sorj Chalandon n’a pas encore eu l’occasion de l’écouter. Nous lui avons dit (Enna et Sandrine étaient avec moi) à quel point la version audio était réussie. Il a pu constater, au fil de la journée, qu'il avait un fan-club particulièrement actif .

Nous avons déjeuné à la cantine des auteurs où nous attendait un délicieux repas marocain, comme chaque année. Le dessert  était servi dans un salon à part, aménagé et décoré dans l’esprit marocain. Nous y avons croisé les organisateurs et avons pu les féliciter pour le choix du nouveau site.       

Après le déjeuner, nous nous sommes dirigés, pour la plupart d'entre-nous, vers la salle dédiée aux conférences, afin d' y couter Sorj Chalandon qui s’exprimait sur le thème suivant : « ce que la guerre fait de nous », thème central de son nouveau roman. J’avais déjà eu l’occasion d’écouter Sorj Chalandon il y a deux ans. Je me réjouissais de l’écouter de nouveau car il s’adresse au public avec une proximité toute particulière. Il est passionnant à écouter et je peux vous assurer que la salle était émue aux larmes. Enna a fait un compte rendu détaillé de la conférence. Je vous suggère d'aller lire son billet pour en savoir plus.

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Après la conférence, j'ai fait un tour du salon avec Sandrine et j'ai été surprise d'y trouver un auteur dont j'aime beaucoup la plume : René Fregni. Je pensais avoir lu dans le programme qu'il n'était présent sur le salon que le dimanche. Mon enthousiasme pour son oeuvre l'a enchanté (il faut dire qu'il n'est pas très connu en Bretagne). J'ai acheté un de ses livres (un des rares que je n'ai pas lus) et j'ai eu le droit à une dédicace qui m'a fait rougir. C'est quelqu'un de très chaleureux et un brin séducteur .  

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En fin de journée, nous nous sommes retrouvés à plusieurs pour papoter dans le coin bar, échanger nos impressions sur le salon et sur nos achats. J'ai été très raisonnable, je n'ai acheté qu'un livre et de poche (celui qui contient la fameuse dédicace...)

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Le "plus" de Rennes, par rapport à d'autres salons, c'est la qualité des conférences, très bien menées et passionnantes. C'est aussi un salon à taille humaine, où les auteurs sont abordables facilement. Vivement l'année prochaine !

Pour avoir d'autres comptes rendus de la journée, n'hésitez pas à rendre visite à mes camarades listés au début du billet.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 00:06

Audiolib 2014 (Grasset 2013) - 9 heures 10 - lu par Féodor Atkine

Tout a commencé par une histoire d'amitié, sans laquelle rien ne serait arrivé. George, le narrateur, a rencontré Sam alors qu'il était étudiant. Tous deux étaient passionnés de théâtre. Sage et réfléchi, il forçait l'admiration de George. Gauchiste plus ou moins activiste, Georges avait des idées politiques bien arrêtées, Sam était plus modéré. Ce dernier, juif d'origine grecque, avait été marqué dans sa chair par la révolte contre la dictature des colonels, en 1973. Il était alors un militant engagé. Sam est devenu le meilleur ami de Georges, le témoin de son mariage puis le parrain de sa fille.

Quelques années plus tard, dans les années 80, Sam, gravement malade et condamné, demande à George une chose insensée. Il s'agit de continuer à sa place le projet qu'il avait engagé : monter la pièce "Antigone" d'Anouilh, à Beyrouth, en pleine guerre civile. Cette pièce est un prétexte pour tenter d'organiser une trêve de quelques heures dans la barbarie de la guerre, en réunissant les ennemis autour d'un projet commun. George, ne pouvant rien refuser à son ami, laisse alors femme et enfant pour se rendre au Liban, les notes de son ami en poche et une bonne dose d'inconscience dans ses valises. Il ne sait pas encore qu'il ne rentrera pas de ce voyage indemne. Une tragédie se jouera bien à Beyrouth, mais pas celle que l'on croit. Georges, qui ne voulait pas prendre parti pour un camp ou pour un autre, se trouve embarqué malgré lui dans la violence et la haine de l'autre. 

Sorj Chalandon réussit l'exploit de raconter l'irracontable, l'inimaginable, avec une écriture ou chaque phrase est porteuse de sens, dont on voudrait se souvenir absolument pour la méditer plus tard. Mais impossible de les noter toutes alors on les enchaîne, sans répit, jusqu'au bout. Avant de commencer cette lecture, je m'étais replongée un peu dans le contexte de la guerre du Liban, une guerre civile absolument terrible, marquée notamment par les massacres de Sabra et Chatila. Au travers des mots de Sorj Chalandon, j'ai eu l'impression de vivre cette guerre en direct, embarquée aux côtés de Georges dans l'horreur de ce combat fratricide. Jai été écoeurée par ce que je voyais. J'ai pleuré de tristesse et tremblé d'effroi. J'ai rarement été aussi secouée par un texte.

Dans l'entretien qui suit la lecture de l'ouvrage, Sorj Chalandon nous explique avec beaucoup d'émotion qu'il a couvert le Liban dans les années 80, comme journaliste de guerre, et que George, c'est un peu lui. Il nous explique qu'il a écrit ce livre pour se soulager un peu du poids cette expérience traumatisante dont il n'est pas sorti indemne, lui non plus. 

Sorj Chalandon nous offre un roman absolument bouleversant, à lire (ou mieux à écouter) absolument. A noter que le 4ème mur a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens en 2013.

La version audio est formidable (je pèse mes mots). Le lecteur (Fédéor Atkine) a exactement le ton qui convient à ce texte. 

écoute communeEcoute commune avec les copines du Prix Audiolib Enna et Sandrine

16/18

challenge_goncourt_des_lyc_ens

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:44

Diabase - 158 pages - 2013

 

"Dès le début, j'ai senti que je ne maîtrisais plus rien, tel un ballon de baudruche échappé dans le ciel, voué à disparaître".

Dans ce court roman, il est question de la souffrance d'une femme dont l'homme est parti, pour toujours. Seule avec de jeunes enfants, elle survit, au jour le jour, tentant de surmonter la douleur et le manque. Elle perd parfois pied, secourue par l'ainé de ses fils qui, non seulement veille sur sa mère, mais aussi sur son petit frère. Cette femme ne veut voir personne, s'enferme dans son chagrin, devient asociale. Personne ne peut partager sa souffrance. Une descente aux enfers s'engage qui sera suivie d'une remontée progressive à contre-courant, parce que la vie finit (presque) toujours par reprendre le dessus.

Les phrases de Liza Kerivel sont courtes, nerveuses. Le style est travaillé. Il n'y a aucun pathos dans ce texte mais beaucoup de justesse dans l'analyse de la douleur.

C'est un texte poignant et percutant, qui se lit d'une traite

J'ai acheté ce livre au salon du livre de Carhaix en octobre. L'auteur se trouvera à Binic dimanche. Je compte bien lui en toucher quelques mots.

objectif pal

                                                                             15/18

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 00:13

      XO édition fév 2014 - Traduit de l'anglais par Edith Walter - 369 pages 

Quand l'imagination d'un enfant provoque une tragédie familiale... 

Tout commence en 1972. Le jeune Byron a appris par son ami James que deux secondes allaient être ajoutées à l'heure officielle pour la faire coïncider avec la rotation de la terre. Le jour J, le jeune Byron, obnubilé par cette histoire, croit voir sa montre reculer de deux secondes. Il se jette sur sa mère pour lui communiquer l'information. Cette dernière, au volant, fait un écart, renversant une petite fille à vélo, sans s'en apercevoir. Byron, tétanisé, se tait. Mais ce secret est bien trop lourd à porter pour si un jeune garçon. Il en parle à son ami James, qui décide de prendre les choses en main.

L'histoire revêt par moments l'allure d'un conte. On est un peu hors du temps, dans cette maison isolée au milieu de la lande. Pourtant, l'époque dans laquelle est ancrée cette histoire a son importance. Nous sommes dans les années 70, la femme, à cette époque, est bien souvent dépendante de son mari à tous niveaux. C'est le cas de la mère de Byron, puissance X. Ecrasée par l'autorité de son mari, elle ne s'épanouit guère dans le milieu bourgeois qui est devenu le sien depuis son mariage. Elle tente de masquer ses difficultés et y parvient à peu près, jusqu'à ce jour où tout bascule à cause de deux maudites secondes...

Le personnage de Diana m'a beaucoup touchée. Le portrait qu'en fait Rachel Joyce, tout en finesse et subtilité, est très émouvant. Et comment ne pas être attendri par l'attachement de Byron à sa mère et par son éternel sentiment de culpabilité dans l'enchainement malheureux des malheurs de sa famille ? Je ne vous ai pas tout dit de ce roman qui offre une autre histoire en parallèle, celle d'un certain Jim, bourré de tocs...

Une très agréable découverte...

Il me reste maintenant à découvrir du même auteur "La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry", que j'ai dans ma PAL

Les avis de Alex - Sandrine - Keisha

photo (15)

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