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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 00:14

Grasset - janvier 2017 - 175 pages

Vie de ma voisine est une oeuvre littéraire originale qui situe entre la biographie et le roman. Ce projet littéraire est venue à l'esprit de Geneviève Brisac après avoir échangé longuement avec sa nouvelle voisine, désormais amie, Jenny Plocki.  Au tout début de leur rencontre, c'est d'une autre femme qu'elles ont parlé : l'écrivaine Charlotte Delbo qui n'est plus de ce monde. Charlotte et Jenny étaient amies. Elles avaient entre autres comme point commun d'avoir subi, directement pour la première et indirectement pour la seconde, le traumatisme de la déportation des juifs durant la seconde guerre mondiale.

Née en 1925 de parents juifs polonais immigrés en France avant sa naissance, Jenny Plocky a perdu ses parents lors de la rafle du Vel'd'Hiv.  Se retrouvant seule à dix-sept ans avec son jeune frère, elle a dû faire face à la terrible absence de ses parents puis se résoudre à leur disparition définitive, quand elle a compris qu'ils ne reviendraient pas. Toute sa vie, elle a cherché à reconstituer ce qui s'est passé entre le moment où ses parents ont quitté le Vel'd'Hiv et celui où ils sont morts, ce qui ne l'a pas empêchée d'aller de l'avant.

Geneviève Brisac relate assez longuement l'enfance de Jenny. Une enfance pauvre mais heureuse. Entourée par un père très cultivé et une mère au grand sens pratique, Jenny a grandi dans un foyer uni qui tout fait  pour s'intégrer en France. Elle travaillait très bien à l'école et faisait la fierté de ses parents. Leur sérénité sera anéantie par la montée du nazisme. En 42, après la déportation de ces derniers, Jenny continuera à aller à l'école, soutenue par son amie de toujours et les parents de cette dernière. Elle deviendra institutrice. 

Sans le drame qui l'a touchée alors qu'elle était adolescente, Jenny aurait peut-être été une personne différente, moins engagée. Elle a milité toute sa vie contre les injustices et espéré un monde meilleur. Combative, elle n'a jamais baissé les bras. C'est une grande partie du siècle que nous balayons avec ce récit. Si la shoah occupe une grande place, il est question également de l'évolution des idées (mai 68, la place des femmes dans la société...).

La vie de Jenny Plocky méritait plus que le détour et Geneviève Brisac l'a couchée sur le papier avec originalité, mêlant ses propres réflexions à celles de sa nouvelle amie. Toutes deux ont en commun l'amour des livres et de la culture et cette complicité transparaît au travers des lignes de l'ouvrage. 

En faisant des recherches sur Jenny Plocky, j'ai trouvé un témoignage vidéo passionnant et bouleversant qui complète ce que l'on apprend dans le roman (ici). 

Une lecture émouvante et enrichissante.

L' avis de Eva (qui m'a donné envie de découvrir ce roman). Celui de Aifelle

 

 

 

 

 

 

Lu dans le cadre d'une opération "Masse critique" de Babelio

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 13:06

 

 

 

 

 

 

L'histoire est celle d'un jeune juif algérien appelé à faire la guerre en France. Nous sommes en 1940 et Jacob comprend vite ce qu'on attend de lui : tuer des allemands en risquant sa propre vie chaque jour. En Algérie, sa mère l'attend avec fébrilité. Elle ne peut imaginer perdre son "second Jacob".

Ma concentration n'était pas optimum quand j'ai écouté ce livre audio mais c'est assurément un beau roman, dans lequel Valérie Zenatti rend un hommage très émouvant à sa famille (Jacob était le frère de son grand-père). L'auteure parvient avec brio à opposer la douceur de Jacob et la cruauté de la guerre. Le personnage de la mère m'a particulièrement touchée. 

CsL Editions - Lu par Eric Génovèse - 3 h 40 

Des avis : le beau billet de Violette

Jacob est le troisième en partant de la gauche (crédit photo : figaro.fr)

Jacob est le troisième en partant de la gauche (crédit photo : figaro.fr)

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 00:47

Audiolib  -  1 heure - nov 2016 - entretien réalisé par Jean-Luc Hess

"Audiolib" propose une nouvelle collection regroupant des entretiens avec des écrivains. J'ai écouté l'opus consacré à Sorj Chalandon. 

C'est un auteur que j'apprécie particulièrement et que je connais plutôt bien. J'ai eu la chance, dans des salons du livre, de l'écouter parler de ses écrits. J'ai retrouvé, dans l'entretien accordé à audiolib, l'essentiel de ce que j'avais appris lors de ces rencontres et notamment la genèse de ses romans. En évoquant "le quatrième mur", Sorj Chalandon revient par exemple sur la guerre du Liban qu'il a couverte en tant que journaliste et dont il est revenu complètement chamboulé. Dans "Mon traître" et "Retour à Killibegs" il est question d'un homme qu'il a rencontré en Irlande et qui a fortement marqué sa vie.

La partie de l'entretien qui m'a le plus intéressée est celle dans laquelle il s'exprime sur son rapport à l'écriture. Sorj Chalandon n'envisage pas le métier de journaliste et celui d'écrivain de la même façon. Dans un article de journal, il ne s'autorise pas à livrer son propre ressenti sur les faits qu'il relate. En revanche, dans un roman, il laisse ses émotions le guider. 

Il évoque, au début de l'entretien, son premier roman "Le petit Bonzi" dans lequel il livre ses difficultés d'enfant bègue. Il revient  aussi, au cours de l'entretien, sur un autre aspect de sa vie privée : les rapports compliqués qu'il entretenait avec son père. C'est le sujet de son tout dernier roman "Profession du père". 

Sorj Chalandon ne se voit pas aujourd'hui écrire de la fiction pure. Pour qu'il ait envie d'écrire, il faut qu'un sujet qui le concerne s'impose à lui.

Connaissant déjà bien Sorj Chalandon, je n'ai vraiment découvert d'éléments nouveaux dans cet entretien mais j'ai apprécié de l'écouter une nouvelle fois (je ne m'en lasse pas). 

Merci à Audiolib pour la découverte de cette collection.

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 00:59

 

Les Editions Noir sur Blanc- 318 pages - août 2016 - traduit du suédois par Hélène Hervieu

Le personnage que nous suivons tout au long de ce roman s'appelle Tom. Dès les premières lignes, le décor est planté, nous sommes à l'hôpital. La femme de Tom, enceinte, vient d'être hospitalisée en urgence. Dans les jours qui vont suivre, son état va se dégrader. Il faut sauver l'enfant au plus vite. La petite Livia vient au monde et Tom partage son temps entre le service de réanimation et la maternité. Nous vivons avec lui les moments d'angoisse, quand il est au chevet de son épouse, et les petits instants de bonheur quand il rend visite à Livia. 

Tom nous livre son quotidien à l'hôpital mais aussi de retour à la maison, quelques semaines plus tard. Une nouvelle étape l'attend, compliquée et douloureuse. De Karin nous ne saurons que ce que nous livre Tom. Il ne nous est pas donné de la connaître directement. Elle figure en creux dans le roman, lointaine et pourtant omniprésente. Ce roman ne bascule à aucun moment dans le pathos. L'écriture est factuelle, sans être froide. J'ai pensé à "Réparer les vivants", bien que le contexte soit différent. 

Je ne suis pas certaine d'avoir choisi le meilleur moment pour publier ce billet et pourtant... Si l'histoire est infiniment triste, c'est bien de la vie dont il est question, cette vie qui s'impose à nous même quand le pire s'invite dans notre quotidien.

La traduction m'a semblé d'une grande justesse. 

Un roman très fort qui porte bien son titre "A tout moment la vie".

 

Lu dans le cadre de "Décembre Nordique" organisé par  Cryssilda

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 00:51

Ecoutez-lire (Gallimard) - Lu par Marina Moncade

Quand commence le roman, Elena et Lila sont deux petites filles inséparables vivant dans un quartier pauvre de la ville de Naples. Nous sommes dans les années 50. Lila, la plus éveillée des deux, exerce une fascination irrésistible sur ses camarades de classe et notamment sur Elena. Sans s'en rendre compte, Lila entraîne son amie à se surpasser, notamment à l'école. Mais quand l'institutrice leur propose de rejoindre l'école secondaire, les parents de la jeune fille la plus brillante, ne sont pas d'accord. Lila rentrera dans la vie active, comme quasiment tous ses camarades. Les parents d'Elena, en revanche, se laisseront convaincre de laisser leur fille étudier...

J'ai eu, moi aussi, quand j'étais enfant, une amie brillante, vive et cultivée qui me tirait vers le haut. Peu à peu, l'écart entre nous s'est estompé. J'ai continué mes études après le bac et elle a fait le choix d'entrer dans la vie active. Le parallèle entre les deux amies et ma propre histoire s'arrête-là mais grâce à ce roman, j'ai revisité certains ressentis et certaines situations de mon enfance et adolescence.

La description de la vie à Naples dans les années 50 est également une facette du roman qui m'a beaucoup intéressée. La vie est rude, les parents travaillent sans relâche et se montrent impatients d'avoir une bouche de moins à nourrir. Les disputes entre voisins sont fréquentes et les plus riches font la loi. Ce qui est également très bien mis en avant dans ce roman, c'est la (petite) place accordée aux filles dans la société. Surprotégées par leurs frères et leurs mères qui exercent sur elles une pression étouffante, elles doivent se battre pour exister par elles-mêmes.

A la fin de la première partie, Lila et Elena sont adolescentes. Leur destinées semblent prendre des chemins très différents mais le roman se termine sur une scène qui pourrait remettre en question pas mal de choses. Je suis très impatiente de lire la suite ! Ce roman est en effet le premier opus d'une série. 

Le choix de la version audio ne m'a pas déçue, si ce n'est qu'il faut être concentré pour le pas mélanger les prénoms italiens qui finissent tous par "A" pour les filles et "O" pour les garçons.

L'écriture est peut-être un peu plate mais l'histoire, passionnante, compense ce petit bémol.

Lu dans le cadre du blogoclub (thème de l'amitié)

Les avis de : Titine - Helène - Ellettres - Claudialucia - Christelle

Flo analyse les couvertures des différentes versions.

                               Amandine a lu "Poupée volée"

La lecture du 1er mars est en cours de vote... A suivre !

 

Rentre dans le challenge "Italie" de Eimelle

 

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 00:06

 

Grand angle - mai 2016 - 66 pages

Tout commence par un tremblement de terre au Pérou qui fait de nombreuses victimes. Puis nous assistons à l'arrivée en France d'une petite fille nommée Qinaya. Elle est accueillie par une famille adoptive qui l'attend à l'aéroport, les bras ouverts. Après des années de traitements infructueux, ce couple va enfin devenir parents. 

Les nouveaux grands-parents de la petite, Lynette et Gabriel, sont sollicités pour garder, de temps à autre, leur nouvelle petite fille. Si Lynette est très heureuse de son nouveau rôle de mamie et le fait savoir, Gabriel joue au vieux ronchon blasé. Pourtant, peu à peu la petite va faire craquer son papi et tous deux finiront par devenir les meilleurs amis du monde.

Cette BD se lit le sourire aux lèvres et ne présente pas de grande originalité durant une grande partie de l'histoire. Tout bascule à la fin, véritable douche froide. Les auteurs nous conduisent à reconsidérer l'histoire d'une toute autre façon. Je suis impatiente de lire le second volet de ce diptyque pour découvrir ce que les auteurs ont imaginé comme suite. J'ai ma petite idée...

Le dessin est en parfaite harmonie avec le texte. J'ai particulièrement aimé les représentations de la petite péruvienne, tout à fait craquante avec sa tête de poupée et ses yeux ronds. 

Vivement la suite ! 

Les avis de : Violette - Stephie - Canel - Noukette - Jérôme - Saxaoul

La BD de la semaine, c'est chez Mo

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 23:59

Philippe Rey - Août 2016 - 200 pages

"Je vais reprendre le fil générationnel que la mort a trouvé marrant de couper entre ses dents, telle une couturière capricieuse et impatiente, et je vais raccommoder les trous, faufiler des pièces aux coudes et genoux de ce grand squelette prématurément décharné. Je vais les coudre ensemble".

L'an passé, Sophie Daull faisait de sa fille disparue, "Un être de papier". Elle nous revient en 2016, avec un roman dans lequel elle évoque, cette fois, sa mère décédée. Sophie Daull a éprouvé le besoin, après la mort de sa fille, de remonter le temps pour faire se rencontrer, l'espace d'un roman, la grand-mère et sa petite fille.

Pour écrire "La suture", l'auteure a réuni le peu de documents dont elle disposait et s'est rendue sur les différents lieux où sa mère avait vécu, pour y mener une sorte d'enquête. Le roman relate les recherches, qui seules ne permettront pas de dresser un portrait qui se tienne. Sophie Daull devra donc faire appel a son imagination pour combler les blancs et reconstituer le portrait de cette femme qui se taisait sur ses origines pour ne pas révéler un secret de famille.

Son périple à travers la France lui permet de dresser un portrait des villages de province où l'on ne trouve âme qui vive dans les rues, passé 19 heures. Elle nous fait également voyager dans le temps, des années d'après-guerre aux années 80. Les renseignements récoltés sont bien maigres mais Sophie Daull s'en accommode et le lecteur doit faire de même.

Les deux ouvrages forment désormais un diptyque. Ils se complètent et se répondent. Dans les deux récits, l'auteure dialogue avec ses mortes avec une grande douceur. Elle nous offre un texte poétique et non dénué d'humour. S'ils sont de la même veine, "La suture" est moins prenant que "Camille, mon envolée", et heureusement moins triste. De l'eau a coulé sous les ponts depuis la mort tragique de cette mère, assassinée dans des circonstances qui restent mystérieuses, dans les années 80. 

Bien qu'il n'ait pas la force du premier, j'ai de nouveau été séduite par la plume désormais reconnaissable de Sophie Daull et par son sens de la métaphore. Dans "la suture" nous sommes à mi-chemin entre le récit autobiographique et le roman. Peut-être s’attellera t'elle à la fiction, pour un troisième roman ? 

Sophie Daull confirme, avec ce roman, son talent d'écrivain.

Les avis de : Antigone - Eva

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 23:53

Actes Sud août 2016 - 267 pages

Actes Sud août 2016 - 267 pages

Nous sommes dans les années 50, dans un village rural pas très loin de Paris. La famille Blanc tient "Le Balto"(le bistrot de la bourgade). Le père, Paulo, a fait de son café un lieu très vivant. Sa femme le seconde ainsi que leur fille aînée. La cadette, Mathilde, voudrait bien passer plus de temps au café mais elle est encore trop jeune. Véritable garçon manqué, elle fait les quatre cent coups pour épater son père qui rêvait d'un garçon. Le garçon finira par arriver, bien après ses deux sœurs. La famille avait tout pour être heureuse quand le malheur la frappe. Paulo attrape la tuberculose, suivi de sa femme Odile.

La famille se trouve face à de grandes difficultés. le statut de commerçant ne leur permet pas de bénéficier de la sécurité sociale et dans le village ils sont considérés comme des parias. Paulo, plus touché que sa femme va devoir rejoindre le sanatorium le plus proche, celui d'Aincourt. Odile le suivra quelques mois plus tard, ce qui se traduira par un éclatement de la famille. Mathilde va prendre les choses en main malgré son jeune âge. C'est sur elle que va désormais reposer la cohésion de la famille.

C'est un très beau personnage, cette jeune Mathilde. D'une énergie et d'une abnégation qui forcent l'admiration. Nous suivons les hauts et les bas de la famille et le combat quotidien de Mathilde pour sauver ce qui peut l'être. Je n'imaginais pas que dans les années cinquante certaines personnes pouvaient se trouver dépourvues de sécurité sociale. C'était le cas des commerçants s'ils ne cotisaient pas de leur côté. Les Blancs, peu prévoyants ne s'en étaient pas soucié. Plusieurs fois au cours de l'histoire, je les ai d'ailleurs trouvé défaillants, ces parents. Bien que très aimants, ils sont parfois à la limite de la désinvolture. La maladie n'excuse pas tout. 

Roman après roman, Valentine Goby se renouvelle et s'empare de thèmes plus passionnants les uns que les autres. Comme précédemment avec " Kinderzimmer", "Un paquebot dans les arbres" est né de la rencontre avec une femme qui a vécu une expérience très proche de celle de Mathilde. En dehors de l'histoire et des personnages, j'ai trouvé le côté "médico-historique" et bien documenté : la tuberculose, la vie dans les sanatoriums...

Un beau roman, que je vous recommande.

Ce roman fait partie des trois livres que j'ai proposés pour l'opération des matchs littéraires de la rentrée organisée par PriceMinister.

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 23:38
Calmann Levy - août 2016 - 412 pages
Calmann Levy - août 2016 - 412 pages

James Bennet est un critique d'art très atypique. En effet, il est atteint de synesthésie (un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés). Cette particularité est vécue par James tantôt comme un handicap, tantôt comme une richesse. L'autre personnage masculin du roman, Paul Engales, est un peintre argentin exilé à New York. C'est un génie qui attend son heure de gloire. Il vit dans un squat avec d'autres artistes méconnus. Les routes de James et de Paul vont finir par se croiser grâce à un tableau représentant Lucy, la muse de Paul. Leur rencontre va bouleverser le destin de chacun des trois protagonistes.

J'ai lu récemment un autre roman qui met en scène le milieu artistique new- yorkais. Il s'agit de "tout ce que j'aimais" de Siri Hustvedt. Dans les deux ouvrages, des critiques d'art font la pluie et le beau temps dans l'activité artisque de l'époque. Le roman de Molly Prentiss se situe dans les années 70, celui de Siri Hustvedt une dizaine d'années plus tard.

J'aime beaucoup les romans qui s'emparent du sujet de la création artistique. Celui-ci avait donc toutes les chances de me plaire. J'y ai trouvé de très beaux passages sur les affres de l'artiste mais aussi sur les difficultés de trouver l'inspiration quand on est critique d'art. Les personnages ne manquent pas d'originalité et les liens qu'ils tissent entre eux sont riches et complexes. J'ai eu quelques difficultés à entrer dans le roman, ce sera mon petit bémol mais une fois bien immergée dans l'histoire, j'ai passé un très bon moment.

Une plume originale et un premier roman de la rentrée qui mérite d'être découvert.

Eva, Antigone et Cathulu en ont fait un coup de cœur.

Le mois américain, c'est en septembre, et chez Titine
Le mois américain, c'est en septembre, et chez Titine

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challenge de la rentrée (5/18)
challenge de la rentrée (5/18)

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 20:33
Des oreilles pour lire 2014 (Buchet-Chastel) - 2 heures 25 - Lu par Elodie Huber
Des oreilles pour lire 2014 (Buchet-Chastel) - 2 heures 25 - Lu par Elodie Huber

Mei est une jeune chinoise de 17 ans, vive, intelligente et romantique. Coupée de sa famille, l'adolescente travaille comme une quasi-esclave dans une usine de textile. Grâce aux automatismes acquis, elle laisse parfois vagabonder ses pensées. Ces petites bulles de liberté lui permettent de tenir le coup.

Quelques semaines avant noël, seule période de l'année ou chaque ouvrière retrouve sa famille, Mei se fait punir pour un geste de rébellion. Sa punition sera de passer seule les fêtes au dortoir. Ces quelques jours, qu'elle appréhende tant, ne se passeront pas comme prévu.

Il ne faut pas trop en dire pour préserver le suspense mais sachez que Mei va vivre une histoire d'amour aussi merveilleuse qu'éphémère. Le cœur serré, nous pressentons que le retour à la réalité sera terrible. Mei en est consciente également mais choisit de vivre l'intensité du moment et nous la comprenons.

"La fabrique du monde" dénonce l'exploitation des jeunes chinoises dans les industries textiles. C'est également une bouleversante histoire d'amour qui m'a fait penser au chef-d'oeuvre de l'écrivain japonais Yasushi Inoué "Le fusil de chasse". On y retrouve la même intensité dramatique.

Le format audio convient parfaitement bien à ce court roman fort bien interprété par Elodie Huber.

La fabrique du monde - Sophie Van der Linden (audio)

Je remercie Audible et Babelio pour cette écoute.

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