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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 23:23

Publié par Audiolib le 20 mars 2013 (Editions De Fallois 2012) - 21 h 15 d'écoute -

lu par Thibaullt de Montalembert

 

On a beaucoup parlé de ce titre, en bien et en moins bien. Pour me faire ma propre opinion, j'avais vraiment envie de le lire. J'ai donc été ravie de le trouver dans la sélection du prix Audiolib. Très rapidement, j'ai su que je ferais partie du clan des conquis. Le fait qu'il ait obtenu le Grand Prix du Roman de l'académie française a pu surprendre. Il est vrai que ce n'est pas le style de ce texte qui en font son attrait. Ce qui est fascinant, c'est le talent de l'auteur à faire rebondir sans cesse son intrigue...  

L'histoire en quelques mots : Nous sommes aux Etats-Unis dans un petit village tranquille du Maine. Le squelette de la jeune Nola est retrouvé, trente ans après sa disparition, dans le jardin d'un célèbre écrivain, Harry Québert. La jeune Nola avait quinze ans quand elle a subitement disparu. Elle entretenait une relation avec l'écrivain. Très vite après la macabre découverte, l'écrivain est accusé du meurtre et emprisonné. Arrive à sa rescousse un jeune ami de l'accusé, lui-même écrivain. Ce dernier va mener l'enquête aux côtés de la police locale, allant de surprise et surprise car l'histoire est un véritable sac de noeuds. Ce qui met du piquant dans tout cela, c'est que le jeune écrivain a décidé d'écrire un ouvrage sur l'affaire... Il y a donc un livre dans le livre. Enfin quand je dis un livre, il y en a même plusieurs ! 

Ce livre m'a fait penser à "une place à prendre" de J.K. Rowling, dans le sens où tous deux nous plongent dans l'intimité d'un village. Je dois toutefois admettre que j'ai trouvé le livre de J.K. Rowling plus abouti et d'un niveau au-dessus. "La vérité sur l'affaire Harry Québert" est toutefois une lecture très distrayante qui nous donne notamment un aperçu du buisiness qui entoure la littérature américaine. 

Je suis vraiment ravie d'avoir eu l'opportunité de lire la version audio de ce pavé, car vu l'épaisseur, j'aurais eu beaucoup de difficultés à le lire en position allongée. Je n'ai mis qu'une bonne semaine à le dévorer. J'étais tellement impatiente d'avoir le fin mot de l'histoire que je l'ai écouté en déjeunant, en petit déjeunant, en pliant du linge, en cuisinant, en conduisant... Autre bon point pour la version audio de ce livre, le lecteur (Thibault De Montalembert) est excellent. J'avais eu l'occasion de découvrir dans Karoo et j'en redemande !

 

Une histoire rocambolesque et très prenante, idéale pour les vacances. 

logo du site  Lu dans le cadre du prix audiolib : 10 ème et dernière lecture

 

Je vous rappelle que vous pouvez voter parmi les 5 audio-livres sélectionnés par les blogueurs (ici) (et gagner des livres !)  

 

Ce livre rentre dans le cadre du challenge mensuel de Valérie "écoutons un livre" bien que je ne sois pas du tout dans le thème du mois, la littérature jeunesse.

free-road-trip-games-audio-book

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 23:56

Avril 2013 - 123 pages - Gallimard

 

Les romans de René Fregni nous mènent toujours quelque part entre Marseille et Manosque. Cette fois c'est à Marseille que l'auteur nous conduit. Dans un appartement sous les toits, vit Charlie Hasard, un homme solitaire qui passe les trois quarts de son temps à écrire. Il vit de peu, travaillant le moins possible et uniquement pour remplir le frigo. Face au mur de sa cuisine, il écrit inlassablement et tente sans succès de se faire publier, jusqu'au jour où un éditeur l'appelle... Il saute dans un train pour Paris, la tête pleine de rêves, il se voit déjà Ecrivain. Mais hélas, la rencontre ne se passe pas comme prévu. L'ex-futur écrivain perd complètement pied, fait une grosse grosse bêtise et ne s'en remet pas...

Il est question dans ce livre de la difficulté d'écrire et de se faire publier, de l'investissement personnel que cela représente, de la déception quand les lettres de refus des éditeurs s'accumulent mais aussi du bonheur de se mettre à une table et d'inventer des vies encore et toujours, quand on a cela dans la peau. 

J'ai retrouvé avec grand plaisir l'univers de René Fregni, bien que cet ouvrage ne soit pas à mon avis parmi ses meilleurs. J'ai une préférence pour ses romans autobiographiques comme "Elle danse dans le noir" ou "La fiancée des corbeaux". Mais quel bonheur de retrouver sa très belle plume et sa sensibilité à fleur de peau. Avec Fregni, les malfrats sont sympathiques, les filles sont belles, les terrasses de café accueillantes et l'amour des mères un réconfort éternel...

Quand on aime Fregni, on en redemande...

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 23:26

 

    Audiolib juin 2013 (les escales 2012) - 14 h 35 

 traduit de l'anglais par Alice Delarbre - lu par  Pulcherie Gadmer

 

Cette saga familiale a pour cadre principal l'île de Spinalonga, en Crête. Il s'agit d'un lieu au passé très chargé. Spinalonga est en effet une ancienne léproserie dans laquelle de nombreux malades ont été déportés de 1903 à 1957. L'île nous est contée au travers de l'histoire familiale d'Alexis, jeune anglaise qui débarque en Crête avec la volonté d'en savoir plus sur ses origines. La jeune femme est en pleine réflexion sur son devenir. Pour être certaine de faire les bons choix, elle ressent le besoin de savoir d'où elle vient. Sa mère refuse tout dialogue à ce sujet. 

Alexis découvre très vite, avec stupéfaction, que sa grand-mère et sa tante ont vécu successivement à Spinalonga pendant plusieurs années, arrachées à leur famille par la maladie. Nous découvrons, grâce au récit d'une amie de la famille, ce qu'a été leur vie d'isolement. Une existence difficile mais supportable, voire agréable pour la plupart, car les lépreux s'étaient remarquablement bien organisés pour rendre l'île accueillante aux nouveaux arrivants et plaisante à vivre. En revanche, le rejet de l'extérieur vis à vis des malades était terrible. 

L'histoire de la famille d'Alexis est captivante et pleine de rebondissements. De façon générale, je ne suis pas passionnée par la médecine mais j'ai trouvé fort intéressant d'en savoir plus sur la lèpre : son évolution, ses traitements...  Rien à dire sur la prestation de la lectrice, tout à fait à la hauteur. Le petit plus est l'accent grec qu'elle emploie pour nommer les personnages et les lieux.       

 

 Une saga familiale passionnante ! 

Lu dans le cadre de :

Livres contre critiques

 

Mais également pour le challenge de Géraldine 

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 23:25

    Le quai Voltaire - avril 2013 - 412 pages - traduit de l'anglais par Anouck Neuhoff 

Mirtle et Annie sont inséparables depuis l'enfance. Différentes l'une de l'autre à tous points de vue, leur amitié est souvent houleuse. Toutes deux femmes de marins, elles se retrouvent pour des parties de cartes quand leurs maris sont en mer. Les confidences sont de mise, bien que chacune ait son jardin secret. Au fil du roman, nous découvrons que leur amitié n'est peut-être pas bâtie sur des bases si solides qu'il n'y paraît.

Dans ce village de pêcheurs, au fin fond de l'Écosse, le niveau de vie n'est pas très élevé mais Mirtle s'en contente, peu matérialiste. A l'inverse, Annie n'est jamais satisfaite de son sort, harcelant son mari pour en avoir toujours plus. Aussi jolie que Mirtle est quelconque, Annie se comporte depuis l'adolescence comme une vrai nymphomane, ne supportant pas qu'un homme lui résiste. Elle a épousé son mari par dépit et se montre naturellement insatisfaite par sa vie. 

Je ne vous cacherai pas que j'ai été agacée tour à tour par chacune des deux femmes, surtout par Annie, absolument insupportable. Je me suis sentie beaucoup plus proche de Mirtle, lui reprochant toutefois de s'accrocher obstinément à cette amitié presque malsaine. Vers la moitié du livre, la vie d'une des deux femmes bascule. Mais avant cela, Angela Huth prend le temps de planter le décor, analysant, avec beaucoup de finesse, le caractère des deux amies. Elle nous ramène, par flash-backs, dans le passé de chacune d'entre elles.  

L'histoire est centrée sur Mirtle, dont nous suivons l'évolution. Une bonne partie de l'histoire se passe dans sa cuisine, que nous finissons par visualiser et dans laquelle il fait bon prendre une tasse de thé. J'ai beaucoup aimé la fin, soulagée de voir Mirtle prendre une décision qui permettra, entre autre, aux deux amies de prendre un peu de recul l'une vis à vis de l'autre...

J'ai découvert avec bonheur la plume d'Angela Huth

(que l'on compare à celle de Jane Austen, c'est ce n'est pas rien...) 

 

Cette lecture s'inscrit dans le mois dans le mois anglais organisé par  Titine  et Lou

Angela Huth est anglaise. 

Keep calm and read

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 23:13

J'ai lu 2013  (Editions Plon 2013) - 475 pages - traduit de l'anglais par Susanne V. Mayoux

 

"J'ai vécu dehors. Sur des landes, à tous les vents.
J'ai habité une cabane que j'avais bâtie moi-même, de mes mains, avec des branches, des pierres et de la mousse. Les montagnes me regardaient d'en haut quand je m'y blottissais le soir.
Et à présent ? A présent je suis ici.
Dans un cachot, enchaînée" 

Nous sommes en Ecosse au XVIIe siècle. Une jeune femme accusée de sorcellerie attend son terrible sort au fond d'un cachot. Quand l'hiver sera fini et que la neige aura fondu, Corrag sera brûlée vive sur un bûcher. Un ecclésiastique, Charles Leslie, vient lui rendre visite pour la questionner sur un massacre auquel elle a assisté, celui de Glencoe. La condition que la jeune femme pose à Charles Leslie pour lui livrer son témoignage, est qu'il accepte d'abord d'écouter le récit de sa vie. L'homme accepte, à contre-coeur. 

Corrag commence alors son récit, qui nous est livré entrecoupé des lettres de l'ecclésiastique à son épouse. Dans ses missives, Charles Leslie évoque ses entretiens avec la jeune "sorcière". Au départ, on le sent plein d'à priori sur la jeune femme mais peu à peu, il évolue dans son jugement. Il faut dire que Corrag est un être exceptionnel. Elle sait comme nul autre évoquer son amour de la nature, qu'elle a observée de longues heures durant. A la mort de sa mère, elle a trouvé refuge dans les montagnes des Highlands, sympathisant avec les habitants de Glencoe, tout en gardant ses distances. Sa mère et sa grand-mère ont été exécutées parce qu'elles étaient considérées comme des sorcières. Elle sait qu'elle doit se méfier...

Au fil du récit, je me suis attachée moi aussi à Corrag, admirant ses valeurs humaines. N'étant pas pleinement une adepte du "nature writing", certains passages m'ont semblé un peu longs mais ces petites longueurs n'ont pas gâché ma lecture. Par ailleurs, l'aspect historique du livre m'a beaucoup intéressée. Je connaissais mal cette période de l'histoire et j'ai apprécié d'en apprendre davantage. Quelques repères historiques sont livrés à la fin du roman pour faciliter la compréhension du lecteur.

C'est le coeur serré que j'ai vu la la fin de l'hiver se rapprocher, écoeurée de la bêtise humaine et espérant un miracle pour que Corrag échappe au bûcher... 

Un roman très touchant (à rapprocher du "Domaine des murmures" de Carole Martinez).

 

Ceci est une lecture commune autour de "Susan Fletcher" dans le cadre du mois anglais organisé par  Titine  et Lou.

Les autres participants : Valérie - CryssildaYueyin 

Emmanuelle partage également cette lecture commune avec moi. (Et peut-être Fransoaz ?)logo_keep-calm-and-read.jpg

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 23:21

Folio 2005 (Gallimard) - traduit de l'anglais par Guillemette Belleteste - 487 pages

 

Le personnage principal de ce livre est une toute jeune fille de treize ans, qu'on peut imaginer ressembler à la photo de couverture ci-dessus. Briony (c'est son prénom) est une pré-adolescente rêveuse à l'imagination fertile. Elle vit en Angleterre dans une famille aisée dont elle est la petite dernière. Souvent seule, elle écrit des pièces de théâtre, son grand plaisir étant de trouver de petits acteurs pour interpréter ses pièces. Ses cousins, par exemple...

L'été de ses treize ans, Briony perd un peu le goût des spectacles enfantins. Elle veut passer à autre chose et observe les plus grands. Elle a dans l'idée d'écrire des histoires en s'inspirant de ses observations. Se croyant déjà grande mais possédant encore la naïveté de l'enfance, elle va mal interpréter la relation qu'entretient sa soeur avec Robbie, le fils d'une domestique. Le délire imaginaire dans lequel elle s'embarque va prendre des proportions catastrophiques. Je n'en dirai pas plus sur le début de l'histoire pour ménager l'effet de surprise. 

Dans la deuxième moitié du livre, nous retrouvons les personnages principaux dans le chaos de la seconde guerre mondiale. Briony et sa soeur sont infirmières dans un hôpital qui recueille les blessés de guerre (mais pas dans le même hôpital). Robblie s'est engagé dans l'armée. On le suit le parcours des trois jeunes gens, notamment celui de Robbie qu'on retrouve en France, en pleine retraite anglaise vers Dunkerque. Quand à Briony, elle a coupé les ponts avec sa famille et voudrait bien racheter sa faute mais est-ce encore possible ?

En dépit de quelques longueurs, pas bien méchantes, "Expiation" est un beau roman, intelligent et prenant. Mêlant la petite et la grande histoire, l'auteur nous propose une histoire familiale originale et captivante. L'analyse psychologique de la jeune Briony est intéressante, mettant en lumière le pouvoir imaginatif de l'enfance et les dégâts qu'il peut entraîner.

Jusqu'à la fin, l'auteur nous réserve des surprises puisque l'épilogue nous fait revoir le déroulement de l'histoire sous un autre angle. Je dois avouer que cette fin m'a un peu déconcertée sur le moment. J'avais aimé l'histoire telle que je l'avais lue et je n'avais pas forcément envie de l'envisager autrement. Puis, j'ai accepté le pouvoir de l'écrivain de mener son histoire comme il l'entendait et de me bousculer, s'il le souhaitait ! 

Voilà un auteur que je relirai certainement... 

  blogoclub

 

Lu dans le cadre du blogoclub, dont le thème était, ce premier juin, "les amours contrariées".  

Les avis des autres participants sur "Expiation" :  Valérie  - Une comète (billet 1) - Gambadou - Fransoaz - LisaDenisTitou - Hélène - Denis grominou

 

ou sur l'autres livres de McEwan...

Clara : l'enfant volé

 

Certains blogoparticipants ont lu d'autres livres en rapport avec le thème des "amours contrariées" :

ClaudiaLucia : les fiancés - d'Alessandro Manzoni 

Titine : Tristan et Iseult 

Sibille : Loving Franck de Nancy Horan 

Manu : En censurant un roman d'amour iranien de Shahriar Mandanipour  

 

 

Pour la session du mois de septembre, nous vous proposons comme thème "la littérature irlandaise" 

 

Ce livre me permet aussi de commencer le mois anglais puisque que Ian Mc Ewan est un auteur anglais (heureux hasard que le choix du blogoclub pour ce premier juin)

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 23:04

Philippe Rey 2013 - 232 pages - traduit de l'anglais (Etats Unis) par Simone Arous

Ce livre de Joyce Maynard, publié en 2013 par Philippe Rey, a été écrit en 1972 par la romancière alors qu'elle n'avait que 19 ans. Il s'agit d'un recueil de chroniques ayant pour thème ses années d'adolescence : de 1962 à 1972. Avant ces chroniques, une très intéressante préface, écrite par Joyce Maynard en 2012, restitue l'ouvrage dans son contexte de l'époque. On apprend notamment qu'au moment de l'écriture de ces chroniques, la jeune fille avait abandonné ses études pour vivre avec le célèbre écrivain Sallinger (il avait trente ans de plus qu'elle).

J'ai pris mon temps pour lire ces chroniques, à la fois sérieuses et très fraiches. Certains thèmes m'ont davantage parlé que d'autres, ne connaissant pas tous les détails du contexte politique et culturel de l'époque aux Etats-Unis. J'ai pu faire toutefois le rapprochement avec l'évolution des moeurs en France à la même époque : mai 68 notamment. 

Joyce Maynard a vécu ses années jeunesse en observant ce qui se passait autour d'elle, en étant un peu décalée par rapport aux autres (elle ne buvait pas, ne se droguait pas, n'était pas une fille "populaire"). Son regard distancié est intéressant. Sur certains points, elle est toutefois parfaitement en phase avec les autres filles : le culte de la minceur (déjà), l'obsession de l'apparence (ça s'est aggravé depuis, hélas...). 

D'un milieu plutôt aisé, Joyce Maynard n'aborde pas ici l'adolescence des jeunes gens de milieux défavorisés. Le roman qu'elle a écrit juste après, "Baby Love", complète assez bien, de ce fait,"Une adolescence américaine". J'ai trouvé que les deux livres formaient, d'une certaine façon, un dyptique.

Une auteure dont je sens que je vais tout lire !

PS : je ne me lasse pas de regarder la photo de cette couverture, qui représente Joyce Maynard adolescente... Comment ne pas avoir envie d'en savoir plus sur l'adulte qu'elle est devenue ?

L'avis de Valérie et d'Yvon 

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 23:09

    Publié en mars 2013 chez Audiolib (Bourgeois 2012) 4 heures d'écoute - Lu par Anna Mougladis 

 

Comme il ne s'agit pas d'une première lecture et que j'ai déjà écrit un billet sur cet ouvrage, je ne vous résumerai pas l'histoire. Vous pouvez consulter mon billet : ici 

 

Autant le dire tout de suite, Je n'ai pas été totalement séduite par la prestation de la lectrice, Anna Mougladis. Sa voix grave fait certes penser à celle de Toni Morisson mais j'ai trouvé sa lecture un peu trop monocorde. La profondeur du texte imposait une certaine gravité mais il m'a semblé que la lectrice restait trop en retrait par rapport au texte. Peut-être aurais-je préféré une voix d'homme, pour l'assimiler à Frank, le personnage principal ?

En dépit de ce bémol sur le choix de la voix (qui n'a pas gâché ma lecture), j'ai apprécié cette relecture. J'avais eu un peu de mal à entrer l'histoire la première fois, en raison de la densité du texte. Comme l'ouvrage n'est pas très épais, j'en étais ressortie un peu frustrée. Cette fois, j'ai profité pleinement de ma lecture, renouant avec l'histoire douloureuse mais non désespérée de ce frère et cette soeur.

Je ne sais pas comment j'aurais perçu cette lecture audio si je n'avais pas lu le livre une première fois. Ce n'est pas un texte facile d'accès. Quoi qu'il en soit, il vaut vraiment la peine d'être lu quelque soit le support choisi. 

 

Sur la version audio, les avis de : Bladelor et  Leiloona

 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 23:04

 

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Audiolib 2013 (paru aux éditions de minuit en 2012) - 2 h 30 d'écoute 

 

"Anthime est passé ranger son vélo chez lui avant de rallier le mouvement général confluant à présent de toutes les artères vers la place où s’agitait une foule souriante, brandissant drapeaux et bouteilles, gesticulant et se pressant, laissant à peine d’espace aux voitures à chevaux qui déjà transportaient des groupes. Tout le monde avait l’air très content de la mobilisation : débats fiévreux, rires sans mesure, hymnes et fanfares, exclamations patriotiques striées de hennissements".

 

"Posté non loin de celui-ci, Anthime a pu distinguer un instant, de la cervelle au bassin, tous les organes du chasseur-éclaireur coupé en deux comme sur une planche anatomique, avant de s'accroupir spontanément en perte d'équilibre pour essayer de se protéger, assourdi par l'énorme fracas, aveuglé par les torrents de pierres, de terre, les nuées de poussière et de fumée, tout en vomissant de peur et de répulsion sur ses mollets et autour d'eux, ses chaussures enfoncées jusqu'aux chevilles dans la boue".

 

Dans un style concis et percutant, Jean Echenoz nous propose un texte très fort sur l'horreur de la guerre 14-18. Au début du roman, nous assistons au départ sur le front de cinq jeunes gens qui se connaissent. Le départ est presque joyeux, personne ne croit que cette guerre va durer. Le voyage ressemble à un départ en colonie de vacances. Le choc de la réalité de la guerre n'en sera que plus violent.

Jean Echenoz décrit l'horreur de cette guerre par une économie de mots, allant droit au but. C'est efficace. Très efficace. La guerre est fort justement décrite, tout comme le décalage entre ce que vivent les soldats et le ressenti des familles. Comment pourraient-elles comprendre ce que vivent ces jeunes gens alors que la guerre industrielle n'en est qu'à ses débuts ? Le retour des estropiés, en pleine guerre est également un moment fort.

Malheureusement, si je suis très enthousiaste sur le texte lui même, je ne le suis pas sur la lecture elle-même. Le choix de Jean Echenoz pour lire son texte ne m'a pas convaincue. J'ai eu l'impression qu'il le récitait. Quel dommage ! J'ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur la première partie du livre, contrainte de revenir en arrière car je décrochais, ce qui m'arrive rarement. Je relirai certainement 14 en version papier pour mieux appréhender le texte. 

 

Un très bon roman mais une lecture audio en demi-teinte

 

L'avis d'Emma (en phase avec le mien)

En revanche Stephie a beaucoup aimé la lecture par l'auteur lui-même. logo du site

 

      6ème lecture / 10 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 05:51

 

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"Je n'étais plus, me rendis-je compte, un être humain, et cela faisait probablement longtemps que je n'en étais plus un. J’étais devenu, au lieu de ça, un nouvel isotope d'humanité qui n'avait pas été isolé ou identifié. J’étais un électron libre, dont la masse, la charge et la direction pouvaient être modifiées à tout moment par des champs aléatoires sur lesquels je n'avais aucun contrôle. J’étais l'une de balles perdues de notre époque."

 

Nous sommes dans la fin des années 80 aux Etats-Unis. Saul Karoo, la cinquantaine bedonnante, est un scénariste spécialisé dans la réécriture de films pour les rendre plus "commerciaux".   

Au début du roman, nous découvrons un homme souffrant d'un mal mystérieux : il n'arrive plus à atteindre l'ivresse bien qu'il soit un alcoolique notoire. Incapable d'affronter la réalité des choses, il feint d'être l'ivre, ne dérogeant pas à son habitude de manipuler autrui. Plus cynique et menteur que jamais, il semble toucher le fond. Bien que prétendant l'aimer, il se montre incapable de donner un peu de son temps à son fils adoptif, un adolescent. Peu fier de son métier, qui lui rapporte beaucoup d'argent mais ne lui donne aucune satisfaction par ailleurs, Saul s'est réfugié dans l'alcool, sabordant sa vie familiale.

Un évènement va faire basculer le cours de sa vie. En visionnant le énième film qu'il doit mettre à la sauce hollywood, Saul Karoo reconnaît, par son rire particulier, la mère biologique de son fils. Il l'a eue au téléphone il y a vingt ans. L'idée lui vient, complètement folle, d'utiliser le film à des fins personnelles, n'hésitant pas, au passage, à massacrer le chef-d'oeuvre qu'il a sous les yeux et pour lequel il a pourtant une grande admiration. Sur l'histoire, je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher l'effet de surprise. Personnellement, je n'ai rien vu venir, refusant sans doute, inconsciemment, tout comme Karoo d'imaginer l'inacceptable... 

Ce roman est vraiment surprenant. Sorte de farce tragi-comique dans la première partie, l'histoire vire à la tragédie. Saul Karoo est un personnage atypique que je n'ai pas réussi à détester en dépit de ses horribles défauts. Pratiquant l'auto-dérision, parfaitement conscient de son cas, il semble incapable de maîtriser le cours de sa vie. La seule fois où il prend (enfin !) les choses en main, il fait n'importe quoi. 

J'ai vraiment été captivée par le destin de Saul Karoo, déplorant toutefois quelques longueurs, (notamment quand Saul picole sans atteindre l'ivresse...). Autre bémol, le dernier chapitre, dont le n'ai pas aimé le lyrisme. En dépit de ces deux bémols, c'est un livre que je conseille, pour son originalité. 

A noter que la voix du lecteur et ses intonations collent parfaitement au personnage.     

 

Un roman étonnant, à tenter ! 

D'autres avis chez Val 

Lu dans le cadre du Prix Audiolib( 4ème /10)logo du siteEt de "Ecoutons un Livre" organisé par Valérie

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