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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 23:58
                    
 Généralement, lorsque je vois des piles de best-seller dans les supermarchés je fuis. Mais le dernier livre du célèbre romancier américain, sorti récemment en poche (pocket), vaut la peine d'être lu.
 
L'histoire :
 
Dans la première partie, on fait la connaissance d'une jeune américaine, Hannah, fille d'intellectuels de gauche. Elle ressemble peu à ses parents, qui mènent depuis toujours une vie engagée et tumultueuse. Plus conformiste, elle épouse un jeune médecin rencontré pendant ses études et fait rapidement un enfant. Très vite elle s'ennuie et se met à douter de ses choix. Un ami de son père surgit alors dans sa vie et l'entraîne dans une histoire dont elle devient la victime. Elle se ressaisit toutefois avant que l'histoire ne s'ébruite et replonge dans sa petite vie tranquille.
Dans la deuxième partie, on retrouve Hannah 30 ans plus tard, menant toujours son existence sans surprise. L'homme rencontré il y a trente ans refait alors surface et cette fois fait voler sa vie en éclats. Elle se trouve confrontée au regard des bien-pensants et donneurs de leçon, ses enfants et son mari la rejettent, bref la dégringolade s'amorce.
*
Mon avis :
 
Ce pavé se lit d'une traite. Je me suis mise très facilement dans la peau d'Hannah. Il n'est pas toujours facile d'assumer ses choix et de mener une vie de famille à la fois stable et enrichissante. 
Ce que j'ai trouvé le plus intéressant, dans ce roman c'est la description, par Douglas Kennedy, des mentalités de son pays : une Amérique devenue intolérante, puritaine et manipulée par les médias. Il souligne le contraste avec l'Amérique progressiste des années 70 dont il a visiblement la nostalgie. Il est vrai qu'elle n'est pas franchement jolie l'Amérique qu'il nous décrit !
 
Un bon roman sur L'Amérique des années 2000.
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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 23:00
                                  
Editions Piquier Poche
 
 
 
 
 
Anita Nair a trente-six ans et vit en Inde ou elle se consacre à l'écriture depuis une dizaine d'années.
 
 
 
 
 
 
 
 L'histoire :
Dans un train qui la mène loin de sa famille pour faire un break, Akhila, brahmane de 45 ans fait le bilan de sa vie. A la mort de son père, elle a mis sa vie entre parenthèses pour s'occuper de sa famille. Elle rêve d'un nouveau départ mais ce n'est pas si simple en Inde pour une personne de sexe féminin, de surcroît célibataire, car la société considère qu'elle ne peut être seule maîtresse de son destin.
Dans le compartiment pour dames dans lequel elle passe une nuit entière, six femmes d'âges et de conditions différents lui racontent tour à tour l'histoire de leur vie. Elles ont toutes souffert et lutté pour essayer d'acquérir un peu de liberté et d'autonomie. A travers leur expérience, Akhila cherche à donner un sens à sa propre vie.
*
Un passage résume parfaitement l'esprit du roman :
Akhila réalisa soudain que c'était en racontant leur vie que toutes ces femmes, Janaki, sheela et même Margaret, qui s'enorgueillissait de son indépendance, tentaient de lui donner un sens. Et moi qui croyait être la seule à essayer de définir les contours de mon existence ! Elles ont toutes besoin autant que moi de justifier leurs échecs. C'est en explorant la texture de la vie des autres, en cherchant des ressemblances, susceptibles de connecter nos vies entre elles, que nous essayons de nous libérer d'un sentiment de culpabilité à l'égard de ce que nous sommes et de ce que nous sommes devenues.
*
Mon avis :
Je n'avais jamais lu de littérature indienne et je dois dire que j'ai eu la main heureuse, aidée dans mon choix par une suggestion de Béatrix.
J'aime beaucoup voyager, y compris virtuellement. Le voyage que nous propose Anita Nair n'a pas pour but de nous faire découvrir les paysages de l'Inde mais de nous faire découvrir sa société, cloisonnée et traditionnelle. Une société hindoue où le sort des femmes n'est guère enviable et leur liberté individuelle très limitée. J'ai pu mesurer la chance que nous avions, en tant qu'européennes, de jouir d'une grande liberté.
Comme la plupart de mes camarades de sexe féminin, j'aime écouter les confidences des autres femmes, que ces dernières aient une vie similaire à la mienne ou diamétralement opposée. A la lecture de ce livre j'ai pu constater que certains questionnements étaient universels. Celui-ci par exemple : Une femme a t'elle absolument besoin d'un homme pour s'épanouir ?
La construction du livre est sans surprise. C'est le fond qui importe et je dois dire que j'ai vraiment apprécié les heures passées dans ce compartiment pour dames à écouter des femmes, éloignées de moi par la distance et la culture, mais pourtant assez proches par le cœur et les états d'âme.
*
Un  beau voyage dans le coeur des femmes ...
*.
Turquoise et  Katell B ont aimé également.
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 18:34

 

L'histoire :
Voici un roman inspiré de l' histoire peu banale mais véridique du peintre Han Van Meegeren. Né en 1889 aux Pays Bas, il s'inspire des peintres hollandais du XVIIe. Complètement à contre-courant des peintres de son temps (Picasso, Dali...), il est considéré par les critiques de l'époque comme un artiste mineur.
Lassé et furieux d'être incompris, il décide un jour de jouer un bon tour aux experts en se mettant à peindre des "faux Vermeer", peintre qu'il admire plus que tout autre.
Il y met toute son énergie, peaufine sa technique, investit en matériel et réussi même à reproduire les craquelures provoquées par l'usure du temps. Le choix de ses thèmes est judicieux puisqu'il exploite les zones d'ombre de la biographie de Vermeer.
Quand la supercherie est découverte en 1945, un scandale éclate et fait beaucoup de bruit.
 
Mon avis :
J'ai bien apprécié ce roman, proche du documentaire et construit comme une enquête policière. La vie rocambolesque de ce faussaire est passionnante. On traverse avec lui la première partie du XXe siècle.
Après la jeune fille à la perle, c'est une lecture intéressante pour rester dans l'univers de la peinture de Vermeer. Il est intéressant de suivre les différentes étapes de la construction de ces faux : le choix du thème, la recherche de la toile et, le plus difficile, la mise au point des procédés techniques pour réaliser des Vermeer "parfaits".
C'est aussi  une histoire qui donne à réfléchir sur la notion de chef-d'oeuvre, sur le rôle des critiques dans le succès ou non d'un artiste...
Amateurs d'histoire de l'art, notez ce titre, il  ne devrait pas vous décevoir !
 
 Les deux oeuvres ci-dessous sont des faux Vermeer. Troublant, non ?
 
 

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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 23:00
 
Editions Maurice Nadeau
 
 
 
Ce livre fait partie de la sélection du
 Sylvie Aymard est née en 1954 à Paris. Elle vit aujourd'hui en Bourgogne. "Courir dans les bois sans désemparer" est son premier roman. 
*
L'histoire :
Seule, dans une maison perdue au milieu d'une sapinière abandonnée, une femme écrit, marche dans les bois, songe à mourir. Elle revit son histoire.
Dans les années cinquante, elle grandit dans un milieu ouvrier. Elle n'est pas vraiment malheureuse mais ne trouve pas sa place. Le modèle familial qu'elle a sous les yeux ne lui convient pas. Elle rêve d'une autre vie.
"Le handicap pour les enfants c'est qu'au début ils n'ont qu'un modèle : leurs parents. Ce fut une chance pour moi. Je partis le plus vite possible voir ailleurs".
Mais l'apprentissage d'un autre milieu social que le sien, ne se fait pas du jour au lendemain. Simple dactylographe, sans le bac, elle se sent mal à l'aise dans les milieux intellectuels, de gauche comme de droite. Elle n'a ni les manières, ni la culture pour s'intégrer :

"Ils parlèrent de Maïakovski, ça leur prenait d'un seul coup. Tout le monde y allait de son savoir. Je ne connaissais pas la poésie soviétique. On me demanda mon avis sur le suicide. Que dire de nouveau sur un sujet inconnu ? Je caressai le chien. J'aplatis ses oreilles avec vigueur. Atteinte, aveuglée, affaiblie, je me levai de table pour aller respirer sur le minuscule balcon donnant sur les étoiles.

Je fis la vache qui regarde les trains, sans volonté, avec une bouse étoilée collée au derrière. Je ne me souciai pas de mon image. Tous me voyaient de dos avec la trace de la culotte sous le pantalon."

Un jour pourtant, une rencontre la révèle à elle-même. Il s'appelle Nathan et elle tombe follement amoureuse de cet homme qui la regarde autrement. Quelques années de bonheur lui sont alors offertes. Elle s'épanouit, passe son bac pour se décomplexer… La vie lui sourit.
Malheureusement, la chance tourne et son amour lui est volé, la laissant seule et désespérée :

"j'étais seule. Sans liberté, sans projet. Tant d'années avant de rencontrer l'amour et quelques instants pour qu'il meure comme un chien qu'on écrase".

*

 

 

Mon avis :
Ce récit semi-autobiographique m'a émue, mais aussi amusée. Le ton est tragique quand la jeune femme parle de son amour perdu, mais léger et drôle quand elle évoque la dactylo complexée ou la rencontre avec le  milieu hippie. L'humour est grinçant.
La lente construction de cette femme, puis sa reconstruction après l'épreuve qui l'a anéantie, m'ont touchée. Tout le monde n'a pas la chance de naître dans le milieu social qui lui correspond. En sortir et trouver le bonheur n'est pas si simple. Et quand on y parvient, rien n'est gagné pour autant, la vie joue parfois de mauvais tours.
Heureusement, l'être humain possède des ressources qu'il ne soupçonne pas lui-même et qui lui permettent de continuer son chemin...
*
 L'avis moins enthousiaste de JOËLLE
*
Un premier roman à tenter, si vous aimez les récits intimistes.
*
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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 00:29
      Publié chez Gallimard (existe en format poche)  
          
Voilà plus de vingt ans que Sylvie Germain publie des romans et que la critique se montre unanimement admirative de son talent. Avant la lecture de ce livre, je ne la connaissais que de nom. On a beaucoup parlé de son dernier ouvrage  "Magnus" .
Je suis ravie de l’avoir découverte avec" Le livre des nuits", son premier roman. En effet, dans une interview assez récente pour Evène, elle dit ceci  en parlant du "Livre des nuits" : « je pense que dans ce livre il y avait en germe et en concentré toutes mes obsessions et ce qui s’est développé après ».
 
 
L’histoire :
Le personnage central du roman est Victor-Flandrin PENIEL, né de l’union d’un père et de sa fille. Ses parents sont morts alors qu’il était enfant et sa grand-mère, une femme âgée mais courageuse, l’a élevé.
Il est issu d’une famille « de l’eau douce »  qui a vécu et travaillé sur une péniche. Les mauvais tours du destin et la guerre de 1870 ont contraint la famille a quitter la péniche alors qu’il était tout jeune.
A la mort de la grand-mère, il est tout juste adolescent. Au terme d’une sorte de parcours initiatique à travers les champs et les forêts, il s’installe dans une ferme et se passionne pour le travail de la terre. Il y restera toute sa vie malgré les épreuves qui le marquent dans sa chair et dans son âme. Les femmes de sa vie meurent les unes après les autres. Sa nombreuse descendance est frappée par la folie, la maladie et les guerres : celle de 14-18, puis celle de 39-45. Mais Nuit-d’or-gueule-de loup (c’est son surnom) reprend toujours le dessus grâce à sa soif de vivre, insatiable.
 
Mon avis :
J’ai résumé le livre pour vous donner une idée de l’histoire, mais il me semble qu'elle n'est pas essentielle. Ce qui importe, ce sont les mots merveilleux de Sylvie Germain et surtout les messages qu’elle veut nous faire passer.
L’écriture est très poétique, comme le sont les titres des six chapitres : Nuit de l’eau, Nuit de la terre, Nuit des roses, Nuit du sang, Nuit des cendres, Nuit nuit la nuit.
Il existe également, dans ce livre une dimension fantastique : des yeux qui pleurent des perles de verre, des tempes qui transpirent du sang quand un malheur va arriver, une ombre blonde qui suit Victor Flandrin partout ou il va, et ces mystérieuses malédictions qui s’abattent sur la famille…
La première partie du livre m’a demandé un effort car l’atmosphère est assez noire, comme le laisse entrevoir le titre. En outre, il n’est pas toujours aisé pour nous adultes, d’entrer dans l’univers du conte. Mais peu à peu, je me suis intéressée au destin de cette famille et surtout j’ai accepté la vision pessimiste de Sylvie germain sur notre monde, une vision dérangeante mais malheureusement juste. Il faut bien admettre que la cruauté des hommes et leur folie sont sans limites.
Sylvie Germain met l’accent sur le thème de l’histoire qui se répète sans cesse : les trois guerres qui marquent cruellement cette famille, comme bien d’autres d'ailleurs, en sont la preuve. Le dernier chapitre, évoquant la guerre 39-45 et l’holocauste est absolument terrible. On referme le livre bouleversé.
Il existe une suite, « Nuit-d’Ambre », que je lirai assurément.
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J'ai découvert ce livre par Béatrix qui aime beaucoup l'univers de Sylvie Germain.
Je vous conseille également un petit tour chez Malice qui parle aujourd'hui même d'un autre livre de sylvie Germain
Une lecture difficile et éprouvante, mais qui en vaut vraiment la peine.
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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 20:34
                        Editions L'esprit des péninsules
 
CE LIVRE FAIT PARTIE DE LA SELECTION DU Prix Inter-Ce 2007
  Pierre Jourde est plutôt connu pour ses écrits pamphlétaires et sarcastiques. Il nous offre une toute autre facette de son talent avec « l’heure et l’ombre », un roman que les critiques qualifient de très proustien.
 
Extrait :
Imagine l’enfer d’être abandonné à chaque instant par l’être qu’on aime le plus au monde ; que chaque heure, chaque seconde d’un temps illimité soit cet abandon renouvelé avec une puissance intacte. Je vivais cet enfer. Plus l’océan la prenait, comme je l’avais vu faire quelques jours auparavant. Elle jouissait de plaisirs tout simples, être portée par l’eau, caressée par sa fraîcheur, mais ces plaisirs aussi m’excluaient. J’étais jaloux de la mer.
 
C’est un livre impossible à résumer tant sa construction est complexe. Pourtant, le tout se tient formidablement bien grâce au talent de Pierre Jourde.
En quelques mots, c’est l’histoire d’un homme qui ne parvient pas à oublier son amour d’enfance, Sylvie, qu’il retrouvait chaque année dans le village de ses vacances à Saint-Savin. Il tente de reconquérir la jeune femme à l’age de vingt-six ans mais n’y parvient pas, perdu dans son romantisme et ses rêves d’absolu. Toute sa vie sera hantée par le souvenir de cette jeune femme qui réapparaît parfois dans son imaginaire comme dans la réalité.
Plusieurs histoires se croisent, toutes en lien avec Sylvie et racontées par les personnages du roman : la compagne du moment ou l’ami rencontré à l’adolescence.
L’écriture est très belle, raffinée et poétique. C’est un livre qui se lit lentement. Il faut prendre le temps de savourer les phrases et les mots qui décrivent à merveille les sentiments et la nostalgie de cet éternel romantique...
Pierre Jourde se lâche parfois et adopte un ton ironique pour nous décrire une famille de rappeurs ou le comportement de l'enfant roi d’une famille d’intellectuels. C’est assez bien vu, je dois dire ! Un autre passage savoureux est celui de la rencontre du narrateur avec la grand-mère de Sylvie, une femme de quatre-vingt-dix ans vivant à la campagne comme au début du siècle.
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Pour en savoir plus sur Pierre Jourde, rendez-vous chez Anne-Sophie qui évoque aujourd'hui même, sa rencontre avec lui.
 
Une très belle plume.
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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 18:55
L'auteur :
 
Yun Sun Limet est née à Séoul (Corée du Sud). De nationalité belge, elle vit en France depuis une dizaine d'années. Amsterdam est son 2ème roman.
 
L'histoire :
 
Il est musicien et veut devenir artiste. Sa rencontre avec une jeune femme dont il finit par tomber amoureux bouscule ses plans. Un choix s'impose à lui car il doit partir en tournée à l'étranger pour plusieurs années et ne peut amener la jeune femme. Il choisira la musique, mais n'oubliera jamais cet amour qu'il n'a pas su garder.
 
Mon avis :
 
C'est l'histoire d'un homme qui passe à côté de sa vie, parce qu'à un moment il se trompe de chemin. Dès les premières pages, la nostalgie s'installe. Cette nostalgie qui accompagnera le musicien tout au long de sa vie. Le style est travaillé, l'écriture douce et musicale. On retrouve assez l'ambiance des romans de Christian GAILLY.
La fin du roman est très belle, bercée par la chanson de Jacques BREL.
 
Je vous conseille d'aller voir la vidéo suivante, (ICI). La très belle Yun Sun Limet nous parle de son livre avec beaucoup de grâce et nous donne envie de partir à la rencontre de ce musicien.
 
C'est si court une vie, à peine le temps d'une chanson.
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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 00:00

 

Ce livre fait partie de la sélection du Prix Inter-Ce 2007
 
 
 
 
 
L'auteur :
 
 
Bernard Foglino est né à Bordeaux en 1958 dans une famille italo-française. Il travaille dans la finance et écrit des romans, le soir après le travail. Le Théâtre des rêves est son premier roman.
 
 
L'histoire :
 
Le narrateur, Baptiste Flammini, exerce un bien curieux métier. Il est « chercheur » en perles rares pour collectionneurs. Son champ d'activité n'a pas de limites, pourvu que la rémunération soit alléchante. Au besoin, il fait des faux. Le client n'y voit que du feu, enfin... la plupart du temps. Une de ces recherches, (trouver un poil pubien d'Elvis Presley - oui vous avez bien lu), va être le déclencheur d'une cascade d'aventures rocambolesques qui vont le mener dans le milieu du foot des années 70.
 
Extraits :
 
« J'aurais pu sacrifier une touffe de mes propres poils. Mais cela ne faisait pas sérieux. Le roi du rock ne pouvait tout de même pas avoir les ridicules bouclettes de monsieur Tout-le-monde. Il fallait du flamboyant. De l'animal du volume. Je voulais que M. Ali en ait pour son argent, et il en aurait pour son argent. »
 
« La raclée que j'ai reçue hier faisait partie des aléas du métier. Chaque métier a ses risques professionnels même si le mien n'est pas remboursé par la sécurité sociale. Robert est habitué, et lorsque je suis rentré le visage aplati comme un beignet, il n'a pas eu l'air étonné. Il est allé direct à l'armoire à pharmacie. »
 
Mon avis :
 
Les aventures de Baptiste paraissent, au départ, n'avoir ni queue ni tête. Il fréquente des énergumènes totalement farfelus : Un mage africain, un gardien de morgue manchot, un ancien commentateur de foot à la retraite (Thierry Fringant - plus vrai que le vrai). Il vit des aventures complètement délirantes et nous entraîne dans des lieux pittoresques comme le « Théâtre des rêves », un café où se côtoient des supporters de foot nostalgiques des années 70.
 
On ne s'ennuie pas un seul instant dans ce roman original aux rebondissements inattendus. Le ton est léger, bien que Baptiste ne soit pas forcément heureux dans sa vie marginale et déjantée.
Il faut attendre les derniers chapitres pour trouver un sens à tout cela et surtout pour comprendre qui est Flammini. Le dénouement est vraiment surprenant.
 
 CLARABEL et CUNE ont également aimé ce livre.
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Un premier roman plutôt... décoiffant !
 
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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 00:00
  
L'histoire :
 
Dans ce conte symbolique à l'atmosphère étrange, nous vivons cinq journées des soeurs Delicata, sur la période de Noël.
Au début du livre, les sept petites filles fabriquent des anges avec entrain, comme chaque année à la même époque. Elles ne sont pas baptisées, mais sont entourées de personnes aux religions différentes.
Très vite, les préparatifs de Noël prennent des allures de cauchemar. Maman quitte l'appartement mystérieusement. Grand-mère oiseau s'arrête de chanter. L'autre grand-mère, la communiste aux jambes inertes et au visage déformé, débarque et s'installe dans l'appartement. Dans le même temps, papa et la gouvernante ont des comportements vraiment très bizarres.
Les petites comprennent peu à peu la situation. Pour se consoler d'être ainsi délaissées par les adultes, elles jouent et s'inventent des histoires.
 
 Mon avis :
 
Occupée par la création de mon blog, j'ai mis une semaine à lire ce court roman.
J'ai toutefois apprécié, chaque soir, de plonger pour quelques pages dans le petit monde des soeurs Délicata. Un monde peuplé de personnages étranges, certains imaginaires, d'autres bien réels comme celui de la grand-mère oiseau « prisonnière de son esprit enfui ». J'ai beaucoup aimé ce personnage.
Curieusement, on accompagne les fillettes dans leur malheur sans réelle tristesse. Peut-être parce qu'elles-mêmes gardent une certaine distance face à la méchanceté des adultes et à leur égoïsme. Elles se soudent entre elles et s'évadent par leurs jeux collectifs, comme savent le faire les enfants.
Loin d'être dupes, elles jettent un regard sans concession sur le monde impitoyable des adultes. Elles ont perdu à jamais l'innocence qui caractérise l'enfance.
"nous n'aurions pas dû voir ce que nous avons vu, ni entendre ce que nous avons entendu, et maintenant il est trop tard"
 
      Un univers original à découvrir.
 
 
L'avis de : Allie
 
 
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 00:01
               
             L'histoire : 
 Pour une lecture amusante et divertissante (et quelques fous rires assurés), plongez-vous dans les aventures d’Hector, un obsédé de la collection.
Lassé de collectionner tout et n’importe quoi (les piques apéritifs, les étiquettes de melon, les badges de campagne électorale…), Hector voudrait une bonne fois pour toutes se désintoxiquer. Il fréquente les "collectionneurs anonymes", sans grand succès. Il finit pourtant par entrevoir la guérison, en tombant éperdument amoureux de la femme de sa vie. Hélas pour lui (mais pas pour nous), il replonge et se met à collectionner les moments où sa femme lave les vitres ! à l’insu de cette dernière, bien entendu…
            
Mon avis :
Il faut quelques pages pour à se mettre dans l’ambiance. Mais une fois qu'on y est, on s’amuse beaucoup des péripéties de ce collectionneur déjanté.
Les situations cocasses et surréalistes s’enchaînent pour notre plus grand plaisir. Des personnages, tous plus farfelus les uns que les autres, gravitent autour d'hector.  
Pour ce livre, David FOENKINOS a obtenu,en 2004, le prix ROGER NIMIER.
Ce jeune auteur a une imagination débordante et un humour bien à lui. Il mérite vraiment d’être connu. Je vous conseille également la lecture de «en cas de bonheur».   
 
Si la morosité vous gagne, en ce début de l’année, courrez chez votre libraire car ce livre est pour vous !
 
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