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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

31 mai 2024 5 31 /05 /mai /2024 11:15

Ce court roman nous raconte l'histoire d'un couple qui ressemble à beaucoup d'autres. Leur amour est sans artifices mais sincère. Nous les suivons dans les différentes étapes de leur vie.

Je ne peux pas dire que cette histoire m'ait passionnée mais j'ai aimé la portée sociologique du roman, qui nous transporte dans les années 70. Les jeunes se déplacent en mobylette, écoutent des disques sur un électrophone et apprennent pour la plupart un métier manuel. Pour se parler entre jeunes, on se retrouve les uns chez les autres ou dans dans le bistrot du village. L'idéal de vie est le mariage, les enfants, le pavillon avec jardin. Une fois sur les rails, les couples suivent le plan établi, en composant avec les quelques aléas de la vie.

Ce n'est pas un roman que je classerai dans les indispensables mais si un retour dans les années 70 vous tente, vous pourriez apprécier ce roman.

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6 mai 2024 1 06 /05 /mai /2024 13:18

Lizzie -3 h 56 - lu par Nicolas Lormeau

Nous suivons dix personnages dans un train de nuit. Nous savons dès le départ que certains vont mourir. Avant de découvrir lesquels, nous faisons la connaissance de chacun. Dans ce huis clos ferroviaire, des conversations s'amorcent et des liens se créent, facilités par la promiscuité.

Environ trois mois après cette écoute, je me souviens assez vaguement des personnages, qui sont plutôt quelconques. L'intérêt du roman est de nous replonger dans l'ambiance si particulière des trains de nuit. Si j'ai trouvé son écoute plutôt agréable, c'est un roman qui va s'effacer de ma mémoire. Me restera peut-être le souvenir d'un voyage en train qui finit mal...

Challenge "Ecoutons un livre"

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2 mars 2024 6 02 /03 /mars /2024 13:48

Grasset - janvier 2024 - 190 pages

Abnousse Shalmani, d'origine Iranienne, s'est exilée en France avec ses parents en 1985. Elle a appris notre langue à 8 ans en lisant "Les misérables" à l'aide d'un dictionnaire. J'ai découvert l'autrice en 2018 avec son roman "Les exilés meurent aussi d'amour". J'ai été séduite par sa double culture, qui apporte à ses écrits richesse et originalité. Abnousse est également une chroniqueuse (presse et télévision) qui défend ses convictions avec passion.

L'autre raison qui m'a motivée à lire cet ouvrage est le nom de la poétesse irannienne Forough Farrokhzad qui figure sur la quatrième de couverture. En 2019, j'avais lu avec ravissement une biographie romancée qui lui était consacrée : "L'oiseau captif" de Jasmin Darznic. Je ne suis pas une grande amatrice de poésie mais l'histoire de cette femme m'avait passionnée et éclairée sur l'Iran de l'époque.

Une autre femme est mise en avant par l'autrice. Il s'agit de l'écrivaine Marie de Regnier, muse de Pierre Louÿs, poète et romancier français. Un personnage imaginaire, Cyrus, fait le lien entre les deux femmes qui ont pour point commun une grande liberté de création et de mœurs.  Abnousse Shalamni va de l'une à l'autre, comparant les deux femmes et faisant ressortir leurs paricularités.  Je ne savais pas en lisant le roman que Cyrus était un personnage fictif. Je l'ai découvert en écoutant une interview de l'autrice. J'aurais préféré avoir cette information en amont de ma lecture. En effet, l'ami fictif de Forough occupe une place importante dans le roman.

J'ai toutefois apprécié cette lecture qui rend bien l'ambiance et les mœurs de l'élite culturelle de l'époque, dans chacun des pays. La Française est née en 1875 et morte en 1963. L'iranienne est née en 1935 et morte en 1967. Il faut être bien concentré durant la lecture car le récit n'est pas chronologique.

La romancière nous offre le portrait de deux femmes d'exception que j'ai aimé côtoyer dans un roman original et sensuel à l'image de la très belle plume d'Abnousse Shalmani.

Lu dans le cadre de l'opération "Masse Critique" de Babelio

 

 

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13 novembre 2023 1 13 /11 /novembre /2023 22:03

Audiolib - 10 h 42 - lu Par Féodor Atkine

Un nouveau roman de Sorj Chalandon lu par Féodor Atkine, je signe immédiatement car le duo texte/voix fonctionne à merveille. Le lecteur adopte d'emblée un ton grave, en parfait accord avec la tragédie qui s'annonce. Car oui, il y a toujours une tragédie qui se profile quand on ouvre un roman de Sorj Chalandon...

Nous sommes en 1934. Abandonné par sa famille et livré à lui même, Jules Bonneau, qui n'est pourtant pas un "méchant" fait une bêtise et se retrouve entre les murs de la terrible colonie pénitentiaire de Belle-île-en-Mer. Les conditions de vie y sont effroyables. Au moindre faux-pas, les enfants sont punis quand ils ne sont pas torturés. Jules, qui n'est pas le dernier à se rebeller, est surnommé "la teigne". Quand une rébellion se déclenche, certains, dont Jules, parviennent à s'enfuir. Jules est le seul à ne pas être rattrapé dans les heures qui suivent. Va-t-il parvenir à quitter l'île ?

Comme à son habitude, Sorj Chalandon écrit avec ses tripes. Nous apprenons dans l'entretien qui suit le roman audio, que l'écrivain a été menacé toute son enfance de "maison de redressement". Son père était violent et le battait. C'est donc sans mal que Sorj Chalandon s'est glissé dans la peau de Jules, mobilisant toute la rage contenue en lui. 

On ne peut que saluer l'initiative de Sorj Chalandon d'avoir dénoncé l'horreur de ce bagne de Belle-île-en-Mer. Je me demande toutefois s'il était indispensable de pousser aussi loin la description des scènes de violence. Par ailleurs, j'ai un doute sur le réalisme du dernier tiers du roman. Pour ces raisons, ce n'est pas le roman de l'auteur que je préfère. Je ne regrette pas, toutefois, d'avoir surmonté les craintes que j'avais en découvrant le thème. C'est une lecture qui en vaut la peine.

Un roman qui prend aux tripes.

Challenge "Ecoutons un livre"

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25 août 2023 5 25 /08 /août /2023 23:27

Traduit par Chloé Royer 

Lizzie (Belfond, 2023) - Lu par Marie Bouvier - 11 h 47 minutes

Comment vivrons nous en 2045 aux Etats Unis ? Nul de le sait mais Douglas Kennedy nous propose une projection issue de son imagination, en dessinant une Amérique physiquement divisée en deux camps opposés, tant au niveau des valeurs que du mode de vie. D'un côté, la liberté des mœurs est de mise mais chacun est contrôlé et accepte de l'être pour le bien de tous. De l'autre, la religion dicte les faits et gestes de chacun. Aucune des deux options n'est enviable et cette projection fait froid dans le dos.

Pour décrire les deux mondes qu'il dessine, Douglas Kennedy imagine l'infiltration d'un camp par une personne de l'autre camp. C'est Samantha Stengel, agent des services secrets de la République, qui s'y colle. Elle a pour mission de de supprimer une femme considérée comme dangereuse dans l'autre camp. Nous allons donc suivre l'affrontement entre deux femmes qui ont un point commun et non des moindres, le même père...

"Et c'est ainsi que nous vivrons" est un roman d'anticipation distrayant bien qu'assez glaçant si l'on adhère à la projection de Douglas Kennedy. A titre personnel, je pense que d'autres dangers nous menacent avant ceux évoqués dans le roman. Je pense notamment au problème climatique et à celui de l'épuisement des ressources naturelles. Mais hélas, les problèmes pouvant se cumuler, l'histoire, plausible, a le mérite de nous alerter. 

La version audio est tout à fait réussie. L'interprétation de Marie Bouvier est parfaitement en phase avec le texte.

Sans être un coup de cœur, c'est un roman dont j'ai bien apprécié l'écoute.

Partenariat non rémunéré avec Lizzie

Challenge "Ecoutons un livre"

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14 octobre 2021 4 14 /10 /octobre /2021 21:04

La Martinère - août 2021 - 304 pages

C'est la référence à Jean-Paul Dubois sur la couverture qui m'a donné envie de découvrir ce livre sorti en août dernier chez 'La Martinière'. Je ne me suis pas laissée impressionnée par la quatrième de couverture qui nous présente une famille où tous les membres se suicident les uns après les autres. J'ai choisi de mettre mes pas dans ceux de la famille Dugast pour le meilleur et pour le pire. Le héros (si je puis dire) s'appelle Christophe. Il a dix huit ans et autour de lui, c'est l'hécatombe. Son grand-père se suicide et dans la foulée ses trois autres grand-parents. Quand son père se donne la mort quelques semaines plus tard, Christophe décide de fuir de la maison pour (espère-t-il) échapper à son destin. Y parviendra-t-il ?

Ce roman se lit tout seul. L'écriture est fluide et un certains suspens nous tient en haleine jusqu'au bout. On se demande vraiment ce qui va arriver (ou pas) à ce brave Christophe. La première partie se déroule au fin fond de la France profonde. Puis, changement d'ambiance. Nous sommes à Paris chez une connaissance de la mère de Christophe (un peu originale) qui l'a recueilli en acceptant de ne pas en informer sa famille (enfin, ce qu'il en reste). Le jeune homme souffle un peu et commence à imaginer qu'il va peut-être s'en sortir. Je ne vous dirai pas dans quel lieu se situe la dernière partie du roman et encore moins ce qui s'y passe pour ménager le suspens.

Je me demandais comment allait se terminer le roman, je n'ai pas été déçue. Je ne sais pas si l'auteur souhaitait que nous tirions une leçon de la destinée de Christophe (cela ne m'a pas sauté aux yeux) où si son seul projet était de nous distraire avec un roman déjanté. Quoi qu'il en soit, j'ai passé un bon moment avec cette lecture et c'est déjà bien.

Un roman plaisant à lire (mais il se pourrait que je l'oublie assez vite). 

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 20:48

Seuil août 2021 - 252 pages

"Leur langue est la clef qui m’a permis de comprendre que les Nègres ont cultivé d’autres richesses que celles que nous poursuivons juchés sur nos bateaux."

David Diop nous entraine au Sénégal sur les pas de Michael Adanson, un botaniste français (1727-1806) qui a passé plusieurs mois dans ce pays d'Afrique pour y étudier la flore locale. Il avait pour projet était d'écrire une encyclopédie universelle du vivant. Si le contexte du roman est basé sur des faits réels, l'histoire qui nous est contée est inventée. David Diop a imaginé que durant son voyage, le botaniste était pu tomber amoureux d'une jeune africaine promise à l'esclavage. Nous suivons le jeune homme de 23 ans dans un dangereux périple, à la recherche d'une jeune femme noire dont on lui a raconté l'histoire (ou du moins une version).

Michel Adanson est un homme ouvert et avide de connaitre d'autres cultures que la sienne. Il n'approuve pas l'esclavage mais à l'époque il n'est pas facile de clamer haut et fort que l'on est abolitionniste. L'expérience de ce voyage marquera l'homme à tout jamais. Il passera sa vie à tenter d'oublier cet épisode de sa jeunesse. A la fin de son existence, l'idée lui viendra d'écrire l'histoire de Mara dans un carnet. Le livre commence par la découverte de ce carnet, par sa fille, après sa mort.

Quand Babelio m'a proposé ce titre j'ai accepté sans hésitation. J'avais bien aimé le premier roman de l'auteur, "frère d'âme" qui se déroulait également au Sénégal. J'avais toutefois, je l'avoue, une petite appréhension vu le thème. Les romans sur l'esclavage comportent souvent (et pour cause) des scènes insoutenables. Ce n'est pas vraiment le cas ici. En effet, seuls quelques passages sont éprouvants. Le propos de l'auteur n'est pas de décrire la condition de vie des esclaves mais plutôt la période qui précède l'embarquement des malheureux. Nous ne quittons pas l'île de Gorée, surnommée "la porte du voyage sans retour". 

J'avoue avoir été un peu gênée le mélange fiction-réalité. Il est dommage, quand ils choisissent ce procédé, que les auteurs ne donne pas quelques explications dans un avant-propos (ou dans une postface s'il leur faut ménager un certains suspens). Après quelques recherches, j'ai trouvé une interview de l'auteur où il explique sa démarche (lien vers l'article).

En dépit de ce petit bémol, j'ai bien aimé ce roman assez captivant et bien écrit, qui nous entraîne aux frontières du mystérieux grâce à sa dimension de conte. 

 

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 12:55

Quai Voltaire 2018 - traduit de l'anglais par Anouk Neuhoff - 229 pages

"Non, mieux vaut avoir un amant quand on est jeune qu'une névrose quand on est vieille. En effet, si on a des amants quand on est jeune, une fois vieille, tout ce que diront les gens, c'est qu'on a eu plein d'hommes. Ils seront sans doute jaloux, mais la jalousie, on peut faire avec. Tandis que si on se contente d'un substitut, alors, une fois vieille, les gens diront : "Elle est folle, la pauvre. Elle est complètement piquée : elle s'est mise en tête d'élever des poulets", ou que sais-je."

J'aime beaucoup participer au mois anglais mais cette année, je prends le train en marche  (c'est mon premier billet). Trop occupée par ma vie personnelle, je n'ai pas réussi à lire autant que je l'aurais voulu. J'ai trois romans à vous présenter d'ici la fin du mois, dont celui-ci.

Nous faisons la connaissance de Clare, une jeune femme qui ne parvient pas à s'épanouir dans sa vie conjugale. Son premier mari, plus âgé qu'elle, ne s'intéressait qu'aux femmes mûres alors que son mari actuel, Jonathan, se montre trop possessif. Clare a souhaité prendre du recul. Le couple est momentanément séparé. Un troisième homme, Joshua, entre dans sa vie. Elle le prend comme amant mais nous verrons qu'à "l'usage", il ne répondra pas non plus à ses attentes.

Une l'ambiance délicieusement surannée se dégage du roman. L'ouvrage, bien que publié récemment, a été écrit dans les années 1970. Comme la majorité des femmes de sa génération, Clare se soucie peu d'une éventuelle carrière professionnelle. Elle est centrée sur son couple et le foyer qu'elle rêve d'avoir, sans toutefois se résigner à des relations médiocres pour éviter le divorce. En cela, elle a (il me semble) de l'avance sur son époque. Nous découvrons, à la fin du roman, un épisode douloureux de la vie de Clare qui nous fait regarder la jeune femme différemment.

J'ai eu un petit coup de cœur pour le personnage de Madame Fox, une femme âgée que Clare a rencontré dans un parc londonien. Toujours de bonne humeur et d'une éducation irréprochable, Madame Fox est une amie attentionnée sur laquelle Clare peut compter, bien que leur amitié soit toute récente. J'ai aimé prendre le thé en leur compagnie, écoutant les confidences de l'une et de l'autre. 

Depuis quelques années, en ce qui me concerne, pas de mois anglais sans Angela Huth. J'aime sa façon de décrire les relations de couple et je me délecte de l'ambiance so-british de ses romans. L'histoire n'a rien d'extraordinaire mais j'ai passé un bon moment dans la peau de Clare, loin des préoccupations qui sont les miennes. 

Une lecture plaisante

Lu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou, Titine et Cryssilda

Livre issu de ma Pile à lire

 

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 13:20

Audiolib 2021 - traduit par Jean Esch - Lu par Benjamin Jungers

Jack McEvoy est un chroniqueur judiciaire du Rocky Mountain News. Quand son frère jumeau, inspecteur de police, est retrouvé mort dans sa voiture de service et que l'enquête conclut au suicide, Jack décide de faire des recherches en vue d'écrire un article. Il ne peut se résoudre à l'idée que son frère se soit suicidé. Certes, l'enquête qu'il menait lui donnait du fil à retordre mais il ne croit pas un instant que l'homme ait pu se supprimer. Pour les besoins de son article, il se plie en quatre pour avoir accès aux données du FBI qui font état d'une vague de suicides récents chez les policiers. Il se fait accepter de l'équipe qui investigue sur le sujet et apporte (plus que) sa contribution à l'enquête, qui s'avère extrêmement complexe.

Le rythme de la première partie du roman est assez lent. L'auteur prend le temps d'installer son histoire et de nous présenter les protagonistes, développant largement leurs états d'âme. Le rythme s'accélère dans la seconde partie. L'enquête se corse, les fausses pistes se multiplient mais Jack avance, inexorablement, vers la résolution de l'énigme. Du moins le croit t'il car les apparences sont parfois trompeuses...

Le poète est un roman que j'ai lu à sa sortie en France, en 1997. Je me souviens avoir apprécié ma lecture mais ce n'est pas le genre de roman que je relis habituellement. Il faut dire que je ne suis pas une grande amatrice de polars et que, de façon générale, je ne cherche pas à me replonger dans un ouvrage déjà lu. En le relisant plus de vingt ans plus tard, je ne me suis pas ennuyée une seconde car j'avais oublié l'intrigue et heureusement le dénouement.  Je suis contente d'avoir vécu l'expérience en audio, histoire de varier les plaisirs. Dans ce genre de roman, de construction plutôt classique, je préfère une lecture assez sobre et sans fioritures. C'est le cas de l'interprétation de Benjamin Jungers, que j'ai beaucoup appréciée.

Un bon polar lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

Challenge "Ecoutons un livre"

 

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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 12:59

Audiolib 2020 (Quidam Editeur) - 4 h 08 - lu par Françoise-Eric Gendron

Taqawan est un ouvrage original, qui allie le roman et le documentaire.  En toile de fond, nous découvrons la réserve de Restigouche, en Gaspésie (Québec). Nous entrons dans le domaine des indiens mig'mag qui peinent à garder vivantes leurs traditions ancestrales et notamment la pêche au saumon. En juin 1981, la Sûreté du Québec mène des rafles dans la réserve afin de faire respecter les limitations que l'état impose à cette pêche. Les mig'mag ne l'entendent pas de cette oreille, cette activité étant pour eux une source de revenus. Ils ne comprennent pas les restrictions, d'autant qu'ils sont, depuis toujours, respectueux de leurs ressources. La colère s'empare de la population...

Dans ce contexte, une adolescente prénommée Océane disparait de la réserve. Elle est retrouvée quelques jours plus tard, prostrée, par un agent de la faune qui n'en peut plus des violences exercées contre les mig'maq. Avec l'aide d'une institutrice et d'un indien qui vit à l'écart de la tribu, il vient en aide à la jeune fille. Le récit prend la dimension d'un polar quand les agresseurs d'Océane se lancent à sa recherche bien décidés à récupérer leur "butin".

J'ai pris beaucoup de plaisir à écouter Taqawan en dépit d'un petit bémol concernant l'interprétation. Dans certains dialogues, le lecteur imite l'accent québécois et cela ne sonne pas très juste. J'écoute régulièrement les livres lus par de vrais québécois, je ne suis donc pas passée à côté de cette petite fausse note dans l'interprétation. Mais contrairement à Enna (sans doute parce que j'étais prévenue), cela ne m'a pas trop perturbée et j'ai pleinement profité de mon écoute. J'ai aimé le côté documentaire "soft" de l'ouvrage et l'intrigue m'a tenue en haleine. 

Je recommande !

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2021

Challenge "Ecoutons un livre"

 

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