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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 00:01
janvier 2016 - 262 pages
janvier 2016 - 262 pages

Une bombe est tombée sur une ferme, nous sommes en guerre. Les seuls rescapés sont une jeune femme et un porcelet. La femme a perdu son enfant, le porcelet a vu mourir sa mère. Les deux êtres vont faire un bout de chemin côte à côte, la femme nourrit le jeune animal. Puis ce sera une daine qui prendra soin de lui. La chance lui sourit, il aurait dû mourir dix fois mais il s'en est toujours sorti. La rencontre avec un jeune adolescent blessé va être de nouveau une belle opportunité puisqu'il va naître une seconde fois, enfin, d'une certaine façon.... Ce résumé de la première partie doit vous paraître un peu étrange mais vous l'aurez compris nous sommes dans le registre du conte, donc tout est possible. Je dois dire que cette partie, originale et prenante est ma préférée.

Dans la seconde partie, en lien avec la première, nous faisons la connaissance de Babel, un jeune garçon sauvage et peu civilisé, qui a perdu la mémoire. Par chance, il a été recueilli par une femme qui l'a pris sous son aile. Nul ne sait d'où il vient. Peu à peu, grâce aux rencontres qu'il fait, Babel se civilise, tout en gardant la fraîcheur de celui qui a découvert le monde sur le tard et continue à s'en émerveiller. Il représente la bonté et la joie de vivre quand tout autour de lui respire la cruauté et la haine.

Sylvie Germain nous présente un monde violent, irrespectueux des animaux et de la nature. Un pays imaginaire, qui fait miroir au nôtre et dans lequel les hommes s’entre-tuent et se font du mal. J'ai trouvé le propos (hélàs) juste mais je dois dire que j'ai regretté, par moments, que le discours philosophique éclipse un peu trop l'histoire. En dehors de Babel (qui devient Abel), je suis restée à distance des personnages.

Ce n'est pas le livre de Sylvie Germain que je préfère, mais c'est une lecture intéressante et d'actualité.

L'avis de Jostein

Lu dans le cadre d'un partenariat avec Albin Michel.

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 00:29
Les éditions de la Gouttière - 70 pages
Les éditions de la Gouttière - 70 pages

Pour libérer ses parents, accaparés par un déménagement, Nora est confiée à son oncle, à la campagne. La fillette n'est pas ravie par la perspective de ces vacances forcées et commence son séjour en boudant mais bien vite, son caractère enjoué prend le dessus. L'oncle est très occupé par les travaux de la ferme, ce qui laisse à Nora du temps pour fouiller le grenier, rêvasser au creux de l'arbre qui lui sert de quartier général ou épier la vieille voisine, qui passe de longues heures, sur un banc, plongée dans ses pensées. Intriguée par sa solitude, la fillette interroge son oncle sur le passé de la vieille femme. En partant du peu qu'elle apprend, la fillette reconstitue le passé de la voisine et lui brode un avenir imaginaire, partant d'une théorie plutôt originale : la vieille femme est seule parce que son fiancé a oublié de naître. Mais où trouver quelqu'un qui a oublié de naître ?

Cette BD, destinée à un jeune public, explore un certain nombre de sujets qui préoccupent les enfants, comme la guerre, le mystère de la naissance ou celui de la mort. Il est également question de la solitude avec laquelle il faut composer, parfois. Les dessins, sans sophistication, sont couleur sépia. Vers la fin, le bleu fait son apparition pour représenter ceux qui ont "oublié de naître".

Une jolie découverte que je dois à l'opération "Masse critique" de Babelio

cliquez pour agrandir
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Nora - Léa Mazé (BD)

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Nora - Léa Mazé (BD)

La BD de semaine, c'est chez Noukette, ce mercredi.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 00:06
Gallimard 2015 - 368 pages
Gallimard 2015 - 368 pages

"On oublie si vite nos rêves et nos désirs d'enfant , on les dilue pour les rendre acceptables, innocents et jolis. On ne se souvient que d'un monde doux et tranquille , alors que la pureté même de l'enfance est tout entière dans cette violence que tu dis sans détours.

L'enfant est un dévorant qui avalerait le monde , si le monde était assez petit pour se laisser saisir".

Nous sommes en 1361. Une fillette d'une douzaine d'année doit quitter le foyer familial pour rejoindre une destination inconnue. Après plusieurs jours de marche dans la forêt, l'expédition formée par la petite, son père et quelques hommes, arrive au Domaine des Murmures. La fillette comprend rapidement que son père l'a promise au fils du seigneur, un simple d'esprit à peine plus âgé qu'elle. Passé le choc de cette annonce, la jeune fille prend la chose plutôt bien car sa nouvelle famille est bien plus accueillante que la précédente. Ce qui la ravit avant tout, c'est qu'elle va pouvoir apprendre à lire et à écrire.

Deux points de vue d'une même histoire sont rapportés dans ce roman : celui de la fillette de douze ans et celui de sa "vieille âme". On m'avait dit que le début du roman demandait un petit effort de concentration, j'ai donc été attentive et je n'ai pas eu de mal à comprendre l'alternance des deux voix. Pour autant, je n'ai pas été aussi séduite que je l'imaginais par ce roman. Je pense que ma petite déception vient du fait que de nombreux points communs existent entre "Du domaine des murmures" et "La terre qui penche" et notamment l'époque évoquée, à savoir le moyen âge. J'ai apprécié l'univers poétique, de l'auteure, à la limite du fantastique, mais je n'ai pas trouvé l'originalité des précédents ouvrages et l'effet de surprise que j'avais ressenti. Quoi qu'il en soit, j'ai suivi avec plaisir l'entrée de cette jeune fille au caractère fort, dans le monde des adultes.

Un petit moins d’originalité que dans les ouvrages précédents mais une plume tout aussi envoûtante.

Les avis de Gambadou -Framboise (chez Noukette) - Leiloona

La terre qui penche- Carole Martinez

Lu dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire 2015

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 00:27
Editions Le Quartinier - 314 pages - mars 2014
Editions Le Quartinier - 314 pages - mars 2014

Arvida est une ville industrielle de la région du Sarguenay, fondée à partir de 1926 pour y loger les ouvriers et cadres de l’aluminerie. L'auteur a vécu à Arvida tout comme, avant lui, ses parents et grands parents. C'est en s'inspirant de l'histoire familiale et surtout en puisant dans les histoires entendues quand il était enfant que l'auteur a écrit ces nouvelles pour la plupart étranges voire inquiétantes. On y croise les habitants d'une maison hantée, un ours apprivoisé, des japonaises qui s'auto-mutilent et d'autres personnages plus ou moins baroques.

Curieuse expérience de lecture que celle de "Arvida" car je n'ai saisi la cohérence du recueil qu'au dernier chapitre, quand l'auteur nous explique comment il est venu à l'écriture et pourquoi ce recueil de nouvelles. Il est question d'une Madeleine, pas tout à fait celle de Proust mais ça y ressemble.

J'ai aimé certaines histoires plus que d'autres mais au final mon avis sur ce recueil est plutôt positif. L'auteur a un réel talent de conteur.

Un bien curieux voyage...

Arvida - Samuel Archibald

Québec en novembre c'est chez Karine et Yueyin

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 23:25
Actes Sud 2015 - 208 pages
Actes Sud 2015 - 208 pages

Un journaliste vient d'être libéré de captivité. On ne sait pas combien de temps il est resté otage dans ce pays en guerre. Déphasé, choqué, il a perdu ses repères. C'est dans le village familial, où vit encore sa mère, qu'il a choisi de poser quelques temps ses valises, afin tenter de se reconstruire. Il va occuper ses journées à marcher dans la forêt, réfléchissant à ce qui lui est arrivé. Il va également renouer avec ses deux amis d'enfance pour reformer le trio d'inséparables qu'ils formaient autrefois.

Jeanne Benameur fait le parallèle entre l'emprisonnement physique vécu par le journaliste et l'emprisonnement psychologique que nous subissons tous, à plus ou moins grande échelle. Le journaliste n'y fait pas exception. Son expérience de privation de liberté lui donne un regard neuf sur sa propre vie et l'envie de se libérer de ses chaînes invisibles. Son vécu donne matière à réflexion aux personnes qui l'entourent.

Le parallèle est intéressant et j'étais très emballée à l'idée de retrouver l'écriture de Jeanne Benameur. Pourtant, je dois l'avouer, j'ai eu quelques difficultés à m’immerger totalement dans l'ambiance de ce livre. Je suis restée trop longtemps en retrait, attendant d'être happée par l'histoire. Il est vrai que j'avais l'esprit très occupé quand j'ai entrepris cette lecture. Ce n'était sans doute pas le moment idéal pour un ouvrage aussi introspectif. Peut-être aussi avais-je mis la barre trop haut, après toutes ces excellentes critiques. L'écriture de l'auteure n'a pas réussi à m’envoûter autant qu'avec "Profanes", son précédent roman.

Le roman aborde également la difficulté de revenir d'un pays en guerre, la tête pleine de souvenirs plus traumatisants les uns que les autres. Sur ce thème, j'ai préféré "le quatrième mur" de Sorj Chalandon.

Un roman intéressant, sans nul doute, mais dont le charme n'a pas opéré sur moi autant que je l'espérais.

Des avis tous plus enthousiastes les uns que les autres : Jérôme, Leiloona, Noukette, Laure

4/6 challenge rentrée 2015
4/6 challenge rentrée 2015

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 23:01
Philippe Rey 2015 - 332 pages - traduit par Jean Esch
Philippe Rey 2015 - 332 pages - traduit par Jean Esch

Suzanne est une jolie jeune femme qui rêve de faire carrière à la télévision. Jusque-là rien de bien original, il existe une multitude de filles qui ont cette ambition. Se croyant talentueuse, elle s'imagine qu'on l'attend les bras ouverts, Il n'en est rien. Le seul boulot qu'elle va décrocher est celui d'assistante sur une chaîne locale où elle est chargée principalement de porter le café à son patron. Mais il en faut plus pour décourager la jeune fille, qui se lance dans une enquête auprès de jeunes lycéens. Elle imagine valoriser ce travail, plus tard auprès de son patron. Manque de chance ou désastre annoncé, les choses vont mal tourner..

Suzanne Maretto est une arriviste de la pire espèce, calculatrice et manipulatrice. Il est difficile d'avoir de la compassion pour elle. J'en ai eu un peu tout de même car sa surprenante naïveté, à certains moments, finit par lui créer de sérieux ennuis. La construction du roman est intéressante. Joyce Maynard donne la parole aux différents protagonistes, qui nous livrent leur version des faits. Il nous revient de démêler le vrai du faux.

Ce n'est pas le meilleur Joyce Maynard mais c'est un bon roman noir. Comme je suis assez fan de l'auteure et que j'ai l'intention lire toute son oeuvre, je suis satisfaite de ma lecture. A noter que ce n'est pas un livre récent (1995) et qu'un film du même nom en a été tiré.

Les avis de Laure - Itzamna

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 23:17
Audiolib 2013 (Fayard) - 10 h 23 - lu  par Guila Clara kessous
Audiolib 2013 (Fayard) - 10 h 23 - lu par Guila Clara kessous

A l'occasion du mois anglais, j'ai écouté "La mort s'invite à Pemberley", qui se veut une suite criminelle d' "Orgueil et Préjugés" de Jane Austen, ouvrage que je n'ai jamais lu. Au final, ce n'est peut-être pas plus mal car je n'ai pas été tentée de comparer les deux plumes ou de faire un quelconque lien entre les histoires.

En résumé, nous sommes à Pemberley, dans le Derbyshire, au début du 19ème siècle. Demain, doit se tenir le bal que donne Elisabeth Darcy, la nouvelle maîtresse des lieux. Mais dans la soirée, un meurtre est perpétré dans le parc du château, obligeant les Darcy à revoir leurs plans. Les semaines qui vont suivre vont être très épouvantes pour le couple car le meurtrier présumé n'est autre que le mari de la jeune sœur d'Elisabeth.

Amateur de polars, passez votre chemin, l'enquête est accessoire. Ce qui est intéressant, en revanche, c'est l'analyse de la réaction des protagonistes face au drame qui trouble leur quotidien. J'ai bien aimé également l'immersion dans l'Angleterre de l'époque, le focus sur la justice, sur la vie quotidienne des nantis et celle des serviteurs. Pemberley est une maison avant-gardiste, où l'on pratique le "management responsable". Il fait bon y vivre que l'on soit d'un côté ou de l'autre de l'échelle sociale (bon, cela reste très bourgeois tout de même !).

Bien-entendu, j'ai envie désormais de lire "Orgueil et Préjugés" pour savoir comment Elisabeth et son mari se sont connus et faire plus ample connaissance avec les membres des deux familles, dont on survole ici la vie.

Je ne suis pas certaine que j'aurais autant apprécié ce livre en version papier. La version audio doit beaucoup à la lectrice, Guila Clara kessous, particulièrement talentueuse. Je l'avais découverte avec son interprétation de "L'hygiène de l'assassin", d'Amélie Nothomb, dans laquelle elle prêtait sa voix, de façon bluffante, aux personnages tant masculins que féminins. Dans "La mort s'invite à Pemberley", elle procède de même et c'est tout aussi réussi.

J'ai été plutôt agréablement surprise par ce livre audio, après avoir lu plusieurs avis un peu réservés sur la version papier (peut-être des fans de Jane Austen) ?

Allons vite voir ce qu'en a pensé Enna avec qui je partage cette écoute commune.

Les deux bouquineuses ont bien aimé aussi.

Lu dans le cadre du mois anglais
Lu dans le cadre du mois anglais

Le mois anglais est organisé par Titine, Cryssilda et Lou

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 23:08
Préludes - Avril 2015 - traduit de l'anglais par Alice Delarbre
Préludes - Avril 2015 - traduit de l'anglais par Alice Delarbre

"Il existe de nombreuses raisons de cuisiner : pour nourrir, pour inventer, pour impressionner, pour atteindre une forme de perfection... Mais aussi pour répondre à une simple faim : celle d'aimer et d'être aimé".

Cette citation, extraite de "La meilleure d'entre nous", résume bien le sujet qu'a choisi de traiter Sarah Vaughan. Elle se penche en effet sur les raisons pour lesquelles nous aimons cuisiner.

Nous découvrons tout à tour cinq femmes et un homme. Le personnage central s'appelle Kathleen Eaden. En 1966, elle a publié "L'art de la pâtisserie" qui est devenu un ouvrage de référence pour les femmes de sa génération et pour les suivantes. Cinquante ans plus tard, une chaîne de magasin lui rend un hommage posthume en lançant un concours de pâtisserie intitulé "Qui sera la nouvelle Kathleen Eaden". Cinq candidatures sont retenues, très différentes les unes des autres. Alternativement, l'auteur nous propose des extraits du journal de Kathleen et la découverte des cinq candidats, chez eux ou durant le concours.

Parmi ces candidats, il y a Jenny, une mère de famille de cinquante-deux ans qui traverse une période délicate. Elle a tout misé sur sa vie de famille et se trouve bien seule aujourd'hui. Ses enfants ont quillé le nid familial et son mari la délaisse. Autre personnage, dans une situation différente : Vicky, qui s'efforce d'être une mère irréprochable pour son petit garçon, après avoir souffert d'un manque d'attention de la part de la propre mère. Ces deux femmes, comme les autres candidats, peinent à concilier vie familiale et épanouissement personnel. Ce concours va être l'occasion pour chacun et chacune de réfléchir à ses choix de vie et de se projeter dans le futur.

La meilleure d'entre nous - Sarah  Vaughan

Je connais beaucoup de femmes qui aiment cuisiner (j'en fais partie) et il n'est pas inintéressant de s'interroger sur ses motivations quand on passe des heures dans une cuisine à préparer de bons petits plats. Ce qui est très agréable également, dans ce livre, c'est la description de toutes ces pâtisseries (car il s'agit surtout de desserts). J'en avais l'eau à la bouche. Mais cet aspect du livre a pu lasser, j'ai pu le constater en lisant d'autres billets..

Sans être de la "grande" littérature, "La meilleure d'entre nous" est un livre sympathique et moins léger qu'il y parait. Les personnages sont attachants, il est très plaisant de cheminer un moment à leurs côtés.

Les avis de Clara - keisha

Merci à l'agence Anne et Arnaud pour la découverte.

Lu dans le cadre du mois anglais
Lu dans le cadre du mois anglais

Le mois anglais est organisé par Titine, Cryssilda et Lou

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 10:28
Audiolib 2015 (Stock 2014) - 4 h 46 - lu par Bernard Gabay
Audiolib 2015 (Stock 2014) - 4 h 46 - lu par Bernard Gabay

"Quel diable s’est ingénié à faire concorder autant d’erreurs jusqu’à un impact aux probabilités nulles ou presque ?"

A mi-chemin entre le roman et le documentaire, "Constellation" raconte le crash du "Constellation", le 28 octobre 1949. L'avion emportait aux Etats-Unis des célébrités et des anonymes. Parmi les personnalités, se trouvaient le Boxeur Marcel Cerdan (amant d'Edith Piaf) et la jeune violoniste Ginette Neveu. Quarante-neuf personnes se rendaient aux Etats-Unis par ce vol, certaines par un hasard de dernière minute, d'autres auraient dû s'y trouver et ont vu leur séjour ajourné par un concours de circonstances qui leur a sauvé la vie.

Le hasard est au centre de ce récit. Le hasard qui a provoqué le crash, celui qui a désigné ces quarante-neuf victimes plutôt que d'autres. Tout au long de son récit, Adrien Bosc essaye de comprendre l'enchaînement des faits qui a mené à la catastrophe. Un chapitre sur deux déroule la chronologie de la catastrophe, du départ de l'avion à l'enquête qui a suivi la découverte de l'épave. Les autres chapitres sont consacrés aux passagers, célèbres ou inconnus. Il y a une progression vers le drame qui crée une tension, bien que l'on connaisse bien entendu, dès le départ, l'issue du vol. La diversité des histoires personnelles est frappante. J'ai été touchée, notamment, par le triste destin de ces bergers basques partis tenter leur chance en Amérique. Une autre histoire m'a particulièrement marquée, celle du violon de Ginette Neveu. En visionnant la vidéo ci-dessous, très émouvante, vous comprendrez ce qu'il en est de cette histoir.

Mon intérêt pour ce texte n'a pas été uniforme tout au long de mon écoute, j'ai décroché plusieurs fois. Pourtant, je pense que c'est un des titres de la sélection qui me restera le plus longtemps en mémoire en raison de la façon assez originale de l'auteur de traiter le sujet. Par ailleurs, je suis allée visionner des vidéos, des coupures de journaux, pour mettre des images sur ce que j'entendais.

Une lecture globalement intéressante.

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2015
Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2015

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Challenge 1 % rentrée 2014 (19ème)
Challenge 1 % rentrée 2014 (19ème)

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 23:39
Audiolib 2015 (Albin Michel) - lu par M. Spinhayer - 15 h 32
Audiolib 2015 (Albin Michel) - lu par M. Spinhayer - 15 h 32

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Nous sommes en Mongolie, en compagnie d'un commissaire de police au nom imprononçable mais qu'à force d'entendre, j'ai fini par enregistrer. Il s'agit de Yeruldelgger, un homme meurtri, qui ne s'est pas remis de la mort de sa petite fille, assassinée parce qu'il ne voulait pas lâcher une enquête qui dérangeait en plus haut lieu. La découverte du corps d'une autre fillette ravive les plaies non refermées. C'est donc très motivé qu'il se lance à la recherche du coupable de ce terrible meurtre, tout en menant parallèlement une autre enquête (non moins atroce) suite à la découverte simultanée de trois chinois morts et émasculés, et de deux prostituées pendues.

Yeruldelgger est un homme intègre et entier. A ses côtés, oeuvent deux femmes policiers, courageuses et loyales. Les deux enquêtes sont longues et compliquées et Yeruldelgger n'est pas aidé par certains de ses collègues, qui jouent un drôle de jeu. Le commissaire finira toutefois par élucider ses deux enquêtes mais la fin ouverte laisse à penser que Monsieur Yeruldelgger n'a pas fini son travail.

S'il n'avait pas fait partie d'un prix, je n'aurai sans doute pas lu ce polar de plus de 600 pages pour la simple et bonne raison que je suis très difficile en matière de roman policier et que j'avais lu ici ou là que celui-ci comportait des scènes violentes. Si j'ai réussi à prendre sur moi, c'est grâce au contexte géo-politique et culturel du roman. Il est en effet largement question de la Mongolie, sous différentes facettes. Nous découvrons par exemple que dans la capitale, Oulan Batar, une frange de la population vit dans les égouts (comme à New York). De la Mongolie, j'avais en tête les grands espaces et les yourtes mais pas la misère des villes.

En ce qui concerne la version audio, après une période d'adaptation à l’intonation de l'auteur, je l'ai trouvée réussie. C'est un lecteur que je réécouterai avec plaisir.

Pour conclure, je dirai que j'ai apprécié mon écoute, mais pas au point d'avoir envie de me plonger dans la prochaine enquête du commissaire Yeruldelgger.

Les avis de : Sandrine - Saxaoul - Enna - Laure

Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2015
Lu dans le cadre du Prix Audiolib 2015

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