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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 00:52

Maurice Nadeau - janvier 2013

Caracal, c'est le nom d'une île où a vécu autrefois Coline, une jeune femme solitaire. Bibliothécaire, mais peu passionnée par son travail, elle aime se rendre à la piscine où elle fait des longueurs, inlassablement. C'est dans ce lieu qu'elle rencontre Marcel, qui fait aussi des longueurs. Tout juste divorcé et englué dans le souvenir de son ancienne vie, il ne demande pas mieux que d'établir une relation avec Coline.

De fil en aiguille, sans que rien ne se soit concrétisé entre eux, Coline propose à Marcel de l'accompagner dans son île natale, pour un séjour de quelques jours. Marcel se laisse séduire par l'idée mais décèle, dans la présentation que fait Coline des lieux de son enfance, quelque chose qui sonne faux... Saura t'il convaincre Coline de se laisser aller aux confidences ?

L'enfance de Coline, nous l'apprenons par bribes, avant que Marcel en ait connaissance lui-même. Nous assistons au rapprochement des deux écorchés de la vie, espérant qu'ils sauront s'entraider pour surmonter leurs traumatismes.

J'ai lu ce roman avec intérêt mais je suis restée sur ma faim. J'aurais aimé cotoyer les personnages un peu plus longtemps et pourquoi pas, les accompagner jusqu'à Caracal, qui reste bien mystérieuse... 

 L'avis enthousiaste de Cathulu

Avec cette île imaginaire, je commence (enfin ) le challenge "Des livres et des îles" auquel je me suis inscrite chez Géraldine !

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 00:47

 

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Plon - 2012 -

Un lycéen bourgeois, issu de la droite conservatrice et bien imprégné des idées de papa tombe amoureux de la "punk" de la classe, celle dont tout le monde se moque (mais qui s'en fiche bien). La jeune fille, intelligente et rebelle ne méprise pas son camarade amoureux, le considérant comme une sorte de mascotte qu'elle traîne partout. Peu à peu, contre toute attente, ils deviennent inséparables, puis amants. Il a mis au rancard ses idées de droite, sans avoir toutefois adopté les idées d'extrême-gauche de la jeune fille. Il a en quelque sorte, "le cul entre deux chaises". Aveuglé par son amour, il ne se pose pas de question sur l'étrangeté de leur relation. Ils finissent par se marier pour le meilleur et pour le pire... 

J'ai beaucoup aimé la première partie, qui nous plonge dans les années Mitterand (des années que j'ai traversées à peu près au même âge que le narrateur). J'ai tourné les pages avec enthousiasme et une certaine fébrilité jusqu'au milieu du roman. A partir du moment où la vie des deux jeunes gens bascule, j'ai trouvé le livre nettement moins intéressant. Les états d'âmes du jeune homme m'ont un peu ennuyée, je dois l'avouer. Bien que compatissant à son malheur (je ne suis pas sans coeur), j'ai été agaçée par son manque de combativité. Je crois que j'aurais préféré, dans la seconde partie, que le jeune homme mène une enquête sur les motivations de la jeune fille, qu'il soit dans l'action et pas uniquement dans l'abattement, à ruminer ses malheurs en picolant. Mais cela aurait été un autre livre et j'ai bien compris que le livre était centré sur ce jeune mâle pas franchement à l'aise en milieu hostile... 

Un livre intéressant mais une petite déception je dois l'avouer... 

Les avis très enthousiastes de :

- Keisha (j'ai vu le clin d'oeil te concernant, la classe !)

- Clara

Livres contre critiques 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 00:18

Édition Thélème (18 janvier 2012)

 

Ce livre m'attendait depuis un moment mais je manquais de motivation pour me lancer. Je n'avais pas encore tenté l'expérience de la lecture de nouvelles en format audio et je me demandais si cette formule allait me convenir. Le thème de février de "écoutons un livre" chez Valérie, (consacré à la nouvelle) était l'occasion ou jamais de faire sortir ce livre de ma Pile A Ecouter.  

Ces nouvelles de Laurent Gaudé ont pour point commun l'Italie.  La première : "les Oliviers du négus" raconte la relation du narrateur avec un vieil homme que son village s'apprête à enterrer. L'homme était passionné par Frédéric II et livrait volontiers un peu de son monde intérieur avec qui prenait le temps d'écouter. Le narrateur lui rend un dernier hommage mais il est bien triste de constater qu'il est le seul à s'être dérangé pour l'occasion...

La seconde nouvelle est celle qui m'a le moins emballée. Elle nous projette en plein coeur de l'empire romain, sur les pas du "batard d'Istambul" qui va tuer l'empereur... Je dois avouer le périple sanglant du batard ne m'a guère passionnée. 

La troisième "Je finirai à terre" évoque au travers d'une histoire assez prenante, le mythe du Golem. Elle m'a bien plu cette nouvelle, avec sa petite touche de fantastique. 

La quatrième nous conduit à Palerme sur les traces d'un homme traqué par la mafia et que l'on voit vivre ses derniers jours... Cette dernière est la plus ancrée dans la réalité. Je l'ai bien appréciée.

 

Ces (grosses) nouvelles sont noires et assez désespérées. Beaucoup de guerres, de meurtres qui pointent du doigt la folie humaine. Le texte est lu, de façon assez lyrique par Laurent Gaudé lui-même.

    C'est une lecture marquante et originale mais ce n'est pas l'ouvrage que je préfère de l'auteur.

Leiloona et Stephie ont beaucoup aimé 

 

Lu dans le cadre de "écoutons un livre" proposé par Valérie

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 00:35

Philippe Rey - Janvie 2013 - 235 pages - Traduit à l'italien de Nathalie Bauer 

Le titre me plaisait bien et la couverture m'intriguait...  je me suis donc lancée dans la lecture de ce road-movie raisonnablement déjanté.

Trois amis prennent la route pour se rendre dans le Sud de l'Italie. Pour des motivations différentes, c'est une sorte de fuite pour tous les trois. Durant les quelques jours vécus ensemble, sans le sou (mais un trésor potentiel) ils vont réfléchir, s'amuser parfois, règler leurs comptes et tourner la page de leur vie d'avant. 

Les personnages font entendre tour à tour leur voix, ce qui rythme bien le récit et lui donne du piquant. Les personnages sont sympathiques et attachants. La voiture (on pourrait dire la guimbarde) est un personnages à part entière.

Ce n'est pas une lecture inoubliable mais un sympathique roman pour se changer les idées. Il y a peut-être un second niveau de lecture mais personnellement, je ne l'ai pas cherché, me contentant du premier.

L'avis d'Yvon (qui cite plusieurs extraits)

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 00:44

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  Audiolib - octobre 2012 - Lu par Sabrina Marchese 

 

Le thème du livre me tentait beaucoup : une jeune musicologue est chargée de mener une enquête sur un artiste italien talentueux et un peu oublié, Agostino Steffani (1654-1728). L'enquête est mandatée par les héritiers de l'artiste, persuadés qu'un trésor est enfermé dans deux malles découvertes récemment et jamais ouvertes depuis la mort du musicien...

Je me suis vite attachée à la musicologue, une jeune femme passionnée par son métier. J'ai aimé la suivre dans ses recherches mais également dans sa vie quotidienne, à Venise. En revanche, je me suis perdue dans la vie d'Agostino Steffani, musicien mais également sorte d'ambassadeur du Vatican et politicien de l'ombre. Ne connaissant sans doute pas assez l'histoire des rois et reines vivant en Europe dans ces années-là, je n'ai pas réussi à cerner les intrigues dans lesquelles Steffani fut mêlé. Dommage...

J'ai gagné (en même temps que le CD audio), l'album de Cecilia Bartoli, cantatrice qui rend hommage à Steffani en lui consacrant un album, parallèlement à la sortie du livre de Donna Leon. Je dois avouer que j'ai moyennement apprécié la découverte. Il est vrai que je ne suis pas une amatrice d'opéras.

Une lecture en demi-teinte, donc, mais je lirai un autre ouvrage de Donna Leon, ne serait-ce que pour retrouver Venise car je sais qu'elle situe la plupart de ses histoires dans cette ville magique...

free-road</a></li> </ul> <div class=Lu dans le cadre du challenge "écoutons un livre" de Val 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 00:42

null 223 pages - 2010 - la part commune 

 

Dans "Le clan des poissards", nous suivons quatre amis durant une bonne dizaine d'années (de vingt à trente-cinq ans environ). Les jeunes gens suivent des voies différentes, tout en gardant l'habitude de se voir régulièrement.

Il n'y a pas d'histoire à proprement parler, l'auteur nous propose plutôt des tranches de vie qui se succèdent. Il est beaucoup question du travail, ce qu'il apporte ou n'apporte pas dans nos parcours de vie mais également de la famille que l'on construit... ou pas. Le personnage central est d'une certaine façon la ville de Rennes, que je connais un peu pour y avoir passé une année, durant mes études. On la voit évoluer également... 

J'ai bien aimé retrouver la plume de Jeff Sourdin, bien que je garde une préférence pour "Ripeur" son précédent roman. Les thèmes des deux livres sont proches, l'effet découverte a donc moins joué cette fois. Il s'agit de romans que l'on peu qualifier de "sociologiques".

Le clan des poissards, c'est aussi une belle histoire d'amitié masculine !

Je remercie Midola pour le prêt

L'avis de Gambadou  

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 00:28

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Editions Pocket (Presses de la Cité 2007)

"La tresse de Jeanne" est un livre que l'on peut classer dans les romans terroirs (je sais que Nathalie de Broc n'aime pas les étiquettes, j'espère donc qu'elle ne sera pas trop contrariée si elle tombe sur ce billet...). Je l'ai acheté lors du salon du livre de Carhaix, il y a deux ans, souhaitant découvrir la plume de la romancière bretonne. C'était aussi l'opportunité pour moi d'en savoir un peu plus sur la vie des "Johnnies", bien connus dans la région de Roscoff (je n'habite pas très loin).

Les Johnnies sont des roscovites qui ont sillonné la Grande-Bretagne, à partir du 19ème siècle, pour y vendre la production d'oignons de la région (les fameux oignons rosés de Roscoff...).

 

Le personnage central du roman s'apelle Jeanne. Au début du roman, c'est une petite fille. Elle deviendra Johnny, comme son papa, à l'âge de 16 ans. La jeune demoiselle traversera la Manche sur les traces de son père, dont elle ne peut croire la disparition en mer alors qu'elle était enfant. C'est avec l'idée de le retrouver, ou du moins de comprendre ce qui lui est arrivé, qu'elle a fait le choix de s'embarquer. Nous sommes au début du 20ème siècle. 

L'histoire de Jeanne est l'occasion d'en savoir plus sur cet épisode de l'histoire bretonne. J'ai particulièrement apprécié les passages où Jeanne vend ses oignons en Angleterre. A certains moments, j'avais presque l'impression de retrouver l'ambiance des romans de Dickens.

Les Johnnies vivaient outre-manche dans des conditions difficiles. Leur travail, très physique, était épuisant mais motivant car ils étaient bien reçus par les anglais (de façon générale). Les filles qui embarquaient étaient très rares et plutôt cantonnées à des travaux moins difficiles, ce qui n'est pas le cas de Jeanne dans cette histoire.

 Pour partager l'espace de quelques heures la vie des Johnnies et de leurs familles. 

Pour en savoir plus...   

  Fichier:Roscoff-Arrivée des voitures d'oignons.jpg

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 00:28

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  Stock 2012 - 216 pages 

Cet ouvrage est un abécédaire construit autour des parfums d'enfance de Philippe Claudel. Quand j'apprécie un auteur, j'aime bien savoir quelle personne se cache derrière l'écrivain, j'étais donc séduite par l'idée de recueil.

Les chapitres sont très courts (2 ou 3 pages) et m'ont inégalement captivée. Certains m'ont semblé un peu trop anecdotiques, trop descriptifs. D'autres m'ont davantage plu. Il s'agit principalement des chapitres évoquant les membres de sa famille.  J'ai retrouvé dans ces pages-là, l'émotion que j'avais ressentie à la lecture du petit roman "Le Café de L'excelcior", dévoré il y a quelques années.

Si je n'avais pas connu la plume l'auteur avant de lire "Parfums", j'aurais certainement abordé ce recueil en mettant la barre moins haut et mon ressenti aurait été plus positif. Est-ce à dire que je regrette ma lecture ? Non, car j'ai trouvé assez agréable de parcourir la campagne Lorraine aux côtés de l'enfant et de l'adolescent que fut Philippe Claudel. Nous sommes de la même génération, j'ai donc retrouvé quelques souvenirs similaires aux miens (en dehors de ceux liés à la région, car je suis née bien loin de la Lorraine !)

Une petite déception mais une lecture agréable toutefois. J'attends maintenant avec impatience le roman qui me fera retrouver le Grand Philippe Claudel du "Rapport de Brodeck"... 

nullLu dans le cadre des Matchs de la rentrée Littéraire organisés par Price Minister        Ma note : 13/20 (c'est le principe... je n'aime pas trop jouer au professeur). 

Mimi a beaucoup aimé 

L'avis de Val est proche du mien

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 00:09

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Actes Sud - 2012 - 201 pages

L'histoire se passe dans un petit village Corse. Deux jeunes diplômés en philosophie reprennent le café du village, abandonnant leurs études. Après un démarrage réussi, l'histoire tourne au vinaigre puis franchement à la tragédie. Se mêle au récit l'histoire du grand-père de Matthieu (un des deux jeunes hommes), dont la vie est également un véritable fiasco.

L'écriture est sublime, l'histoire ou plutôt les histoires se lisent aisément mais le message philosophique ne m'a pas vraiment sauté aux yeux. Voilà en substance ce que j'en ai compris : Les mondes créés par les hommes naissent, vivent et meurent à l'image de ce café, déjà mort mais que les deux jeunes ont voulu ressusciter, au lieu de se tourner vers l'avenir prometteur qui leur tendait les bras.

C'est une vision assez pessimiste du monde, avec une note d'espoir tout de même. Nous sommes à la fin d'un monde mais un autre suivra... (d'où le lien avec "le Sermon sur la chute de Rome" que Saint-Augustin prononça à la fin d'un autre monde, dans un autre temps...).

L'extrait suivant résume ce que j'ai compris du livre :

Nous ne savons pas, en vérité, ce que sont les mondes ni de quoi dépend leur existence.
Quelque part dans l’univers est peut-être inscrite la loi mystérieuse qui préside à leur genèse, à leur croissance et à leur fin. Mais nous savons ceci : pour qu’un monde nouveau surgisse, il faut d’abord que meure un monde ancien. Et nous savons aussi que l’intervalle qui les sépare peut être infiniment court ou au contraire si long que les hommes doivent apprendre pendant des dizaines d’années à vivre dans la désolation pour découvrir immanquablement qu’ils n’ont pas vécu."   

Certaines personnes trouveront sans doute que ma synthèse de ce livre ambitieux est un peu légère mais j'ai préféré me limiter à ce qui me semblait essentiel.

Jerôme Ferrari n'a pas volé ce prix Goncourt 2012 mais j'aurais préféré que ce soit pour l'un de ses précédents titres : "Où j'ai laissé mon âme" ou "un dieu un animal", pour lesquels j'ai une préférence.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 23:47

    null                                                                  Robert Laffont - 2012 - 427 pages

 

 

Le fondateur du Champagne Mercier était un homme parti de rien,  visionnaire et d'un tempérament fonceur et créateur. Son rêve était de démocratiser la prestigieuse boisson, il y est parvenu. A une époque où la finance n'avait pas encore pris le pas sur l'économie (seconde partie du 19ème siècle), Eugène Mercier se montrait paternaliste avec ses ouvriers, qu'il respectait. Il se montrait tout aussi irréprochable dans sa vie de famille : il adorait son épouse, qui lui avait donné plusieurs enfants. Deux d'entre eux étaient sourds et muets, il a fait évoluer les mentalités pour les faire accepter. Bref, un homme parfait ! Nous découvrons son histoire sous la forme d'un journal intime, imaginé par Lorraine Fouchet, son arrière petite fille. La grande histoire apparaît en toile de fond et notamment l'histoire industrielle de cette époque.

Parallèlement au journal d'Eugène Mercier, une autre histoire nous est contée, totalement fictive celle-là. Un ami d'enfance d'Eugène est retrouvé mort dans les caves Mercier. La fille de cet ami, américaine, vient sur les lieux de la macabre découverte et fait la connaissance d'un des petits-fils Mercier. Ensemble, ils vont mettre à jour le mystère du cadavre et mettre la main sur le journal d'Eugène. Il vont également se découvrir une passion commune : l'aéronautique...

J'ai trouvé l'histoire parallèle plus vivante que le journal lui-même, un peu longuet par moment. Je dois avouer que j'ai sauté quelques pages. Le côté historique du roman est intéressant, notamment l'histoire du champagne Mercier, que je ne connaissais absolument pas.

Si vous aimez les romans historiques et les biographies très romancées, ce livre peut vous plaire...

Prix confidentielles  13/14

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