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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 23:44

                                                                                  Fayard noir - mars 2012 - 397 pages

L'héroïne de ce roman, Marianne Gil, est une romancière tourmentée qui vit seule dans une propriété isolée au milieu des bois. Un matin, l'ami vétérinaire qui s'occupe de ses chevaux la réveille brutalement. Il vient de trouver le cadavre d'une jeune fille près d'une grange de la propriété. Le capitaine de gendarmerie Francis Humbert est chargé de l'enquête.

Entre le gendarme et la romancière s'instaure une relation qui dépasse le cadre professionnel (ils deviennent amants). De ce fait, l'enquête ne se déroule pas de façon très "catholique". Le gendarme passe ses nuits sur le lieu du crime, en compagnie du principal témoin. Il a une donc approche très "proche" de l'affaire, ce qui va l'aider à résoudre l'énigme.

Peu à peu, nous cernons le passé et la psychologie de la romancière. C'est une personne fragilisée par un secret qu'elle porte depuis bien longtemps et qui l'empêche de vivre pleinement sa vie de femme. Avec l'aide du gendarme, elle accepte de faire face à son passé.

On ne s'ennuie pas un instant car l'enquête fait pas mal de tours et de détours avant que le coupable ne soit démasqué...

Je ne sais pas si Marie Vindy a l'intention de faire mener à son gendarme de nouvelles enquêtes. Si c'est le cas, je me laisserai certainement tenter, ne serait-ce que par curiosité. Je me demande si elle le fera tomber amoureux à chaque fois, son beau gendarme ...

 

Un bon polar !

 

Prix confidentielles - 9/14 

 

 

Alain  et Yv  ont bien aimé également 

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 23:35

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Le point - 297 pages 

 

Le roman est construit autour d'une légende, celle de "Jean de l'ours", que Philippe Jaenada nous conte en quelques pages, avec beaucoup d'humour. Le rapport entre le narrateur nommé "Bix" et l'ours de la légende apparaît au fil du roman mais reste anecdotique. L'histoire principale est celle de la descente aux "enfers alcooliques" du narrateur, écrivain plus ou moins connu, qui claque la porte de son appartement à la suite d'une dispute avec sa femme, légèrement névrosée. Il entame alors une tournée des bars qui lui fait vivre des aventures "tragi-cocasses" voire totalement loufoques à la fin du roman.

Ce livre m'a tour à tour amusée et agacée, tout comme le personnage central, le fameux Bix. Dans le même genre, en plus déjanté encore, j'ai lu et préféré "Cinq matins de trop" de Kenneth Cook (l'histoire se déroulant en Australie, on a le dépaysement en prime).

Cette première approche de l'oeuvre Philippe Jaenada ne m'a pas totalement convaincue. Cette histoire est trop alcoolisée à mon goût et je n'ai pas adhéré à la tournure que prend l'histoire à la fin du roman (on nage dans le glauque...). En revanche, j'ai bien aimé la plume de l'auteur et son humour. Il fait preuve d'une bonne dose d'auto dérision et j'aime ça !

Un auteur à découvrir avec un autre titre, peut-être ? (j'ai "le cosmonaute" dans ma PAL)

 

Prix confidentielles 8/14

Le ressenti de Cathulu se rapproche du mien. Liliba est plus enthousiaste et nous raconte sa rencontre avec l'auteur.

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 23:06

                                                                                Fleuve noir - 350 pages - nov 2011

 

Voilà un livre que je n'aurais jamais lu s'il n'avait pas fait partie des livres en lice pour le prix Confidentielles : une histoire d'amour gentillette avec un peu de suspense, une bonne dose d'humour et quelques larmes pour qu'il ne manque rien. Je l'ai lu avec plaisir mais bon... vite lu et vite oublié. Peut-être ai-je passé l'âge de trouver de l'intérêt à ce genre d'histoires ?

De quoi ça parle ? D'une jeune fille célibataire qui approche de la trentaine et voudrait bien trouver le prince charmant. Quand un mystérieux voisin s'installe dans son immeuble, elle est prête à tout pour conquérir son coeur, y compris aux pires bêtises...

 

Pour d'autres que moi...

 

La preuve : les avis de Sophie - L'irrégulière

 

Prix" condidentielles" 3/14

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 23:39

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                                                                               Albin Michel - aout 2011 -148 pages

 

Elle a douze ans, elle a voulu mourir...

Un manque d'estime de soi, une famille dans laquelle elle ne trouvait pas sa place et un détonateur : la perte du grand-père qu'elle adorait.

Le suicide des jeunes enfants glace d'effroi. On ne comprend pas ce qui, à l'âge de l'insouciance, peut déclencher un tel mal-être. En esquissant le portrait de cette enfant, la romancière démontre qu'il n'y a pas d'âge pour être malheureux et qu'l est bien difficile, parfois, de grandir...

Le sujet n'est pas banal, l'écriture est fluide et j'ai lu cet ouvrage quasiment d'une traite. J'aurais aimé toutefois quelques pages de plus, je ne sais pas si ce livre me restera bien longtemps en mémoire.

 

Un bon roman, un peu court...

 

Prix confidentielles 2/14

 

Les avis deJoelle - Sandrine - Yv

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 23:11

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                                                                       Actes Sud 2012 - 390 pages - mai 2012

 

Deux femmes, l'une à Rome, l'autre en Islande, se mettent en relation via internet pour échanger leur logement pendant leurs vacances. Avant le départ, elles s'écrivent de nombreux mails et se livrent l'une à l'autre. Le temps du voyage arrive mais, en raison de conditions climatiques imprévues, les vacances prennent une tournure inattendue qui chamboulera leurs deux vies...

Si j'ai adhéré totalement à l'histoire et beaucoup aimé les personnages, la construction de ce livre ne m'a pas convenue. Dans le récit se glisse la voix du père de Livia, la romaine. Non que son histoire soit inintéressante, loin de là, mais les chapitres qui lui sont dédiés m'ont déconcertée dans un premier temps car je ne comprenais pas qui était ce narrateur. Par la suite, ces "fragments" m'ont semblé casser le rythme du récit. Je dois avouer que j'ai sauté quelques pages. C'est vraiment dommage car l'écriture est pleine de charme et le thème accrocheur.

 

Une histoire originale, une lecture en demi-teinte.

 

Prix "condidentielles" 1/14

Cathulu a a-do-ré tout comme Clara; Le ressenti d'Antigone se rapproche du mien

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 00:32

 

Lady Susan, J. Austen

Pour cette session du blogoclub sur le thème du roman épistolaire, les votes ont désigné "Lady Susan" de Jane Austen.

blogoclub

Comme j’avais déjà lu cet ouvrage il y a quelques temps (et présenté sur mon blog : ici), j’ai choisi un autre roman de la liste (qui par chance se trouvait dans ma PAL) :« Vingt quatre heures dans la vie d’une femme sensible ».

  

Ce court roman de Constance De Salm a été publié pour la première fois en 1824. Plus récemment, en 2007, Phébus l’a fait connaitre au public d’aujourd’hui en le rééditant. A noter que cette correspondance à sens unique, (le correspondant ne se manifeste pas) se rapproche du journal intime.

 Une postface présente Constance De Salm, une femme de lettres en avance sur son époque, dont le salon littéraire regroupait les grands noms de la littérature de l’époque. Vous dire que son roman n’a pas pris une ride serait mentir mais son coté désuet fait partie de ses charmes.

Toutes les lettres (sauf deux) sont adressées par une femme à son prétendant, l’espace de vingt-quatre heures. L’amoureuse ayant surpris son fiancé aux bras d’une autre femme, s’imagine le pire et tombe dans un délire obsessionnel. Rongée par la jalousie, elle ne mange plus, ne dort plus et se torture l’esprit sans relâche.

On ne peut qu’admirer la technique stylistique de Constance de Salm et sa fine analyse des différentes facettes de la jalousie (désespoir, colère, frustration, abattement..). La passion amoureuse peut parfois conduire l’être humain à se comporter de façon totalement irrationnelle. Cette correspondance l’illustre à merveille.

Je ne peux toutefois pas dire que le désespoir de cette amoureuse m’ait touchée. Je ne me suis pas projetée dans cette femme passionnée et jalouse qui perd littéralement la tête. La raison de cette distance est peut-être liée au fait que je n’ai vécu pas d’expérience similaire (la jalousie ne fait pas partie de mes vilains défauts – enfin pas pour encore, mais qui sait ?). 

Pas un coup coeur mais un lecture que je ne regrette pas. La plume est admirable et l’analyse d’une grande finesse !

Un extrait : "quel est donc ce pouvoir de l’âme sur le corps, de la passion sur la raison ? L’orgueil s’en révolte et s’en indigne : il nous montre notre faiblesse, notre profonde humiliation dans tout son jour ; il nous force à gémir sur ce temps, ces facultés dépensées, prodiguées, perdues en vaines folles sensations ; mais à quoi cela sert-il ? à rien !… "

Prochaine lecture commune : nous vous proposons une lecture libre autour de Maurice Leblanc (le "papa" d'Arsène Lupin)

Les avis des participants sur " Lady Susan" :  Clara -   Lisa  -   Fransoaz - Gambadou - Grominou - Ana - Titou - Hélène - Belledenuit - Ori - Avalonbliss - Helène-Choco - Loumina - Mango - ClaudiaLucia  - Totalybrune - Itzamma - Christelle - Manu - Thomas (billet MP3)

 Autres lectures, sur le thème du roman épistolaire :

 Titine : Les pauvres gens de Fedor Dostoievski

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 00:56

 

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                                                                       Flammarion  - Aout 2011 - 500 pages

Ce roman nous présente alternativement deux femmes d’origine iranienne, l’une en France, l’autre en Iran. La première s’est installée à Paris et tente de se reconstruire. On comprend qu’elle a fui son pays. A paris, elle vivote et dépense le peu qu’elle gagne dans une psychanalyse qui semble s’enliser…

Le second récit est celui d’une jeune étudiante iranienne qui vit dans son pays d’origine.  Révoltée par la condition des femmes en Iran, elle n’hésite pas à  se mettre en danger pour voler la liberté qu’on ne lui octroie pas, payant parfois très cher sa liberté et son audace.  

La quatrième de couverture dévoile le lien entre les deux femmes mais je ne trouve pas utile de le savoir d’emblée.

 Le livre fait plus de 500 pages,  je pense qu’il aurait gagné à en faire 100 de moins. Je n’ai pas trop compris l’intérêt de la description détaillée de la psychanalyse, lassante pour le lecteur (du moins pour moi !). Le point fort du livre est d’apporter un éclairage intéressant sur la condition féminine en Iran. J’ai beaucoup aimé ce personnage d’étudiante révoltée qui brave les dangers pour défendre sa liberté. On comprend dans la postface du livre que ce roman s’inspire pour partie de l’expérience personnelle de l’auteure. 

Un livre passionnant sur certains aspects  mais qui souffre à mon sens de longueurs.

      Les avis de : Antigone et Leiloona (partagées) et de Géraldine (très enthousiaste)

1pour_cent_litt_raire_2011

                                                                                                       9/14

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 00:39

Editions Dialogues - 2011 - 226 pages

 

Imaginez-vous partir à l’étranger pendant quatre ans et découvrir à votre retour que la France n’est plus celle que vous aviez quittée. Les français prennent désormais la vie du bon coté. Ils s’amusent sans penser au lendemain, usant et abusant de la bonne chair. Ils sont devenus grivois, s’adonnant aux plaisirs en tous genres, sans complexes. Physiquement, ils se rapprochent du cochon, devenu l’emblème de la société. Les porcelets sont désormais des animaux de compagnie. On les adopte et malheur à celui qui continue à manger du porc !

Avant votre départ à l’étranger, des phénomènes inquiétants vous avaient alerté : une partie de la population subissait des déformations physiques inexplicables et fort peu esthétiques : un nez qui se transforme en groin, un pied qui évolue au point de ressembler à un pied de cochon. Tout cela dans un contexte de propagande pour la vaccination anti-grippale, avec un gouvernement qui cachait cette sorte d’épidémie pour ne pas affoler la population. Autre phénomène inquiétant, le gouvernement s'était mis à organiser des jeux ressemblant aux jeux de gladiateurs d’une autre époque…

Inquiet de la situation avant votre départ à l'étranger, vous vous adaptez assez vite au retour, observateur amusé, ne sachant pas vraiment que penser de tout cela...

La lecture est fluide, l’histoire distrayante et le ton plutôt léger. Les pages se tournent toutes seules.  S’il y a un message au travers des lignes, il ne saute pas aux yeux. Mais cette évolution pour le moins surprenante de la société donne à réfléchir une fois le livre refermé et c’est sans doute le but recherché par la romancière qui ne porte pas de jugement sur l’évolution qu’elle imagine, pas plus qu’elle n’en fait porter aux principaux protagonistes de l’histoire.

Etrange aventure que la lecture de cet ouvrage...

Les avis de Minou et Livrogne

1pour_cent_litt_raire_2011                                                                                             6/7

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 23:28

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                                                       Éditons Héloïse d'Ormesson - août 2011 – 233 pages

  

 

L’histoire commence avec la découverte, par une femme de chambre, d’un double meurtre. Les victimes sont éditeurs et amants de passage. Ils séjournent dans un hôtel de Francfort qui accueille des professionnels du livre à l’occasion de la Buchmesse (foire internationale du livre).

Dans ce même hôtel séjourne le narrateur, un jeune éditeur à succès nommé Florent. Il a passé la nuit avec Léna, une jeune femme assez étrange dont il vient de faire la connaissance. Florent n'est pas très à l'aise en Allemagne, en raison de son histoire familiale. Son père était un sympathisant nazi. Il a été abattu en allemagne, sans doute par un mouvement d’extrême gauche (La RAF - Fraction Armée Rouge).

De retour en France après la foire aux livres, le jeune éditeur se rend chez son ex-femme, atteinte d’une maladie incurable et dont les jours sont comptés. Elle aussi a un passé familial en lien avec l’Allemagne. Elle le prie de retourner en allemagne enquêter sur les zones d'ombre de ce passé, qu'elle voudrait éclaircir avant de mourir. Florent accepte bien volontiers...

De l’histoire, je n’ai pas envie d’en dire davantage sinon qu’elle est assez tarabiscotée. On plonge dans la seconde guerre mondiale mais aussi dans la période tourmentée qui l’a suivie. La cicatrisation des blessures du passé ne s’est pas faite sans mal, notamment en Allemagne. Des mouvements d’extrême-gauche comme la bande à Baader ont œuvré dans le sang.

Destins croisés, histoires de cœur, grande histoire, voilà les ingrédients de ce roman noir. J’ai bien aimé le contexte germanique de l’histoire, les mots allemands qui se glissent dans le texte (il m’en reste quelques souvenirs), les descriptions des paysages traversés… J’ai moins apprécié le style, très oral, trop à mon goût. Quant à l'intrigue, elle tient en haleine mais m'a paru confuse par moments. Mon avis sur ce livre est donc assez partagé.

Liliba a rencontré l'auteur

Livre chroniqué dans le cadre de l'opération Masse critique de Babelio     null                                                      1pour_cent_litt_raire_2011

                                                                                                          4/7

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 23:49

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Editions Le point aout 2011 (Sabine Vespieser 2010) 442 pages

 

 

L’œuvre dont il est question ici est inspirée de la propre histoire des grands-parents de Vincent BOREL, propulsés dans les tumultes de l’histoire durant la première partie du siècle dernier, en Espagne.

Antoine et nullIsabelle se sont rencontrés à Barcelone en 1925. Leurs familles respectives avaient fait le choix, dès 1917, de quitter la campagne qui ne leur offrait plus de quoi vivre. Les premiers chapitres sont consacrés à l’installation laborieuse des deux familles à Barcelone. Quand Antoine et Isabelle se marient, leurs parents sont parfaitement intégrés. L’avenir semble tendre les bras au jeune couple mais la guerre va venir briser leurs projets. Antoine s’engage auprès des républicains alors qu’Isabelle prend en charge leurs jeunes enfants. Pour Antoine ce sera le maquis puis la déportation au camp de Mauthausen, pour Isabelle l’exil en France. C’est là qu’ils se retrouveront à la fin de la guerre. Parallèlement à l’histoire du couple, nous  suivons l’évolution d’une famille de riches industriels lyonnais  « les Gilet », que la guerre n’empêchera nullement de continuer à prospérer, bien au contraire…

Je n’ai pas lu cette épopée familiale d’une traite, d’abord parce que le nombre de pages est conséquent  mais aussi parce que la place réservée à la grande histoire est importante.  Ne connaissant de l’histoire de l’Espagne que les grandes lignes, la lecture m'a souvent demandé un effort de concentration pour ne pas m’y perdre (notamment lors de l’évocation de l’histoire syndicale). J'ai abordé avec plus de facilité les chapitres moins centrés sur l'Espagne mais plus globabalement sur la seconde guerre mondiale. J'ai trouvé fort intéressante l'évocation de l'histoire industrielle de cette époque, au travers de de la famille Gilet. Le livre manque à mon sens d'un souffle romanesque, les personnages manquent d'épaisseur mais les efforts qu'exige cette lecture en valent la peine. 

Un hommage familial original et instructif.

Les avis de Lapinoursinette et Stéphanie (landibiblog)

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