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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 23:14

 

Grasset 2010 - 343 pages

Valentine, ado déjantée et gosse de riches, a pris la poudre d’escampette.  Sa famille a collé à ses trousses deux détectives privées qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble : Lucie, mollassonne et sans grande personnalité » et « la hyène », qui porte bien son surnom. Nous suivons le périple de ce duo improbable sur les traces de la jeune fille, de Paris à Barcelone. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la vedette du roman n’est pas Valentine, mais plutôt « La hyène ». C’est elle qui mène la danse et fait avancer l’enquête, utilisant des méthodes plutôt musclées. Provocatrice et « rentre-dedans », on apprend au fil du roman qu’elle a subi une adolescence tourmentée. Dès que l’occasion se présente, elle fait l’apologie de l’homosexualité féminine. La brave Lucie, pourtant hétéro, finira par virer de bord. Et l’enquête dans tout cela, me direz-vous ? Elle est accessoire, mais finira par aboutir.

 

Je ne me suis pas ennuyée une seconde, entraînée par un rythme assez soutenu, mais le dénouement, peu crédible, m’a déçue. Par ailleurs, si je ne m’attendais pas à du « sexuellement correct » de la part de Virginie Despentes, il me semble tout de même qu’elle dépasse un peu les bornes (nous avons le droit à une "soirée" entre lesbiennes assez gratinée et dont je vous épargnerai les détails). Pas de doute, je suis plus sensible aux auteurs qui évoquent la sexualité de leurs personnages avec plus de délicatesse. Je ne suis pas certaine de relire de sitôt Virginie Despentes, même si au final ce livre m’a bien divertie et souvent amusée. Le petit monde décrit dans ce livre est bien éloigné du mien, en cela le dépaysement fut total. Certains passages sont assez truculents, d'autres d'une vulgarité très limite. Je voulais me faire une idée du style de l’auteur et du contenu de ses livres, ma curiosité est assouvie ! 

D'autres liens ici (nous sommes nombreux avoir lu ce livre)

PRICEMINISTER l'Achat - Vente GarantiLivre lu dans le cadre d'une offre de Price Minister  "Despentes contre Houllebecq ".

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 23:51

grandir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Robert Laffont - 144 pages - 2010

"On me demande comment je vais et je réponds comment va ma mère"

Les parents vieillissent et deviennent dépendants. Leurs enfants doivent s’oublier un peu pour faire face à cette nouvelle situation qui se présente parfois de façon brutale. La narratrice nous raconte les années qu’elle a consacrées à sa mère âgée. Des années difficiles, mais dont elle retire au final un grand bénéfice, estimant que cette expérience l’a grandie.  

La narratrice n’a eu pas d’enfants et je me suis demandée si cela n’avait pas influencé sa façon de vivre les choses. Pour la première fois, quelqu’un de fragile et de vulnérable dépendait d’elle. Pour l’instant, mes parents sont encore assez jeunes et n’ont pas besoin de moi. Je n’ai aucune idée de la façon dont je vivrai la situation quand je devrai leur venir en aide, mais comme tout le monde j'appréhende ce moment. Aurai-je le même ressenti que la narratrice, ayant pour ma part élevé trois enfants ? Saurai-je les voir avec un oeil nouveau, plus indulgent ?

 C’est un beau témoignage d’amour d’une fille pour sa mère, et un message d’espoir pour ceux qui ne sont pas encore passés par là. Un très bel hommage, également, au personnel soignant dont la disponibilité et la patience sont si précieuses aux personnes âgées et à leurs familles.

 

"Plus jeune (ah mais l'inintelligence qu'on a parfois), je pensais que sa disparition me simplifierait la tâche. Je me trompais, tant mieux : c'est sa vieillesse qui me libère. C'est fini de lutter".

 

Les avis (également positifs) de Antigone ; Papillon ; Gambadou ; Aifelle ; Keisha

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 23:07

Le Secret de Jasper Jones

Calmann-Levy - 380 pages - 2010  

 

Les héros de cette histoire sont deux jeunes garçons d’une petite ville minière d'Australie. Charlie, le narrateur, est le fils d’une famille respectable tandis que le Jasper vit en marge de la société, livré à lui-même. Une nuit, Jasper vient taper au volet de Charlie. Ce dernier, un peu effrayé, accepte de suivre son camarade qui veut partager avec lui la terrible découverte qu’il vient de faire. Les deux enfants se trouvent mêlés à une fâcheuse histoire qu’ils décident d’élucider eux-mêmes, aidé par l'une de leurs camarades qui n'est pas étrangère à l'affaire. Certaines personnalités de la ville n’en sortiront pas indemnes, les enfants non plus.

 

On peut trouver à ce roman quelques défauts : L’histoire n’est pas vraiment crédible et la traduction parait parfois un peu tirée par les cheveux. Par ailleurs les allusions fréquentes à « Tom Sawyer » et « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur », bien que plaisantes, paraissent un peu faciles. Quoi qu’il en soit, j’ai vibré avec les enfants et passé avec eux un très bon moment. Les jeunes aventuriers sont attachants, en particulier Charlie, enfant plutôt timide et intègre, avec lequel une empathie se crée dès le départ. Malgré ses petits défauts, c’est un livre enthousiasmant, que je conseille. Une classification « ado » aurait peut-être été plus appropriée ? 

 

Les avis (très divergents !) de Papillon et Antigone

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 23:34

  Denoel - 411 pages - rentrée 2010

 

Dans les années 90, sur la scène de Jérusalem, se déroule sur trois jours une symphonie intense et douloureuse. Une jeune violoncelliste et son professeur rentrent au pays après un long séjour aux Etats-Unis. Le concert programmé en leur honneur, le troisième jour,  n’occupe pas l’essentiel de leurs pensées.  La plus jeune est partagée entre la joie de retrouver sa famille et le malaise que lui occasionne le fossé culturel qui les sépare. Elle appréhende également le face à face avec son ex-fiancé, qu’elle a quitté dans la douleur. L’autre femme, bien plus âgée,  a pour projet secret de venger sa famille exterminée par les nazis durant la seconde guerre mondiale. Leurs deux destins se scelleront à jamais,  dans le dernier mouvement, spectaculaire et déchirant. 

 

Durant ces trois jours, sous un soleil de plomb, nous suivons les deux femmes dans le déroulement de leur journée. Elisheva, le professeur, prépare sa vengeance en cherchant l’appui de ses proches tandis que Rachel retrouve sa famille, d’origine tunisienne. Une famille très croyante, qui n’a pas trouvé sa place dans ce pays  tourmenté.  Toute la complexité d’Israël ressort au fil du texte : la cohabitation de populations qui se déchirent depuis trop longtemps, le poids des religions et des traditions et plus que partout ailleurs, la marque indélébile de l’Histoire.

 

Une histoire prenante, qui démarre peut-être un peu lentement mais monte en puissance au fil du roman. 

 

07_chronique_de_la_rentree_litteraire

Ce livre a été chroniqué dans le cadre d’un partenariat avec le site Chroniquesdelarentreelitteraire.com et dans le cadre de l’organisation du Grand Prix Littéraire du Web Cultura  

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:36

foenkinos_la-delicatesse

Gallimard - Aout 2009 - 208 pages

 

L’histoire commence mal (mais ça s'arrange !) et peut se résumer en très peu de mots. Une jeune et très jolie femme se retrouve veuve brutalement. Après une période d’abattement, elle reprend son travail et se fait courtiser par son patron, qu’elle éconduit bien vite, aucun homme ne valant à ses yeux son cher disparu. Pourtant, un de ses collègues (parmi ceux que l'on imagine le moins) parviendra à la séduire…  Comment ? 

 

Plus que l’histoire, c’est l’humour et la fantaisie de l’auteur qui font le charme de ce roman truffé de petits apartés amusants. On y trouve au hasard des pages une recette de risotto,  le texte d’une chanson d’Alain Souchon… et des tas de phrases qui prêtent à sourire comme celles-ci :

« Elle avait traversé l’adolescence sans heurts, respectant les passages piétons »

« On ne pouvait jamais savoir ce qu’il allait dire. Elle pensa que ses mots étaient dans son cerveau comme des boules de loto avant de sortir »

« A cause de la moquette, on n'entendait pas le bruit de ses talons aiguilles. La moquette, c'est le meurtre de la sensualité. Mais qui avait bien pu inventer la moquette ? » 

Voilà un auteur que je lis toujours avec plaisir, avec une préférence jusqu’ici pour « le potentiel érotique de ma femme » qui m’avait valu quelques éclats de rire mémorables.  

Pour un petit moment de détente. 

 

Les avis de : Cuné (pas plus emballée que cela) - karine (nettement plus enthousiaste) 

  Challenge du 1% littéraire 2009

 13/14

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 15:00

 

 

Naive 2009 - 44 pages (collection "Livre d'heures")

« la collection Livre d’heures dirigée par Jean Rouaud se propose de réunir des textes illustrés ne relevant d’aucun genre particulier » (présentation de d'éditeur)

   

La narratrice est allongée dans l’herbe. Dans une sorte de langueur, elle s’imprègne des odeurs et sensations autour d’elle.  Ce moment de douceur et d’abandon la mène dans les chemins ensoleillés de ses souvenirs… « Depuis combien de temps n’avais-je pas été bercée, depuis combien de temps l’enfance m’avait-elle quittée, et l’amour, et la douceur des choses »

 

 le-livre-d-heure-001.jpg

Je me suis laissée embarquer très facilement dans ce petit texte. J’étais moi-même, pendant cette lecture, dans une disposition d’abandon : sur une chaise longue, dans le jardin. Les illustrations d'Aude Samama sont belles, j’aurais toutefois imaginé quelque chose de plus léger et vaporeux pour accompagner ces mots empreints de rêverie et de nostalgie. 

Je suis un peu moins enthousiaste que pour « le vieil homme et la barque », présenté hier, je suis restée un peu sur ma faim, j'attendais peut-être une chute plus enlevée. Mais j'ai toutefois bien apprécié cette lecture, qui m’a permis en outre de découvrir un autre titre d’une petiite collection qui décidément me plait beaucoup.

Le billet d'Emeraude

La page facebook de Naïve  

  Challenge du 1% littéraire 2009

12/14

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 17:00

Le livre de poche (éditions Jacob-Duvernet) - 280 pages

 

Définition de « la pintade » telle que figurant sur la quatrième de couverture : « Etre une pintade, c’est être une femme d’aujourd’hui, légère et sérieuse, féminine et féministe ».   

« Les pintades » est une collection qui propose une série de chroniques sur la vie quotidienne des femmes dans des grandes villes du monde. Sont également fournis : de bons tuyaux et bonnes adresses pour les femmes qui souhaiteraient y séjourner. Autant le dire tout de suite, je n’ai pas l’intention d’aller passer mes vacances à Téhéran. Mais cela ne m’empêche pas d’être tout à fait intéressée par la vie des femmes de ce pays.

 

Delphine Minoui, sans cacher les très sérieuses contraintes auxquelles sont soumises les femmes en Iran, nous montre qu’elles ne restent pas pour autant cloîtrées chez elles à ruminer leurs malheurs, qu’elles trouvent mille et une astuces pour contourner les lois et se battre au quotidien contre leur condition, souvent dans la bonne humeur. A la fois rebelles et soumises, elles jonglent avec les interdits. Sous leurs tchadors, beaucoup d’entre elles portent des dessous coquins ou des chaussures à talons hauts et laissent dépasser de leur foulard des cheveux méchés… Les plus audacieuses organisent des soirées privées pour se défouler, usent et abusent de la chirurgie esthétique et déclament des vers dans la rue… Un pays tout en contrastes et contradictions et les femmes n’échappent pas à la règle. 

 

Cette collection « Les Pintades » a pour parti pris la légèreté. Toutefois, au détour des pages, Delphine Minoui dénonce les inégalités inacceptables dont sont victimes les femmes. Il faut savoir par exemple, qu’en matière de justice, un témoignage masculin vaut celui de deux femmes. Autre exemple : un iranien peut avoir officiellement quatre conjointes alors qu’une femme ayant commis l’adultère sera condamnée à la lapidation. Leur sort n’est guère enviable mais elles ne souhaitent pas pour autant subir une invasion massive de notre culture occidentale.  La journaliste, qui a séjourné assez longuement en Iran, nous explique que les femmes qu’elle a côtoyées préfèrent voir le pays évoluer vers la modernité progressivement et sans trop de pression externe. 

 

J’ai mis un peu de temps à lire cet ouvrage car sa construction, sous forme de chroniques, peut se révéler un peu lassante au bout d'un moment. Sur un sujet similaire, j’ai lu il y a quelques temps « Passeport à l’iranienne », un livre qui évoque la vie quotidienne des iraniens (et  iraniennes) sous forme de roman, plus fluide à la lecture. Je suis toutefois ravie d’avoir eu l’occasion, grâce à ces chroniques, d’en savoir plus sur la culture d’un pays dont on parle beaucoup dans les médias, sans évoquer la vie quotidienne de ses habitants. L’intérêt principal de ce livre est d’apporter cet éclairage.

Une lecture commune avec Solenn

L'avis de Keisha - (et des photos de son séjour la-bas !)

 

Le site des pintades : http://www.lespintades.com

Le blog de Delphine Minoui "chroniques orientales" : http://blog.lefigaro.fr/iran/  

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 23:12

 

Editions du seuil 2010 - 154 pages - traduit de l'Italien

 

« Voilà, Irène, ma fille, mourait ou naissait, je n’ai pas très bien compris : pendant quarante jours, ces mots ont désigné un seul et même état. Inutile d’interroger le corps médical, on me répondait : "Personne ne peut savoir, madame." »

  

Maria a quarante-deux ans et vient de mettre au monde une petite fille prématurée, à six mois de grossesse. Une attente insoutenable commence alors, de longs jours devront s’écouler avant qu’un quelconque verdict soit ne soit prononcé. Nul ne sait si elle vivra, si elle sera "normale". La culpabilité ronge Maria : n’était pas trop âgée pour mettre un enfant au monde ? N’aurait t’elle pas dû arrêter de fumer ? 

Ce court roman est le récit des deux mois d’attente, organisés autour des visites de la narratrice à sa fille hospitalisée. Le papa n’est pas là pour la soutenir, il a fui à l’annonce de la grossesse. Quand elle n’est pas auprès de son enfant, Maria revisite son passé, fait le point sur sa vie. Au départ, la seule compagnie qu’elle supportait était celle d’autres mamans dans la même situation. Peu à peu elle parvient à reprendre contact avec le centre d’enseignement pour adultes dans lequel elle enseigne… 

Je suis restée un peu distance de cette femme qui ne se confie qu’à demi-mots et lutte pour ne pas se laisser déborder par la souffrance. Cette distance avec la narratrice ne m’a pas empêchée de comprendre à quel point ce « temps suspendu » pouvait être terriblement angoissant pour une mère. J’aurais préféré que le récit soit un peu plus étoffé mais j’ai bien apprécié toutefois cette introspection en demi-teinte, la ville de Naples en toile de fond.

Beaucoup d'avis pour ce livre proposé par :

Que je remercie au passage...

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 23:18

 La-commissaire-n-aime-point-les-vers.jpg

  La commissaire n'aime point les vers - La table ronde 2010 - 299 pages

 

Quelques mots sur ce roman policier déjà largement commenté sur les blogs. Une quinzaine de jours après ma lecture j’ai quelques difficultés à me remémorer l’histoire, en revanche les personnages me restent très présents à l’esprit et notamment la fameuse commissaire Viviane Lancier, héroïne de ce policier qui ne se prend pas au sérieux (ce qui ne m’a pas déplu, d’ailleurs). 

Il est question d’un certain Victor Hugo, qui trimbalait des vers de Baudelaire dans sa besace de clochard, avant d’être retrouvé mort au coin d’une rue. Notre commissaire s’empare de l’enquête sans grande conviction, la poésie n’est vraiment pas sa tasse de thé. Fort heureusement, le jeune inspecteur Monot vient à sa rescousse et lui, les vers, c’est son truc !  

L’enquête menée par Viviane Lancier est un peu tirée par les cheveux, mais l’humour est au rendez-vous et l’intrigue, bien que farfelue, tient en haleine. L’originalité du roman tient à la personnalité des personnages principaux, attachants et humains. La commissaire n’est pas une super-woman : sa vie privé bat de l’aile, elle enchaîne les régimes foireux... Quant au jeune inspecteur, nul ne résiste à son charme, ni le lecteur, ni la commissaire.

Une récréation divertissante.

 

Merci Gwenaëlle !

Les avis de Géraldine ; Cathulu ; Papillon ; Keisha

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 23:21

Tu m’envoies un mail ?

Editions Privé 2010

 

Voilà un ouvrage assez différent de mes lectures habituelles mais qui m’intéresse d’un point de vue professionnel. En effet, mes fonctions actuelles évoluent vers un poste dans les ressources humaines et la gestion du personnel (dans le cadre d'une restructuration de mon entreprise).  

 

Une jeune journaliste, lasse de gagner une misère à faire des piges, se fait embaucher au service communication d’une grande entreprise, alléchée par la perspective d’un salaire régulier. Mais bien vite elle déchante, découvrant un univers impitoyable dans lequel elle perd peu à peu sa santé…  

Un extrait de la quatrième de couverture donne le ton : 

Annonce publiée par : L’Entreprise
Poste à pourvoir : Chef
Mission : Tu es méchant(e), tu aimes humilier les gens ? Tu rêves de martyriser une équipe dans une atmosphère de guerre généralisée ? Rejoins-nous, tu vas pouvoir te défouler et faire beaucoup de mal autour de toi.
Profil : Ambitieux(se), manipulateur(rice), autoritaire, caractériel(le) 
 

Cet ouvrage, qui se présente comme un témoignage, se lit plutôt bien. Le ton est ironique et les péripéties quotidiennes de la journaliste prêtent à sourire (du moins au début). On sent qu’il y a du vécu dans cette histoire. Toutefois, il m’a semblé par moments que le récit frôlait la caricature. Des chefs correspondant au profil de poste décrit ci-dessus, cela existe, j’en ai connus. Mais dans cette entreprise, ce qui me chiffonne, c'est tous les chefs sont plus ou moins « barges » : avides de pouvoir, caractériels, odieux avec leurs subordonnés, n’assumant pas leurs erreurs. Pas un pour rattraper l’autre, c’est terrifiant et on se demande comment l'entreprise peut fonctionner.

Plusieurs pratiques en vogue dans « l’Entreprise » sont décrites ici, comme celle d’inonder de mails ses collaborateurs, avec copie jointe au supérieur hiérarchique. Poussée à l’extrême, cette façon de faire est insupportable, je l'atteste. Autre pratique que j’ai pu constater : traverser un couloir avec un portable vissé à l’oreille pour être certain de ne pas être dérangé (pratique exclusivement utilisée par les chefs)… Les nouvelles technologies améliorent considérablement la communication au travail, je m’en réjouis chaque jour, mais attention aux effets pervers qu’elles induisent quand elles sont utilisées à mauvais escient !

Le monde de l’entreprise ne fait pas de cadeaux, c’est certain, mais j’ose espérer que la majorité des nouveaux embauchés ne vit pas la galère de cette pauvre journaliste.

L'avis de Cathulu

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