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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 00:48


Le livre de poche (Zulma 2007) - 155 pages

Nous sommes à Hébron, en Cisjordanie, une ville particulièrement touchée par le conflit Israélo-palestinien car elle abrite le caveau des Patriarches(photo ci-dessous), lieu sacré pour les juifs comme pour les musulmans. 600 colons juifs s’y sont installés sous la protection de 2000 soldats, au milieu de 170 000 palestiniens partiellement dépouillés de leur biens et luttant comme ils peuvent contre l’oppression des colons. 


Avec ses mots de romancier, plus efficaces que tous les discours, Hubert Haddad nous raconte l’histoire d’un jeune soldat israélien enlevé, puis abandonné par un commando palestinien en déroute.  Gravement blessé et inconscient, il est recueilli par deux palestiennes pacifistes, une mère et sa fille qui le protègent et lui offrent une nouvelle identité, qu’il accepte d’autant plus facilement qu’il ne se souvient plus de la sienne. Il devient Nessim, le fils de la maison. Il découvre alors la vie de la population opprimée et tombe amoureux de sa pseudo-sœur, très affectée par des malheurs qui ont décimé une partie de la famille. Ces malheurs, liés au conflit, ne sont hélas pas terminés pour la famille martyre. Je n’en dirai pas plus sur l’histoire, sinon que Cham n’en a pas fini avec sa vie d’avant…
 


J’ai un petit reproche à adresser au Livre De Poche : « Pourquoi avoir utilisé une police de caractères aussi minuscule, alors que le livre ne comporte que 155 pages ? » Il m’a fallu faire un effort de concentration supplémentaire, ce qui m’a empêchée de me laisser porter comme je le l’aurais aimé par l’écriture très poétique de l’écrivain. Ceci dit, c’est un très beau texte, triste mais porteur d’un message d’apaisement. La destinée de Cham illustre parfaitement l’absurdité de la situation dans cette partie du monde. Né à Tunis, de culture judéo-bèrbère, Hubert Haddad se sent particulièrement concerné par la question israélo-palestinienne et lutte contre le manichéisme qui entretient l’enlisement d'un conflit qui ne semble pas avoir d’issue. 
 

 

« Palestine »  a obtenu le prix des 5 continents de la francophonie 2008.

 

Une lecture commune avec Solenn
Un reportage passionnant sur la situation à Hebron

 

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 00:22

                            Robert Laffont 2010 (traduit de l'espagnol - 322 pages)

Au tout début du roman, dans un hôpital aux fins fonds du Sahara Occidental, Montse, une espagnole d’une quarantaine années reprend connaissance après plusieurs semaines passées entre la vie et la mort,  suite à une piqûre de scorpion. Que faisait-elle seule au milieu du désert ? Pourquoi n’est-elle recherchée par personne ? Après avoir fait la connaissance de Montse, c’est au tour de Santiago de nous être présenté. Changement d’époque, nous remontons vingt-cinq ans en arrière. Suite à un malentendu avec sa fiancée de l’époque, Santiago vient de s’engager dans la légion étrangère pour y défendre le Sahara espagnol. Mais il ne se retrouve pas dans la cause défendue par son pays et choisit le camp des sahraouis opprimés… Le livre retrace le parcours parallèle de Montse et de Santiago mais aussi leur rencontre dans les années 70, en Espagne. Se retrouveront-ils un jour ? 

 

La construction de ce roman est originale mais peut être déroutante. Il est donc préférable de lire la quatrième de couverture au préalable, afin de ne pas risquer de se perdre dans les lieux et les époques. C’est le petit reproche que je ferai au roman. En dehors de cela, c’est une lecture tout à fait dépaysante, avec en toile de fond un désert majestueux et inquiétant, et des habitants très attachants, les sahraouis, dont on connaît peu l’histoire et la culture. Je ne connaissais pas non plus cet épisode de l'histoire coloniale de l'Espagne. Le personnage de Montse m’a touchée. Meurtrie par des malheurs successifs, elle trouve le courage d’aller de l’avant en s’aidant des souvenirs du passé…
Lu dans le cadre d'un partenariat avec logotwitter que je remercie au passage !

Clara n'a
pas aimé. Elle commence son billet ainsi : "Avant d’entamer ce livre, je n’avais ni lu la quatrième de couverture ni la description de l’éditeur et je m’en suis mordue les doigts…"
Saxaoul et Cerisia sont au contraire ravies de cette lecture.
 

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 00:41



Grasset janvier 2010 - traduit de l'anglais - 379 pages

Le décor de cette histoire est un quartier populaire et multiethnique au sud de Londres, Loughborough Junction. Un de ses habitants de longue date, Robert, envisage de vendre son pressing pour prendre sa retraite. Akeel, jeune homme d’origine pakistanaise, est le premier acquéreur potentiel. D’abord réticent, au fond il n’est plus si pressé de vendre, Robert finit par se laisser  séduire par la motivation et le sérieux du jeune homme. Il propose à Akeel de travailler en binôme avec lui pendant un an afin de lui transmettre son savoir, ce que le jeune homme accepte bien volontiers.

 

Le roman retrace cette année charnière de la vie de Robert, une année où ses souvenirs remontent à la surface, où il doit mettre de l’ordre dans sa boutique mais aussi dans sa vie. Parallèlement, nous faisons connaissance avec quelques habitants du quartier, auxquels l’auteur consacre des chapitres complets : une jeune fille au pair amoureuse du maître de maison, deux clochards, une vieille femme dont la mémoire s’envole, un père de famille mafieux… Peu à peu nous nous familiarisons avec ce quartier populaire et grouillant de vie. Au terme d’une année, Robert aura la satisfaction non seulement d’avoir transmis son savoir, mais également d’avoir pu confier à son repreneur l’étonnant secret de la chambre des vies oubliées, qui n’est pas sans rapport avec la vie du quartier. La complicité qui s’instaure entre les deux hommes permettra à Robert de se soulager de son propre secret, peut être le plus lourd parmi ceux que referme sa mystérieuse chambre.

 

Dès les premières lignes, j’ai fait le rapprochement entre ce livre et celui de Paul Auster « Brooklyn Follies ». Les deux romanciers racontent le quartier d’une grande ville au travers du quotidien de ses habitants, que l’on découvre au fil des pages. Je n’irai pas jusqu’à dire que Stella Duffy a le talent d’un Paul Auster, la barre est placé bien haut, mais le roman est plutôt agréable à lire et les personnages attachants, notamment Robert, commerçant plein d’humanité et tourné vers les autres. Je connais très peu Londres, mais je pense que les gens qui connaissent la ville aimeront parcourir des lieux qu’ils connaissent et qu’ils verront peut-être sous un nouvel angle. Les autres lecteurs découvriront une ville bien différente de celle des cartes postales et impossible à appréhender pour le touriste qui ne sort pas des sentiers battus. 

 

                Lu dans le cadre d'un partenariat avec Ulike 
                    (en cliquant sur le lien, vous arrivez sur la fiche de l'auteur sur le site d'Ulike)

05_chronique_de_la_rentree_litteraire 

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 17:09

La récup'
Points 2009 (Fayard) - 214 pages

C’est l’histoire d’un ex-bandit, serrurier de métier, qui replonge « juste une fois » dans un casse qui s’annonce sans risque. Tout se passe pour le mieux, sauf sa récompense qui se transforme en une raclée laissant le pauvre homme à demi-mort sur le quai d’une gare. Envolés les dix mille euros promis par les complices ! Après une période d’abattement, toute relative car même dans le malheur notre serrurier garde le sens de humour, l’homme décide de récupérer à n’importe quel prix son pécule. Il ne sait pas encore où il met les pieds mais ne tarde pas à découvrir un vrai panier de crabes ! Qu’importe, il ira jusqu’au bout, quitte à se frotter aux hommes de pouvoirs impliqués dans l’histoire (un ministre notamment).

 

Ce roman ressemble assez peu à mes lectures habituelles. Je l’ai lu par curiosité, après avoir croisé plusieurs fois l’auteur (ou du moins ses livres) sur le blog de Cathe. J’ai bien aimé le ton humoristique que prête Jean-Bernard Pouy à son narrateur (le serrurier) ainsi que les nombreuses expressions argotiques très amusantes utilisées tout au long texte. Je l’ai lu pendant les fêtes, une page par-ci, une page par-là.  C’était parfait pour la période, une bonne détente sans prise de tête.

 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 18:21


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 Le Livre de Poche (éditions Lattès 2007) - 312 pages 

On sait tous que l’on ne s’amuse pas tous les jours en Iran, l’actualité nous le rappelle régulièrement. Ce que l’on sait moins, c’est que ce pays cache une facette plus souriante, que l’on ne peut connaître qu’en fréquentant ses habitants. Dans « Passeport à l’iranienne », Nahal Tajadod nous présente cet Iran pittoresque, sans toutefois nous cacher ses maux et ses faiblesses.

 

Née en Iran, Nahal Tajadod a quitté son pays à  17 ans pour rejoindre la France, où elle réside aujourd’hui. Elle retourne régulièrement dans sa terre d’origine pour y voir sa famille et ses amis. En avril 2005, alors qu’elle se trouve en Iran et doit renouveler en urgence son passeport pour la France, elle se trouve embarquée dans une série de péripéties assez cocasses. En effet, la bureaucratie est telle que pour avoir une chance d’obtenir le précieux sésame dans un délai raisonnable, la seule solution est d’utiliser des réseaux parallèles plus ou moins fiables. Par ses relations, elle finit enfin par y parvenir, non sans mal et après avoir côtoyé des personnages hauts en couleur, que nous découvrons au fil du roman : deux photographes multicartes, un médecin qui arrondit ses fins de mois de curieuse façon, un installateur de paraboles qui ne recule devant rien pour satisfaire ses clients…

 

J’ai bien apprécié cette façon amusante de découvrir un pays. J’ai été surprise par l’envers du décor, par la débrouillardise dont font preuve les habitants pour contourner les nombreuses  restrictions dont ils sont victimes. On les imaginerait volontiers cloîtrés chez eux à se morfondre. Si l’on en croit ce témoignage, ce n’est pas vraiment le cas. Ceci dit, l’humour de la narratrice ne suffit pas à donner envie d’y habiter…
 
 Les avis de Keisha - Solenn -  

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 01:28

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Le livre de poche - Christian Bourgeois 2007 - 376 pages - traduit de l'anglais (Etats-unis)

Sherry Seymour est une belle quadragénaire de la middle class américaine, professeur à l’université (mais son travail semble presque accessoire dans sa vie). Elle passe beaucoup de temps au gymnase à cultiver son corps, sa grande fierté étant de conserver un corps de jeune femme. Son mari est encore amoureux d’elle (et c’est réciproque). Son fils a quitté le nid familial pour suivre des études dans une autre ville et ne rentre que pour les vacances, créant dans la vie de Sherry un vide à combler… Quand elle reçoit dans son casier, à l’université, les mots doux d’un admirateur secret, elle s’engouffre dans un piège qui va se révéler infernal…

 

Sherry Seymour ne m’a pas emballée en tant que personne. C’est le genre de femme superficielle dont la compagnie me lasse très facilement. Toutefois, j’ai fini par la trouver attachante, dans la deuxième partie du roman, quand elle s’interroge sur sa vie et qu’elle prend conscience qu’elle ne luttera pas éternellement contre le temps qui passe.  J'écrivais dans un tag, il n’y a pas longtemps, que je n’avais pas lu de littérature érotique depuis un bon moment… Et bien voilà qui est chose faite car ce livre comporte bon nombre de scènes assez torrides… Sherry Seymour ne fait pas dans le romantique ! 

Un petit reproche avant d'aller plus loin, j'ai parfois trouvé la traduction  maladroite. Toutefois, sans que ce soit un vrai coup de cœur, ce thriller psychologique m’a souvent amusée et assez bluffée par ses retournements de situation habilement amenés. La chute est assez inattendue. Sans en dire plus, je rassure les puritains. Sherry Seymour paie ses erreurs (nous sommes en Amérique…).  
 
 Une lecture commune avec Jules (dont j'ai hâte de lire l'avis...)
 Les avis dubitatifs de Stéphie et de Aifelle et celui très positif de Papillon
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 00:02
Adieu Bugaled Breizh
             Editions du rocher - juillet 2009 - 167 pages

En janvier 2004, par temps correct, le Bugaled Breizh (Enfants de Bretagne) coulait à pic au Sud du Cap Lizard. Le drame a sensibilisé la population bretonne. Les marins pêcheurs sont admirés chez nous pour leur courage et leur loyauté. Quand cinq d’entre eux périssent en mer dans des circonstances troubles, nous voulons comprendre.

 

Yann Queffelec est breton et fier de l’être. Il aime la mer et les hommes qui l’affrontent. Rien d’étonnant qu’il s’insurge contre l’injustice faite aux marins et à leur famille. Dans ce livre document, avec sa patte de romancier en bonus,  il évoque le Bugaled, convaincu que le chalutier a été victime d’une mauvaise rencontre. Ce jour-là, à proximité du Bugaled, de nombreux sous-marins participaient à une manœuvre militaire de l’OTAN. L’écrivain pointe le doigt sur les incohérences de certains témoignages, liste les nombreux éléments qui convergent vers la thèse du sous-marin et avance un coupable : le sous-marin hollandais le Dolfijn.

 

De toute évidence, la justice n’est pas allée au fond des choses. Les familles ont demandé, via la cour d’appel de Rennes, le 6 octobre,  la levée du « secret défense » pour que tout soit dit sur cette affaire. La décision de la cour a été mise en délibéré au 27 novembre, dans quelques jours donc...


 
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 00:25

La Chorale des maîtres bouchers 
Le livre de poche (Albin Michel) - Traduit de l'anglais (Etats-Unis) - 568  pages

Nous sommes en 1918. Fidelis, jeune soldat allemand revenu du front, part tenter sa chance en Amérique. Bien vite, il fait venir sa jeune épouse et son fils dans le petit village du Dakota Du Nord où il a posé sa valise remplie de couteaux (il est maître boucher). D’autres enfants naissent dans le foyer uni qu’il forme avec Eva, sa jeune épouse  dynamique et dévouée. Dans le même temps, un autre couple un peu atypique sillonne les routes du pays : Delphine et Cyprien. Ils présentent un numéro d’équilibriste. Mais Delphine est soucieuse pour son père, ils décident donc de rentrer au village natal de la jeune femme où ils font la connaissance d’Eva et Fidélis. Eva et Delphine deviennent inséparables. Le destin les liera pour toujours...
 

Pour imaginer cette histoire, Louise Erdrich s’est inspirée de l’histoire de sa famille paternelle (immigrants allemands sur le sol américain) mais également des origines indiennes de sa mère. L’histoire se déroule des années 20 aux années 50. La grande histoire est évoquée,  mais il est surtout question de la vie quotidienne des villageois de la région. Delphine, personnage central de l’histoire, est particulièrement attachante. Issue d’un milieu défavorisé, elle traverse la vie avec grâce et courage. Elle a le don de sublimer le quotidien, on voudrait tous l’avoir pour amie, mère ou soeur ! Des liens familiaux sont dévoilés à la fin du livre, les dernières pages réservent quelques surprises..

 

  Une fresque familiale assez passionnante

  Merci à :  et au livre de poche

  Les avis de :  Papillon ; Kathel Solenn ; Joelle ; Aifelle 

 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 00:32

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Editions Gallimard 2009 - 316 pages


  

Un extrait :

Au vrai, elle ne regretterait rien, immergée toute entière dans la réalité d'un présent atroce mais qu'elle pouvait se représenter avec clarté, auquel elle appliquait une réflexion pleine à la fois de pragmatisme et d'orgueil (elle n'éprouverait jamais de vaine honte, elle n'oublierait jamais la valeur de l'être humain qu'elle était, Khady Demba, honnête et vaillante) et que, surtout, elle imaginait transitoire, persuadée que ce temps de souffrance aurait une fin et qu'elle n'en serait certainement pas récompensée (elle ne pouvait penser qu'on lui devait quoi que ce fût pour avoir souffert) mais qu'elle passerait simplement à autre chose qu'elle ignorait encore mais qu'elle avait la curiosité de connaître.

 

Marie Ndiaye nous offre trois portraits de femmes absolument saisissants.  En toile de fond, le Sénégal….

 

A la demande de son père, Norah se rend au Sénégal, laissant en France sa fille et son compagnon. En arrivant sur place, elle ne retrouve pas le père qu’elle a connu. Il a perdu son arrogance dautrefois. Très vite elle comprend que la maison ne tourne pas rond. La découverte de ce qui s’est passé est une épreuve à laquelle elle ne s’attendait pas

 

Dans La seconde histoire, c’est à travers son compagnon, Rudy, que nous abordons Fanta, jeune sénégalaise. Le couple vivait en Afrique où ils enseignaient tous deux. Par la faute de Rudy, ils ont dû quitter l’Afrique avec leur enfant. Rudy n'a trouvé qu'un travail alimentaire et Fanta ne peut plus exercer son métier. Peu à peu nous découvrons les failles de la personnalité de Rudy qui ont amené le couple dans cette situation.

 

Le troisième portait est celui d’une jeune femme chassée du domicile de sa belle-famille après le décès de son mari. Contrainte à l’exil, la jeune Khady connaît une série de galères absolument terrifiantes, sans jamais se plaindre ni perdre confiance en elle… Elle ne parviendra pas à rejoindre la France. Cette dernière histoire est particulièrement poignante.

 

Les trois parties n’ont pas de lien entre elles mais on trouve dans chaque partie une femme dans une situation difficile qui se bat contre l’adversité et garde la tête haute. Les hommes n’ont pas la part belle : lâches, faibles ou malhonnêtes. Les trois histoires sont construites de façon à créer un suspense qui tient le lecteur en haleine. L’écriture est envoûtante, poétique, avec une touche de fantastique suffisamment légère pour ne pas mettre en péril la crédibilité des histoires. Un contrepoint réconfortant vient conclure chaque histoire, offrant un peu d’espoir et d’humanité là où on n’en voyait guère. J’ai beaucoup aimé cette façon originale de rebondir sur une note réconfortante.

 

Une très belle plume 

Les avis de :    Lily - Papillon -  Cathulu -

Lu dans le cadre du Goncourt des Lycéens
Challenge du 1% littéraire 2009

 




6/7 (j'approche du but...)

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 16:59

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   Le livre de poche (Phébus 2006) - 380 pages
 

Nous sommes en 1898. Un jeune professeur de dessin est embauché dans une superbe propriété de la campagne anglaise pour y enseigner la pratique de son art à deux jeunes filles de bonne famille : Juliana et Marianne Farrow. Très vite il est alerté par le comportement étrange de la plus jeune des sœurs, Marianne. Cette dernière est obnubilée par une série de sculptures réalisées par un artiste qui a quitté précipitamment la demeure, laissant son travail inachevé. Il faudra peu de temps à Samuel pour comprendre que la maison dans laquelle il a mis les pieds recèle des secrets bien cachés par ses habitants. L’histoire est racontée alternativement par le peintre et par la gouvernante des jeunes filles, Charlotte. 

Ecrit par une romancière contemporaine dans la tradition des romans victoriens, ce livre est une très agréable détente. En toile de fond, une superbe campagne anglaise que l’on découvre à toutes les saisons. Les secrets révélés sont lourds et assez surprenants, je ne m’attendais pas à cela. Les pages se tournent toutes seules. On suit avec grand intérêt les enquêtes parallèles de Charlotte et Samuel qui dévoilent peu à peu la nature du scandale et son initiateur. Un épilogue nous projette 20 ans plus tard, les personnages ont fait du chemin et nous découvrons avec plaisir ce qu’ils sont devenus. A noter que le début du roman ressemble étrangement à la
dame en blanc de Wilkie Collins.
 


   Les avis de :

     Lilly -Malice - Géraldine
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