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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 00:51


Edtions du Rouegue 2008 - 218 pages

C'est l'histoire d'un brave homme qui ne manque pas de bon sens, mais qui a un peu "la tête en friche". Pas d'amour maternel, un père aux abonnés absents, un instituteur qui le prenait pour un idiot, tout cela ne l'a pas aidé à grandir. Mais rien n'est jamais définitif... Un jour, au jardin public, il sympathise avec une vieille dame, cultivée et pas bêcheuse pour deux sous. Ils ont une passion commune, compter les pigeons. Ca leur donne un premier sujet de discussion. D'autres suivront et peu à peu une histoire d'amitié prendra naissance. La vieille dame réussira même à lui transmettre sa passion de la lecture…

 

Après "la petite cloche au son grêle", une nouvelle histoire où la lecture ensoleille la vie  des gens ! J'ai bien aimé cette amitié un peu improbable, preuve que la vie réserve de jolies surprises à tout âge. Le langage utilisé est plus que familier (c'est le monsieur à la tête en friche qui s'exprime, alors forcément ...) C'est une récréation agréable. On rit un peu, on sourit souvent, l'émotion n'est pas absente et les deux personnages principaux sont vraiment attachants. Le livre est truffé de réflexions amusantes et pertinentes sur la culture comme celle-ci :

"Et là,  j’ai réalisé une arnaque incroyable : pour pouvoir trouver un mot dans le dictionnaire, il faut déjà savoir l’écrire ! Ce qui fait que les dictionnaires ça sert uniquement à des gens cultivés qui n’en n’ont pas besoin par la même occasion.

On t’abat à la tronçonneuse des forêts de l’Amazonie pour faire des dicos pour t’aider, qui te montrent -au final- à quel point tu es con ? Vive la politique ! ». 

 

Je commence agréablement ma lecture de la sélection du prix Inter-Ce 2009.

 

La couverture est craquante en plus !

 Les avis très positifs de : Joelle -  Flora - Clarabel - Leiloo

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 00:59

                 Stock - 376 pages - Traduit de l'allemand                
                   Rentrée littéraire 2008

Sasa Stanisic est né en 1978 à Visegrad (ex-Yougoslavie). Il est issu d'une famille mixte "serbo-bosniaque", qui a dû s'exiler en Allemagne dans les années 90 afin de fuir le terrible nettoyage ethnique qui sévissait.

Aleksandar est le narrateur de ce roman autobiographique. Dans un premier temps, il nous raconte, au travers d'anecdotes savoureuses, une enfance dorée faite de petits bonheurs. Nous découvrons les personnages pittoresques qu'il cotoyait, comme le grand-père communiste qui faisait de lui "le magicien du possible et de l'impossible". Certaines scènes sont absolument hilarantes, je pense à l'inauguration des premiers cabinets dans la maison de l'oncle. Une sacré journée !

 

Hélas, le bonheur s'arrête brutalement avec la guerre ethnique qui déchire le pays. Cette période est racontée à demi-mots (ce que j'ai plutôt apprécié, j'avais eu beaucoup de mal à supporter les descriptions très crues de Vélibor Colic dans "Archanges"). Pour fuir les persécutions dont elle est victime, la famille s'exile. Mais loin de son pays, la nostalgie ronge Aleksandar. Il repense à ceux qu'il a laissés là-bas, notamment à son amour de jeunesse, Asija, qu'il espère retrouver un jour… Il est très marqué par ce qu'il a vu pendant la période atroce qui a précédé son départ vers l'Allemagne. A la fin du roman, devenu un homme, il retrouve avec beaucoup d'émotion le Visegrad d'après-guerre.

 

C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai retrouvé les habitants de Visegrad, dont j'ai lu il y a peu de temps, dans "le "Pont sur la Drina" d'Ivo Andric, quatre siècles d'histoire. J'ai beaucoup aimé la fantaisie de ce premier roman, son ton à la fois grave et humoristique mais je dois dire que j'ai déploré quelques longueurs vers le milieu du livre. Aleksandar, en Allemagne, se remémore de nouveau son enfance (trop d'anecdotes tuent l'anecdote ?). C'est dommage. Quatre-vingt pages en moins et c'était un coup de cœur.

 

Merci à Kathel (qui m'a donné envie de découvrir ce roman) et à Cécile (qui me l'a prêté)
L'avis de Papillon

 

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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 14:13

Editions Léo Scheer - 179 pages
                                   Rentrée littéraire 2008
Une femme s'invite pour quelques jours chez Rolland, qu'elle n'a pas vu depuis dix ans. L'homme était un éminent psychanalyste. Brutalement, il y a dix ans, il a choisi de ne plus voir personne. Chaque jeudi, après l'école, quand elle était enfant, elle se rendait chez lui pour de longues conversations qui avaient créé entre eux un lien très fort. Mais qui était-il vraiment pour elle ? En rendant lui rendant visite, elle espère renouer avec un passé qu'elle a plus ou moins occulté.

 

Dès les premiers instants dans la maison de Rolland, elle se sent comme envoûtée par une présence invisible. Tout lui paraît étrange y compris Rolland. Chaque jour, elle trouve sur sa table de chevet un conte de fée, qu'elle dévore. Après sa lecture, elle s'endort et fait des cauchemars mettant en scène des personnes de son entourage, qu'elle a aimées et qui sont mortes désormais. La journée, elle converse avec Rolland ou se promène aux alentours de la maison, eux-mêmes bien mystérieux. Dans cette ambiance étrange, le passé refait surface et la vérité qu'elle sentait enfouie au fond d'elle-même lui apparaît, enfin.

 

Nathalie Rheims choisi l'univers du conte pour aborder de façon délicate et non moins profonde des sujets comme le deuil ou la maternité. Mais pour apprécier ce roman à sa juste valeur, il faut accepter l'univers fantastique qu'elle propose et se laisser porter jusqu'à la fin, très surprenante. Je n'ai eu aucun mal à entrer ce huis clos mystérieux, envoûtée par les mots de Nathalie Rheims et les extraits de contes qui éclairent le passé de la narratrice. J'ai beaucoup aimé la fin, que l'on comprend mieux quand on sait que cette histoire comporte des éléments autobiographiques.

 

Une vidéo de Nathalie Rheims chez Picouly
(qui éclaire sur l'aspect autobiographique du roman) 

Les avis de Yv ; saxaoulKarine


Je remercie le site Chez les filles ainsi que les éditions Léo Scheer pour cette jolie découverte. C'est un roman qui sort des sentiers battus.

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 18:06

      Editions DENOEL et d'ailleurs - 264 pages - 2008 (traduit de l'anglais)

                                Rentrée littéraire 2008


La couverture donne le ton du livre….

 

Dès les premières lignes on se trouve plongé dans un Beyrouth en pleine guerre civile (début des années 80). Deux jeunes hommes, Georges et Bassan, y vivent malgré tout leur jeunesse. Avec eux on souffre et on doute. On déplore leurs (grosses) bêtises, aussi. On voudrait les voir prendre "le droit chemin". Mais avoir vingt ans dans un Liban en pleine guerre civile, ce n'est pas simple. Faut-il tenter de fuir ? S'engager dans un camp, à quel prix ? Nos deux garçons prendront chacun un chemin différent mais tenterons de garder intacte leur amitié.

 

C'est une histoire d'amitié, c'est aussi un témoignage sur l'horreur de la guerre bien plus percutant à mon sens qu'un reportage télévisuel. La dernière partie est plus paisible, sans être pour autant de tout repos. J'ai aimé le dénouement inattendu qui nous est proposé, preuve que l'on ne connaît pas toujours les gens aussi bien que l'on croit.

 

C'est une lecture qui n'est pas de tout repos, les protagonistes ne sont pas sympathiques et même détestables par certains côtés. L'écriture est percutante : l'horreur de la guerre prend à la gorge et le ressenti des personnages est bien très retranscrit (notamment les divagations de Bassan dans le dernier tiers du roman). Je considère donc que c'est un bon premier roman. Quand on sait que Rawi Hage a vécu lui-même la guerre civile avant de devoir s'exiler, on peut imaginer qu'il a écrit ce roman avec ses tripes. Ceci peut expliquer la dureté de certaines scènes et de certains comportements, hélas certainement très réalistes.

Un grand merci aux Editions Denoël et à Violaine de Chez les filles, pour cette lecture que personnellement j'ai trouvé très intéressante.

 Les avis sont plutôt positifs mais certains comme Alice et Anne n'ont pas apprécié cette  lecture et s'en expliquent.
 Pour d'autres avis (très nombreux) voir ici

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 23:37
  Actes sud 2006  - 575 pages -  Traduit du suédois

Nous sommes nombreux sur la blogosphère a avoir lu au moins un tome de Millénium. La plupart ont aimé, mais pas tout le monde, le principal reproche étant en lien avec la piètre qualité de la traduction. Sur ce point, je suis d'accord, on a vu mieux ! Deuxième reproche sur ce premier tome, la lenteur du démarrage : ce n'est pas faux mais cela ne m'a pas trop gênée. 

 

Bien que n'étant habituellement pas fan de ce genre littéraire, je me suis laissée prendre au jeu. Pour qu'un polar me plaise, il faut qu'il contienne un "plus". J'aime les polars qui ont une dimension historique ou culturelle par exemple. Ce qui m'a séduite dans ce tome et qui constitue le fameux "plus", tient à la personnalité attachante des deux personnages principaux :


                      - Mickaël Bromkvist est un journaliste généreux et intègre. Il aime les femmes, mais ne recherche pas la fréquentation de bimbos. Les femmes de cinquante ans ne lui déplaisent pas, pas plus que les jeunes femmes "anorexiques".


                      - Lisbeth Salander travaille en free-lance pour une société spécialisée dans les enquêtes sur la personne. Ses méthodes de travail sont peu orthodoxes. Son look punk est peu avenant, son passé ténébreux et elle manifeste des comportements autistiques.

J    J'aurais presque envie de rajouter un troisième personnage :

                            - Millénium, revue d'investigation économique, toujours prête à dénoncer les entrepreneurs véreux et autres magouilleurs, quitte à se mettre en péril. 
 

Et l'histoire de ce premier tome dans tout cela ?

 

Elle se déroule dans une petite île, pas plus grande qu'un mouchoir de poche, habitée quasi-exclusivement par une famille d'industriels dont l'un des membres a décidé de relancer l'enquête sur la disparition de sa nièce il y a quarante ans. L'intrigue ne m'a pas tenue en haleine toute la nuit, mais les pages se sont tournées toutes seules. J'ai retrouvé chaque soir avec une certaine impatience l'île de Hedestad et son climat frileux.

C'est une lecture très sympa (presque qu'un coup de coeur, le "presque" tient aux raisons que j'ai citées au début de mon billet). A un de ces jours pour mes impressions sur le tome 2 !  (Il est réservé à la bibliothèque, mais je ne suis pas la seule !)

 Les avis de Gambadou - Moustafette -
Tamara - Amanda - Bellesahi

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 23:54

 

    Belfond 1994  - Le livre de poche  381 pages- Traduit du Serbo-Croate
    Une petite précision : la police de caractère de la version poche est minuscule.

Cette lecture fait suite à mon souhait, au retour de mes séjours en Croatie et au Monténégro, de découvrir la littérature de l'Ex-Yougoslavie. Le pont sur la Drina, écrit en 1945, est un incontournable de la littérature yougoslave. Son auteur, Ivo Andric, a obtenu en 1961 le prix Nobel de littérature.

 

Le personnage principal est un pont, mais pas n'importe lequel puisqu'il revêt dès sa construction une valeur symbolique. Il relie la Serbie à la Bosnie et constitue le point de rencontre entre l'Orient et l'Occident. Avec beaucoup de talent, l'auteur dresse une fresque historique couvrant quatre siècles. Mêlant légendes et réalité, il met en scène des personnages pittoresques et attachants.
 

Le pont va en voir de toutes les couleurs de sa construction (au XVIème siècle), à sa destruction partielle en 1914. Mais il restera immuable, accompagnant les habitants de la bourgade de Visegrad dans leur vie quotidienne. Différentes religions et nationalités cohabitent au gré des dominations : l'empire austro-Hongrois succèdera à l'empire ottoman. Les rapports de force s'inversent régulièrement, créant luttes de pouvoir et déchirements chez les dirigeants mais laissant la population à l'écart, du moins jusqu'au début du XXème siècle.


C'est un livre passionnant pour qui s'intéresse à l'histoire de cette partie du monde. La fin du roman, plus axée sur la grande histoire (elle se situe au début du siècle dernier) laisse pressentir les conflits qui déchireront les Balkans à la fin du XXème siècle. On assiste aussi à l'évènement de l'ère de la modernité, après des années d'immobilisme technique et économique.

Il convient de souligner qu' Ivo Andric pointe du doigt les puissants de ce monde qui poussent au déclenchement des conflits en exacerbant les différends entre populations. 

 Un grand merci à la blogueuse qui m'a offert ce livre, après avoir vu sur mon blog que  j'étais désireuse de le lire.

Pour en savoir plus sur Le pont de Visegrad, son histoire et son actualité.

 

 

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 21:09

Les allusifs 2001 – 10/18 - 125 pages

 

Extrait : "Personne ne comprend que des fois j'ai le goût d'assassiner tout le monde, que j'ai souvent besoin de cracher sur tout ce qui bouge, d'être plus cruel que jamais, je veux dire quand je sens que je suis fait comme un rat, que la gueule du loup se referme sur une nuit fatale et que je ne peux plus supporter la vie des autres, ces inconscients tout boursouflés par l'espérance de vie qui est la mesure du possible – mais c'est rien, c'est rien, c'est juste les aigreurs du moribond qui me remontent du fond des tripes avec ma mauvaise foi."

 

Frédéric a 16 ans et se meurt d'un cancer des os à l'hôpital. Dans un long monologue intérieur, il lance un cri de révolte qui fait mal, sans toutefois faire pleurer. Ironique, parfois cynique,  il réfléchit à l'absurdité de sa situation : mourir avant d'avoir vécu. Pas de chapitres, pas de respiration. Il faut tout dire dans le temps qui reste. De temps à autre il s'accorde des envolées lyriques ou livre ses poèmes désespérés. Il s'est surnommé "le poète métastase" avec l'humour noir dont il capable. Il rejette violemment  la religion qui ne peut selon lui que convaincre les naïfs. Il accepte la visite de la psy parce qu'elle est jolie, mais se moque en douce de ses théories à deux balles. Sa lucidité est assez effrayante.

Quelques petites bouffées d'oxygène toutefois quand il ne va pas trop mal et qu'il peut côtoyer ses camarades de galère, atteint de maladies plus ou moins graves. Il sait se montrer doux et attendrissant quand il évoque sa famille qu'il veut épargner autant que faire se peut, considérant que la situation est suffisamment difficile à vivre sans qu'il soit nécessaire de les accabler davantage avec ses états d'âme, qu'il garde donc pour lui.

 

L'auteur n'épargne pas le lecteur, sans tomber dans le pathos. C'est une lecture coup de poing, sur un sujet auquel on préfère ne pas trop penser, c'est si douloureux et injuste de mourir ainsi à 16 ans.

 

Merci à Malice pour ce prêt. 
L'avis de 
biblioblog - Yvon - Katell 

Sylvain Trudel est né à Montréal où il vit encore aujourd'hui. Ce livre a obtenu le Prix des libraires québécois en 2002

 

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 23:18

  




















Editions Belfond 2002  - poche 10/18   223 pages
 

 

Hajime, en pleine crise de la quarantaine, retrouve par hasard son amour de jeunesse. Il plonge dans son passé et se laisse envahir par la nostalgie. Jusqu'ici il a mené une existence banale, celle du "Monsieur tout le monde qui a réussi dans la vie" : une famille, un travail bien rémunéré et une route toute tracée jusqu'à la retraite. Où sont les ambitions de jeunesse et les rêves d'absolu ? Les retrouvailles avec la mystérieuse Shimamoto-San remettent en cause sa destinée…

 

De Murakami j'avais eu un gros coup de cœur pour "Kafka sur le rivage". Le choix du blogoclub pour septembre me réjouissait donc. Pourtant, je dois reconnaître qu'une petite pointe de déception m'a atteinte quand j'ai compris (assez vite dans la lecture) que je ne retrouverais pas la dimension fantastique qui m'avait littéralement envoûtée dans "Kafka sur le rivage". Par ailleurs, j'attendais plus d'originalité, j'imaginais me plonger dans la culture japonaise alors qu'il n'en est rien, l'histoire pourrait se passer en Europe ou aux Etats-Unis. Mais attention, il ne faudrait pas en conclure  pour autant que je n'ai pas aimé le livre !  Si je fais abstraction de la comparaison avec ma précédente lecture, mon ressenti est même très positif. L'histoire n'est pas très originale, mais la façon de la raconter est très prenante.

 

Murakami décortique et analyse de façon très fine les questions existentielles au travers du personnage de Hajime. Le passage délicat de l'adolescence à l'age adulte est formidablement bien retranscrit, tout comme cette fameuse crise de milieu de vie à laquelle il est difficile d'échapper. J'ai fait le rapprochement avec Laurie Colwin, romancière américaine qui possède le même talent, "version femme" pour analyser de façon minutieuse les itinéraires de vie.

 

Un auteur dont j'ai très vite envie de lire autre chose…

Les avis des blogoparticipants :  Bladelor- Clochette (une grande admiratrice de l'auteur) - karine - Yvon Julia - Grominou Lisa - Biblioblog - Gambadou - Soie - Cathe - Antigone - Alice (nous propose une vidéo de la chanson du livre) - Nina - Flo -  Patacaisse   Fanyoun - Karine et ses livres (propose aussi la chanson) -Virginie -  Lou - Ori - Arlette - Wakinasimba - Yueyin - Mammig - Martine -Taylor - Vefa - Mirontaine


Ils ont lu autre chose
 de l'auteur
 : Florinette (le passager de la nuit) - Chimère -
Papillon - Lectissima - Joelle (Kafka sur le rivage)

 ou  d'un autre auteur : 
Kathel -(la brocante Nakato de Hiromi Kawakami / En attendant le soleil de  

Si j'ai oublié quelqu'un, qu'il se manifeste surtout. Merci.

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 16:38

  Editions du Seuil 2002 - 124 pages / Existe aussi en poche (points)

C'est Alice qui m'a proposé la lecture de ce petit livre. J'avais déjà lu de l'auteur  "le nez sur la vitre" un livre émouvant sur la relation entre un père (émigré algérien) et son fils. L'histoire se déroulait en France. 
 

Dans "Camping" nous sommes dans le pays natal de l'auteur, l'Algérie. Un jeune garçon nous raconte un été de sa vie, juste avant l'adolescence et la fin de l'insouciance. Dans ce camping "zéro étoile" il y des personnages hauts en couleurs, du soleil tant qu'on veut et la mer juste à côté. Il y a aussi du bruit et de la promiscuité mais cela ne compte pas... De cet été-là à Salamane, le garçon gardera le souvenir d'un premier amour, platonique mais inoubliable. Elle s'appelait Yasmina. 
 

Un petit roman coloré et nostalgique sur les vacances de l'enfance. Nostalgie aussi d'une Algérie qui connaissait des heures heureuses avant de vivre l'année suivante "un été de cendres" (titre d'un autre de ses livres).  On ressent au fil des pages la fin d'une époque. 
 

Les avis de Anne - Alice (qui présente dans son billet plusieurs livres de l'auteur) 


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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 23:38


Denoel - 2001

Cécile, douze ans, est une toute jeune fille privée de son papa. Depuis la séparation du couple, la mère refuse à son ex-mari le droit de voir sa fille. Un jour, brûlant d'amour pour elle, il décide de l'enlever. Cécile est aux anges de retrouver ce papa qu'elle vénère comme une idole. Dans un tel contexte les retrouvailles ne peuvent être que merveilleuses. Hélas la tendresse qu'ils se manifestent l'un pour l'autre va au-delà de ce qui est acceptable entre un père et sa fille.

 

L'inceste ne peut qu'être que condamnable même lorsqu'il n'y a ni violence ni contrainte. Ce qui est dérangeant dans ce livre, c'est que les mots de Caroline Thivel décrivent un amour presque beau, presque pur. Mais un tel amour ne peut être que terriblement destructeur. On voit bien dans la suite de l'histoire à quel point Cécile a du mal à s'épanouir en tant que femme.

J'ai entendu hier à la radio la chanson assez scabreuse de Gainsbourg "
Lemon incest" et j'ai fait le rapprochement avec le livre. Les sentiments sont proches mais dans la chanson le mot "jamais" fait la différence :
L'amour que nous ne ferons jamais ensemble est le beau le plus violent le plus pur le plus enivrant...
 
 

J'ai aimé ce livre pour la justesse et la délicatesse de son écriture. C'est un texte qui bouscule mais j'attends aussi cela de mes lectures. Le billet de Anne m'avait interpellée (ici).  Je comprends maintenant son malaise, je l'ai ressenti également même si l'auteur ne fait en aucun cas l'apologie de l'inceste.

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