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Chers visiteurs, bonjour !

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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 23:05

 Editions Gaia 2008   /  10-18 141 Pages


Après "La vierge froide et autres racontars",  lu dans le cadre d'une lecture commune du blogoclub, j'avais envie de connaître une autre facette du talent de Jorn Riel. C'est  pourquoi j'ai choisi ce livre, qui me semblait différent.

 

Effectivement, le registre n'est pas le même. Le ton est moins léger et il s'agit d'une seule et même histoire, contrairement aux racontars. En revanche, on y retrouve la passion de l'auteur pour le Groenland, ses habitants et leurs coutumes.

 

Le personnage principal s'appelle Ninioq. C'est une femme âgée, pleine de sagesse, qui vieillit aussi sereinement qu'elle a vécu. Un événement va bouleverser ses plans, sans porter atteinte à son moral, absolument inaltérable. A la fin d'un été, pendant lequel elle a choisi de vivre sur une île avec pour seule compagnie celle de son petit-fils, un événement fort étonnant se produit. Personne ne vient les chercher. L'automne arrive, toujours rien. Ninioq, très inquiète pour les siens, s'occupe de l'éducation de son petit-fils tout en continuant, comme à son habitude, à réfléchir sur le sens d'une vie. Mais l'hiver arrive, les forces comment à lui manquer et le garçon est encore jeune…

 

Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce petit livre captivant, à la fois roman d'initiation, traité d'ethnologie… On ne peut que s'attacher à Ninioq et admirer sa philosophie de vie. Que de leçons à prendre ! 

 Les avis de Allie Cuné Kalistina

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 04:51

   
  Editions Stock 1995 - Le livre de poche 190 pages

Une jeune fille (la narratrice) est enfermée avec quarante autres femmes dans une cave. Aucune ne sait pourquoi elle là, ni depuis quand, ni pour combien de temps. La jeune fille, qui n'a aucun souvenir de sa vie d'avant, se comporte comme un petit animal sauvage jusqu'au jour où elle se met à observer attentivement un jeune garde : "Pendant très longtemps, les journées se sont déroulées de façon extrêmement semblable puis je me suis mise à penser et tout à changé". Elle commence par interroger ses camarades sur les relations hommes-femmes. Une question en entraînant une autre, Théa, la plus instruite de toutes, lui livre peu à peu son savoir. Un jour un événement incroyable se produit, toutes sont libérées pour une raison énigmatique. C'est la liberté tant espérée, mais ce qui les attend dehors est loin d'être idyllique…

 

Voilà un roman original et assez surprenant. Ce n'est pas vraiment de la science fiction, mais un peu tout de même. Par certains côtés cette histoire m'a fait penser à "La route" de Mc Carthy, que j'ai lu récemment. Les deux oeuvres explorent les comportements et sentiments humains face à des situations extrêmes. On ne sait rien sur la cause du malheur de ces femmes en refermant le livre, ce qui est un peu frustrant, mais on vit avec elles une aventure peu banale. Aucune d'elles ne parviendra à trouver le bonheur, la faculté d'adaptation de l'être humain a ses limites... Quant à notre narratrice, elle ne se consolera jamais de ne pas avoir connu les hommes. On la comprend un peu, non ?

 

Merci à Anne de m'avoir fait découvrir cette romancière et psychanaliste belge que j'avais vue plusieurs fois sur les blogs sans que l'occasion ne se présente de la lire.

  L'avis de Hydromielle

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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 12:32

Editions De fallois 2007 - Traduit de l'anglais
Livre de Poche - juin 2008

Comment supporteriez-vous à votre domicile un beau-père obsédé sexuel et invivable au point qu'il s'est fait renvoyé de toutes les maisons de retraite de la région ? Probablement aussi mal que le Docteur Ravi Kapoor. Aussi, quand un cousin d'origine indienne (tout comme lui) lui propose un plan d'enfer pour se débarrasser élégamment de l'indésirable, Ravi n'hésite pas une seconde. L'idée un peu folle du cousin consiste à créer une maison de retraite en Inde pour y délocaliser quelques vieillards britanniques qui le souhaitent.

 

L'idée est assez farfelue mais peut-être pas tant que cela finalement. N'oublions pas que les Britanniques ont entretenu dans le passé des relations privilégiées avec l'Inde et qu'il en reste des traces. Par ailleurs, certains retraités européens manquent de moyens pour garder le niveau de vie qu'ils avaient lorsqu'ils étaient actifs. Ici en France, nombreux sont les retraités qui s'expatrient au Maroc alors pourquoi pas en Inde pour les Britanniques ?  Reste le problème de l'éloignement avec la famille, faux problème pour certains plus ou moins délaissés par leurs enfants.

 

Voilà donc le fameux beau-père se retrouvant dans un avion pour rejoindre l'Inde, en compagnie d'autres candidats à l'aventure, chacun ayant une bonne raison pour commencer une autre vie. Certains personnages nous sont présentés avant le départ, d'autres une fois là-bas. Tous possèdent une part de mystère qui nous est révélée dans le dernier quart du roman. 

L'Inde ne manque pas de charme pour l'étranger, bien que le choc des cultures soit saisissant pour tout européen qui débarque là-bas. J'ai pensé plusieurs fois pendant ma lecture à l'atmosphère envoûtante du film de Tabucchi "Nocturne Indien". C'est une Inde assez crue qui nous est présentée dans "Ces petites choses", mais sans doute assez proche de la réalité, le meilleur côtoyant le pire.

 

Voilà une lecture qui tombait à pic pour ce qui me concerne. J'avais besoin de détente pour finir une année de travail assez pénible et amorcer des vacances bien méritées. Ce livre a parfaitement répondu à mes aspirations. J'ai tourné les pages sans effort et souri des aventures de ces retraités, tout en réfléchissant mine de rien à la problématique des parents vieillissants à laquelle tout un chacun est confronté un jour ou l'autre. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, emportée dans le tourbillon de la vie tumultueuse de cette maison de retraite peu banale où il se passe toujours quelque chose. Les enfants des vieillards ne sont pas oubliés, on les découvre en pleine crise de milieu de vie, doutant de leur choix de vie, souffrant des désagréments de la ménopause pour les femmes…

 

La morale de l'histoire pourrait être qu'il n'y pas d'âge pour repartir à zéro… 

    
   Merci au Livre de Poche pour ce cadeau sympathique
   Ainsi qu'à Joelle qui m'a parrainée pour cette opération.

   Les avis de Lily, Clarabel, Tamara, Anne, Praline, Yueyin, Joelle

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 23:16


  Les allusifs - 2008 130 pages
  Traduit de l'espagnol (Colombie)

Antonio Ungar est un jeune auteur Colombien. "Les oreilles du loup" est le premier de ses ouvrages traduit en français. 

 

Que reste t'il de notre petite enfance ? De vagues souvenirs, quelques sensations, des impressions… En partant sans doute de ses propres souvenirs, Antonio Ungar se met dans la peau d'un garçon de trois ans à cinq ans et imagine ce qu'il peut vivre et penser.

 

Le narrateur est un garçonnet un peu sauvage qui adore courir dans la savane et grimper aux arbres. Quand la vie réelle ne lui convient pas, il s'en invente une autre comme aiment le faire les enfants. Il se prend pour un tigre ou voit dans sa sœur un petit chat.  L'école, ce n'est pas ce qu'il préfère, surtout quand pour se défendre il doit taper sur les autres et que résultat des courses, il se fait renvoyer.

 

Au début du livre, il est très triste :
"Je pleure et quand je n'ai plus de larmes, je me retourne et je vois que papa est beaucoup plus fatigué que le véritable, qu'il est plus vieux. Je voudrais que papa soit là, mon papa, le véritable, pas ce vieux type défait".
Mais peu à peu il se console quand sa maman reprend goût à la vie. Aux jours sombres de la séparation de ses parents succèdent des jours plus clairs. La gaieté revient dans le trio constitué désormais de la mère, du petit garçon et sa jeune sœur et le périple qu'ils ont entrepris à travers le pays devient de plus en plus joyeux.

 

C'est un joli livre, très poétique. Chaque chapitre est construit comme une nouvelle qui  plonge le lecteur dans l'univers du petit garçon. J'ai bien apprécié cette virée insolite dans la Colombie d'un jeune enfant même si parfois, j'ai été un peu déroutée par la frontière très mince entre le rêve et la réalité.

 

Merci à Babelio et aux Editions "Les Allusifs" pour cette jolie découverte.

 

  Les avis de Lily   Antigone Nanne Lo  Alice

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 23:36
Editions Le fond du tiroir - 2008 - 107 pages

Je connais Fabrice Vigne depuis une dizaine de mois. Nous avons eu quelques échanges par mails, à la suite de billets sur mon blog concernant ses livres. Puis j'ai eu la chance de faire sa connaissance "pour de vrai" lors la présentation de son livre "Les Giètes" dans la bibliothèque de ma ville.

 

Quand j'ai reçu de sa part un mail annonçant qu'il créait une maison d'édition pour publier un livre à 260 exemplaires je n'ai pas hésité une seconde, IL ME LE FALLAIT. J'ai donc passé commande de L'échoppe enténébrée récits incontestables, très intriguée par le titre.  

Voici quelques extraits du mail que j'ai reçu :
Voilà l'histoire : l'Arald (bien connue Agence Rhône-Alpes pour le Livre et la Documentation) a eu la gentillesse et l'intrépidité de décerner un prix « Jeunesse » à mes Giètes, vous savez, ce livre paru l’an dernier et dont, depuis lors, je chante sur tous les toits que ce n’est pas du tout un livre jeunesse, mais bien plutôt un livre « vieillesse ». Bon, ce prix « jeunesse » étant assorti d’une forte somme, finalement pour cesser de pinailler je veux bien me montrer aimable et admettre que tout compte fait, en y réfléchissant, c’était un livre un petit peu « jeunesse ». On est bien peu de choses.

….
Mais à présent que faire de cet argent providentiel et inespéré ?
Ben un livre, tiens.
Oh, oui, quelle bonne idée, un livre.
Un, livre ! Un, livre ! Un, livre !
Bon, d'accord.
Mais alors, un livre que je ferai tout seul, pour moi, et pour quelques autres, pas plus. Un livre autoproduit. (Vive la culture vivrière ! vive le livre de proximité ! vive l’autogestion ! vive le do it yourself ! vive les punks ! No future, comme je dis toujours.) Un livre sans but lucratif, sans libraires, sans distributeur, sans service de presse, sans prix littéraires, sans débats ni contre-débats pour fixer par décret l’âge du public cible (hi hi hi), sans rien, un livre fin-en-soi.

 

Mon livre est arrivé par la poste fin mai, numéroté (n° 40) et dédicacé. Première impression : c'est un bel objet. Jolie couverture, illustrations à l'intérieur… Je jette un œil  à la quatrième de couverture et je lis ceci : 

"Pas un journal initime

intime d'accord mais pas un journal.

Exactement le contraire : un noctural, disons."

 

Mais de quoi parle-t'il donc ce livre  ?

Il s'agit du journal des rêves de l'auteur de 2000 à 2007. Il regroupe 26 rêves accompagnés pour la plupart d'une explication sur l'origine du rêve.

Quelques titres de chapitre : Rêve de la gifle donnée au ministre de la culture, rêve des volets de ma grand-mère…

 

Ce que j'en pense :
J'ai trouvé ce livre original et distrayant. Connaissant un peu Fabrice Vigne, j'ai trouvé amusant de le retrouver dans des situations improbables et souvent cocasses. J'ai le sentiment de le connaître un peu mieux maintenant. Nos rêves nous révèlent sans doute un peu...

Les illustrations donnent de la fantaisie, tout comme les sortes de bulles aux contours tarabiscotés  que l'on trouve en fin de chapitre et qui contiennent les quelques phrases qui tentent d'expliquer le pourquoi du rêve.

 

Si vous voulez vous procurer ce livre introuvable (ou presque) c'est ICI.  

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 23:05


              Editions Gigal - 2007

Ce livre fait partie de la sélection du 

     
Prix des lecteurs Inter-Ce









Trois hommes, victimes de la Shoah il y a plus de 50 ans, n'ont jamais oublié le train noir qui menait vers l'inimaginable. Aujourd'hui, c'est dans un train bleu qu'ils voyagent, un train joyeux qui mène à Munich des supporteurs de la cité phocéenne. Mais nos trois pépés ne font pas le déplacement pour la coupe d'Europe de Football…
  

 

Ce livre aborde un épisode douloureux de l'histoire de Marseille que probablement peu de lecteurs connaissent. En 1943, sous prétexte de nettoyage des bas fonds, le vieux quartier du Panier est évacué puis détruit. Mille six cent personnes sont déportées (principalement des juifs), les autres devront se reloger comme ils peuvent. On apprend au fil des lignes qu'une juteuse opération immobilière se cachait probablement derrière tout cela.

 

Ce livre est fait d'allers et retours du présent vers le passé. On découvre la douloureuse histoire de ces hommes et le poids de ce passé qui pèse à jamais sur leur vie. L'horreur des camps hante leur mémoire. Quand l'occasion d'une vengeance se présente, certains sont prêts à foncer, d'autres moins… 
 

Le ton est souvent grave, parfois léger. Le parler marseillais met du soleil dans le récit. Un crime sera perpétré, polar oblige, mais un petit coup de théâtre attend le lecteur au dernier chapitre. Les passages concernant le match de foot m'ont peu captivée, j'ai donc "sauté" quelques lignes. Pas d'inquiétude à avoir pour ceux qui n'aiment pas ce sport, il n'est qu'un prétexte et occupe très peu de place dans le livre.

J'ai bien aimé ce polar original qui donne à refléchir sur la mémoire et le poids de l'histoire.

L'avis de Flora, Anne-Sophie, Yvon, Joelle,


 

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 23:05

Flammarion - 2007
(roman paru pour la première fois en 1838)



 



Pauline est l'un des tous premiers romans d'Alexandre Dumas. Je ne connaissais de cet auteur que les titres les plus connus, comme Le comte de Monte-Cristo  ou Les Trois mousquetaires. Les premiers chapitres m'ont demandé petit effort d'adaptation à l'écriture du XIXème que je ne suis guère habituée à lire, mais assez vite j'ai pris goût au style élégant et raffiné de Monsieur Dumas.  

Trois narrateurs se succèdent pour raconter le cauchemar de Pauline, jeune fille de la bonne société. Le premier est Alexandre Dumas lui-même. Il reçoit les confidences d'un ami, Alfred de Nerval, qui a accompagné la jeune fille durant les dernières années de sa vie. Ce dernier a lui même reçu le récit de la jeune fille. Ce sont donc trois récits qui s'emboîtent.

Lors d'un bal, la jeune Pauline fait la connaissance du séduisant mais non moins inquiétant comte Horace de Beuzeval. Fascinée, elle accepte de l'épouser en dépit d'une forte appréhension qu'elle ne parvient pas à s'expliquer. La suite des événements lui montrera que ce pressentiment était hélas fondé. Très vite, elle découvre la face cachée de son époux et se trouve entraînée dans d'effrayantes aventures pour lesquelles elle est bien mal préparée.

La préface du livre, intéressante, restitue le roman dans le contexte littéraire  de l'époque. Nous sommes en plein romantisme. Comme les femmes de sa classe sociale, Pauline mène une vie désœuvrée, propice à la mélancolie et au mal être. Elle ne vit pas l'amour, elle le rêve et l'idéalise. Elle ne se bat pas quand les difficultés se présentent mais se laisse porter par la fatalité.  
 

Il est difficile aujourd'hui de se projeter dans le personnage de Pauline, ce qui explique peut-être que l'on ne tremble pas vraiment à la lecture de ses aventures, mais on peut penser qu'à l'époque où elle a été écrite, cette histoire pouvait en effrayer plus d'un ! On peut imaginer aussi la fascination que le personnage d'Horace de Beuzeval, diabolique et aventurier, pouvait exercer sur les hommes de la haute société, désœuvrés et en mal de sensations fortes.
 

Pour conclure je dirai que cette lecture m'a donné envie de lire quelques classiques de temps en temps et pourquoi pas dans le cadre du blogoclub ?

De retour de vacances voici les liens vers les autres billets (merci Lisa pour le recensement)
Belledenuit, Antigone, Arlette, Karine, Gambadou, Cathe, Kattylou, Nina Sassenach, Jumy, patacaisse, Kathel, Martine, Florinette, Ori, Jules, Sandrounette, Taylor, Lou, Malice, Béatrix
,Lisa, Catherine, Chimère, Papillon, Suzel Valériane, Cimméria

Elles ont lu un autre titre de l'auteur: Kali a lu Les trois mousquetaires, Grominou a lu Le chevalier de Maison-Rouge, 
ou un autre classique :
Clochette a lu un Zola

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 23:04

Zulma 2008 175 pages

 

Il s'appelle Gabriel comme l'ange. Il arrive dans une petite ville de Bretagne, qui pourrait être la mienne, s'installe à l'hôtel et sympathise avec quelques personnes, au hasard de ses rencontres. Il est gentil, dévoué, un vrai ange gardien et excellent cuisinier, ce qui ne gâche rien. L'ami parfait pour un cafetier presque veuf, une célibataire en mal d'amour et un couple un peu paumé. On ne sait rien de lui, du moins au début, ni pourquoi il est là, ni ce qu'il cherche. Tout cela est bien mystérieux mais se dévoile peu à peu…

L'histoire se lit d'une traite. On a hâte de comprendre. C'est bien construit, bien écrit, avec une pincée d'humour noir et une bonne dose de désespoir.

Assez spécial, mais ça change de mes lectures habituelles.

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 23:49


Deux personnes m'ont donné envie d'aller à la rencontre de ce livre, à quelques jours d'intervalle : Moustafette (ici) et Jacques Poulin (La tournée d'automne). Dans la préface, Aragon présente ce texte comme "la plus belle histoire d'amour du monde", autant vous dire que je me suis m'y suis plongée avec délectation.
  

L'histoire se passe en Asie centrale, plus précisément au Kirghizstan. Un jeune garçon raconte la naissance d'une histoire d'amour dont il a été le témoin privilégié. Les deux amoureux s'appellent Djamilia et Daniiar. Ils vivent dans un village où tous les hommes, ou presque, sont à la guerre…

 

Avec beaucoup de fraîcheur, le jeune garçon (futur peintre) brosse le portrait des deux jeunes gens, avec en toile de fond les paysages sauvages de cette très belle région entre montagne et steppe. J'ai aimé ce voyage dépaysant tout autant que l'histoire d'amour. Le contexte historique est également intéressant. L'influence de l'union soviétique est présente, avec la présence d'un Kolkhoze qui régit la vie des paysans.  

 

Une très jolie histoire, quelque part par là :

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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 23:06
Pocket 2007

undefinedNous sommes en 1969. Corentin Kermarrec sort de la prison où il est enfermé depuis 1944. Après avoir ressassé pendant des années les évènements qui ont fait son malheur, il n'a qu'une idée en tête, se venger.
 
En 39, il vivait dans une ferme du Finistère avec ses frères et sa jeune sœur. Avec la guerre, les conflits qui couvaient entre les frères ont pris de l'ampleur. L'un d'entre eux a choisi le camp de la résistance, un autre celui de l'occupant, tandis que Corentin, pacifiste, s'est concentré sur la ferme familiale. La jeune sœur, quant à-elle, a eu le malheur de tomber amoureuse d'un allemand….
 
Le contexte historique évoqué par ce livre est celui de l'occupation allemande en Bretagne pendant la guerre 39-45. Il est fait référence notamment à la collaboration de certains membres du Parti Nationaliste Breton avec les nazis. Certains d'entre eux, particulièrement zélés, servaient de rabatteurs à la milice allemande.  Je connaissais mal ces faits et j'ai trouvé très intéressant de faire quelques recherches sur cette période peu glorieuse de l'histoire des nationalistes bretons, une fois le livre terminé.
 
Si Hervé Jaouen se montre sans complaisance avec les collaborateurs, il pointe aussi du doigt une catégorie de résistants, opportuniste et sans scrupule. Il n'omet pas d'évoquer les graves débordements commis à la libération : justice expéditive, femmes tondues…
 
La ferme familiale de Corentin se situe à Huelgoat, en centre Finistère. Mes grands-parents tenaient une ferme dans la région à la même époque. J'ai donc pensé à eux tout au long de ma lecture. Le livre est truffé d'expressions en breton que j'avais un peu oubliées et que j'ai eu grand plaisir à retrouver.
 
J'ai beaucoup apprécié le rythme de ce roman, qui tient en haleine et contribue à faire de cette histoire une saga familiale très réussie.  

Vous trouverez également ce livre chez Yvon, que je remercie au passage de m'avoir conseillé ce livre.

Le site d'hervé Jaouen : http://www.hervejaouen.fr/index.php

 

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