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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 19:00

Diabase - 2011 - 186 pages

Deux femmes, qui viennent tout juste de faire voler en éclat leur vie de famille pour vivre au grand jour leur histoire d'amour, sont confrontées à la brutale et très grave maladie de l'une d'entre elles. Une lutte pour la vie se met en place, où toutes deux sont parties prenantes. Au fil des heures, une comparaison s'impose entre la lutte que mène la malade et celle que mena sa mère, autrefois, dans le camp de concentration dans lequel elle était détenue, à Auschwitz... 

La malade souffre depuis toujours, plus ou moins inconsciemment, du poids de son histoire familiale. Elle se sent coupable d'avoir eu une existence heureuse et sans souffrance et refuse d'évoquer le sujet de la Shoah avec sa mère. Quand ele tombe malade et souffre le martyre, la jeune femme peut enfin extérioriser la douleur qui la hante. Soutenue par son amie, elle fait face, enfin, au passé familial et chemine parallèlement vers la guérison.

J'ai acheté ce roman l'an passé, au festival du livre de Carhaix, un peu au hasard. La couverture, en noir et blanc, me plaisait beaucoup. J'ai mis un an à me décider à le lire, craignant, je l'avoue, la comparaison scabreuse entre maladie et camp de concentration. J'avais tort de douter car le livre est magnifique, très bien écrit et d'une grande délicatesse. Plusieurs sujets se croisent : la Shoah et sa répercussion sur les descendants des survivants, la maladie, l'amour entre deux femmes, les relations mère-fille....

Un très beau premier roman.

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 23:07

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                                                                            JC Lattes - aout 2011 - 400 pages

Ce récit autobiographique s'est imposé à Delphine De Vigan après que sa mère, Lucile, ait choisi de mettre fin à ses jours après des années de souffrance et de lutte contre une maladie qu'on appelle aujourd'hui la bipolarité. Dans la première partie, Delphine de Vigan relate l'enfance de Lucile, élevée dans une famille nombreuse d'apparence "modèle" : des parents aimants, des enfants désirés et bien éduqués... Une famille lourdement marquée par des drames (la mort de plursieurs enfants).

Dans la seconde partie la romancière raconte sa propre enfance, gâchée par maladie de sa mère. Sans complaisance vis à vis d'elle mais avec beaucoup d'amour et de respect, Delphine de Vigan nous fait partager les galères qu'elle a vécues, avec sa soeur, quand les rôles s'inversaient (trop souvent) et qu'elles devaient porter Lucile à bout de bras. L'originalité de l'ouvrage tient au fait que la romancière rend compte au lecteur de sa démarche d'écriture, de ses difficultés et de ses doutes à dévoiler ainsi les secrets de famille. Elle relate l'enquête qu'elle a menée auprès de ses proches pour tenter de comprendre les causes du dérapage de sa mère. Pour cela, elle n'hésite pas à exhumer le passé familial, y compris celui dont personne n'a envie de se souvenir. 

C'est un ouvrage éclairant sur cette maladie qu'est "la bipolarité", qui questionne et interpelle sur les causes de la maladie et sur le poids du contexte familial dans son évolution. Cette lecture restera sans nul doute l'une des expériences les plus marquantes et éprouvantes de ma vie de lectrice. Je n'en suis pas sortie indemne, bouleversée par ce texte qui m'a touchée très intimement.

Terrible et magnifique...

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 23:10

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                                                 Livraphone / Sixtrid - 2004 - 6 heures 25 - lu par Françoise Miquelis

  

La narratrice est une journaliste travaillant en freelance. Elle recrute, pour s'occuper de ses enfants, une baby-sitter qu’on lui a conseillé et qui se prénomme Olivia. La journaliste ne tarde pas à se rendre compte que la jeune fille n’est pas très « nette » (drogue, passé douteux…). Mais comme l'histoire de la jeune fille l’émeut et qu’elle s’occupe très bien des enfants, se montrant gaie et serviable, la narratrice décide de ne pas s'en séparer. Le temps passe et la baby-sitter devient indispensable à tous. Apparemment, tout sépare les deux femmes : l’origine sociale, la culture, la façon d’envisager la vie… Pourtant, toutes deux vont faire un bout de chemin ensemble et s’épauler dans les épreuves (très différentes, mais tout aussi difficiles) qu’elles vont traverser.

Un extrait : "Cette fille est une nonne, une nonne primitive, mais une nonne quand même. Son coeur est interdit aux unions égoïstes. Tout l'amour qu'elle possède, c'est à nous qu'elle le donne. A moi, aux enfants, à ses neveux, à Amélie, et au premier traîne-savate venu, à qui elle offrira sa chambre et huit cents balles".

J’ai écouté ce roman (qui ne date pas d’hier) durant mes vacances. J'ai beaucoup apprécié cette histoire d’amitié féminine et passé un très agréable moment en compagnie des deux femmes, dans l’ambiance chaleureuse de l’appartement où toutes deux aiment discuter devant un café. La jeune fille m’a beaucoup touchée par sa gentilesse et son optimisme à tout épreuve. La journaliste a su m’émouvoir également. Divorcée, elle exerce un métier alimentaire qui lui demande beaucoup d’énergie pour peu de satisfactions. Sa rencontre avec Olivia casse ses préjugés, la détourne un moment de ses propres problèmes et lui permet d’envisager un autre avenir.

A noter que cette histoire est inspirée d’un épisode de la vie de Marie Desplechin et de sa rencontre avec une baby-sitter qui ressemble beaucoup à Olivia…

La voix de la comédienne (Françoise Miquélis), s’est confondue avec ma voix intérieure, ce qui est très plaisant.

Une histoire sans grande originalité de prime abord mais très touchante et réconfortante.

 

 

A noter que ce roman a été publié aux éditions de l'Olivier et 1998 et qu'on le trouve en poche

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 23:17

                 

       Le livre de poche (Albin Michel 2007 - 471 pages (traduit de l'anglais -Etats Unis - par Valérie Malfoy)

  

Un  vieil homme de 93 ans,  résident d’une maison de retraite, se souvient de son passé…

Nous sommes dans les années 30 aux Etats-Unis. Jacob est un jeune étudiant vétérinaire au destin tout tracé : il reprendra le cabinet vétérinaire de papa. Mais c’est sans compter sur les aléas de la vie car les parents du jeune homme se tuent sur la route alors qu’il passe ses examens. Le jeune homme n’a plus d’avenir car il découvre que son père était ruiné. Désespéré, sans un sou, il quitte sa ville et saute dans le premier train qui croise sa route. Il s’agit d’un cirque. Jacob se fait embaucher. Commence alors pour le jeune homme une aventure humaine tout aussi extraordinaire que violente. Les animaux, parfois maltraités, le sont moins que les hommes. 

Dans ce cirque, il y a une belle écuyère, mariée au directeur, August, un homme insaisissable et fort inquiétant. Très vite le jeune homme tombe amoureux de la belle Marlène. L’arrivée dans le cirque d’une éléphante prénommée Rosie les rapproche dangereusement…

A priori, ce livre n’avait rien pour me plaire pour la simple et bonne raison que je n’aime pas le cirque. Mais dès les premières lignes j’ai été emportée par le récit du vieil homme et je ne l’ai plus lâché…  C’est un formidable roman d’aventure, un très beau roman d’amour également. Tout cela dans un contexte historique à la fois terrible et passionnant : la grande dépression. Le cirque est à l’image de l’état du pays : les conditions de vie y sont déplorables.

Que vous dire de plus sinon que je vous conseille chaudement ce beau roman !

L' avis de : Mimi (aussi enthousiaste que moi)

 De l'eau pour les éléphantsQuelques mots sur l'adaptation cinématographique, réalisé par Francis Lawrence - avec : Reese Witherspoon, Robert Pattinson, Christoph Waltz

Comme je le craignais, le film n’échappe pas au genre « mélo » et certains raccourcis m’ont chagrinée mais c'est toutefois un film très agréable à visionner, esthétique et dépaysant. Le trio : Jacob, Marlène et August fonctionne bien.  

 Un film à voir, donc, mais surtout, lisez le livre avant !

 

Le livre et le film m’ont été offerts simultanément par mes enfants mais j’ai préféré laisser passer un mois pour regarder le film.

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 23:35

unterritoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Phébus 2012 - 152 pages

Ils sont trois à habiter la maison. Elle, et eux. A l’étage le garçon et la fille occupent les chambres les plus agréables, la femme doit se contenter de la cuisine et du cagibi, où elle dort sur un matelas à même le sol. Elle s’y sentirait presque bien, dans ce cagibi, si son matelas n’était pas constamment humide…  Elle leur sert de bonne, lave le linge, fait les courses, prépare les repas. Malentendante, elle vit dans son monde intérieur, d’une richesse et d’une poésie que nul ne peut percevoir, surtout pas eux, qui la considèrent comme une idiote.

Qui sont-ils par rapport à elle, quelle est l’histoire de ces lieux ? C’est ce que nous découvrons peu à peu, devinant les liens et reconstituant le puzzle de cette famille décomposée. Au fil des pages, on sent une évolution dans le comportement de la femme malentendante. Loin de se laisser abattre par les difficultés de son quotidien, elle tente de s’échapper par le rêve et la créativité. Tout en se remémorant son passé et elle prend son destin en main, laissant espérer une issue heureuse à cette histoire.

Angélique Villeneuve nous offre un texte riche et subtil,  laissant une grande place à la suggestion. Le lecteur s’approprie l’atmosphère des lieux par les odeurs, le toucher, les non-dits, les images. Nous sommes presque dans l’univers du conte. Ce livre m’a fait penser aux « demeurées » de Jeanne Benameur tant au niveau du thème que de l’écriture. Je l'ai dégusté lentement, prenant le temps de savourer la richesse de la langue.

Beaucoup d’humanité dans ce roman fort bien écrit…

L'avis d'Antigone - Cathulu- et Gwenaelle (que je remercie pour le prêt !)

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 00:49

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                                                                                          DUPUIS-  2010 - 114 pages

Je lis peu de BD, ce n’est pas dans ma culture. Mais quand je me laisse tenter, je suis rarement déçue parce que bien conseillée (merci Brigitte !).

Ce titre fait partie de la série "secrets" conçue et écrite par Frank Giroud. Chaque histoire fait appel à un dessinateur différent, le thème commun étant celui du " secret de famille".

Publié à l’origine en 2 tomes, « L’Echarde » est sorti en 2010 en 1 seul ouvrage. Je suis ravie d’avoir eu l’opportunité de  lire des deux opus à se suivre car j’aurais été frustrée de devoir attendre le  second.  Le texte se tient presque sans les illustrations, qui apportent toutefois un très appréciable bonus.

Nous sommes alternativement plongés dans deux périodes de l’histoire contemporaine. Le récit se déroule principalement en mai 68 mais nous fait remonter en 1942, par l’enquête que va mener une jeune étudiante, Annette, pour comprendre le suicide inexpliqué de son père. Le drame est survenu alors que la jeune fille et sa sœur étaient en vacances leurs parents.  En 68, bon nombre de secrets de famille datant dernière guerre n’ont pas été levés et empoisonnent les générations qui suivent. C’est le cas ici…

Grâce à sa construction très habile, on ne peut lâcher cette  BD une fois commencée.

 Non-amateur de BD, celle-ci est pour toi !

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 00:36

null                                          Edition Poche : "J'ai lu" 2010 480 pages

                                               (Le Rouergue : 2008)     

Après la déferlante de louanges, de billets et de prix sur ce livre sorti en 2008, j’ai préféré attendre quelque temps pour le savourer tranquillement. J’ai choisi un soir de tempête car je savais que l’histoire commençait par une scène de gros temps.  Je n’ai pas eu de mal à me mettre dans l’ambiance, ayant vécu mon enfance sur la cote bretonne. J’imagine aisément la mer déchainée, le vent, les embruns…

Passé cette épisode tumultueux, c’est le calme qui s’installe. Nous sommes à la Hague en hiver. Une femme s’est réfugiée dans ce lieu pour tenter de surmonter dans le calme la mort de son compagnon. Elle est ornithologue et passe ses journées à arpenter les côtes pour observer les oiseaux migrateurs. Curieuse et ouverte aux autres malgré son chagrin, elle va vers la population et s’intègre au village, écoutant les confidences, devinant les secrets des uns et des autres…

Le jour de la tempête, elle a croisé un homme qui l’a intriguée, un certain Lambert. Il est venu mettre en vente la maison famiale, qui n'est plus occupée. Attirée par le coté sombre de l’homme, elle s’intéresse à lui et apprend que sa famille a vécu un drame autrefois. La narratrice interroge discrètement les habitants du village et tente de dénouer les fils de l’histoire…

Lambert quitte régulièrement le village et revient. La narratrice se reconstruit peu à peu, profitant de ses moments de solitude pour songer à son ancien compagnon et apprivoiser son absence définitive. Vivre à ce rythme tranquille, l’espace de plusieurs soirées, m’a fait beaucoup de bien. L’intrigue autour de la famille de Lambert avance lentement mais qu’importe, ce n’est pas un thriller.

Un très beau roman…

                                          

                                                                   

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 17:21

 

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                                                                                   Stock - 266 pages - aout 2011

 

Nous suivons dans "Pas d'inquiétude" le parcours d’un père qui accompagne son enfant sur le chemin de la maladie, une grave maladie dont l’issue peut etre fatale. On ne sait pas d’emblée à qui s’adresse le récit. Etrangement, le narrateur ne parle de son épouse qu’en la nommant « ma femme ».  On comprend par la suite qu’il s’adresse au médecin de l’hôpital qui a suivi le jeune Medhi. Un médecin qui, durant cette période, va faire la pluie et le beau-temps dans la famille, par les nouvelles qu’il annonce.

Dès le début de la maladie, la famille comprend qu’il y a eu un avant qui ne ressemblera jamais à l’après. Tous les petits soucis quotidiens de l’avant paraissent désormais futiles. Comme toujours dans ce cas, tous se reprochent de ne pas avoir su profiter du bonheur quand il était là.  La maman de Medhi  n’apparait que sous le regard du père. Elle vient de changer de travail, de métier même et toute son énergie lui est nécessaire pour y faire face. C’est donc le papa qui prend en change le quotidien de Medhi. On le suit dans ses moments de découragement, d’agacement, d’abattement.  Et puis arrive la solidarité des collègues de boulot qui offrent leurs  journées de RTT et les sentiments partagés du père du Medhi devant cet élan de solidarité.

 Il est question de l'enfant malade dans le roman, bien entendu, mais au travers des autres uniquement. Le personnage central n’est autre que la maladie. De la façon dont l’enfant vit les choses, nous ne saurons rien.

Après quelques pages de «Pas d’inquiétude», j’ai eu l’envie l’espace de quelques instants d’abandonner cette lecture. L’immersion dans le quotidien d’une famille dont l’enfant était malade me coûtait, je l’avoue. J’ai continué parce que j’aime beaucoup l’écriture de Brigitte Giraud et que je me trouvais lâche de ne pas affronter cette histoire.  Je n’ai pas regretté d’avoir persévéré car texte m’a semblé d’une grande justesse et plein d’humanité. L’écriture de Brigitte Giraud est remarquable, d’une grande précision dans le choix des mots. Elle va très loin dans l’analyse du ressenti de ce père et de ce que devient, dans cette sorte de chaos,  le  couple et la famille.

Fort, très fort…1pour_cent_litt_raire_2011

                                                                                                        10/14

Clara -  Antigone et Fransoaz ont beaucoup aimé.

Yv est moins enthousiaste

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 23:30

 

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                                                                           Editions POL - 488 pages - aout 2011

 

J’avais été bousculée par "Un roman russe", bluffée par "D’autres vies que la mienne", j’attendais donc beaucoup de "Limonov" ...

Comme dans ses trois précédentes œuvres, Emmanuel Carrère nous propose une œuvre d’un genre atypique, entre le roman et l’essai. Au centre du projet un homme, d’origine russe et dont le pseudo est "Limonov". Cet homme est né dans les années 40 et sa vie est pour le moins tumultueuse.  Après avoir été une sorte de petite frappe durant sa jeunesse en Ukraine, il a fait partie de "l’underground" soviétique à l’époque de Brejnev. Voyant qu'il n’avait pas de perspective pour s’épanouir en URSS de la façon dont il l’entendait,  il a choisi de tenter sa chance aux Etats-Unis où il a touché le fond, multipliant les aventures en tous genres (y compris sexuelles) avant de remonter la pente avec toute l’énergie dont il est capable. Il s’est mis à écrire des poèmes et a obtenu un petit succès.  Après les USA, c’est en France qu’il a tenté sa chance. A Paris, il a fréquenté une certaine faune intellectuelle (des gens comme Jean-Edern Allier). Il gagnait sa vie modestement en publiant des récits autobiographiques. Mais bien vite, il s'est ennuyé et s'est lancé dans une nouvelle aventure : faire la guerre dans les Balkans aux cotés des Serbes…  On le retrouve plusieurs années plus tard en Russie, de nouveau,  endossant cette fois le rôle d’un militant actif du Parti National Bolchevique (sorte de parti néo-nazi)…  Vous l’aurez compris, Limonov est un être difficile à cerner, capable du meilleur comme du pire. On peut l’admirer à certains moments, le détester à d’autres. Il ne laissera sans doute pas une grande trace dans l’histoire, ce qui lui fait dire qu’il a eu"une vie de merde" mais le moins que l'on puisse dire, c'est que sa vie n'est pas banale.

 Comme dans les précédents ouvrages, dès le début de la lecture, une proximité avec l’auteur s’installe. On pourrait presque employer le mot "intimité". Ce qui est passionnant également dans ce livre, c’est le mélange des genres.  Roman d’aventure, histoire de la Russie depuis la fin de la seconde guerre mondiale, c’est aussi le regard d'Emmanuel Carrère sur un pays, la Russie. Le challenge de l'auteur était d’aborder de façon simple et compréhensible par le plus grand nombre, cette période de l’histoire. J’ai refermé le livre en ayant le sentiment d’avoir compris ce qu'avait été la Russie de ces cinquante dernières années, ce qui n’est pas rien !  C’est donc un challenge parfaitement réussi en ce qui me concerne. J'ajouterai que l'ouvrage est suffisamment distrayant pour que les pages se tournent toutes seules.  Ce livre mériterait une seconde lecture,  plus attentive,  en prenant des notes, en réfléchissant.  Mais ce sera pour plus tard, d’autres lectures m’attendent...  

                                                                               

 Mais pourquoi l’a-t-on éjecté du Goncourt ? Je proteste ! 

                                                                                                         

Un ouvrage fascinant…

 

 

      5/7

1pour_cent_litt_raire_2011                          

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 23:26

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Editions Du Rouergue - 168 pages

Extrait : « Tous les crève-cœur de l’enfance sont des douleurs saignantes qui se referment et laissent des cicatrices. La sagesse n’est rien d’autre qu’un réseau de stigmates ».

Catherine et Angélique sont de retour dans le village qui les accueillait pendant les vacances d’été, quand elles étaient enfants, puis adolescentes.  La maison de leurs grands-parents défunts est en vente et il faut la vider. La nostalgie est au rendez-vous mais pas seulement. La benjamine, Catherine,  a un secret bien caché au fond de sa mémoire, qui ne demande qu’à resurgir. L’idée lui vient de se confier à sa sœur, témoin aveugle de ce qui s’est passé cet été-là sous le regard de tous, mais que nul n'a compris.

La vraie teneur ce secret ne nous est dévoilée que tardivement. Anne Percin prend le temps de planter le décor et de recréer l’ambiance. La distraction favorite des deux sœurs est de côtoyer les jeunes du village et ceux de la colo, à la piscine ou lors de manifestations diverses.  Contrairement à sa sœur ainée, Catherine se semble pas très intéressée par les garçons, du moins jusqu’au jour ou elle aperçoit, lors d’une promenade solitaire dans la campagne, un jeune homme nu, beau comme un dieu.  Une sorte de « Dormeur du val »… Ce qui va se passer ensuite, nul ne peut imaginer, encore moins la jeune fille.

Le récit est mené avec beaucoup d’habilité. La tension monte progressivement et le lecteur se trouve soudain confronté aux sentiments paradoxaux qui s’imposent à la narratrice. C’est un roman dérangeant, qui dégage autant de sensualité que de cruauté. Je suis très admirative de la justesse et de la subtilité avec lesquelles Anne Percin décrit une fois encore les tourments de l'âme humaine et notamment ceux de l’adolescence. J’ai eu du mal à revenir de cette lecture, qui m'a littéralement bouleversée.

Vraiment, vraiment bien...

Anne Percin continue à monter en flèche dans l’estime des blogueurs et c’est amplement mérité.

Les avis de : Incoldblog - Laurence (bibioblog) - Clara 

Une note dissonante chez Val

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