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Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 23:24


Quelques mots sur ce roman, qui sort en poche ce mois-ci et que j'avais dévoré à sa sortie en 2005 (Je n’avais pas encore de blog, à l’époque).

 

Le récit commence le matin de la noce d’Anna et se termine le soir de l’évènement. Entre les deux, les souvenirs de Sonia, 42 ans. Tout au long de la journée, cette mère retrace le chemin parcouru depuis la naissance de sa fille et nous fait part de ses interrogations face aux choix d'Anna, si différents des siens au même âge.
 

Beaucoup de tendresse et d’émotion dans les mots de Nathacha Appanah. Un très beau portrait de mère. A lire absolument !


Un extrait : 

"Sur le mur, la robe est accrochée comme un tableau de chasse. Elle est belle, sans doute un peu sage mais, qu'importe, c'est le jour d'Anna. Aujourd'hui, 21 avril, je marie ma fille, je laisserai de côté mes pensées de vieille folle, je serai comme elle aime que je sois : digne, bien coiffée, bien maquillée, souriante, prête à des conversations que je suivrai avec un enthousiasme feint et qui ne me laisseront aucun souvenir, parée pour butiner d'invité en invitée, mère parfaite que je serai aujourd'hui. Je me cacherai pour inhaler mes Fumer Tue. Je marie ma fille, aujourd'hui. Cette phrase bondit dans ma tête tandis que je la regarde dormir. J'ai quarante-deux ans et je marie ma fille aujourd'hui. J'ai soudain l'impression d'être sortie de mon corps, de flotter au-dessus d'Anna endormie et de moi-même, de regarder tout cela comme on regarde un film, de me dire que cela ne peut pas m'arriver, pas à moi. J'aurais souhaité être sage le jour du mariage de ma fille..."


  Des billets très enthousiastes : Clarabel - Laure 
  
  Un interview de Nathacha Appanah par 
biblioblog 

  De l'auteur j'ai lu et beaucoup aimé également "le dernier frère"
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 17:16


 Rouergue 2009 - 235 pages

Arsène Le rigoleur est un célibataire endurci qui défend, corps et âme, la terre où il est né. Une terre bretonne qu’il aime plus que tout et qui le lui rend bien. La ferme c’est sa vie : s’occuper des bêtes et des champs, réparer les bâtiments de l’exploitation et surtout ne rien changer aux pratiques ancestrales ! Quand s’installe à côté de chez lui une famille venue de la ville, il la jauge d’un œil critique (bien entendu !) exception faite des enfants, qu’il adopte très vite. Les gosses, il a toujours aimé cela. La petite fille est très sociable, contrairement à son frère, un rouquin farouche au regard rusé… Les parents se méfient assez vite du paysan. Ont-il raison ?

 

Quelques cadavres, quelques renards (des vrais et des moins vrais), des secrets de familles et des rancoeurs du passé, voilà quelques uns des ingrédients qui composent cette histoire pleine d'inventivité et de poésie. Fabienne Juhel nous offre une juste évocation de la campagne (celle d’hier et celle d’aujourd’hui). On est plongé au cœur de cette Bretagne profonde où quelques irréductibles s’accrochent à leurs racines alors les «rurbains» tentent de se faire une place. Quelques accrochages sont inévitables mais dieu merci, tout le monde n’a pas la malchance de tomber sur un lascar comme Arsène en guise de voisin !

 

nullTout en s’attachant à Arsène, plus on avance dans le texte, plus on le trouve inquiétant. Le ton presque badin qu’il utilise est de plus en plus décalé avec les faits... Je ne vous en dis pas davantage, il serait dommage de gâcher le suspense. Vous l'avez deviné, j'ai beaucoup aimé cette histoire (et son contexte, qui m'a rappelé les vacances à la ferme, chez mes grands-parents).

Les avis de : Cathulu - Katell - Papillon - Yves



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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 22:31




Editions de l'Olivier - Collections figures livres - Avril 2009 -  87 pages

Agnès Desarthe choisit ici d’évoquer l’histoire de sa famille en prenant un chemin détourné, que j’ai aimé parcourir. Pour nous parler  des siens, elle a centré son récit sur un homme un peu en marge de celle-ci, le grand-père de remplacement, celui qui a épousé sa grand-mère après la disparition de son premier mari à Auschwitz. Sans doute pas aussi beau que le vrai papi, sans doute pas aussi intelligent non plus mais drôle, gentil et attachant.

 

Derrière le portrait truculent du "Papi Bouz" se dessine celui d’une petite fille sensible et ouverte au monde, mais peu adaptée à l’enseignement théorique proposé par l’école. Allergique aux chiffres et aux faits, ce sont les histoires ont construit la jeune Agnès.

Le récit de la romancière suit le cours de ses pensées, fourmillant d’anecdotes et d’impressions, il s’est imposé à elle ainsi. Au fil des lignes, elle nous dévoile sa vision de l’humanité, qu’elle doit dans doute en partie aux disparus qui ont hanté les murs de son enfance.

 

A la fin du roman, elle nous présente un autre homme, qui lui aussi a joué un rôle de remplaçant. Il s’agit de Janus Korczak, pédagogue et directeur de l’orphelinat de Varsovie, pendant la shoah. Comme le papi de substitution, il a aimé des enfants qui n’étaient pas issus de sa propre filiation. Le parallèle entre les deux personnages peut sembler « tiré par les cheveux » mais à titre personnel, cela ne m’a pas perturbée.

C’est un très beau texte, court mais d'une grande richesse.

 

 J’ai relevé des tas d’extraits mais comment choisir ? En voilà un, un peu au hasard :

 

« J’ai conscience d’être un cas extrême, mais j’ai l’impression que nombreux sont les gens qui, tout en pensant pouvoir se fier à leurs représentations, n’ont en fait aucune idée de ce qu’est le monde, de ce qu’il a été. Nous sommes pratiquement incapable de comprendre ce dont nous n’avons pas, personnellement, fait l’expérience et c’est, selon moi, ce handicap qui constitue l’une des sources les plus certaines de la barbarie »


   L'avis de  : ClarabelYves 

 

 

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 20:45

 



Stock 2009 247 pages

Un extrait tout d’abord
 :

 

« Si je suis une guenon, c’est à cause de Papy chinois. D’abord ma couleur. Je suis marron clair, et plus foncée sur le visage à force de garder les chèvres tout l’été. Ensuite, mes cheveux sont noirs intenses, comme le bois d’ébène. Tout ça à cause de Papy chinois qui est un original jaune de Chine très sévère. En Chine, les gens sont durs parce qu’ils ont appris à garder l’amour dans le cœur, alors le cœur il gonfle, il gonfle et un jour, tchouf ! il se vide comme un ballon de foire et tout l’amour s’envole. Le cœur se sent tout drôle et se transforme et pierre. Parfois la pierre se brise et c’est pire encore car la tristesse entre dedans par la fissure et, quand la pierre explose, toute la tristesse s’envole dans le ciel et ça crée une dépression terrible. »

 

Elle s’appelle Ninon et c’est une petite sauvageonne sacrément attachante ! Elle ne manque pas d’amour, mais de cadre, sans nul doute. Elle pourrait souffrir de la situation, mais non ! Elle profite de la liberté qui lui est offerte et sa gaîté naturelle lui permet de ne pas se focaliser sur le manque de confort, ou le regard des autres. Elle n’est pas douée pour l’école mais se montre remarquablement débrouillarde dans la vie quotidienne. On la traite de guenon parce qu’elle n’est pas très jolie, mais peu lui importe, ses biquettes chéries l’aiment comme elle est !

 

Bien sûr elle préfèrerait que ses parents vivent encore ensemble, d’autant qu’il faut maintenant se coltiner « grocon », le compagnon de Zélie, sa mère. C’est d’ailleurs un peu pour cela qu’elle a choisi d’aller vivre avec Fred, son papa.  Mais aussi parce que ça lui fend le cœur de le savoir tout seul, avec ses biquettes à traire, et sa maison à construire. Et puis avec Fred, l'école n'est pas obligatoire !
 

C’est Ninon qui s’exprime tout au long du roman, avec la spontanéité qui la caractérise. Ses réflexions sur sa situation familiale ou la marginalité de ses parents sont souvent amusantes mais interpellent un peu les adultes que nous sommes. Même si Ninon est heureuse, il est à craindre qu’elle rencontre plus tard quelques difficultés d'adaptation  à une vie en société ! On ne juge pas les jeunes parents, Ninon ne le voudrait pas. On espère juste qu’ils grandissent un peu, surtout Fred, le papa.

 

J’ai beaucoup aimé le rapport de la fillette aux animaux. Elle s’occupe avec dévouement de ses biquettes, cajole un chat sans poils nommé « coucou »… Tout cela est formidablement bien rendu par la voix de cette adorable petite « guenon » au grand cœur.

 

Je suis très admirative de l’écriture et du ton de ce premier roman, qui rendent la petite Ninon si fraîche et attachante. Bravo Maud, pour ce très beau portrait d’enfant !
 
  
Comme Antigone, je me propose de faire voyager ce livre. Si vous êtes intéressé, merci de me le faire savoir. Pour commencer, il part chez Stéphanie puis chez Martine - Praline - Soie - La pyrénéenne - Flo - Jumy - Armande - Géraldine - Hélène


Nous sommes déjà plusieurs à avoir dit OUI à Ninon : Lily Antigone Clarabel

Maud raconte dans un blog, un peu de sa vie et l’aventure de ce premier roman.

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 16:50



Actes Sud 1994 - 108 pages

La vie a enlevé à Céline Rabouillot ce qu'elle avait de plus précieux au monde. Alors, elle s'est mise à grossir, au point de se voir rejeter par la société. Quand on lui propose un emploi de garde-barrière, elle se réjouit de pouvoir vivre à la campagne,  à l'abri des regards, en parfaite harmonie avec la nature qu'elle célèbre chaque jour. Céline a le cœur sur la main et de l'amour à donner, qu'elle offre sans compter. Mais cet amour, pour son grand malheur, est incompris...

Extrait :
"Est-ce possible de vivre avec un coeur aussi gonflé d'absence? Et de convertir ce vide en amour? Un amour que l'on poursuit à chaque instant du jour et qui donne envie de prendre d'autres enfants dans ses bras, de peindre ses volets en bleu, d'écrire un poème, d'aimer sans rien attendre en retour, puisqu'au fond, c'est toujours ainsi qu'il faudrait aimer. Sans rien attendre."
 

Ce texte est un concentré de poésie et de sensualité. Françoise nous offre le portrait d'une femme généreuse, marquée par la vie puis injustement rejetée par les autres. L'histoire est triste et cruelle, mais sublimement racontée. On aime Céline dès les premières pages et son malheur nous bouleverse jusqu'aux dernières pages, déchirantes. Ce conte des temps modernes fait penser à "La petite fille aux allumettes" d'Andersen.
De Françoise Lefèvre, j'avais eu un gros coup de cœur, l'an passé, pour "le petit prince Cannibale. J'ai retrouvé avec ravissement cette très belle plume. Il me reste de nombreux ouvrages à découvrir, je m'en réjouis.
livrevoyageur Florinette fait voyager ce livre. Il vient de chez Antigone et part maintenant chez Martine

Les avis de Anne - Jules - Praline

Je conseille aux inconditionnels de Françoise Lefèvre d'aller faire un petit tour

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 22:02

Gallimard 2007 - 430 pages

Nous sommes en Andalousie à la fin du XIXè siècle. Le personnage central du roman s'appelle Frasquita. Mi-magicienne, mi-sorcière, elle fait des merveilles avec un fil et une aiguille. Ce don est à la fois source de bonheur et de malheur dans sa vie tumultueuse.
Les enfants qu'elle met au monde sont atypiques eux-aussi, doués de pouvoirs étranges. Quant au mari, il est un brin "dérangé", totalement obsédé par un coq de sa basse-cour. Un jour, il joue sa femme à un combat de coqs et perd le jeu, contraignant la malheureuse à fuir le village avec sa progéniture. Au terme d'un périple éprouvant (elle croisera sur son chemin un ogre, des révolutionnaires andalous…) la narratrice de ce conte verra le jour. 

 

Les aventures de Frasquita sont tantôt cocasses, tantôt tragiques, et pleines de rebondissements. Au fil de l'histoire, on va de surprise en surprise. Carole Marinez s'est inspirée de légendes familiales pour broder cette histoire mi-réelle, mi-fantastique, reprenant le flambeau des femmes-conteuses de sa lignée. Par sa poésie et son côté merveilleux, ce conte m'a fait penser aux romans de Sylvie Germain. C'est un premier roman étonnant, très dépaysant et fort bien écrit.

 

Le livre a obtenu de nombreux prix, dont le Prix Ouest France Étonnants Voyageurs et le
Prix Emmanuel Roblès.

Des avis très positifs sur la blogosphère  : Sylvie, Nina, Amanda, Florinette, Clarabel, Leiloona, Emeraude,.BelleSahi..


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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 00:31
                                 Actes Sud -2006 - 652 pages  (traduit du suédois)

Tout le monde a entendu parler de cette trilogie, écrite par un homme qui n'aura même pas eu la joie de savourer le succès de sa série. Je dois dire que j'ai pensé à lui pendant ma lecture. Mourir subitement à l'aube d'un tel succès, ce n'est vraiment pas de bol !

 

Un coup de cœur donc pour ce tome 2. Qu'a t'il de plus que le Tome 1 ? Plus de suspense sans doute, mais aussi le plaisir de retrouver les personnages abandonnés à la fin du tome précédent (et durant quelques mois car je n'étais pas la seule sur la liste d'attente de la bibliothèque).

 

Ce deuxième tome est centré sur Lisbeth Salander que nous avions appris à aimer au cours du premier tome, en dépit de son caractère ténébreux et de sa façon de se comporter "limite autistique". Son passé, qu'elle aimerait occulter, refait surface et croise le chemin du séduisant Mickaël Bromkvist, journaliste de Millénium qu'elle avait côtoyé (et plus car affinités), dans l'histoire précédente. Millénium est sur le point de publier un livre dont un élément est en relation avec le passé de Lisbeth. Mais l'auteur du livre et son épouse sont assassinés… 

Le rythme est haletant, les rebondissements se multiplient et vont crescendo. C'est un régal. Comme la fois précédente, il y a aussi du "fond" dans ce livre, puisque le sujet de la maltraitance des femmes y est abordé. Lisbeth nous surprend, plus encore que la dernière fois, par sa force de caractère et sa morale implacable (bien que peu orthodoxe). Nous la quittons à regret, cette fois encore, et ce d'autant que … je n'en dis pas plus  !

 

Rendez-vous dans quelque temps pour le Tome 3...

Des tas d'avis : Ici

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 00:05



Editions du seuil - 2006

Je lis peu de BD. Pourtant quand je tombe sur un album à ma convenance, je passe un superbe moment. C'est le cas avec "seules contre tous", qui avait tout pour me plaire : un beau graphisme et une histoire prenante.
 

L'auteur, âgée d'une soixante d'années, raconte une période particulièrement éprouvante de sa petite enfance. Son père se trouvant enrôlé dans l'armée Hongroise pendant la seconde guerre mondiale, sa maman, Esther, reste seule avec sa petite fille de trois ans (l'auteur). Juives, elles sont menacées par les persécutions nazies. Après quelques hésitations, Esther choisit de fuir Budapest le temps que les choses s'arrangent. Avec sa petite fille, Miriam, elle rejoint la campagne hongroise, se faisant passer pour une servante russe…

 

Avec une économie de mots, leur épopée nous est contée. Le présent est en couleur, le passé en noir et blanc. Les personnages sont très expressifs, très vivants. La relation entre la mère traquée et sa petite fille est particulièrement émouvante. Esther, telle une louve, protège Miriam des nombreux dangers qui se présentent. A la fin du livre, Miriam Katin explique sur deux pages, les motivations qui l'ont amenée à réaliser ce livre et ce qu'il est advenu de sa famille après la guerre.

 

D'après la quatrième de couverture, c'est  la première fois qu'un témoin direct de la seconde guerre mondiale se livre en bande dessinée. La démarche est originale et le résultat vraiment excellent.


Merci Lagadu pour le conseil ! 

 Elles ont beaucoup aimé aussi : Joelle ; Florinette 

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 21:35

   Actes Sud - 159 pages

Rentrée littéraire 2008

Léa est chorégraphe. La danse lui donne une rigueur, un équilibre sans lesquels peut-être, elle sombrerait. A trente-huit ans, une angoisse qu'elle ne peut définir l'empêche de vivre pleinement sa relation avec Bruno, l'homme qu'elle aime.

 

Romilda est la mère de Léa. Elle est veuve depuis bien longtemps, Léa avait six ans… Elle aime sa fille mais la garde à une certaine distance, depuis toujours, pour tenter de ne pas lui communiquer son mal-être. Un soir pourtant au téléphone, dans un souffle, elle lui confie qu'elle a des choses à lui dire. Léa, particulièrement malheureuse ce jour là, décide d'aller voir sa mère, dans son village natal en  bord de la mer. La tempête fait rage,  les six heures de voiture sont interminables, mais qu'importe, il faut qu'elle sache…

 

Et elle saura ce qu'elle doit savoir, au terme d'une nuit où la tempête menace de faire s'écrouler la maison maternelle. Elle saura la souffrance et la honte qui rongent sa mère, à cause de l'homme qu'elles deux ont tant aimé.

 

C'est un roman à l'ambiance intimiste. La tempête fait rage et les secrets se dévoilent peu à peu, mère et fille se racontent alternativement. Bien au chaud sous la couette, j'ai aimé cette nuit de tous les dangers. Les phrases de Jeanne Benameur sont courtes, il faut parfois lire entre les lignes, deviner ce qui est suggéré.  J'ai retrouvé avec bonheur ce style qui m'avait tant plu dans "les demeurées". 

 

Une histoire de mère et de fille, magnifiquement racontée…

(en cette fin d'année, j'enchaîne les coups de coeur !) 


Un extrait :


"
Apprendre à trébucher.

Intégrer le faux pas.

En faire sa danse.

Apprendre la marche imparfaite de tous ceux qui ont dans le corps un poids qui se déplace et les entraîne. Sans qu'ils y puissent rien.

Et danser avec ça.

Tous. Des semblables. Qui tentent de rétablir l'équilibre. A chaque pas. Entravés, empêtrés dans les vies et les histoires qui s'agrippent, déséquilibrent"

Elles ont beaucoup aimé : 
Lily - Clarabel - BelleSahi -  Julie - Saxaoul
Béatrix l'a rencontrée

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30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 17:56

                          Editions Philippe Rey 2008 - 182 pages

 

Quand j'étais enfant, je lisais beaucoup et les personnages de mes livres faisaient partie de ma vie. Mais cette passion était solitaire, mes parents ne s'intéressaient pas à mes lectures...

 

Le jeune narrateur de ce roman a plus de chance de ce côté-là, car sa mère adore lire, elle veut même faire de lui un écrivain ! Alors quand il se met à lire Proust, vous n' imaginez pas à quel point elle est aux anges. Le papa, en revanche se sent un peu exclu de cette passion et joue le grognon de service. Du moins jusqu'au jour où la sérénité de la famille est soudainement menacée par un gros nuage noir. Le trio se soude, il faut vite profiter du moment présent ! Commence alors une joyeuse course contre le temps où Proust mène la danse entraînant le trio à Cabourg, mobilisant le village pour le célébrer...

 

Que dire de ce premier roman sinon qu'il est tout plein d'émotion, de tendresse et d'amour. La poésie est dans chaque mot, chaque scène, chaque personnage. Je l'ai lu tout doucement, pour profiter de ces doux moments avant que n'éclate en sanglots… le gros nuage noir. Merci, Monsieur Vacca, pour la tendre musique de cette petite cloche qui donne envie de cajoler, sans perdre de temps, ceux que l'on aime et qui resteront vivants dans nos mémoires, quoi qu'il advienne.

 

Amoureux des livres, ne passez pas votre chemin !

  

Elles ont beaucoup aimé : Cuné, Cathulu, Antigone, Bellesahi, Clarabel, Béatrix., Arlette..

Cathe, je suis d'accord avec Philippe, c'est un livre pour la passionnée de Proust que tu es.  

 

Vais-je me laisser tenter un jour ou l'autre par la lecture de Proust ?

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