Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Chers visiteurs, bonjour !

Vous êtes sur le blog d'une lectrice passionnée qui aime partager ses lectures. N'hésitez pas à laisser un commentaire, que vous soyez vous-même blogueur ou pas. Vous pouvez aussi me contacter : sylir@orange.fr  ou aller faire un tour sur ma page Facebook : ici

 

Ecoutons un livre

Dépôt des liens : Ici

Tous les 28 du mois, je publie un billet récapitulatif des lectures audio des participants. Il n'est pas nécessaire de participer à chaque fois.

 

 

 

20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 14:53
Editeur : Stock   2007

  L'histoire :  

"Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien". Dès la première phrase du roman, Claudel s'éclipse pour laisser parler Brodeck, homme attachant et marqué par le terrible parcours d'un être humain qui a vécu l'expérience des camps de concentration. De retour dans son village, il est brisé, mais désireux de reprendre une vie la plus normale possible.  

Hélas, l'arrivée d'un "étranger", rejeté par la population parce qu'il est différent, bascule à nouveau le village dans l'horreur. Bien que n'y étant pour rien, il est confié à Brodeck la rédaction d'un rapport chargé de disculper les habitants, responsables de l'ignominie. La rédaction de ce rapport amène Brodeck à se pencher sur l'histoire du village et inévitablement sur sa propre histoire. Il se met à écrire, parallèlement au rapport officiel, un récit sur les évènements qui ont marqué sa vie.  

Mon avis : 

Brodeck raconte les évènements au fur et à mesure qu'ils lui viennent à l'esprit. Son récit est très vivant. Il est à nos côtés et s'adresse à nous directement. C'est une lecture éprouvante, qui nous oblige à regarder en face les faiblesses et bassesses de l'être humain. Il est question de chacun d'entre-nous, pas seulement de monstres isolés. 

Volontairement, Claudel n'a situé son roman ni dans le temps et dans l'espace. Mais on devine que cette histoire se déroule dans la sphère germanique et qu'il évoque la shoah.  

Les thèmes évoqués sont douloureux, certaines scènes sont terribles mais le personnage de Brodeck n'est pas désespéré. Il est encore capable d'aimer et ne ressasse pas ses malheurs. L'amour pour les trois femmes de sa vie lui permet d'aller de l'avant. Sa conscience fait de lui un homme digne de ce nom bien qu'il ait, lui aussi, quelque chose de terrible à se reprocher. C'est un homme que l'on ne quitte pas facilement une fois le livre refermé. Il nous interpelle. 

C'est le quatrième roman que je lis de cet auteur et chaque fois je suis émerveillée par la beauté de l'écriture. J'ai eu la chance de rencontrer Philippe Claudel, il y quelques mois, lors d'une rencontre de lecteurs où il présentait Le rapport de Brodeck (voir ici). J'avais été très impressionnée par cette rencontre. 

Ce livre a su émouvoir les lycéens, puisqu'il a obtenu le Goncourt des lycéens en 2007.

   

A lire absolument pour la beauté de l'écriture et pour ne jamais oublier que l'homme est capable du meilleur comme du pire.  

 

 Les avis de : Anne Bellesahi, Caro[line], Joëlle, Katell, Philippe, Sophie, Tamara  Gambadou, Lisa ....

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 14:39
Editions Arléa -  2007
L'histoire :
La petite Marion vit seule avec sa mère dans le Paris de l'après guerre. Le papa est absent, il était allemand… La mère et la fille vivent une relation fusionnelle. Pourtant, peu à peu, leur relation se dégrade. La mère a des sautes d'humeur de plus en plus fréquentes, des comportements de plus en plus extravagants. Le nom d'une maladie est avancée : elle est maniaco-dépressive.
La petite fille, soutenue par ses grands-parents maternels et une tante dévouée, fait face tant bien que mal à la maladie. Les grands-parents adorent leur petite fille mais rejettent leur fille qui a "mal agit" pendant la guerre. Marion grandit, protégeant sa mère comme elle peut des autres et d'elle-même, au point de devenir la plus adulte des deux. Mais à l'adolescence, le fardeau devient de plus en plus difficile à porter, surtout quand l'hospitalisation de force en psychiatrie devient la seule solution…
 
Un extrait :
"Bien sûr qu'il va arriver quelque chose. Tu le sais et elle le sait. Et elle sait que tu le sais. Elle se donne un mal fou pour te cacher qu'elle va mal, que la chose grandit en elle, comme une bête qui serait là, tapie, silencieuse, aux aguets. Car, même si elle se fait pour le moment toute petite, elle est bien là, la folie, cette folie-là : c'est elle qui regarde parfois à travers les yeux de Fanny, elle qui laisse échapper une note discordante dans sa voix."
 
Mon avis : 
C'est un parcours très touchant que celui de cette petite fille, écartelée entre l'amour qu'elle voue à sa mère malade et le besoin vital de se protéger.
La quête des origines est douloureuse pour tout enfant de père inconnu. Dans le cas de Marion, cette quête est d'autant plus compliquée que sa mère lui ment plus ou moins inconsciemment. Il est difficile pour la jeune fille de démêler le vrai du faux.
Dans un tel contexte familial, il lui faut beaucoup de courage et d'intelligence pour arriver à l'âge adulte sans trop de séquelles !
 
Le roman est écrit à la deuxième personne du singulier, comme si la narratrice s'adressait à l'enfant puis à l'adolescente qu'elle était, de façon directe, sans se voiler la face. Cela donne un ton très particulier au livre. Les dernières pages, très belles, sont écrites à la première personne du singulier. Elle est maintenant adulte et le cauchemar est terminé…
 
J'ai lu, l'an passé, le premier roman de Marie Sizun "Le père de la petite". J'ai trouvé beaucoup de points communs entre les deux histoires : Le contexte historique de l'après-guerre, la relation fusionnelle entre une mère et sa fille, un père absent… On pourrait imaginer qu'il s'agit d'une suite, que la romancière n'a pas tout dit la première fois.
 
Une romancière à découvrir !
-
 Elles ont beaucoup aimé, elles aussi :
J'ai lu ce livre dans le cadre du Prix Inter-Ce
Partager cet article
Repost0
27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 07:57
Editions de l'Olivier 2007
L'histoire :
Raj, soixante-dix ans, éprouve le besoin de se rendre sur la tombe d'un petit enfant qu'il a connu autrefois. Il s'appelait David, il avait dix ans, il était juif. Il y a plus de soixante ans qu'ils se sont connus, mais le chagrin du vieil homme est intact. Il replonge dans son enfance et revit les évènements qui ont causé la mort du petit garçon :
Il a neuf ans et vit à l'Ile Maurice avec sa famille. Après un terrible drame familial causé par un cyclone, la famille déménage pour habiter près d'une prison, où son père a trouvé un emploi de gardien. C'est dans cette prison qu'il fait la connaissance de David…
 
Confronté très jeune à la perte d'êtres chers, Raj subit en outre la violence quotidienne d'un père. La douceur et le dévouement de sa mère atténuent un peu sa peine, mais ne suffisent pas lui faire oublier son passé. Quand il fait la connaissance de David, il a terriblement besoin de d'un camarade de jeu, d'un frère. Mais quand on a neuf ans, il est difficile de tout comprendre et si tentant de se laisser porter par ses rêves !
 
Mon avis :
De la première à la dernière page, l'émotion ne m'a pas quittée. Le récit de ce vieil homme rongé par le remords, est terriblement prenant. Sa culpabilité fait vraiment mal au cœur. Il était si jeune au moment du drame !
En 1940, des juifs de toute l'Europe fuient le nazisme pour la Palestine, mais ils sont refoulés et déportés à l'Ile Maurice. Nathacha Appanah s'est inspirée de ce fait historique pour imaginer le personnage de David. Ce contexte historique est à l'origine du drame, mais ce qui est arrivé à Raj peut arriver à n'importe quel enfant : se sentir responsable toute sa vie d'un acte commis dans l'enfance. Je crois que c'est ce qui m'a touchée le plus dans cette histoire, qu'un enfant déjà terriblement marqué par la vie, doive porter un tel poids pendant le reste de son existence. Le personnage de la mère, si douce et dévouée malgré le chagrin qu'elle porte en elle, m'a également beaucoup émue.
 
De cette romancière j'avais eu un coup de cœur pour "La noce d'Anna". J'ai retrouvé la même force dans la plume, la même sensibilité dans l'évocation des sentiments. Elle parle ici de sa terre d'origine, L'Ile Maurice.
 
Une histoire d'amitié bouleversante…
 
L'avis enthousiaste de Cathe, Alice  Elfe Clochette
L'avis moins enthousiaste de Clarabel, Gambadou.
Partager cet article
Repost0
12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 00:44

Voici un livre que j'ai lu il y a quelques temps déjà, mais qui reste très présent dans ma mémoire.

Il s'agit de la correspondance authentique entre Hélène Hanff, Américaine passionnée de lecture, et Frank Doel, employé d'une librairie anglaise.

Ces deux personnes, aussi différentes l'une que l'autre, ont correspondu pendant près de vingt ans sans jamais se rencontrer. Dans ses lettres, Hélène se montre extravagante, pleine d'humour et de fantaisie. A l'inverse, Frank est posé et délicat. Leurs échanges, qui évoluent au fil du temps vers une amitié sincère, sont absolument savoureux.

Tout le  personnel de la librairie finira par se laisser charmer par cette cliente si peu ordinaire qui envoie régulièrement des colis alimentaires à partager entre tous. 

 Quelques extraits, pour une mise en bouche :  

 "j'en suis réduite à écrire des notes interminables dans les marges de livres qui ne sont même pas à moi mais à la bibliothèque. Un jour ou l'autre ils s'apercevront que c'est moi qui ai fait le coup et ils me retireront ma carte." 

 "Je me souviens, il y a des années, un type que je connaissais m'a dit que les gens qui vont en Angleterre y trouvent exactement ce qu'ils sont venus y chercher. Je lui ai dit que j'irai y chercher l'Angleterre de la littérature anglaise, il a hoché la tête et il a dit: Elle y est bien".

 Pour faire durer le plaisir il existe aussi :

   

Une suite, moins intéressante, mais on y retrouve avec plaisir notre amie Hélène, enfin à Londres, mais hélàs sans Frank !

  

 

 

Un film, très fidèle au livre, mais qui n'a pas son charme, à mon avis. On y trouve dans les rôles d'Hélène et Frank : Anne Bancroft et Anthony Hopkins.

 

 

 

        Un site anglais est consacré à l'histoire de la librairie. On y découvre, en autres, des photos de Frank et de sa famille. J'ai beaucoup aimé cette visite :

 http://www.84charingcrossroad.co.uk/.

De très nombreux blogueurs ont lu cette corresponndance, si vous n'êtes pas de ceux-là, foncez !

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 23:43
Ce livre a été présenté plusieurs fois sur les blogs avec beaucoup d'enthousiasme. Je ne ferai pas exception à la règle.
 
Un homme raconte avec nostalgie les trois années qu'il a vécues aux côtés de son grand-père, quand il était enfant. Le vieil homme tenait Le Café de "l'Excelsior". L'enfant y côtoyait des personnages hauts en couleur auprès desquels il apprenait la vie des gens simples. La relation avec son grand-père était faite de tendresse et de complicité.
Ces douces années resteront à jamais gravées dans sa mémoire, comme la souffrance liée à leur fin brutale dont il ne guérira jamais vraiment :
 
"Nous délaissent sans prévenir les plus beaux de nos jours et les larmes viennent après, dans les après-midi rejouées de solitude et de remords, quand nous avons atteint l'âge du regret et celui des retours. Les visages et les gestes que nous traquons dans l'ombre des puits de nos mémoires, les rires, les bouquets, les caresses, les silences boudeurs, les taloches aimantes, l'amour et le don de ceux qui nous mènent au seuil de la vie creusent notre souffrance autant qu'ils nous apaisent."
 
Ce livre de moins de cent pages m'a fait penser au livre de Jeanne Benameur "les démeurées" Les deux histoires n'ont rien à voir l'une avec l'autre mais les deux textes sont des concentrés d'émotion et de poésie.
 
  
Ils ont beaucoup aimé :
Partager cet article
Repost0
28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 23:00
Editions de l'Ampoule, 178 pages

Cet été, je vous ai présenté Les Giètes de Fabrice Vigne. Séduite par le style de l'auteur, j'ai eu envie de lire TS, son premier roman. Ce livre avait fait l'unanimité au sein de mon comité de lecture à sa sortie, en 2003. Mais à l'époque, je n'avais pas été tentée de le lire.

 

 
L'histoire : 
 
TS comme Tentative de Suicide…
Un adolescent hospitalisé (on devine rapidement la raison) tente de communiquer avec un "Monsieur Bernardini" que l'on suppose être un psy. Curieusement, le langage n'est pas aisé pour ce jeune garçon amoureux des mots, qui ne quitte jamais un vieux dictionnaire offert par sa grand-mère.
Devant les difficultés rencontrées par l'adolescent, Monsieur M. Bernardini lui suggère d'écrire. C'est ainsi qu'en partant de mots pris au hasard dans le dictionnaire, le jeune homme se dévoile peu à peu, racontant à demi-mots sa douloureuse histoire.
*
Un extrait :
 
Chapitre deux, j'ouvre donc à une page paire. C'est la 320, premier mot en haut à gauche :
Dure-mère : n.f. Anat. La plus extérieure et la plus forte des trois membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière.
Alors là franchement, je suis scié. J'avais l'intention dans ce chapitre de parler de ma mère et je tombe sur la "dure-mère". Une coïncidence pareille c'est à se faire pèter la caisse, j'avais raison de faire une confiance aveugle.
 
Mon avis :
 
J'ai trouvé beaucoup de points communs entre "TS" et "les Giètes", bien que l'un parle de la jeunesse et l'autre de la vieillesse : Les deux héros sont dotés d'un humour qui leur permet de pratiquer l'autodérision, même dans les moments les plus difficiles. Tous deux ont la passion des mots, passion qui les aide à vivre. Les deux romans traitent de sujets difficiles mais aucun n'est désespéré, ce que j'ai vraiment apprécié.
C'est un livre qui, je pense, doit plaire aux adolescents. Si la plupart des ados traversent une adolescence "normale", tous passent par des moments difficiles. J'imagine qu'ils peuvent s'identifier au personnage Luc ou retrouver certains de leurs camarades, rejetés parce que trop différents.
A nous adultes, le livre peut permettre de comprendre un peu mieux certains comportements qui nous laissent parfois perplexes. 
 
Pour finir, une petite phrase extraite du livre, que j'ai trouvée très belle. J'aurais pu en choisir d'autres, il y a plein de petites merveilles.
 
"Les mots ont des rapports invisibles entre eux parce que tous les mots qui existent, finalement, ne sont jamais construits qu'avec les mêmes vingt-six lettres."
 
Un très beau livre, poignant et intelligent.
 
Je n'ai trouvé aucun billet se rapportant à Fabrice Vigne dans le "google-blogs de lecture" de Camille. Quelqu'un passant par ici aurait-il lu un de ses livres ?
 
Partager cet article
Repost0
6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 07:21
Quand j'ai commencé la lecture de Luz ou le temps sauvage, je me suis souvenue de ce petit bijou pour lequel j'avais eu un gros coup de coeur.
C'est un roman peu connu, d'une petite maison d'édition la Dragonne
Il dénonce la dictature au Chili sous le régime de Pinochet, à travers l'histoire de Tom, un petit garçon "aux yeux de nuit".  Le style est différent de celui ulilisé par Elsa Osorio, plus poétique.
 
Les premières lignes du roman, pour vous donner une idée de ce style : 
 
"L'enfant avait un coeur pur et il regardait la nuit. Personne n'aurait pu dire s'il était triste, ou simplement assoupi. Il était là, posé dans la masse de son petit corps, comme absorbé par le crépuscule. Toujours il sondait le grand noir de l'âme où passent les comètes, il ne savait pas l'âme et ses grandeurs, ses petitesses tout aussi bien, il connaissait seulement l'ombre."
 
Pour en savoir plus, je vous engage à lire la très belle critique de Dominique Baillon-Lalande dans Encres Vagabondes qui conclut ainsi :
"Un petit livre d'une grande beauté, un moment d'humanité, un hymne à la vie, à la liberté et à l'amour. Rare. "
 
 
 
Partager cet article
Repost0
31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 23:00
 
Editions métaillé (suites) - 353 pages - traduit de l'espagnol
Dans les années soixante-dix en Argentine, on arrête, torture et exécute les contestataires du pouvoir en place. Les femmes enceintes ne sont pas épargnées et souvent, comble de l'horreur, on les fait accoucher en captivité pour voler leur bébé.
 
Luz, personnage central du roman, est l'un de ces enfants. Volée à la naissance, elle est donnée à une famille de militaires dans laquelle elle grandira avec le sentiment constant d'un secret concernant ses origines.
A l'âge de vingt ans, à la naissance de son propre enfant, la vérité lui saute aux yeux. Elle part donc à recherche de son passé et découvre la terrifiante histoire de son pays.
 
Elsa Osorio s'est trouvée dans la situation de la mère de Luz, arrêtée par des militaires alors qu'elle se trouvait enceinte. Elle a eu plus de chance que Liliana, mais n'a jamais oublié ces temps sauvages où la peur lui collait au ventre à chaque instant.
Cette peur immense, on la ressent tout au long de la première partie du livre. Les semaines qui précèdent et suivent la naissance de Luz sont racontées au travers de l'histoire de Myriam, ancienne prostituée et compagne d'un tortionnaire. Démarre ensuite la période de doute suivie de la quête de la vérité.
La première page donne d'emblée les éléments principaux de l'histoire. Pourtant il est difficile de lâcher ce livre qui se lit comme un thriller tant la tension est importante.  Aux côtés de Luz et comme elle, on veut connaître les tenants et aboutissants de cette terrible histoire.
 
Les atrocités commises par le régime sont dénoncées de façon directe et sans concession. Les scènes de torture sont particulièrement éprouvantes mais sans doute indispensables pour que le lecteur prenne la mesure de l'horreur.
 
  
Aussi percutant qu'un documentaire, un roman qui dénonce avec dignité l'horreur de la dictature .
 
Il faut savoir que sur les 500 jeunes qui ont été volés à la naissance, environ 300 connaîtraient leur situation d'enfant volé et seulement 70 leur origine exacte.
L'association des Grands-mères de la Place de Mai, évoquée dans le livre, joue un rôle capital dans cette recherche. Elsa Osario salue ici leur courage.
  
 
Ont participé à ce club des bloggeuses 1ère édition :
 
 
Merci à toutes les participantes !  
 
 
 
Prochaine lecture commune :
               le 1er novembre
 "Compartiment pour dames"
               Anita Nair.
Les bloggeuses qui lu ce livre pourront, si elles le souhaitent, présenter au choix :
- un autre livre d'Anita Nair
- une biographie de la romancière
- un sujet sur la littérature indienne.
 
 
 
Bien entendu, ceux et celles qui souhaiteraient démarrer maintenant sont les bienvenus !
Pour info, nous sommes 40 répertoriées à ce jour
 
Partager cet article
Repost0
19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 23:03
Ce livre des Editions Thierry Magnier est issu de la collection "photo roman" dirigée par Jeanne Benameur et Francis Jolly. Le principe de la collection est le suivant :
"Une série de photographies dont il ignore tout est confiée à un écrivain. Il s'aventure alors dans l'écriture d'un roman où ces photographies croiseront la vie du héros pour la transformer."
A La fin du livre, l'auteur et le photographe expliquent leur démarche.
 
Maximilien est un monsieur de 80 ans qui vit dans une maison de retraite. Reprenant l'écriture de son journal intime abandonné il y a 45 ans, le vieil homme évoque avec résignation mais non sans humour sa vie quotidienne à la "Maison". Il revient sur sa vie passée, racontant ses désillusions d'ancien militant. Il croyait dur comme fer que le communisme allait changer le monde. Il raconte aussi sa passion de toujours pour la correspondance de Flaubert (dont il nous livre au passage quelques extraits appris par cœur autrefois).
Son regard sur le monde est désabusé, certes, mais pas désespéré car le vieil homme est encore capable d'aimer et d'aller vers les autres. Il entretient avec son petit-fils photographe une relation complice et affectueuse. Et quand une vieille dame d'origine russe s'installe dans l'appartement d'à côté, il cherche très vite à faire sa connaissance, intrigué par toutes les photos et icônes qu'elle met sur ses murs…
  
C'est un roman jeunesse mais il me semble qu'il a plus de chance de plaire aux adultes qu'aux jeunes. Le thème et les photos, très réalistes voire dérangeantes, peuvent rebuter au prime abord.
Vous ne savez peut-être pas ce que sont "les Giètes" (si oui, vous m'épatez !). La définition est livrée au cours du roman, que j'ai refermé en me disant que le titre était fort bien choisi.
 
Un vrai coup de cœur pour un roman original autant par le fond que par la forme.
Une collection à suivre !
Partager cet article
Repost0
7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 23:00
  1.                
J'ai découvert René Fregni avec "Elle danse dans le noir", roman autobiographique pour lequel j'ai eu un gros coup de cœur. J'ai continué à explorer l'univers de cet auteur avec trois autres romans, que j'ai bien aimés même s'ils ne m'ont pas transportée autant que le premier. Je ne compte pas m'arrêter là, c'est donc un auteur que vous reverrez sur mon blog !
Dans chaque livre, je retrouve avec bonheur le soleil de Marseille sous lequel il fait bon prendre un verre à la terrasse d'un café et qui fait parfois un peu défaut  en Bretagne (oui, je l'avoue...).
Ses thèmes favoris sont inspirés de sa propre vie. Il connaît bien l'univers de la prison pour y avoir animé des ateliers d'écriture avec les détenus. Il a également travaillé pendant quelques années comme infirmier dans un hôpital psychiatrique. Par le biais de ces deux expériences, il a acquis la certitude que chaque être peut basculer dans le crime d'une minute à l'autre, que nos vies peuvent être chamboulées en un rien de temps.
C'est quelqu'un d'une grande sensibilité. Dans ses romans il est question d'amour, d'amitié mais aussi de sensualité et de tendresse.  
*
Par ordre de préférence :
*
Elle danse dans le noir :
 René FREGNI nous raconte une époque douloureuse de sa vie, où le bonheur d'être le père d'une petite fille était assombri par deux drames personnels : le départ de sa femme après vingt ans de vie commune et la grave maladie d'une mère qu'il chérissait.
*
  Beaucoup d'émotion et de pudeur dans un texte magnifique écrit par un écorché vif.
C'est un livre que j'aime offrir.
*
*
*
 
Où se perdent les hommes :
*
C'est l'histoire d'un visiteur de prison fasciné par un détenu assez particulier. Il a tué sa femme et la peint inlassablement, du matin au soir sur les murs de sa cellule. Peu à peu une idée germe dans la tête du visiteur : il va le faire s'évader …
*
*
*
*
*
*
L'été:
Paul tient un restaurant avec un ami dans le Sud de la France. Il travaille d'arrache pied du matin au soir. Un jour, lors d'un rare moment de repos, il rencontre une fille sur la plage. C'est le coup de foudre immédiat. Mais la belle n'est pas seule, elle vit avec un peintre assez mystérieux.
La passion dévore Paul, il veut cette femme à tout prix. Il ne dort plus, ne travaille plus, ne vit plus que pour elle.
Commence une histoire à trois ou la femme mène le jeu…
*
*
Lettre à mes tueurs :       
  Il s'agit d'un polar. Habituellement, je ne suis pas fan de ce genre mais j'ai apprécié de retrouver l'univers de Fregni et le soleil de Marseille.
Une nouvelle fois c'est l'histoire d'un homme qui mène une vie tranquille et dont la vie un jour bascule.. Un ami d'enfance devenu truand débarque chez lui, lui demande de cacher une disquette et disparaît avant qu'il ait eu le temps de réagir...
 
*
D'autres bloggeurs ont aimé des titres de René Fregni :
Elle danse dans le noir : Hervé
L'été : Clarabel
On ne s'endort jamais seul : Amandine
 
Un auteur à découvrir, de préférence avec "elle danse dans le noir".
 
Partager cet article
Repost0