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Audiolib 2025 - 9 h 10 - lu par Constance Dollé
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Lu en 2025
Vanessa Springora est l'autrice du roman Le Consentement, dans lequel elle évoque la relation qu'elle a eue, adolescente, avec un écrivain d'âge mûr. Il y est question du phénomène d'emprise et des répercussions d'une telle relation sur le long terme. Avec Patronyme, elle nous propose de nouveau un récit autobiographique, conçu cette fois comme une enquête sur ses origines familiales.
Tout commence à la mort de son père, avec lequel elle avait coupé les ponts. Souffrant de troubles psychiatriques, il vivait reclus dans l'appartement de ses propres parents. Outre la découverte d'un pan caché de la vie de son père, Vanessa tombe sur des photos de son grand-père arborant un insigne nazi.
De sa famille paternelle, elle ne connaissait pas grand-chose, hormis ses origines tchèques. Elle relate ainsi des mois d'investigations plus ou moins fructueux, avec pour seul point de départ son nom : « Springora ».
Je ne peux pas dire que j'ai été totalement emballée par ce récit, que j'ai trouvé assez brouillon. L'autrice avance à petits pas et certaines découvertes, parfois minimes, ne me semblaient pas forcément essentielles au récit. En revanche, j'ai aimé les moments où la "petite" et la "grande" Histoire se mêlent. Son voyage à Zábřeh, en Moravie, est particulièrement intéressant, car il met en lumière le destin des Sudètes où vivait sa famille.
Pour conclure, si Patronyme ne m'a pas passionnée, j'ai tout de même apprécié découvrir une autre facette de Vanessa Springora, dont j'avais beaucoup aimé "Le Consentement".
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